99 Homes
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Redzing

1 450 abonnés 4 912 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 27 août 2016
A la suite d'un endettement, un père célibataire et chômeur se retrouve expulsé de sa maison. Pour s'en sortir, il va devoir travailler pour le promoteur qui a profité de sa faillite. "99 Homes" évoque sans concession et sans cliché le marché immobilier des classes moyennes inférieures aux USA. Familles vivant à crédit, banques impitoyables, agences immobilières aux dents longues, police et justice complaisantes, et expulsions à foison. Un sujet dur, bien traité par Ramin Bahrani qui propose une mise en scène efficace et une image sobre, tenant pratiquement du documentaire, ainsi qu'un scénario qui échappe aux conventions. Michael Shannon est glaçant en promoteur sans état d'âme, détournant allègrement les failles du systèmes à son compte. Quant à Andrew Garfield, après des "Siperman" pas des très convaincants, il retourne à des rôles plus intéressants, ici un homme à bon fond et protecteur, qui va se laisser corrompre par l'argent facile, quitte à enfoncer les autres dans son trou. A voir.
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 25 juillet 2016
Film qui traite de l'éviction aux US, et des familles qui incapables de régler leurs créances se retrouvent misent à la porte du jours au lendemain.
Un père de famille sans emploi sans recours devient le second de l'homme d'affaires sans scrupule qui l'a expulsé.
Critique d'une Amérique implacable, ou le social est régi par des sociétés privées
Kilian Dayer
Kilian Dayer

130 abonnés 838 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 5 juillet 2016
L’immobilier des Subprimes, les victimes des prêts à taux variables, le crash boursier de la fin de la décennie passée, un contexte douloureux pour le film de Ramin Bahrani, thriller, en quelque sorte, primé durant la dernière édition du Festival du film américain de Deauville. Un film, donc, qui ne racontent pas que de belles choses réjouissantes, un film d’une noirceur sociale impénétrable qui voit un déshérité vendre son âme au diable pour reconquérir ce que la banque lui à prit. L’histoire, en somme, du petit peuple de Floride, Orlando, en l’occurrence, face à la spéculation boursière, face à la mégarde d’un gouvernement, face à la malhonnêteté réincarnée en marché de l’immobilier.

Passionnant de bout en bout, 99 Homes dresse un portrait touchant d’une Amérique prolétaire tourmentée, malgré le soleil et les apparences floridiennes. D’une scène d’expulsion de domicile diablement efficace, un véritable tourment, notre héros démuni entre par la petite porte dans le monde de l’immobilier, pactisant avec son diable à lui pour retrouver sa maison. Tout découle dès lors d’une certaine logique narrative, le petit apprenant du méchant pour à son tour s’enrichir. Mais les conséquences seront-elles supportables pour la victime devenant l’instrument, des banques, d’une part, et d’un patron avide et surtout escroc notoire? Là ou couve le drame, la rédemption n’est pas loin. C’est sans doute cela qui finira par ne pas faire de 99 Homes un grand film, cette naïveté étonnante durant le dernier quart d’heure, alors que jusque-là, tout était brillant. La fin, en effet, n’est pas à la hauteur de ce qui précèdera, bien malheureusement. Mais point de soucis à avoir, cela n’enlève rien au statut d’excellent film de 99 Homes.

Outre la technicité, s’il on peut dire, quasi documentaire de Ramin Bahrani dans sa façon de mettre en scène son histoire, celui-ci pourra s’appuyer sur deux acteurs géniaux pour renforcer son projet. Michael Shannon, que l’on devrait ne plus avoir à présenter, incarne le diable qui se faufile, l’escroc, le tortionnaire riche qui ne s’en cache pas. Un personnage peu ambigu qui semble avoir parfaitement choisit son camp face à la détresse des autres. Remarquable. La surprise, pour être honnête, vient d’Andrew Garfield, un comédien passé par la case Blockbuster, sans succès, et qui se retrouve ici bouleversant d’humanité dans la peau de celui qui subit, qui fait subir et qui finira par se faire l’arbitre d’un scandale national, à son échelle. C’est sans le moindre doute un sacré coup de boost pour la carrière de cet acteur qui aura connu la désillusion avec son personnage de Spider Man, et c’est tant mieux pour lui.

