Creed - L'Héritage de Rocky Balboa
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anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 27 juillet 2016
"Creed" valait la peine d’être la suite de "Rocky", car Ryan Coogler signe ici le relais symbolique entre d'un coté, un ex-champion de la boxe, qui a connu l'ascension (Rocky 1 & 2), incarnait le rêve américain dont il avait désiré (Rocky 3), qui fut un temps le messager de la Guerre Froide (Rocky 4), avant de connaitre la décadence et d'accepter la vie modeste qu'il héritait auparavant (Rocky 5 & 6), et de l'autre, le fils de son ex-adversaire converti en ami (Apollo Creed) déterminé à ce sortir du néant en combattant sans relâche. Le passage du flambeau est réussis et voire même historique ! Le scénario est prometteur, les scènes de combats sur le ring sont saisissants et filmés au cœur de l'action. Un casting talentueux et révélateur, Adonis Creed (alias Michael B. Jordan) inspire la force de vaincre, Bianca (alias Tessa Thompson) qui parvient à révéler le coté sensible et plus humain du jeune boxe Adonis par l'amour. Et un "Rocky" (alias Sylvester Stallone) attachant, bouleversant et juste incroyable, notre Sly semble ne pas avoir perdu de vue son rôle emblématique de sa carrière, tellement imprégné par celui-ci qu'il s'en identifie parfaitement, sans doute, l'un de ces meilleurs prestations de toute sa carrière depuis "Rocky" en 1976, prouve encore un fois qu'il n'est pas une machine de guerre américain. Le film "Creed" est une suite (un spin-off) réussis, donnant ainsi plus de sens et un nouveau souffle à la saga "Rocky" souhaitant appuyé sa marque dans le monde cinématographique hollywoodien. Je vous le recommande d'aller le voir !
Ewen Blake
Ewen Blake

189 abonnés 1 302 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 23 juillet 2016
Je suis très surpris par le niveau des critiques probablement influencées par le souvenir des premiers Rocky. Car si le film n'est pas exempt de qualité j'ai du mal à comprendre le pourquoi d'une telle admiration. L'univers de la boxe a été traité maintes et maintes fois (en mieux) sous cette même structure du récit initiatique et les thèmes qu'ajoute Creed aux traditionnelles valeurs de dépassement de soi et de courage me paraissent bien faibles. La capacité à assumer son héritage est sous développée et la transmission intergénérationnelle repose largement sur des clichés (le cloud, les marches à gravir comme dans une pub pour maison de retraite...). Quand au parallèle entre le combat du jeune et du vieux c'est là encore vu 1000 fois. Je ne parle pas de l'Adrienne 2.0 dont la surdité annoncée ne manquera pas de faire pleurer dans les chaumières dans le prochain épisode que l'on attend avec impatience. Le succès du film repose peut être sur le fait que pour une fois le héro est un employé de bureau qui fait le choix de s'engager dans la boxe sans y être contraint ce qui favorise l'identification du spectateur. On rêve en effet tous de s'arracher à la vie morne et médiocre à laquelle nous semblons condamnés et les combats sur le ring peuvent fournir à certains cette promesse salvatrice.
Chevtchenko2
Chevtchenko2

49 abonnés 1 373 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 19 juillet 2016
Rien de sensationnel dans cet énième film de la saga Rocky Balboa. Stallone passe le relais au fils d'Apollo Creed sur fond de valeurs familiales, courage ou autre dépassement de soi. Du grand classique en somme mais cela se laisse regarder malgré une durée supérieure à deux heures.
Serpiko77
Serpiko77

77 abonnés 1 633 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 18 juillet 2021
Dépassement de soi, courage et célébration des valeurs comme la famille... ce film est une succession de clichés et pourtant cela fonctionne assez bien. Difficile de ne pas voir une transmission de flambeau dans ce qui est peut-être le départ d'une nouvelle franchise, même si Michael B. Jordan n'aura jamais l'aura de Sylvester Stallone.
anonyme
Un visiteur
2,0
Publiée le 14 juillet 2016
Scénario : déjà vu cent fois (parallèle à Million dollar baby, Karaté kid, etc, avec des nuances évidemment)
Stallone : sous-joue en permanence.
Jordan : inexpressif.
Les scènes boxe : excellentes.
Musique : extra.
Montage : sauve le film.
J'avoue ne pas comprendre pourquoi ce film atteint de tels sommets de notes. Maintenant si seuls les fans de boxe sont allés le voir, vu que les combats sont plutot bien réglés et bien filmés, on comprend qu'ils soient enthousiastes.
soniadidierkmurgia

