Mommy
Note moyenne
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1 225 critiques spectateurs

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506 critiques
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Julien Manné
Julien Manné

3 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 8 août 2026
Ma plus belle histoire avec le cinéma, tout simplement. Je n’ai jamais été autant touché par un film et ceci dans la durée.
BO masterclass.
Noleon Kaeland
Noleon Kaeland

10 critiques Suivre son activité

0,5
Publiée le 3 août 2026
Rien ne vaut l'amour d'une mère ? Message naïf et dangereux.

C'est l'histoire du jeune Steve et de sa mère. Steve va mal, très mal. Il est très violent, dangereux, et... et on ne nous dit pas ce qu'il a. Sa mère le reprend chez elle, après qu'il a dépassé les limites dans son foyer.
On s'apprête donc à voir un drame, un film qui nous parle des difficultés sociales. On se prépare donc mentalement, ces sujets sont intéressants, cela vaut la peine !
Sauf que dès le début il y a un hic. Comme si ce n'était pas important, on ne nous dit rien sur ce dont souffre Steve. Nous avons juste des faits, son comportement sous nos yeux, à nous de juger, ou plutôt de ne pas le juger. Le problème est que Steve est un danger public. Au milieu du film, la mère finit par lâcher qu'il serait TDAH avec un trouble de l'attachement. Pas sûr que les TDAH apprécient la comparaison. Quel rapport ? On nage en pleine confusion médicale. Et pour que tout soit encore plus « criant de vérité » on ajoute de la perversion sexuelle constante et de l'inceste !
Bref, le film parle de maladie mentale sans précision. Le cas de Steve n'est représentatif de rien, c'est juste Steve. Alors d'accord, ne mettons pas d'étiquette, après tout dans la vie courante cela peut être très bien. Mais quand on est un film qui expose autant de violence et de souffrance de quoi parle t-on si on ne pose pas les mots ?
Nous, spectateurs, devons nous contenter de voir Steve et sa mère se déchirer et souffrir en ne représentant qu'eux même. Alors on aimerait se raccrocher à autre chose. Si le film n'est pas précis sur la maladie mentale, peut être va t-il l'être sur la grande pauvreté dans laquelle ils sont. Rien non plus, on nous montre un peu les galères mais c'est pour mieux nous faire le coup (incroyable, quelle blague !) de "ces gens qui n'ont rien ont un si grand cœur...". Malgré la misère la mère ne pense qu'aux autres, vrai exemple de sacrifice maternel. Quand la voisine part, la mère ne pense pas à son malheur, elle est digne et généreuse. La bourgeoise est même étonnée de voir que sa pauvre voisine cache sa tristesse. Si touchant, et naïf.
Pire, la mère et le fils vont donc recevoir l'aide de la voisine d'en face, troisième personne qui constitue le trio central du film. Malgré son importance, et l'importance de ses problèmes, aucune solution ne lui est apportée, et surtout, le film s'en moque. Une résolution ? Aucune ! Ce qui compte dans ce film c'est Steve. Les femmes maltraitées n'ont qu'à se débrouiller, le film ne compte pas leur apporter plus d'éclairage.
Par contre, les acteurs représentent très bien ! Le réalisateur semble avoir beaucoup de chance. Il ne prend pas la peine de maîtriser le sujet dont il va parler, la maladie mentale, la pauvreté, mais par contre les acteurs prennent la peine d'interpréter au mieux, et si certains spectateurs ont adoré le film les acteurs en sont certainement une cause importante.
Car dans le fond, l'histoire racontée est dangereuse. Sans la dévoiler, la fin est ce qu'il y a de plus grave. On peut remarquer que dès le début l'histoire est condamnée à mal tourner. La mère reprend son fils malade alors qu'elle n'a aucuns moyens. « Oui mais elle a tant d'amour... » À d'autres ! Dès le début je me suis retrouvé à donner raison à l'assistance du foyer : l'amour ne suffit pas. Si vous aimez énormément quelqu'un, que vous voulez le sauver, alors qu'il vous fait du mal, vous êtes dans une relation toxique.
Alors, tournant en rond deux heures dans cette relation toxique, le film, ne sachant probablement plus comment nous épater, finit par nous frapper un grand coup, histoire qu'on se souvienne de lui. Préparez vous donc à un déluge de violence psychologique et physique qui débarque d'un coup ! Et voici tout ce que nous avons vu se construire pendant deux heures, difficilement, péniblement, s'effondrer. La seule conclusion qu'on nous présente est la dépression. La vie, c'est de la merde. Cela réussit sans doute très bien à choquer le bourgeois, mais le spectateur sensible est en colère devant tant de bêtise.
Le film essaye de nous faire tirer des larmes car Steve et sa mère ''s'aiment'' mais ne peuvent pas vivre ensemble. Le présupposé de cela est que les services sociaux et psychiatriques sont complètement diabolisés. Car, dès le début du film, malgré les qualités de sa mère, il est clair que la place de Steve est à l’hôpital. Et ce lieu, le film refuse de nous le montrer (sauf dans des clichés dignes du XIXe !). Comprenez : la psychiatrie c'est mal ! Alors que regardez, Steve est tellement bien à se suicider chez sa mère !
Si le film nous montrait vraiment la vie de Steve là où il doit être, on verrait la supercherie de cette histoire et sa dangerosité : l'amour ne fait pas tout. Pour Steve, il faut des professionnels, des moyens, des compétences. Mais au lieu de cela, Mommy veut nous faire croire que le bon sens et l'amour sont préférables. Grave erreur, message dangereux.
Ben92120
Ben92120

