Anomalisa
Note moyenne
3,2
935 notes En savoir plus sur les notes spectateurs d'AlloCiné

99 critiques spectateurs

5
6 critiques
4
23 critiques
3
36 critiques
2
17 critiques
1
9 critiques
0
8 critiques
Trier par :
Les plus utiles Les plus récentes Membres avec le plus de critiques Membres avec le plus d'abonnés
anonyme
Un visiteur
1,5
Publiée le 24 février 2016
L'animation est superbe.
Le scénario y a été abandonné.
C'est une petite idée qui est allongée au maximum et cela ne prend pas, le personnage principal est juste nombriliste à souhait et l'histoire n'amène à aucun recul sur lui ou aucune évolution réelle ni en bien ni en mal.
Ce qui aurait été un formidable court métrage est ici un frustrant long qui se perd malgré ses bonnes idées.
Ce qui semble malin cache ici une philosophie de pachiderme brusque et lubrique.
Dommage...
anonyme
Un visiteur
3,0
Publiée le 23 février 2016
Techniquement c'est (presque) parfait, mais on ne peut pas dire que l'histoire est d'une grande originalité. Quand on voit les "critiques" sur l'affiche on a le droit d'être un peu plus circonspect... C'est bien, ça se regarde avec plaisir. C'est déjà pas mal, non? A voir.
vincent R.
vincent R.

4 abonnés 37 critiques Suivre son activité

0,5
Publiée le 20 février 2016
Si ce n'est la prouesse technique ( je parle de l'animation ), ce film est un terrible navet. Il y a une bonne idée qui tient en deux lignes, soit une bonne surprise au bout d'une heure et quart, sur une durée de 20 secondes,
C'est bien simple : remplacez les marionnettes par des acteurs, et vous avez un film classé abominable par l'ensemble de la presse. Montons maintenant l'animation et cela devient une merveille?
Non, vraiment l'ensemble est laid, déplaisant, vide. Dans le genre, il est à des années lumières de "le sens de la vis pour 9 dollars 75 ", ( pourtant déjà délicat à se coltiner).
Nous étions trois amis aux gouts azimutés, et avons cordialement détesté cette œuvre.
Je mets un chouilla d'étoile pour le travail fourni, mais je sens que je vais le regretter.
Septième Sens
Septième Sens

99 abonnés 762 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 18 février 2016
« Anomalisa ». À l’image de ce titre, aux connotations multiples, ce film paraît presque être une anomalie dans le paysage audiovisuel actuel. De prime abord, un huis-clos animé dans un hôtel mettant en scène des personnages désarticulés et tous identiques n’attire pas. Mais le réalisateur de cette réflexion existentielle sur l’enfermement et ses tourments n’est autre que Charlie Kaufman, scénariste de Dans la peau de John Malkovich et Eternal Sunshine…

Un soir, dans une chambre d’hôtel. Auteur de Comment puis-je vous aider à les aider ?, Michael doit intervenir dans un congrès professionnel à Cincinnati. En apparence épanoui et accompli, ce père de famille est en pleine crise identitaire. Aime t-il encore sa femme ? Existe-t-il encore vraiment ou ne représente t-il plus qu’une ombre flétrie d’un glorieux passé devenu poussière ? À travers un récit génialement troublant, Anomalisa matérialise un paradoxe fondamental : comment faire du bien aux autres si nous-mêmes sommes abattus ? Une réponse toute simple semble s’imposer pour décrire les maux de notre société : la solitude.

Il est fascinant de voir qu’au cinéma, l’hôtel sert de lieu transitoire, quasi mystique. Récemment, Bird People évoquait à merveille ce sentiment que tout était possible et sujet aux métamorphoses. Kaufman fait aussi de son hôtel un espace atemporel. Dans cette narration, Michael se confronte à trois personnages essentiels matérialisant son vécu. Son passé : une ancienne aventure dont il s’est débarrassé des années auparavant. Son présent : sa femme avec qui il partage le quotidien mais dont le lien s’est brisé. Son (hypothétique) futur : Lisa, une femme maladroite au visage poignant et à la voix délicate. Rencontré à l’hôtel, c’est la seule personne dotée d’une identité propre, tous les autres protagonistes étant des copies conformes.
Mais cette femme est-elle la véritable clé pour déverrouiller le mal-être de Michael ?