1 435 abonnés 4 339 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 3 juillet 2016
Quand il y a toute juste quarante ans le jeune Sylvester Stallone dans la peau de Rocky Balboa grimpait en courant les marches du Philadelphia Museum of Art (au nord est duquel il a désormais sa statue), il ne s'imaginait peut-être pas que pour un sixième film de ce qui est devenu une des sagas les plus attachantes du cinéma hollywoodien, il les emprunterait à nouveau essoufflé comme manager malade du fils d'Appolo Creed, son plus fidèle adversaire et ami, mort sur le ring dans "Rocky 4" sous les coups d'Ivan Drago (Dolph Lundgren) le boxeur soviétique à l'allure robotique et destructrice. Depuis qu'il a entrepris en 2006 et 2008 de reprendre ses deux rôles mythiques après quinze ans d'arrêt pour redonner un peu de souffle à une carrière commençant à plier sous le poids des ans et celui des super-héros, Sylvester Stallone a choisi très intelligemment d'accompagner ses deux personnages dans leur propre vieillissement, en profitant au passage pour donner une patine nostalgique tout à fait bienvenue à son jeu toujours emprunt d'une certaine maladresse qui désormais porte un cachet vintage apprécié même de ses plus anciens détracteurs. Profitant de ce regain de popularité, Stallone s'est même essayé avec succès à l'auto-parodie avec la franchise "Expendables" qui convoque à intervalles réguliers toutes les gloires des films d'action des années 80 et 90 (Vandamme, Schwarzenegger, Lundgren, Willis, Norris) pour un festival de fusillades et de blagues potaches tournant en dérision le temps qui passe. Pour "Creed: l'héritage de Rocky Balboa" qui est en réalité un spin-off, le scénario est bien sûr cousu de fil blanc, reprenant tous les artefacts de la saga. Rocky désormais retiré des affaires mène une vie sans histoire mais tout de même un peu ennuyeuse dans son restaurant l'"'Adrian's" où vieille gloire débonnaire, il raconte ses exploits aux clients nostalgiques de l'époque bénie qui le voyait se faire les poings en frappant les quartiers de viande dans la chambre froide de l'abattoir où il travaillait. Comme toujours le suspense qui n'en est pas vraiment tient dans la façon dont Rocky va revenir sur ou autour du ring. Mais cette fois-ci il n'est pas en première ligne, laissant la lumière au fils illégitime de Creed joué par un Michael B. Jordan certes valeureux mais sans réelle consistance qui nous fait attendre avec impatience les apparitions drolatiques et émouvantes de son mentor. Sans doute un jugement un peu injuste, mais c'est bien Rocky que l'on souhaite voir en priorité. Si l'on veut bien dépasser les habituelles critiques faites à Stallone reposant sur la naïveté désarmante de son héros, le manichéisme des sentiments, la répétition des situations dramatiques où encore le patriotisme souvent aveugle de ses scénarios, on doit reconnaître que les valeurs humanistes développées tout au long des épisodes font souvent mouche et peut-être encore plus aujourd'hui où les repères ne sont plus si nombreux pour la jeunesse. Ce petit pavé dans la mare toujours plus grande du cynisme environnant apporte une salvatrice dose de réconfort qui nous fait crier "Rocky soigne-toi !" quand foudroyé par la maladie, celui-ci met un genou à terre. Mais Rocky ne meurt jamais et l'on se demande bien ce que Stallone va bien pouvoir inventer pour se prolonger un peu plus dans la peau de son héros qui n'est personne d'autre que lui-même.
CH1218
CH1218

280 abonnés 3 232 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 2 juillet 2016
Quelle agréable surprise que cet héritage, élégamment réalisée par Ryan Coogler. Avec une structure narrative qui ne s’éloigne guère de celle de l’ensemble de la franchise mais qui a mérite de parfaitement s’y intégrer, «  Creed » tient incontestablement ses engagements tout en apportant un petit plus à un vieillissant Rocky Balboa, atteint par les aléas de la vie et par le temps qui passe. Dans la lignée quelque peu nostalgique des deux premiers volets, l’interprétation de Sylvester Stallone, à l'image de son personnage, est touchante alors que face à lui, Michael B. Jordan ne détonne pas, la combinaison des deux faisant de cette passation de témoin une vraie réussite.
joevebulle
joevebulle

