Maestro
Note moyenne
3,9
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281 critiques spectateurs

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JR Les Iffs
JR Les Iffs

101 abonnés 1 151 critiques Suivre son activité

1,5
Publiée le 28 octobre 2017
Pas fameux. Trop élitiste et faussement culturel, on s'ennuie ferme de la romance dans ce film, c'est comme un roman-photo dans un milieu artistique, faible intérêt au niveau de la réalisation, des dialogues longs et sans grande qualité littéraire, l'acteur principal est bon, ce sera un grand acteur, mais pas dans ce film. Les filles sont fades, seul ressort un Lonsdale imitant Rohmer, pas trop mal. Le reste est très moyen. Déception.
Don Keyser
Don Keyser

88 abonnés 1 641 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 10 décembre 2014
Doté d'un scénario original et atypique, "Maestro" commence de manière peu entraînante pour par la suite divertir son public. En effet, la réalisation est intéressante malgré quelques faux pas. Par ailleurs, les acteurs sont plutôt convaincants. Ainsi, le film est plus ou moins captivant dans un ensemble assez maîtrisé.
Nitquen57
Nitquen57

31 abonnés 348 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 6 août 2014
J'étais plutôt curieux vis à vis de ce film, j'en avais entendu beaucoup de bien, et essayant d'ouvrir un peu mon horizon cinématographique, je me suis lancé. Et c'est génial. C'est carrément génial. Un coup de maître pour reprendre le titre. Maëstro adapte l'histoire de Eric Rohmer et Jocelyn Quivrin. L'un est un fan de gros blockbusters et rêve de jouer dans Fast and Furious et l'autre fait du cinéma d'auteur en démontrant à chaque fois son amour du théâtre, des grands auteurs et de la langue française. En fait, je ne vois pas de défauts à ce film. Le long-métrage expose deux visions de la vie sur chacune des thématiques qu'il aborde. On a un premier choc des cultures, entre ce jeune homme passionné par les films d'action hollywoodiens et ce vieux sage épris des longs monologues et de la beauté éphémère de la vie. On a aussi droit à un choc des générations, très émouvant et très bien illustré par la différence de langage entre les deux hommes. L'ensemble est teinté d'une romance opposant encore une fois deux tempéraments différent pour coller parfaitement au reste du film. Mais ce qui est beau n'est pas là. Ce qui est beau, c'est que tout ceci est servi par des acteurs géniaux, que ce soit Pio Marmaï ou Michael Lonsdale. Ce qui est beau aussi, c'est que dans un tel film d'auteur, on peut glisser de l'humour, des références, dont une à spoiler: Indiana Jones
qui m'a tordu en deux. Ce qui est beau enfin, au-delà des décors, au-delà de la musique, c'est que ce n'est pas que beau. C'est aussi extrêmement instructif. Pour quelqu'un comme moi qui s'intéresse de plus en plus au cinéma, j'ai appris énormément de choses, en prenant du plaisir, et en observant avec délectation ces personnes si douées démontrer leur art. Félicitation à Léa Fazer. Cela ne plaira pas à tout le monde, évidemment, mais un peu de culture et une leçon de cinéma pareille dans ce monde de brutes, ça ne se refuse pas.
anonyme
Un visiteur
3,5
Publiée le 6 août 2014
Henri et ses amis qui lui veulent du bien

"Maestro" est la rencontre « inspirée d'une histoire vraie » entre un jeune acteur en galère et un cinéaste renommé. Point de départ qui pourrait tourner à la complaisance narcissique mais qui devient rapidement un moment de vie. Une aventure fortuite qui confronte jeunesse et expérience, fougue et poésie, singularité et popularité.
Avec le personnage de Pio Marmaï on entre tout de suite dans un portrait honnête du cinéma. Henri n'a pas hérité d'un patronyme qui ouvre des portes, alors il entre par la très petite dans la vie d'artiste. Des loyers de retard et un CV désespérément vide. Henri ne compte plus que sur Pauline, son amie à qui la fortune a plus sourit et les ruses de son colocataire pour bloquer les huissiers. Un petit grain de folie et d'audace va le mener vers une expérience inattendue. Le destin va lui offrir d'abord un petit rôle inespéré dans un film du très influent Rovère, qui s'avérera bien plus ensuite. Ce parcours dépasse les espoirs et fait mûrir mutuellement les personnages, c'est réjouissant.

Au départ, Henri est très sceptique face aux films d'auteur qu'il se doit de découvrir avant d'aller rencontrer le grand Cedric Rovère. L'articulation exagérée, l'extrême apathie ne font pas partie du cinéma auquel il s'intéresse. Sans trop de convictions ni d'attentes, il suit tout de même les conseilles de son amie et va à ce casting. Le choix s'avère payant.