Dans cette atmosphère au parfum de spleen, la mise en scène accentue un sentiment d’oppression. Comme si la sensation d’être dans un cauchemar se faisait de plus en plus soudaine, fondée, sans pour autant voir ce rêve s’interrompre. L’esthétisme apporté à l’animation est tout aussi bluffant. L’aspect rêche de chaque visage montre que le cinéaste ne veut rien nous cacher par de quelconques artifices techniques. La culture du détail y est hallucinante. Une jambe se pliant pour entamer un premier baiser. Le contact stressé d’une main sur un verre de vodka martini. La sensualité non avouée d’une séquence érotique, douce et minutieuse.

Aidé de plan-séquence immersif, le réalisateur prend son temps pour filmer l’infinitésimal et en sortir un produit brut, « sur-réaliste », hors norme. Le caractère spécifique lié à la première rencontre n’a jamais paru aussi sensible au cinéma. Michael et Lisa incarnent un vécu sincère, tangible et qui parlera à ceux qui veulent bien voir derrière les masques.
Dom Domi
Dom Domi

55 abonnés 362 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 18 mars 2017
Film d'animation ? Pas vraiment. Une sorte d'ovni du cinéma. Une histoire portée par des personnages adultes aux regards enfantins. Une histoire ? Non pas vraiment, c'est plus un chemin temporel dans lequel les protagonistes influencent nos regards vers ce qui semble les porter. Un écrivain à succès doit exposer un discours politiquement correct dans le domaine du commerce et rencontre, une nuit passée à l'hôtel, le grain de sable qui peut le faire basculer dans la vie du hasard et de l'amour. Oui mais là, le film ne donne pas au spectateur ce qu'il attend. Il lui délivre en une ou deux scènes-clés, pourquoi cet homme sans grande envergure aventureuse, ne va pas aller au delà du rêve. Tout d'abord parce que, lors du petit déjeuner passé en compagnie de son amante, lui glissent les mots classique d'un couple en pleine forme de décomposition. Et, lors de l'exposition de son livre auprès d'un public acquis à sa cause, cet amour est définitivement enterré car absent de ce discours stéréotypé bon pour le bien de la production de masse.
Son amour fugace est mort et le voilà rentré dans son univers qu'il lui aurait fallu quitter pour aller au bout de cet amour, devenu fou, parce qu'impossible.
Un très beau film.

dom
QuelquesFilms.fr

359 abonnés 1 765 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 16 février 2016
C'est un film audacieux, sur le fond comme sur la forme. Un OFNI de l'animation. On n'en attendait pas moins de Charlie Kaufman, le génial scénariste de Being John Malkovich et d'Eternal Sunshine. Sur le fond, c'est l'histoire d'un quinqua lambda en pleine crise existentielle, confronté à ses névroses, ses frustrations, sa solitude. Petit tourbillon de mal-être et de maladresse, où il est question du besoin de se sentir vivant, de désirs et de renoncements, d'engagements et de fuites, à travers une romance de chambre d'hôtel. Sur la forme, c'est du stop-motion à l'ancienne, un peu saccadé, avec des marionnettes très "plastique", au visage bizarrement sectionné. Bref, tout cela n'est pas glamour et pas grand public pour deux sous. Charlie Kaufman et Duke Johnson, coréalisateurs, plongent sans concession dans la réalité tristement ordinaire d'un homme ordinaire. Ils restituent avec une efficacité "palpable" la nervosité du personnage central, sa confusion, ses pulsions sexuelles. Avec à la clé quelques scènes incroyables : la scène d'amour, très crue, ou encore la scène du rêve dans les souterrains de l'hôtel, irrésistiblement surréaliste... Autre idée brillante et déroutante : l'uniformisation des visages et des voix (à l'exception de ceux de Michael et de Lisa) pour dire l'uniformisation des êtres, des vies, des moules sociaux, tous ces masques et conventions qui étouffent. Cela matérialise aussi, par contraste, la cristallisation amoureuse et ses désillusions. Il y a là quelque chose d'insupportable et de cauchemardesque. De drôle aussi. Mais d'un humour dépressif. Noirceur, ironie et amertume encadrent de façon singulière ce tableau de nos petites vies contemporaines, insatisfaisantes. Il manque probablement un je-ne-sais-quoi en matière de développement, vers la fin, pour donner au récit (qui paraît un peu court) toute l'ampleur et toute l'originalité espérées. Mais ce film réussit à toujours être cruellement juste et laisse à l'esprit une impression durable.
Archibald T.
Archibald T.