4 abonnés 528 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 1 juillet 2016
Stallone is Stallone. Rien à dire, il est fort le monsieur. Alors bien sûr, on n'est pas dans la philo hautement intellectuelle des bobos bien pensants, certes c'est simpliste. C'est simpliste peut être, mais ca a toutes les qualités d'un grand divertissement. C'est bien fait, bien joué, bien filmé, bien rythmé, bien musiqué, ... et jamais Stallone ne se prend la tête. Oui d'accord, c'est un peu pompé sur le Rocky (1) mais 30 ans après ...
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 26 juin 2016
Très bon spin-off centre sur le fils d'Apollo Creed, scénario bien centre et bien joué... Je recommande
anonyme
Un visiteur
3,5
Publiée le 21 juin 2016
Très bon film de la part de Ryan Coogler qui réalisera "Black panther" . On voit vraiment que le film a été fait par un passionné de la saga (ce qui n'est pas mon cas) . En plus de cela Coogler a eu des idées pour son long métrage en faisant notamment des plans séquences lors des combats de boxes ou la magnifique scène ou spoiler: Rocky entraîne Adonis devant un miroir qui est tout simplement génial
. Malgrès quelques clichés particulièrement lors spoiler: Rocky refuse de l'entraîner ce qui sert selon moi à rallonger la durée du film
. Pour conclure le film est vraiment bien et c'est pour moi le meilleur de la saga.
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 18 juin 2016
70's survivor. Dans cette époque cinématographique un peu fourre tout, où on nous ressert sans cesse les mêmes recettes narratives, abreuvés que nous sommes de remakes en tout genre, apprendre le retour de Rocky sur grand écran (le septième tout de même!) n'avait, sur le papier, rien de particulièrement excitant, même si le dernier film de la franchise dégageait une nostalgie plutôt touchante. Autant vous dire que dans cette optique, "Creed" m'a fait l'effet d'un uppercut dans la tronche! Ryan Coogler, officiant à la fois derrière la caméra et au scénario, aime manifestement autant la boxe que ses personnages. Sa réalisation souligne cette évidence, entre un scope qui est une première chez Balboa (aucun Rocky n'était sortit shooté dans ce format) et une irréprochable photographie de Maryse Alberti, Coogler multiplie les bons points visuels, à l'image de l'hallucinant combat en plan-séquence qui marque le milieu du film, et qui est un pure moment de grâce! Coogler et son camarade d'écriture Aaron Covington ont apporté plus de soin encore à leur script, la mise en place est impeccable de fluidité, la relation amoureuse entre Michael B. Jordan (extraordinaire dans le rôle) et Tessa Thompson sonne juste, ce qui n'était pas gagné d'avance, les pointes de nostalgie (à base d'albums photo d'époque ou de noms sur des tombes) sont disséminées avec un incontestable savoir-faire, tout comme les pointes d'humour d'ailleurs, et tout ce petit monde s'envole en crescendo vers un pugilat final qui compose un parfait climax et qui ravira à coup sûr les fans de la première heure. Niveau casting, ça fait plaisir de revoir Phylicia Rashad (pour les physionomistes des 90's, oui, c'est bien la Claire Huxtable du Cosby Show) mais le pari le mieux relevé du film reste le retour à l'image de Stallone dans LA conclusion que nous rêvions tous d'avoir aux aventures de son héros culte. Contrairement à ce côté "gonflé au plastique" qu'il dégageait dans "Rocky Balboa", ici Sly est vieux, il a l'air vieux, se déplace comme un vieux, et assume pleinement cette vieillesse tristounette, ce qui renforce la forte charge émotionnelle qui se dégage de ce personnage mythique. Sylvester a été nominé à l'oscar du meilleur second rôle pour sa prestation, et c'était amplement mérité puisqu'il n'avait encore jamais été aussi bon. Bref, "Creed" est une passation de relais réussie, et un film de boxe qui en met plein les mirettes du tigre!
anonyme
Un visiteur
1,0
Publiée le 18 juin 2016
Je ne mets pas souvent de critique de film mais la je me suis senti obligé d'en mettre une... Véritablement déçu par ce film, étant moi-meme boxeur. Certes les rocky n'ont jamais brillé par leur technique de boxe, ils ont toujours mis en valeur plus une mise en scène des combats hollywoodienne avec des mouvements extrêmement larges, des boxeurs sans garde et qui se parlent pendant le combat... Mais il y a de bons films de boxe qui sont sortis entre temps... Million Dollar baby et plus récemment la rage au ventre, ce dernier ayant je crois les scènes de boxe anglaise les plus réalistes que j'ai vues dans un film pour l'instant... La... Franchement on dirait les rocky de l'époque... Un effort aurait quand même pu être fait sur la technique des combats... C'etait vraiment pitoyable à voir... Et pour le reste c'est véritablement du réchauffé... Rocky est plutôt bien jusqu'au quatrième volet mais après ça devient assez médiocre... Il faut vivre avec son temps et ce film la a une ou deux dizaines d'années de retard...
anonyme
Un visiteur
2,5
Publiée le 18 novembre 2016
Il y a beaucoup de longueurs, le combat final est pas mal, mais seul Stallone s'en sort vraiment dans ce film
neilseim
neilseim