7 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 10 avril 2026
film très fort, émouvant les acteurs sont formidables, la mise en scène et très réussie, il faut le voir
Giraud Marie-Paule
Giraud Marie-Paule

7 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 7 avril 2026
Best film ever !!!
Des personnages teeeellements charismatiques et attachants.
Un film dur, poignant, émouvant, et tendre aussi.
Une . d'enfer.
L'accent québécois est un délice.
A voir et revoir sans fin.
Et à emporter sur une île déserte.
Anaïs Guy
Anaïs Guy

5 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 22 mars 2026
Mais que dire... Un chef d'œuvre, chef d'œuvre que j'attendais depuis longtemps. Tout ce que j'attends d’un film est réuni de A à Z. Un film ambitieux sous format carré, du jamais vu ! Des plans qui s'élargissent au fil des émotions de Steve. Des acteurs en or. Des emotions variées, des personnages ambiguës, completement dejantés, touchants, merci ca change enfin du scénario type du héro parfait ! Tout le monde est imparfait dans ce film, tout le monde galère, tout le monde essaie de survivre et tout le monde est a la recherche de relations humaines et d’amour avant tout. Des musiques qui arrivent la ou on les attends. Je n'aurais pas pu rêver mieux. Un final sur experience de Einaudi puis sur born to die de Lana del Rey, l'une des plus belles chansons au monde et qui reflète l'âme et le scénario du film. Merci de donner au spectateur ce qu'il veux voir, ou du moins ce que moi je veux voir. Il y a tant a dire mais peu de mot pour le decrire convenablement. Complètement amoureuse de ce film et dédicace a toutes les mommy.
Milox
Milox

4 abonnés 66 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 14 février 2026
Très émouvant, très bien filmé, très bien joué, l'histoire est vraiment belle. Très beau travail du cast et du crew. 
Alexis Prs
Alexis Prs

68 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 13 février 2026
Il s’agit là du récit d’une mère à bout de souffle. Une mère qui donne tout pour son fils malgré sa violence. On assiste alors à une réalisation exceptionnelle qui transperce notre conscience. Ce récit, c’est aussi celui d’un adolescent brisé et qui peine à se reconstruire. Cette puissance monstrueuse est celle que le lien entre une mère et son fils, tordu par les mots et la brutalité, a rendu extrêmement fragile. Cette sensibilité est alors celle de l’amour qui unit malgré cette tragique souffrance. C’est une histoire dramatique qui transperce par le désespoir et l’incapacité d’une mère au bord du vide.
Etienne Gresinski
Etienne Gresinski

1 abonné 5 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 10 octobre 2025
Chef d’œuvre !!!!  Une véritable tempête émotionnelle, une claque. Chamboulant, profond, complexe, humain.
Mention spéciale au casting et à la bande son. Xavier Dolan tu es un génie 
Kouto
Kouto

31 abonnés 4 782 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 24 août 2025
Avec ce mélo bouleversant le réalisateur Xavier Dolan signe son œuvre la plus mature et la plus aboutie que ce soit scénaristiquement mais aussi dans la mise en scène où le style Dolan avec son lyrisme maniérée trouve sa véritable justesse. On passe avec une facilité déconcertante du rire aux larmes au sein d’un récit emmené par un magnifique trio d’acteurs et le réalisateur prouve que la mélancolie peut être belle.
Cadreum
Cadreum