21 abonnés 209 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 15 février 2016
Stop motion impressionnant dans sa réalisation technique.
Le scénario, original et percutant, s'adapte parfaitement au jeu des marionnettes.
Ufuk K

620 abonnés 1 740 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 20 février 2016
"anomalisia" lion d'argent lors du dernier festival de Venise et nominé au oscar est un film d'animation particulier en effet les personnages et séquences sont particulièrement réaliste même si le film met du temps à décoller cette "anomalie " se révèle corrosif, drôle et bouleversante avec un final étonnant.
Domnique T
Domnique T

80 abonnés 245 critiques Suivre son activité

1,5
Publiée le 15 février 2016
La platitude et l’ennui d’un voyage d’affaire … un hôtel de luxe aseptisé sert de décor. Le rôle principal est un conférencier dont on découvre petit à petit le mal-être qu’il tente de guérir avec son ex ,d’abord, puis avec plus de succès avec une voisine de chambre complexée. Ce monsieur souffre d’une pathologie étrange : tous les personnages qu’il côtoie, même dans ses rêves, ont la même voix, le même visage. Cette affliction handicapante est parfaitement servie par la technique d’animation employée au réalisme étonnant. Chimérique et irréel ce film sur l’ennui est corrompu par son sujet ! Le récit déprimant à souhait est trop frêle pour retenir l’attention toute la durée du film.
anonyme
Un visiteur
1,5
Publiée le 16 février 2016
Un peu trop facile de faire un film ennuyeux et creux, même assez vulgaire par reprises, pour dépeindre le "vide" de l'existence et sonner métaphysique. Les personnages sont agaçants (le protagoniste est simplement apathique et pervers), leurs relations superficielles (y compris l'histoire d'amour éclair, ce qui atténue la portée du propos).
Les premières scènes, très réalistes, ont un certain charme et les images sont plutôt belles (notamment l'hôtel) mais plusieurs partis-pris laissent perplexes, la voix d'homme sur les personnages féminins en premier lieu, la totalité des personnages amoureux du protagoniste...
Acidus

877 abonnés 3 957 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 12 février 2016
"Anomalisa" est un film d'animation d'une grande originalité. Cette originalité ne se trouve pas dans sa technique, le stop-motion, qui est courant - le studio Aardman, par exemple, l'utilise toujours - mais plutôt dans sa forme et son histoire. C'est le cas des marionnettes, fabriquées via une imprimante 3D, qui réspirent à la fois le réalisme (les expressions, leur texture,...) et le surréalisme (la manière de mouvoir, les traces physiques,...). L'intrigue sort également des sentiers battus et peut donner lieu à plusieurs interprétations. "Anomalisa" est sans conteste une oeuvre avant-gardiste, destabilisante aux premiers abords mais riche et poétique. Une "anomalie" dans le cinéma d'animation.
Housecoat
Housecoat

140 abonnés 393 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 10 février 2016
Du travail de Charlie Kaufman, je ne connais que son travail de scénariste pour Dans la peau de John Malkovich. Mais rien que ça prépare à la bizarrerie dont il est capable. Et Anomalisa...est trop bizarre. C'est l'impression que j'ai eu.

Parlons du film en lui-même. La stop-motion est très bien réalisé, on a la sensation de mouvement qui sert le film. Le fait que les personnages ressemblent à des marionnettes est une bonne idée.

Ensuite, l'ambiance est bien là, à la fois mélancolique et chaleureuse. Et les choix artistiques de Kaufman sont compréhensibles et exploités.

D'abord, le fait que l'on entende uniquement monsieur Stone, Lisa et les autres gens est pas mauvais. En fait, dans sa tête tout le monde se ressemble. Il entend toujours la même voix autour de lui, il cherche le bonheur où il peut mais à chaque fois qu'il le cherche il tombe sur cette voix détestable. Alors dès qu'il tombe sur une voix nouvelle, il a envie de la connaître pour retrouver le bonheur et peut-être de vivre avec. Et il l'adore cette voix nouvelle au point de demander sans arrêt de l'entendre.