11 abonnés 321 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 9 juin 2016
Quand on touche au cœur des fans, attention à le respecter pour pas criser !
L'héritage de Rocky Balboa nous respecte, et ça c'est ce qu'on attendait de lui !
On aura toujours la petite larme de nostalgie à certains passages, la rage au ventre à d'autres, tout ça sur une excellente ambiance musicale à la fois moderne et respectueuse (toujours) des œuvres originales.

je le classe après Rocky Balboa, mais il est clair que cet acteur, fils de Creed, est sans doute LA relève qui donne envie d'en voir encore et toujours. Thanks !
Kilian Dayer
Kilian Dayer

130 abonnés 838 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 4 juin 2016
Reboot parfaitement assumé et sincèrement très honorable à la célèbre franchise Rocky, le Creed de Ryan Coogler marque non seulement des retrouvailles touchantes avec le personnage phare de la carrière de Sylvester Stallone mais aussi la découverte d’un nouveau protagoniste marchant à la fois dans les pas de son coach mais aussi dans ceux de son père disparu. Un passage de flambeau, donc, ou chacun mène son combat, côte à côte, dans l’adversité, un combat essentiel car but ultime pour chacun des deux. Un hommage, mais aussi la promesse d’un renouveau bien mérité pour une franchise qui nous aura servi, depuis l’oscarisé premier volet, rien de moins que cinq suites, certes inégales mais toutes respectables. Creed, l’héritage de Rocky Balboa, ne faiblit ni fasse à la pression ni ne cède à la facilité, offrant une énième baroude d’honneur à une légende et plongeant dans le grand bain une nouvelle entité pleine de promesse.

Ryan Coogler, remarqué à Sundance pour son brûlot Fruitvale Station, il retrouve par là même son acteur Michael B. Jordan, assume haut la main sa nouvelle posture de directeur de grosse production, livrant un film à vocation commerciale mais qui demeure fidèle à un esprit nettement plus indépendant. Un mixage de deux produits, en soit, qui fonctionne commercialement et qui ne se vend pas comme un abrutissement ravageant un héritage. On en connaît plein. Ryan Coogler signe donc une certaine forme d’exploit en ne travestissant pas en produit de consommation le passage de témoin entre Rocky et son nouveau poulain, un formidable Michael B. Jordan, physiquement imposant et malmené, mentalement très impliqué dans le projet. Le petit zonard de the Wire a bien grandi est devient ici un puissant boxeur au charisme impeccable, un successeur parfaitement méritant de l’étalon italien.

Mais Rocky reste, dans l’ensemble, l’atout majeur du film tant Stallone parvient à nous faire vibrer. Nominé dans la catégorie meilleur second rôle, bien mérité, le comédien livre ici une partition de haute volée, aussi impressionnant en luttant contre l’âge qui avance, le temps, que lorsqu’il flanquait des coups au père de celui qu’il entraîne aujourd’hui. Sylvester Stallone contredit ses détracteurs en prouvant qu’il est encore un acteur de qualité, pour autant que le rôle en vaille la peine, ce qui est évidemment le cas. Plein de vie, de sagesse et de charisme, son célèbre personnage incarne ici à la fois l’espoir et le pessimisme de voir la fin approcher. Remarquable. On notera par ailleurs qu’il cède volontiers sa place, sur le tournage comme dans les pages du scénario, à Michael B. Jordan, sans caprice aucun. Honorable lorsqu’un grand héros de cinéma sait s’effacer pour passer le relais.

On peut donc louer les mérites de Creed, un film singulièrement réussi, respectueux, toujours passionnant, sur le ring comme dans les rapports humains. On pourra aussi saluer le fait qu’en bon descendant de la franchise Rocky, le film n’a pas à rougir face à une sérieuse concurrence, The Fighter, La Rage au ventre, en livrant quelques moments d’anthologie comme ce combat de deux minutes en plan séquence. Ryan Coogler et son acteur fétiche sortent de l’ombre et j’ai comme l’impression que cela sera bénéfique pour bon nombre de cinéphile. 17/20
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