Parfait. Sensationnel. Bouleversant. Choquant. on rigole on pleure MAIS ca fait du bien. Mommy est peut être l'un des meilleurs que j'ai pu voir dans MON existence. Xavier Dolan un génie
Du début à la fin, le film vous étreint, vous entraine, vous fait rire et vous fait peur. Comment à partir d'un adolescent souffrant d'un trouble des conduites, le réalisateur propose une immersion dans un quotidien sur le fil du rasoir. A tout moment, le spectateur s'attend au pire ! A la fois drame, comédie et documentaire, le film excelle par la justesse du ton, la drôlerie de certains passages et l'intensité des émotions qu'il véhicule.
La mise en scène de Xavier Dolan est vraiment exceptionnelle tout comme son sujet original. Le jeune réalisateur canadien prouve une fois de plus son talent...
Un chef d'œuvre Québécois! Xavier Dolan est effectivement un réalisateur de talent précoce. Tout est beau dans ce drame violent. Les femmes sont belles, la réalisation est belle, ce qui donne à ce drame familiale toute sa puissance. Un moment de vie intense qui ne laisse personne indifférent. On tombera sous le charme de la mère Diane, actrice incroyable.
dur, impitoyable mais tellement réaliste, humain, intelligemment filmé, musique magnifique et pleine de sens, acteurs extraordinaires, prouesse technique avec pellicules kodak, où est-ce que ce gamin de réalisateur a engrangé autant de maturité ?!!
L’égocentrisme de Xavier Dolan fait toujours peur à l’approche d’un nouveau film de ses mains. Mais encore une fois, le cinéaste réalise un coup de maître dans le cinéma d’auteur. Avant d’être l’histoire d’un garçon atteint d’impulsivité et de violence, c’est le portait d’une mère que traite le réalisateur. Anne Dorval joue une femme poignardée au cœur par la maladie de son fils et se doit de faire des choix et vivre avec. Filmé dans des plans très rapprochés, accentués par le format quatre-tiers, Mommy nous prend en témoin de cette vie insoutenable et pourtant plein d’amour. Le jeune Antoine-Olivier Pilon avec sa gueule d’ange est dans son personnage, rongé par les sentiments qu’il ne peut contrôler. Suzanne Clément quant à elle se révèle bluffante. Jusqu’à présent aucun de ses rôles n’ont été les mêmes. Mystérieuse et bloquée par un évènement passé, elle se meurt dans un quotidien familial qui ne lui convient pas. C’est en faisant cette rencontre avec Steve et Diane que son sentiment de revivre survient. Xavier Dolan fait avec un Mommy, un hommage à toutes les mères qui aiment leurs enfants quoi qu’il arrive, même quand elles sont détestées par ces derniers. Si certains choix musicaux étonnent parfois, le jeune prodigue nous bouleverse, nous fait rire et tout ça dans le cinéma qu’ont aimaient tant. Prix du Jury au Festival de Cannes 2014, Mommy est une œuvre qui chavirera de nombreux cœurs. D'autres critiques sur ma page Facebook : Cinéphiles 44
Le film où j'aurais voulu mourir à la fin, le film où je n'ai pas voulu parler avec la personne avec qui j'étais pendant plus d'une heure, par respect pour ce que je venais de voir. Je suis persuadé qu'il y a dans les familles à galère, une magie qu'on ne peut pas inventer, l'expression de ce que l'humanité est sans cesse, un putain d'enfant qui ne sait pas tout, qui vit en étant doté à la fois d'un certain génie et à la fois d'une incontestable impuissance. Pour moi là est la dualité de l'être humain, cette conscience qui le laisse penser qu'il pourrait toujours faire un meilleur choix et cette innocence qui lui répète qu'il n'y arrivera jamais. Alors qu'est ce qu'on fait ? Hé bien je dirais gentiment qu'on s'en fou, on peut toujours se juger mais quand on se regarde, y a que de la tendresse qui s'en dégage, ça veut pas dire qu'il faut tout tolérer, ça veut dire qu'on peut toujours s'aimer, même quand on s'y prend très mal. Il y a un proverbe bouddhiste qui dit "la lumière brille plus pour les yeux qui la cherche" mais pour ce film je dirais plutôt quelque chose comme : quelque soit l'étroitesse des parois de l'obscurité qui nous oppressent, elles se poussent, comme une fleur pousse sur un volcan, comme un sourire pousse sur une tristesse. Etc. Enfin l'un des traits principaux qui se dégage dans ce film, spoiler: c'est que derrière chaque grand violent se cache un grand sensible, qui doit apprendre à maîtriser sa sensibilité certes mais que dire du gentil avocat qui n'est intéressé que par le cul ? Les apparences sont trompeuses, et la joie ne se cache pas forcément là où les critères socio démographiques ont l'air les plus propices. C'est là où on se dit que pour aimer la vie il fait aimer se tromper.
Que rajouter sur un film déjà tant acclamé... à part dire merci à Xavier Dolan de nous offrir un moment d'une telle intensité. Juste après le visionnage je ne me sentais pas marqué, je n'arrivais pas à savoir si j'avais aimé ou pas et puis les jours qui ont suivis j'ai été piquée de curiosité en lisant diverses analyses. Ce film a nécessité chez moi un moment d'incubation pour arriver à la conclusion que je n'avais jamais rien vu de tel et que j'avais vraiment aimé. Au départ j'ai un peu desarçonnée par l'explosion des dialogues quebécois que je ne comprennais pas toujours et puis je me suis accrochée sûrement déjà envoutée. Tout est beau et attanchant dans ce film : les acteurs, la lumière, les détails de mise en scène comme la taille de l'image qui évolue et la musique... Bien que pas spécialement fan de Céline Dion j'ai trouvé cette insertion très en accord avec le tout, très plaisante. Voilà merci à Dolan de montrer que notre génération à son mots à dire et qu'elle peut construire quelque chose. Merci aussi à Dolan pour aimer les femmes de cette façon, de leur donner une voix sans la politiser... Merci!
LE chef d'oeuvre que j'attendais depuis longtemps. Ce film m'a touché jusqu'au plus profond de mon âme. C'est un cadeau que nous fait ici Xavier Dolan, toujours aussi majestueux et talentueux. À voir, à revoir (pas tout de suite, il faut un certain temps déjà pour assimiler cet amas d'émotions)!!
Bénéficiant d'une mise en scene indiscutablement recherché et au service du propos "mommy" est un film bouleversant qui mal mène son séparateur entre jovialité et dégoût pendant plus de 2h. Parfois au risque de le laisser plus pantois que ravi. Dans tout les cas il ressort convaincu d'avoir vécu un vrai moment de cinéma.