spoiler: Mais une fois qu'il connaît Lisa qui regagne en assurance, il réentend cette voix quelconque et se retrouve encore plus paumé qu'avant. Et cette fin où sa famille ne comprend pas sa peine montre qu'en fait, il n'est pas seul, pas détesté, sa famille l'aime. Le problème vient de lui. C'est là que je me suis demandé si c'est pas un problème psychologique ou auditif qu'il a. Plus sérieusement, le film consiste à regarder cet homme perdu et désespéré à retrouver le sourire. Il cherche même sans remords à tromper sa femme. Pour lui, tout le monde se ressemblent, que ce soit sa femme, son fils, son ancienne maîtresse, tout le monde. Complètement blasé le gars. Lisa étant sa seule issue de salut, il l'a séduit. Mais on voit bien que c'est un véritable amour et pas un besoin égoïste. Quoique...la séquence du cauchemar peut montrer qu'en fait, c'est probablement fondamentalement et inconsciemment égoïste de sa part vu qu'il imagine les voix l'aimer. D'autant que cette fin où il voit que tous ses proches l'aiment montre aussi qu'il ne se rendait pas compte de sa chance. Et la pantin Japonaise qu'il trouve beau avec enfin une voix nouvelle à la fin quand elle chante montre probablement que son désir de nouveauté était très artificiel. Même si on voit Lisa à la fin dire que son nom a une consonance japonaise qui voudrait inutilement dire qu'elle est sa perle rare (je n'y crois pas trop, Kaufman a déjà fait ça pour ses titres de film).


Quand je dis que ce film est trop bizarre, je pense aussi que le film fait choquant pour faire bizarre.

spoiler: Quand je revois cette scène de sexe, je me dis "et alors ?". Si je me remémore la première scène du film, on a juste un écran noir avec la voix qui parle comme une foule pour montrer que Stone entend ça tout le temps, mais n'aurait-il pas été mieux de faire pareille avec la scène de sexe avec les orgasme de Lisa ? Je ne suis pas pour la censure mais c'est en particulier cette scène qui m'a rebuté, avec la fin qui ne semblait pas en être une. Surtout avec Lisa qui gagne en assurance et qui finit par devenir comme tout le monde aux oreilles de Stone.

C'est ce qui m'a dérangé dans ce film. Car au final, à la place d'une histoire touchante comme le vendait les bandes-annonces, on a une histoire d'un mec centré sur son nombril. Très compréhensible, logique et humain cela dit.

Anomalisa est une anomalie comme son nom l'indique. Ce n'est pas un grand film, ce n'est pas un mauvais film. C'est juste un film d'auteur qui exprime la pensée d'un réalisateur avec des choix artistiques évidents et son atmosphère personnelle.
Caine78

7 771 abonnés 7 400 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 11 février 2016
Arf, j'avoue être embarrassé. Pourtant, il y a beaucoup de choses qui m'ont plu dans « Anomalisa ». Ce choix d'animation très personnel rappelant le merveilleux « Mary et Max. », des idées à foison parfois joliment exploitées spoiler: (la même voix et le même visage pour tous les personnages secondaires : il fallait y penser!!)
, une angoisse sourde, une sensation de cauchemar virant volontiers à l'absurde, un portrait très cruel de l'homme contemporain et de « l'ultra-moderne solitude »... La liste est longue et rien que pour cela ou les nombreuses interprétations et interrogations que suscite l'œuvre, bravo M. Kaufman ! Hélas, même si le film sort incontestablement des sentiers battus, je reste dubitatif. Le problème avec ce genre d'entreprise, c'est qu'il y a presque trop d'idées, d'interrogations possibles. Au final, j'ai l'impression que les deux réalisateurs ne résolvaient pratiquement aucune des réflexions soulevées, ce qui peut se justifier aussi (chacun est libre d'y voir sa propre signification), mais en définitive trop abstrait pour laisser de véritables pistes de lecture, à l'image de cette romance qui, bien que sensible et elle aussi pleine de trouvailles, m'a ému nettement moins que je ne l'aurais espéré, du moins concernant sa tournure, à l'image de cette interminable et très dispensable scène de spoiler: jambes en l'air
. Après, je comprends très bien aussi que l'on adore la démarche, loin des explications et du didactisme souvent ambiant, mais me concernant, avoir aussi peu d'éléments auxquels me raccrocher, et ce malgré toutes les qualités citées auparavant, je ne peux y adhérer totalement, aussi séduisant le projet soit-il, dont le dénouement est d'ailleurs la parfaite illustration. Déroutant.
Bulles de Culture
Bulles de Culture

148 abonnés 634 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 10 février 2016
Grand Prix du Jury au Festival de Venise 2015, en compétition pour l’Oscar du Meilleur film d’animation, Anomalisa de Charlie Kaufman et Duke Johnson fait mouche.

Et s'il est relativement exigeant pour le spectateur, il est également un film profond, sensible et créatif.
Adrien B.
Adrien B.

23 abonnés 238 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 9 février 2016
Tres immersif et très orignal ce film d animation réservé aux adultes. Anomalisa est une jolie réflexion sur l existence parfois drôle mais surtout tres émouvante.
Les meilleurs films de tous les temps
  • Meilleurs films
  • Meilleurs films selon la presse