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Archibald T.
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4,0
Publiée le 16 juin 2014
Le thème abordé ici nous ramène plus de vingt ans en arrière quand paraissait "Moins que Zero", avec certes moins de fric et de drogues mais on y découvre une jeunesse tout aussi perdue.
Pas mal pour un premier film même s'il manque un peu de mordant.
Adaptée du roman éponyme de James Franco, une chronique peu originale sur l'adolescence interprétée par de très convaincants jeunes comédiens. Une première réalisation réussi pour Gia Coppola, petite-fille de Francis Ford Coppola.
Dans la famille Coppola, je demande la petite fille. Après la fille Sofia et le fils Roman, les gènes de Francis Ford Coppola ont donné naissance à une autre cinéaste dans la famille : la jeune Gia Coppola qui à 27 ans signe son premier long métrage Palo Alto. Nouvelle exploration de l'adolescence vue du point de vue d'une nouvelle génération dont on sent bien la patte familiale.
April, Teddy, Fred et Emily sont des ados qui comme tout le monde à cet age là font leur premières expériences de sexe, d'alcool et de drogues. L'envie de ne pas être comme les autres les poussent parfois à franchir les limites et si certains savent se modérer Teddy sous l'influence de son pote Fred risquent de gros problèmes.
Palo Alto c'est un peu la réponse des années 2000 au drame Virgin Suicides de sa tante Sofia Coppola. L'adaptation de nouvelles écrites par l'acteur James Franco qui décrit la jeunesse d'aujourd'hui. Loin du Bling Ring californien, les jeunes de Palo Alto s'amusent comme tout ceux de leurs ages mais de manière moins exubérante. Gia Coppola filme leur quotidien, leurs doutes et leurs envies dans un style qui rappelle beaucoup les œuvres de Sofia Coppola.
Comme dans Somewhere, il ne se passe pas grand chose dans ce long métrage qui ne raconte pas vraiment une histoire. Une succession de scènes de vie dans lequel tous les personnages semblent s'ennuyer et rêver d'une vie meilleure. Il y a une histoire d'amour inavouée, un coach sportif attiré par les jeunes filles qu'il entraîne, une fille qui pense qui pense qu'il faut céder aux désirs de tous les garçons pour être considérée. Des histoires de jeunes qui se fourvoient et dont les parents semble vivre dans un autre monde peu conscient des problèmes de leur progéniture.
Gia Coppola joue aussi avec le feu en parlant de pédophilie via le personnage joué par James Franco. Des plans litigieux sur des petites culottes, des cuisses ou des lèvres pulpeuses semblent donner des excuses aux hommes qui pourraient craquer pour ces adolescentes. C'est d'autant plus tendu que l'acteur ne cache pas son attirance pour les jeunes filles après avoir été choppé en flag sur Instagram avec l'une de ses fans.
Il y aussi une notion de danger permanent dans le film via le personnage de Fred, personnage toujours en quête du grand frisson et qui cumule les bêtises en tout genre. Une très mauvaise influence pour tous ceux qu'il côtoie qui nous fait craindre l'arrivée d'un véritable drame. Un rôle intense bien interprété par le jeune Nat Wolff qui risque fort de se faire reconnaître très fort.
D'autre "fils de" participent à ce film puisque le rôle principal est confiée à Emma Roberts (nièce de Julia) vue dans Scream 4 et Les Miller, Une Famille en Herbe qui malgré ses 23 ans est parfaitement crédible dans son rôle d'ado de 14/16 ans. Jack Kilmer est le fils de Val Kilmer, également présent dans le film, il joue le personnage principal masculin, jeune paumé trop influencé par son copain. Des acteurs méconnus dans l'ensemble mais qui sont parfaits dans leurs rôles.
La relève de Sofia Coppola par sa nièce Gia semble être bien assurée. Voilà désormais les deux réalisatrices en sérieuse concurrence tant leurs films emploient les mêmes codes. Pour les fans c'est deux fois plus de plaisir mais attention au risque d'overdose !
Ce premier long-métrage de Gia Coppola ressemble beaucoup à ce que peut faire Sofia Coppola en traitant des affres d’une adolescence désœuvré. On peut reprocher certaines facilités au récit par l’emploi de ressorts parfois éculés – comme la relation entre une lycéenne et son coach – mais il faut souligner le talent de la jeune réalisatrice dans sa mise en scène très stylisée qui film le spleen d’une jeunesse dorée avec beaucoup de justesse, jusque dans l’excellente distribution.