Ensuite il se persuade qu'il va faire fortune, sauter de villas en hôtels cinq étoiles, pour finir par être la vedette de super-productions américaines. Une fois arrivé sur son premier tournage, Henri et son acolyte comprennent vite leur emballement. Ils débarquent dans une campagne profonde où les lits sont poussiéreux et le moyen de communication privilégié est le téléphone à cadran rotatif. Alors ce qui semble le plus importer à Henri c'est sa partenaire de jeu. Concours amusant entre lui et sa bonne amie Pauline. La petite compétition pour obtenir le cœur de Gloria est amusante car sans pitié et pas surfaite.
Le trio d'acteurs est charmant. Pio Marmaï est sobre et juste, Déborah François dévoile toute la tension érotique auquel son rôle fait appel (et pas seulement), Alice Belaïdi continue de souffler un vent de fraîcheur sur le cinéma français. "Maestro" est une palette de personnages qui se complètent et s'enrichissent par leurs différences. Pauline donne un peu de raison à Henri, Gloria sa soif de culture et Cédric les ficelles du métiers. La sagesse du réalisateur touche son petit protégé autant que la vivacité de ce dernier concerne son aîné. Cette confiance mutuelle se retrouve presque symbolisée par le labrador. Naturellement le jeune comédien propose d'ajouter le chien à son personnage de berger, raisonnablement le cinéaste vérifie avant la cohérence de cette proposition. Scène simple mais équivoque. Et puis celle tournée en deux prises justifie concrètement cette confiance. Une confiance et un travail qui payent. La complicité entre le réalisateur et Henri est la plus mise en évidence.

Enfin on voit très clairement la façon dont chacun a évolué. Henri n'est plus aussi réfractaire au cinéma d'auteur et plus curieux des classiques de la littérature. Cédric Rovère finit par être moins aigri, non pas que ses propos sur les paysages et la langue française ravagés soient incongrus. Il y a au départ un côté vieux jeu et ringard chez lui que sa rencontre avec Henri va atténuer. Puis il y a Gloria qui est un peu pédante dans sa façon vénérer Rovère et d'étaler sa passion de la littérature et qui finie par s'ouvrir peu à peu. Quant à Pauline elle apporte un peu d'équilibre à ce groupe.

La phrase d'ouverture « inspiré d'une histoire vraie » est rarement bon signe. Cela sonne comme une capitulation face à l'objectif d'embarquer le spectateur dans un moment qu'il doit croire véritable, ou au contraire un raccourci facile mais rarement efficace pour atteindre ce même but. Pour ce qui est de "Maestro" il n'en est rien. C'est à la fois anecdotique et fascinant qu'il s'agisse d'une histoire vraie. Presque tout les films sont nourris par des souvenirs et des sentiments profondément personnels. Ici c'est intéressant de savoir qu'avec "Maestro" on entraperçoit les rencontres fortes de Jocelyn Quivrin qui sont illustrées avec une générosité touchante. Cela ajoute une justesse au propos plus général sur le cinéma, ses coulisses et la vie de ses protagonistes. Les difficultés que rencontre l'équipe du film (dans le film) sont soulignées par celles subies par la vraie équipe pour faire ce long métrage (le vrai). Et cela recadre le malaise du cinéma aujourd'hui face au "progrès" et démontre que c'est un secteur qui doit aussi faire face à la rigueur.
Americo
Americo

23 abonnés 110 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 2 avril 2022
La grâce de Rohmer et Jocelyn Q dans ce film léger et profond et drôle....Les acteurs sont excellents le scénario aussi et la réalisation retranscrit l'univers de Rohmer. Et que c'est drôle aussi. Bravo pour le bel hommage rendu et merci pour le film. Un de mes films préférés
gandalf001
gandalf001

20 abonnés 952 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 16 décembre 2014
Ce film arrive en effet à transcrire une certaine beauté, la poésie et les sentiments. Il est également intéressant de voir les changements qu'opère le tournage du film sur le jeune acteur. Ce film n'a cependant rien d'exceptionnel. Il existe une certaine hypocrisie à idolâtrer des films et de la poésie très loin des critères et de la vie actuels.
Ciné2909
Ciné2909

94 abonnés 1 670 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 22 septembre 2014
Voilà un petit film qui fait dans la discrétion mais qui mérite amplement qu’on lui accorde un peu d’attention. L’histoire de Maestro s’inspire en fait de la rencontre entre le comédien Jocelyn Quivrin (qui évoqua l’idée de ce film à Léa Fazer) et du réalisateur Cédric Rohmer constituant ainsi un bel hommage en leur mémoire. On est tout aussi séduit par une distribution rayonnante avec en tête le duo très complice Pio Marmai / Nicolas Bridet et entouré des non moins charmantes Alice Belaïdi & Déborah François. Par sa simplicité, son humour et cette relation touchante qui s’établit entre Henri & Cédric ; cette comédie est vraiment une agréable surprise qui obtient assez logiquement un joli Coup de cœur Ciné2909 !
bouddha5962
bouddha5962