63 abonnés 813 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 7 août 2025
Qui est le film ?
Cinquième long-métrage de Xavier Dolan, Mommy surgit comme une bombe dans le paysage du cinéma québécois et international. Après l’élan autocentré de J’ai tué ma mère et l’expérimentation baroque de Laurence Anyways, ce film marque un point d’équilibre entre fougue formelle et justesse émotionnelle. Il s’ouvre sur un carton fictionnel : "le Canada vote une nouvelle loi permettant d’interner son enfant dangereux" qui installe d’emblée une tension entre fiction et réalité sociale.

Sur le papier, Mommy est un drame familial : Diane, mère célibataire au franc-parler volcanique, récupère la garde de son fils Steve, adolescent hyperactif et violent. Le film promet une expérience : celle d’un amour qui déborde, d’une violence qui cherche à dire autre chose, d’un monde qui ne sait plus comment contenir ses excès.

Que cherche-t-il à dire ?
Mommy n’est pas un plaidoyer social, ni même un drame psychologique. C’est un film sur les corps qui ne rentrent nulle part : pas dans les cases, pas dans les cadres, pas dans les protocoles. Dolan interroge ici la possibilité d’un amour inconditionnel dans un monde qui impose des limites à tout à la parole, à la tendresse, à la folie.

Le film expose l’amour comme lien sacré et brutal, le langage comme champ de bataille, l’institution comme mur infranchissable. La tension centrale est celle d’un trop-plein (affectif, verbal, physique) que rien ne parvient à canaliser. À travers Diane, Steve et Kyla, Dolan explore la tentative fragile de créer un îlot hors du monde, un espace où l’anormal ne serait plus une faute, mais une forme d’existence possible.

Par quels moyens ?
La première évidence formelle de Mommy, c’est son cadre carré, ratio 1:1. Ce choix, loin d’être un gimmick esthétique, produit une sensation d’enfermement. On sent que l’image se heurte à ses bords. Ce format contraint les mouvements, isole les visages, enferme les élans. Et lorsque, dans une scène bouleversante, Steve écarte les bras et que le cadre s’élargit au son de Wonderwall, la dilatation du champ devient une expérience physique. L’image respire, un instant. Avant de se refermer. Ce simple geste de montage dit tout : le rêve est permis, mais il ne dure pas.

La relation entre Diane et Steve est filmée comme une fusion primitive. Ils se hurlent, se frôlent, s’aiment à mort. Dolan capte cette violence d’aimer avec une caméra qui ne juge jamais, mais épouse la brutalité du lien. Diane n’est pas une mère défaillante, Steve n’est pas un monstre : ils sont les deux pôles d’une même tempête.

Chez Dolan, les dialogues ne sont pas des instruments d’exposition. Ils sont pulsion, débordement. Les personnages s’insultent, se crachent des mots, mais derrière cette logorrhée se glisse une tendresse déchirante. Steve hurle "je t’aime" comme on cogne. Diane rit comme on saigne. Dolan saisit l’oralité québécoise dans ce qu’elle a de plus physique, de plus frontal. Le langage devient la seule manière d’exister dans un monde qui n’entend rien.

Steve casse des vitres, frappe, explose. Mais Dolan ne le filme jamais comme un danger social. Il filme un garçon qui ne sait pas dire autrement qu’en hurlant. Ce n’est pas la violence qui fascine, mais ce qu’elle cache : une tentative désespérée de dire "regardez-moi", "aimez-moi". Dans une société qui valorise la norme et l’autocontrôle, Dolan ose montrer un corps en furie.

Dans deux scènes clefs, le réel se fissure : la première, lors de l’élargissement du cadre, et la seconde, quand Diane imagine le futur rêvé de Steve, montage diapositive sur fond de musique céleste. Ces échappées oniriques ne sont pas des illusions naïves. Ce sont des respirations nécessaires. Dolan y introduit un doute : et si le bonheur existait vraiment ? Et si le cadre pouvait rester large ? Mais à chaque fois, la chute est brutale. Le rêve est condamné. Ces séquences disent l’écart entre désir et réalité, et elles ne trichent pas sur leur issue.