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2,0
Publiée le 1 juin 2016
Dans chaque ville, certaines cherchent l'amour, certains cherchent les problèmes et d'autres cherchent les deux! D'après le recueil de nouvelles "Palto Alto" de James Franco (qui joue dans le film), Gia Coppola a voulu faire sa propre vision de l'adolescence! La maîtrise de la petite-fille de Francis Ford Coppola n'est pas à dèmontrer dans ce premier long-mètrage! Mais elle n'a pas rèussi ici, comme pour la chronique en douceur violente, avec "Virgin Suicides", le film culte de Sofia Coppola (eh oui, on reste en famille, avec même Talia Shire dans un rôle de figuration). Son oeuvre inaboutie et trop vulgaire donne une impression de dèjà vu et vient un peu tard! il n'empêche que "Palto Alto" fourmille de clins d'oeil implicites (la petite culotte « thursday ») et sympathiques, comme l'est son interprète principale entourèe par des seconds rôles masculins qui alternent le bon (Nat Wolff) et le mauvais (Jack Kilmer). Reste que Emma Roberts gagne en maturitè dans un film qui n'est pas très bon! Dommage car il y a deux, trois belles scènes comme celle où April est assise dans son casier...
Quand on parle dynastie dans le cinéma on pense Coppola est sûrement la plus talentueuse. Voici donc le premier film de la nouvelle, Gia Coppola. La petite nouvelle semble bercé par les mêmes prérogatives puisque son premier film se penche sur l'adolescence, comme Francis a pu le faire sur "Outsiders" (1983) et Sofia sur le chef d'oeuvre "Virgin Suicides" (2000). Un bon film mais qui n'a pas cette touche personnelle que ses ainés ont eu l'intelligence d'ajouter pour démarquer leur prénom.
Si le film fait penses à la patte de sa tante en moins précis et excessif, il pêche par la faiblesse du scénario. L'image est sublime et la mise en scène subtile et dense. On attend le prochain.
Avec ce premier film, Gia Coppola ne peut que souffrir de la comparaison avec sa talentuese tante. Sujet similaire (l'adolescence paumée), mise en scène léchée, bande son pop démentiel : à première vue Palo Atlto pourrait être un film de Sofia Coppola. Or, malgré ses similtudes, Palo Alto ne cherche pas à construire une véritable histoire, il s'agit plus de bribes, de portraits croisés d'adolescents qui s'ils n'évitent pas les stéréotypes ne sombrent pas non plus dans la caricature Alto est un film assez propre malgré son sujet (la déchéance d'une certaine jeunesse dorée) et qui vaut surtout par la qualité de ses interprètes. Emma Roberts, la nièce de Julia (décidemment la famille...) est une vraie révélation. Son jeu subtil et sans fausse note lui prédit un brillant avenir au cinéma. C'est la même chose pour le jeune Jack Kilmer (fils de Val également dans le film) qui joue de manière nuancé un personnage qui n'évite pas certains clichés. Palo Alto évoque aussi les films de Gus Van Sant (type Elephant) avec son rythme alangui, sa mélancolie latente traversé heureusement de traits d'humour. Bref, c'est du ciné indé un peu surfait (la fin hyper-symbolique frise le too much, les personnages ne sont pas assez développés d'un point de vue psychologique) mais avec aussi des qualités notamment dans le traitement des situations (les scènes de fêtes sont réussis) et qui révèlent de jeunes acteurs talentueux. Palo Alto se regarde avec plaisir, c'est bien filmé et par moment assez fascinant (la scène du match de foot féminin très belle) Bon, n'oublions pas aussi que c'est un premier film , et que même si on est loin des réussites de Virgin Suicide et de The Bling Ring, Gia Coppola a réussi à filmer l'adolescence d'une manière assez poétique bien que peu original.
LE CLAN. L'adolescence, l'ennuie, la lenteur, on retrouve la marque Coppola. Très prés de du cinéma de Sofia, Palo Alto est sous influence. Trop sage, l'agneau l'emporte et mange le loup.
Le traitement est un peu poseur parfois (belles images éthérées, BO chic et planante de Blood Orange) mais la mise en scène est à la hauteur d'une belle interprétation. (...) Un premier film prometteur qui donne envie de découvrir la suite.
Il y a un peu de vide au creux de ces vies qui tournent, qui prennent un virage, le dernier gros virage, le premier gros virage, il y a un peu de paresse dans ces comportements tout juste sexués. Ici, tout n'est que sexe, émois et premiers vertiges dans un univers feutré, chez des personnages assez placides. Gia Coppola ne parvient à tenir le film qu'à travers une violence qu'on imagine possible et qui n'éclate jamais totalement mais reposer l'attention du spectateur sur du toc, c'est s'exposer au risque de brouiller le message et de le décevoir. Il y a de la paresse dans le cinéma Gia Coppola et c'est encore moins excusable chez les gens talentueux.
Troublant mais beaucoup trop lunaire, le premier film de Gia Coppola s’intéresse à la langueur adolescente et observe un quatuor indécis et paumé entre l’enfance et le monde adulte. Autour de ces destins croisés, Palo Alto se perd dans la contemplation passive, laissant filer ses bonnes idées à peine percevables gâchées par les nombreux effets de style inutiles qui viennent alourdir et étirer la trame jusqu’à l’ennui. Clairement inspirée par le cinéma de sa tante, Gia Coppola se perd dans l’evanescence trop vague et non aboutie de son film, pourtant agréable, mais vide de substance.