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Un visiteur
3,5
Publiée le 21 juillet 2014
Simple et authentique, drôle mais pas lourd dingue, émouvant mais pas larmoyant, subtil mais pas snob, une comédie romantique comme les gaz vais devraient en faire
Un très joli film sur la reconquête amoureuse. Une réflexion sur soi-même et sa façon d'appréhender l'autre. Assez émouvant et sensible. Tous les acteurs sont touchants.
Nicole Holofcener est surtout connue pour ses participations en tant que réalisatrice à de nombreuses séries télévisées (Sex in the city, Six feet under, Parks and recreation, Enlightened). Son parcours cinématographique, très « indé », est quant à lui encore à la recherche d’un réel succès même si, Please Give (avec Catherine Keener, une habituée de la réalisatrice), relevait d’une certaine finesse. L’échelon supérieur est largement gravit avec Enough Said. Tout en subtilité et en facéties finement amenées, la réalisatrice maîtrise parfaitement son récit. Elle ne l’étend pas dans d’interminables longueurs ou scènes inutiles. Mais le point fort de son scénario est sans nul doute le ton employé. Loin des chemins empruntés par les comédies romantiques classiques, et surtout récentes, Enough Said par sa simplicité narrative prend le dessus par un traitement fin et très crédible de ses personnages. A ce titre les rapports mère-fille semblent refléter une vérité et une justesse rarement traité ainsi au cinéma et surtout avance loin des clichés du genre. Quand les liens sentimentaux eux, reflètent au mieux une relation naissante de quarantenaires, ou du moins, ce qu’on peut en imaginer. Ainsi l’essentiel de cette romance, les nœuds sentimentaux qui la composent et les réactions des personnages sont pourvus d’une qualité telle que tout devient très vite attachant. (...) Enough Said est regard décalé sur la vie après une séparation, où la réalisatrice décide de faire évoluer ses personnages où mensonge, charme, égoïsme, fragilité et naturel viennent s’entrechoquer pour un résultat éminemment séduisant et plein d’esprit. Il n’est pas ici question de changer la donne dans le genre mais de réaliser un film qui respire la vie et la simplicité. Nicole Holofcener réussit donc sur tous les plans, la mise en scène est simple, aidée par Robert Frazen, monteur qui va souvent au plus efficace, et met en avant deux comédiens qu’on ne voyait pas assez souvent, Julia Louis-Dreyfus, ou peu dans ce genre de rôle, James Gandolfini. Enough Said n’est pas une révélation mais une réalisatrice talentueuse vient enfin se mettre sur l’avant-scène du cinéma indépendant. Aidé par ses deux comédiens impeccables, elle apporte un nouveau regard à la comédie romantique avec justesse et regard décalé sur le couple. Réjouissant. Etrangement on ressent tout de même une petite boule au ventre quant à la disparition l’année dernière du grand James Gandolfini, ici dans son avant-dernier film. Ironie de la vie qui nous montre à quel point cet immense et généreux comédien va terriblement manquer au septième art. Difficile de ne pas fondre devant le charisme et la gentillesse qui transparaissent au-delà de l’écran. Avant The Drop (son dernier film) on pourra alors garder en mémoire son incroyable bonhomie qui transparaissait à chaque plan du film. Il nous manquera.
De cette comédie romantique indépendante on retiendra moins le comique de situation qui a tendance à être redondant que la justesse de l’interprétation ainsi que la fine observation de la friabilité des sentiments tout en faisant preuve d’une simplicité rafraichissante.
Dès les premières minutes, il ne fait pas de doute que nous sommes face à un film américain indépendant. Non que cela soit péjoratif mais "All about Albert" a cet esprit indépendant, ce côté film d'auteur abordant une multitude de thèmes sur la relation amoureuse tout en nous montrant une femme de 40 ans redécouvrir l'amour avec un homme dont elle se rend vite compte qu'il est l'ex-mari d'une de ses nouvelles amies et cliente. On se retrouve donc avec Julia-Louis Dreyfus, Catherine Keener et Toni Collette dans les rôles féminins principaux. Ces actrices, fleurons du cinéma indépendant américain, ont du talent mais se retrouvent ici dans un film qui manque de souffle. La thématique est intéressante, Eva laissant sa relation avec Albert se détériorer car elle a le point de vue de son ex-femme sur lui mais au final, l'ensemble paraît vite un peu bancal, oscillant entre la comédie romantique et un ton beaucoup plus mélancolique. C'est souvent juste mais pas toujours intéressant si l'on excepte bien sûr la performance de James Gandolfini dans un rôle de quinqua au grand cœur touchant qui lui va comme un gant.
Franchement, je ne savais pas à quoi m'attendre en allant à cette projection, ne sachant absolument rien du film. A part que James Gandolfini était décédé brusquement juste après le tournage (le film lui est bien sûr dédié). Sans pour autant sauter au plafond, voilà une petite comédie, plus douce-amère que romantique, sur les quadras/quinquas (assez rare) qui fait plutôt plaisir à voir. Pas de clichés ni mièvreries inhérents au genre, c'est...