Pour terminer, il semblerait donc qu’en dépit de ses nombreuses qualités, qu’en dépit des sensations qu’il a créé dans différents festivals, le film de Ramin Bahrani n’ait pas été jugé suffisamment intéressant pour bénéficier d’une sortie en salles. On ne criera pas à l’injustice, mais presque, tant un tel film apporte d’avantage que bon nombre de brûlot à découvrir dans les multiplexes. On ne peut dès lors que déplorer les choix des distributeurs francophones, des gaillards qui se sont sûrement dit que la détresse sociale n’était pas vendeuse. A tort. Tout ça confirme donc que l’exploitation cinématographique, de par chez nous, n’est pas franchement à l’avantage du cinéphile. 15/20
Peter Franckson
Peter Franckson

79 abonnés 1 343 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 29 juin 2016
Inspirée de faits réels, c’est l’histoire d’un jeune couvreur (Andrew Garfield) qui vit avec son fils et sa mère [Laura Dern, connue, notamment pour avoir joué Lula dans « Sailor et Lula » de David Lynch en 1990] et qui est expulsé de sa maison en Floride (pour non remboursement du crédit). Pour la récupérer, il accepte de travailler pour le promoteur immobilier (Michael Shannon) à l’origine de la saisie de sa maison par la banque. Ce dernier est d’un terrible cynisme spoiler: et n’hésite pas à déprécier les biens saisis pour ensuite les rééquiper avec le matériel qu’il a volé et qu’il facture au prix fort
. Un film d’une redoutable efficacité (expulsion d’une grande violence psychologique filmée en un long plan séquence au début du film, montage serré) sur le système économique et judiciaire des Etats-Unis, nation où tout est fait pour les gagnants ; ces derniers ne représentent que 1 % de la population. Tant pis pour les 99 autres (d’où le titre). Le scénario est bien construit et interroge sur le devenir de la victime qui devient à son tour bourreau. .
Le cinéphile

791 abonnés 2 796 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 11 décembre 2019
99 Homes est une brillante étude du système immobilier, transactionaire et banquier américain. Porté par le charisme de Michael Shannon et la maladresse touchante d'Andrew Garfield, ce drame social poignant et fluide, suffisamment pertinent et subtil pour éviter le pathos, n'évite pas le manichéisme, mais demeure une véritable œuvre aboutie et engagée.

https://www.critique-film.fr/test-dvd-99-homes/
anonyme
Un visiteur
2,5
Publiée le 20 avril 2016
Intéressant sujet de société présenté à travers un film plutôt qu'un documentaire. Les scènes me semblent parfois un peu répétitives, et peut-être qu'un reportage de 40 minutes aurait pu faire l'affaire. Les prestations des acteurs sont très correctes même si je n'en note aucun qui crève vraiment l'écran. Néanmoins, le sujet étant fort intéressant, on se laisse embarquer dans ce film dans lequel on a du mal à choisir un parti : celui du héros spoiler: ou celui des pauvres gens qu'il vient déloger
.
I'm A Rocket Man

390 abonnés 3 775 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 16 avril 2016
Film au fort potentiel qui aurait pu être passionnant mais Dieu que c'est long et que c'est répétitif !!! On assiste à une série de scènes qui se ressemblent trait pour trait et cela finit par lasser. Sans compter sur des personnages pas attachants du tout et une fin clichée et moralisatrice à souhait spoiler: (le gentil qui devient méchant pour des gros sous mais qui finalement redevient gentil !!! Youpi !!!
) et on se retrouve devant un film rébarbatif alors que le sujet aurait du soulever l'indignation !!! Un vrai flop vu le potentiel de départ !
djskeud
djskeud