Où me situer ?
Je regarde Mommy avec le souffle court. Parce que j’y reconnais une forme de cinéma à fleur de peau, qui n’a pas peur de l’excès, de l’émotion, du lyrisme. Là où tant d’œuvres cherchent la modération, Dolan assume la crise permanente. Et ce choix, éthique autant qu’esthétique, me touche profondément. Il prend au sérieux ce que d’autres minimisent : les débordements, les ratés, les élans contradictoires. J'y vois une manière d’accueillir le monde dans sa complexité.

Quelle lecture en tirer ?
Mommy est un film qui saigne. Il n’offre pas de solution, pas de trajectoire salvatrice, pas de morale. Il regarde un amour qui tente, échoue, recommence. Et ce qu’il dit, au fond, c’est que parfois aimer ne suffit pas. Que la société ne sauve pas ceux qui débordent. Que l’institution protège plus qu’elle ne comprend. Mais aussi que dans les ruines du rêve collectif, une poignée d’instants suspendus peuvent suffire à croire encore.
fabrice d.
fabrice d.

46 abonnés 1 927 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 20 juin 2025
Ce n'est pas tous les jours qu'on voit film qui attend les presque étoiles sur Allociné.
Ce film de X. Dolan nous raconte l'histoire d'un ado qui a des troubles du comportement.
Il peut être gentil, mais aussi très violent et il sort d'ailleur d'un centre de traitement au début du film pour retourner vivre chez sa mère, qui a aussi pas mal de problème de son côté. C'est une famille monoparentale donc, car le père est mort. Je ne sais pas si le réalisateur a puisé ou non dans ses souvenirs personnels pour ce film mais on pourrait le penser car c'est très personnel je trouve. Les scènes du quotidien s'attache surtout à montrer l'amour presque fusionnel entre la mère et le fils. X. Dolan nous montre le bon côté principalement bien qu'il y ait pas mal de scènes où ça dérape. C'est un peu comme les films des frères Dardenne mais en plus joyeux. A noter la présence de S. Clement qu'on voit régulièrement dans les films français et celle de la mère Anne Dorval qu'on voit aussi de temps en temps dans des films français comme Réparer les vivants.
Michoui96
Michoui96

94 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 9 juin 2025
Un chef-d’œuvre bouleversant. Mommy est un concentré d’émotions brutes, porté par une mise en scène inventive et des performances d’acteurs exceptionnelles. Xavier Dolan signe ici son film le plus puissant, à la fois dur et profondément humain.

L’usage du format carré renforce l’enfermement des personnages, tout en rendant chaque plan plus intime. Anne Dorval, Suzanne Clément et Antoine-Olivier Pilon livrent des prestations à couper le souffle. La bande-son, choisie avec soin, sublime certaines scènes jusqu’aux larmes.

Un film coup de poing, d’une sincérité rare. À voir, à ressentir, et à garder en soi longtemps.
Helena123456
Helena123456

2 abonnés 25 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 26 mars 2025
Mommy, ce n’est pas juste une histoire de mère et de fils en lutte contre un système qui les broie. C’est aussi un film sur l’amour inconditionnel et l’impossibilité d’aimer sans se faire mal. Dolan filme ses personnages avec une intensité rare, capturant chaque regard, chaque respiration comme si leur existence en dépendait.
Xavier BLANCHARD
Xavier BLANCHARD

29 abonnés 415 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 16 mars 2025
Une jeune veuve reprend la garde de son fils hyperactif, impulsif et   terriblement violent (TDAH). Elle est déchirée entre d'une part sa lutte   pour éviter qu'il ne soit interné comme le prévoit la loi canadienne et,   d'autre part, sa propre volonté de sortir de sa misère matérielle et   affective.
Leur huis clos familial est rompu par les relations un peu troubles qu'ils ont avec leur voisine.Les deux acteurs principaux sont magnifiques, très attachants par moment, exaspérants et désespérants à d'autres.
La caméra les suit de très prés avec un rythme parfois syncopé.
Dérangeant, pour ceux qui aiment être dérangés.

Tours, 14
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 6 février 2025
Parler du handicap est souvent difficile. Ce film parle de la difficulté que beaucoup de familles vivent avec des enfants handicapés.Difficile à voir. Que dire du talent de tout ces acteurs et de son très jeune réalisateur.. Magnifique
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