De temps en temps, la réalisatrice américaine Nicole Holofcener abandonne les séries américaines qui sont son gagne-pain habituel pour proposer un film de cinéma. Heureusement pour de nombreux spectateurs, malheureusement pour d'autres (dont moi !), elle ne change pas tellement de "savoir-faire" en passant d'un univers à l'autre. Résultat : "Looking For Albert" n'est pas un film désagréable, l'histoire qu'il raconte n'est pas sans intérêt (une femme dans la quarantaine qui, alors qu'elle commence une relation amoureuse avec un homme, se retrouve en contact amical avec l'ex de cet homme, une femme qui passe son temps à le débiner), mais ... c'est un film qui, comme de nombreuses séries, repose à 90 % sur les dialogues et ne montre pas grand chose en matière de travail cinématographique. Si on ajoute qu'on ne peut qu'être gêné de trouver ces fameux dialogues manquant de naturel et d'être bien trop souvent au delà de la limite du crédible, le résultat n'est pas franchement glorieux ! Ou alors, mais alors là, ce serait vicieux, peut-être la réalisatrice, new-yorkaise de naissance, a-t-elle voulu charger la barque pour présenter, mine de rien, les tares d'une certaine société californienne : une expression outrancière de sentiments plus ou moins bidons, renforcée par des mimiques ridicules au niveau du visage (dans ce domaine, la palme revient à Julia Louis-Dreyfus), le culte du paraître, etc. Par contre, ce film, que j'ai donc très moyennement aimé, m'a permis de faire la connaissance de Neil Halstead, un songwriter anglais dont la chanson "Digging shelters" illumine le film pendant une bonne minute. C'est déjà ça !
Petit film US indé sans prétention, All about Albert ne m'aurait peut-être pas attiré sans le triste décès de James Gandolfini, dont c'est du coup la dernière apparition.
Nicole Holofcener réalise une sorte de comédie romantique low-fi pour quadra / quinqua pas forcément super-canons : lui est obèse, elle ne peut cacher complètement les ravages du temps (excellente Julia Louis-Dreyfus... 53 ans dans la réalité).
All about Albert permet de voir le regretté James Gandolfini, décédé avant la sortie du film d'une crise cardiaque, dans un de ses derniers rôles. Et pas dans un rôle de brute épaisse qui a fait sa renommé. Non, il est un père de famille qui, au cours d'une fête, rencontre une masseuse. Ils vont apprendre à se connaître, se rendre compte qu'ils ont plein de points communs, s'aimer, se déchirer et se rabibocher. Classique ? Oui, un peu. Il faut le reconnaître. All about Albert n'a pas réinventé la poudre. Car bien que ce soit ici deux quinquas, le film suit le cheminement classique d'une comédie romantique avec ses stéréotypes bien à elle (la mère-poule, l'ex-femme aigrie, le mari bordélique, la jeunesse libérée). Les aficionados seront en terrain connu et se réjouiront. Les autres resteront hermétiques devant certains moments d'émotion et la dernière performance de James Gandolfini.
Bonne petite comédie servie par de très bons acteurs. L'histoire est originale et touchante. Très bonne idée des difficultés de trouver l'ame soeur. On rit, on sourit on passe un bon moment
Attention, spoilers. Le personnage de Julia Louis-Dreyfus donne le pitch du film à un moment : si on pouvait tout savoir sur la personne avec qui on va sortir : ses défauts, ses habitudes, ses manies, son passé... comme si elle se trimbalait avec un carton au-dessus du coup, est-ce que ça changerait les choses (bien sûr), mais est-ce que ce serait une bonne chose ? Bon, alors voilà le pitch du film donc, parce que Julia Louis-Dreyfus va trouver un moyen de tout savoir de son nouveau prétendant. Le film donne lieu à des situations plutôt sympathiques et cocasses, c'est pas hilarant mais il y a une énergie plutôt sympathique, ça marche assez bien. Le duo entre elle et James Gandolfini fonctionne plutôt bien. Après ça ne révolutionne pas la comédie romantique, mais ça reste assez plaisant à voir.
Une très bonne comédie sous un air de romance avec un James Gandolfini méconnaissable à titre posthume. Lire la critique entière sur le blog de YouManBeing.
Un petite comédie romantique sans grande ambition mais qui se regarde sans grande difficulté. Des moments assez drôles par moment. Des acteurs qui assurent le rôle sans problème mais sans éclat non plus. Film pour un dimanche soir...
Mère divorcée, Eva se passionne pour son métier de masseuse. À l'occasion d'une soirée, elle rencontre Albert, un homme doux, drôle et attachant qui partage les mêmes appréhensions qu'elle.
Loin de s'embarrasser avec les clichés habituels de ce genre de films, Nicole Holofcener rend le film un peu plus doux et naturel. En effet, All About Albert se laisse voir avec une certaine simplicité rafraîchissante tout en faisant preuve d'un humour léger et agréable.
James Gandolfini montre un panel de jeu d'acteur sensible, que l'on avait pu entrevoir dans Les Sopranos. Néanmoins, le long métrage souffre d'un certain manque de prise de risques, ce qui rend le film très agréable mais malheureusement pas marquant...