6 abonnés 84 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 9 avril 2016
Sujet plutôt grave assez bien traité.
Très bonne prestation de Michael Shannon.
Bonne découverte !
EricDebarnot
EricDebarnot

239 abonnés 1 262 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 7 avril 2016
"99 Homes" commence formidablement bien, et s'annonce comme une claque incroyable : description tendue et intense du programme d'éviction des mauvais payeurs de leurs maison suite à la crise des subprimes, il nous offre une poignée de scènes scotchantes, mémorables, avec l'excellentissime Michael Shannon en suppôt du Diable (les banques), ou c'est tout du moins ce que l'on pense d'abord. L'intelligence du film de Ramin Bahrani, c'est de ne pas en rester là, et de montrer à travers le parcours de l'une des victimes du "système", qui, pour survivre, passe de l'autre côté de la barrière, que rien n'est vraiment noir et blanc : le dilemme moral est clair, chacun est alors devant ses choix, profiter du système impitoyable pour pouvoir au moins survivre, voire même s'enrichir, ou faire partie des "99 personnes sur 100 qui n'arriveront pas à monter à bord de l'arche quand le déluge commencera" (la plus belle scène du film, avec un Shannon hallucinant). Malheureusement, il y a à mi-parcours un moment où le film s'affaiblit, où le spectateur décroche : la faute à la construction narrative, pas tout-à-fait assez prenante ? A une certaine timidité au final dans la remise en question des valeurs sacrées de la société américaine ? A l'absence d'une mise en scène notable (on est dans les poncifs habituels du cinéma US, avec une musique omniprésente qui tape sur les nerfs) ? Au manque de charisme d'Andrew Garfield, tout juste adéquat pour un rôle qui aurait mérité un acteur plus complexe ? Le film se termine un peu en demi-teinte, malgré la logique de sa conclusion, terriblement pessimiste. Vu l'importance du sujet, on aurait aimé que "99 Homes" soit une réussite totale.
Bulles de Culture
Bulles de Culture

147 abonnés 634 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 2 avril 2016
L’effroyable crise des subprimes de 2008 fait encore et toujours parler d’elle et malheur à ceux qui la croit loin derrière. La révélation de ces tenants et aboutissants ne traduit pas le véritable drame humain qui se cache derrière la complexité de la crise. En montrant la crise sous le prisme des émotions, 99 Homes effectue une parabole puissante, qui touche le spectateur droit au cœur.
Scorcm83
Scorcm83

121 abonnés 508 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 25 mars 2016
Décidément, la crise des sub-primes semble inspirer le monde du cinéma ces derniers temps. Déjà évoqué dans Le Loup de Wall Street deux ans plus tôt, expliqué d'une main de maître dans The Big Short l'année dernière, le krash boursier revient sur les écrans (d'ordinateur seulement...) en 2016 à travers ce 99 Homes, une sorte de complément romancé et dramatisé, pour lequel on se place cette fois ci du côté des victimes, en prenant le spectateur par le biais (facile) de l'empathie.

Le fait est que ça marche, on est dedans dés les premières secondes, et on reste accroché à l'intrigue jusqu'à la dernière minute. En effet, ce 99 Homes est extrêmement maîtrisé, tant au niveau de la réalisation, qui se révèle efficace et rythmée, que du jeu d'acteurs. Andrew Garfield est exceptionnel, Michael Shanon royal comme à son habitude et le reste du casting tout aussi convaincant (Laura Dern notamment). On suit le combat de Denis Nash, jeune père de famille dont les responsabilités l'obligent à s'occuper de sa mère et de son fils unique et qui se voit expulsé de sa maison par un certain Rick Carver. Il va alors devoir s'allier à ce dernier pour gagner de l'argent et espérer récupérer sa maison.

Autant dire que l'enjeu ici est d'ordre moral, il ne s'agit pas véritablement d'une critique du système immobilier des Etats-Unis mais véritablement mais d'une chronique, celle d'un homme qui va devoir aller au delà de ses principes pour s'en sortir, un film axé sur le choix et l'ambivalence morale. Cette ambivalence est véritablement ce qui fait tenir le film et Andrew Garfiel est ici génialissime, on rentre en totale empathie avec lui et on le comprend tout le long malgré la nature de ces choix.

99 Homes est donc un film prenant, touchant, loin d'être didactique, plus romancé, plus hollywoodien paradoxalement que The Big Short, mais il reste très intéressant et très fort.

A voir !
Patricemarie
Patricemarie

49 abonnés 1 280 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 23 mars 2016
C'est un des premiers films qui parle des expulsions de logements, brisant un sujet encore tabou en France, en montrant ostensiblement la violence faite aux personnes arrachées à leur lieu de vie, la différence aux Etats-Unis est qu'un agent immobilier accrédité par les banques peut remplacer un huissier. L'histoire est une sorte de thriller à l'américaine plus ou moins dramatique, avec l'habituelle petite famille tranquille dans un quartier résidentiel avec des centaines de maisons, des paniers de basket et de grosses voitures devant chacune d'elles. L'intrigue se passe dans le milieu de l'immobilier et de ses combines, où toutes les valeurs sont remises en cause. L'expression malsaine de Michael Shannon exprimant à merveille le pouvoir de l'argent dans une société sans aucun état d'âme est pour beaucoup dans la réussite du film, tout comme la psychologie du père (Andrew Garfield) prêt à tout pour s'en sortir et de la mère pour qui les sentiments n'ont pas de prix (Laura Dern qui a 15 ans de plus mais ça ne se voit pas) .
ffred

1 988 abonnés 4 258 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 22 mars 2016
Alors que tant de navets sortent sur grands écrans chaque semaine, bizarrement ce film est arrivé directement en VOD chez nous. Il a pourtant été couronné par le Grand Prix du dernier Festival de Deauville. A juste titre, car, même si l’ensemble est plutôt classique, il est très réussi. La mise en scène est agréable, serrée, sans être virtuose pour autant. C'est bien écrit. On suit l'évolution psychologique du personnage avec empathie et sans jugement, même si lui ne semble pas avoir (trop) d'états d'âme. Et puis on comprend facilement ce qui se passe. Pas comme dans The big short, dont 99 homes pourrait être une suite logique. C'est aussi impeccablement interprété. Andrew Garfield nous offre une prestation fiévreuse très convaincante tandis que l'excellent Michael Shannon s'en tire mieux en salaud (mais tout est légal...ou presque) qu'en père de famille de jeune extraterrestre dans le fadasse Midnight Special. Un bon moment donc pour ce drame social et familial efficace sur fond de crise financière. Une sortie en salle aurait été amplement méritée...
pfloyd1
pfloyd1

177 abonnés 2 296 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 21 mars 2016
Sans aucun doute , c'est une pleine réussite. Nous voilà face à un fait de la société américaine qui a réellement existé lors de l'effondrement de l'immobilier, il y a quelques années (2010 je crois...). Lorsque qu'un homme se voit retirer sa maison par les banquier parce que, comme des milliers de gens, il a choisi son prêt immobilier à un taux variable, il se retrouve à la rue avec son fils et sa mère. Les scènes d'expulsion sont réellement poignantes, vraies, on ne peut que trembler dans son canapé. La réalisation est telle que l'on n'a aucun mal à entrer dans l'histoire de cette terrible crise et de ses conséquences dramatiques. Les acteurs sont sans reproches, bien choisi..on reprochera peut être une trame qui aurait pu être un peu plus dynamique.
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 21 mars 2016
Très bon film. Excellent jeu d acteurs et histoire vraie remarquablement interprétée. Quels malheurs ont pu vivre tous ces américains suite à la crise financière.
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