78 abonnés 800 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 5 août 2014
Tiré d'un fait réel ce scénario retrace la vie d'un acteur qui rencontre un réalisateur hors du commun. Touchant et drôle ce film est bouleversant de réalité. Pio Marmaï est très bon dans ce premier rôle. Je conseille.
Jmartine
Jmartine

202 abonnés 748 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 29 juillet 2014
J'ai adoré ce film, drôle, d’une ironie tendre, subtil et poétique tourné en partie dans les paysages bucoliques de la Creuse. Réalisé par Léa Frazer, il est dédié à Jocelyn Quivrin et Eric Rohmer. A l'origine, Maestro devait être réalisé par Jocelyn Quivrin, décédé en 2009 au volant de son Ariel Atom sous le tunnel de Saint Cloud. Admirateur inconditionnel d'Eric Rohmer, il l'avait approché afin de pouvoir jouer dans un de ses films et avait tourné dans un second rôle dans Les amours d'Astrée et de Céladon, film tiré de l'oeuvre fleuve et inachevée L'Astrée, d'Honoré d'Urfé écrite de 1607 à 1627. Le film de Rohmer a été présenté à la Nostra de Venise et nommé pour le Lion d'Or..Une expérience aussi riche que déstabilisante, qui donna à Jocelyn Quivrin l'idée d'un scénario, pour l'écriture duquel il demanda à son amie Léa Fazer de l'aider. Rohmer mourra lui même quatre mois après la mort de Jocelyn Quivrin. Dans le film de Léa Frazer, Michael Lonsdale est Cédric Rovère , réalisateur du cinéma d’auteur, vieux sage, attaché au texte et au phrasé, habité par son projet, maître fantasque , plein d’autodérision, lui qui a tant donné au cinéma d’auteur...qui tourne à l’économie , se passionne pour Henri (Pio Marmaï ), sa jeunesse et sa fantaisie et dont la personnalité est probablement proche de celle de Jocelyn Quivrin qui voulait réaliser et jouer le rôle. MAESTRO évoque de manière délicate cette histoire de transmission, entre deux hommes que tout oppose, et au fur et à mesure que le film avance, dit beaucoup sur l’éveil d’un être à lui-même et à un univers poétique auquel il n’avait pas encore eu accès. Le film est porté par Michael Lonsdale et Pio Marmaï , les autres acteurs s’intègrent parfaitement à ce duo…Ce film est un régal
Eowyn Cwper
Eowyn Cwper

164 abonnés 2 041 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 11 mars 2017
Quel avantage facile un film peut avoir quand il raconte un tournage dans le tournage ! Car sans efforts particuliers, il est permis à l'oeuvre de donner un angle de vue modeste sur sa propre condition tout en rappelant au spectateur que les ennuis qu'il voit au tournage imbriqué peuvent avoir été réels. Chose fort heureuse aussi, il ne verse pas dans l'abus habituel des productions hexagonales qui montrent un penchant trop marqué pour le drame, ou la comédie, ou le film historique. Cette création est inspirée d'une histoire vraie à laquelle elle rend simplement hommage, et cet accroc dans sa matière primordiale est cristallisé par le jeu mal équilibré de Pio Marmaï qui est néanmoins aussi méritant que les autres dans sa gestion personelle du film imbriqué. Lonsdale est parfait et, comme laissé supposé ci-avant, son rôle incroyablement bien dosé.
Ramm-MeinLieberKritiker-Stein
Ramm-MeinLieberKritiker-Stein

148 abonnés 544 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 28 juillet 2014
C'est en s'imaginant rafler la mise que Henri et son ami participent en tant qu'acteurs au tournage d'une sorte de péplum érotique. Accompagnés pour cela d'une légende du cinéma et du théâtre, Michael Lonsdale, Léa Frazer livre un film touchant doublé d'une mise en scène peut-être traditionnelle, mais teintée d'une véritable envie de création qui mérite le coup d'oeil. Les médisances poétiques sont enrichissantes mais les personnages un poil trop caricaturés : Marmai et Belaïdi en rut pour la même fille (on dirait des adolescents), l'autre jeune homme à la personnalité qui se veut forcément homosexuel... En fait, on regarde pendant plus d'une heure un joli théâtre de marionnettes dont on reconnaît les personnages juste de par leurs traits de caractère, comme pour "Transformers". Frazer ne sait pas comment rendre hommage à son ami, donc elle s'emmêle les pinceaux bêtement et livre quelque chose de studieux mais de ni évolué ni original. Déception!
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 23 juillet 2014
BRAVO! ÇA FAISAIT LONGTEMPS QU'ON AVAIT PAS VU UN FILM FRANÇAIS AUSSI DRÔLE, JUSTE ET ÉMOUVANT.
PIO MARMAÏ EST GÉNIAL. ALLEZ-Y, VOUS ALLEZ "KIFFER, GROS".
Jonathan M
Jonathan M

164 abonnés 1 529 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 2 janvier 2023
Une histoire qui évoque la tendresse d'un auteur incontestable de son temps est forcément une bonne idée. Eric Rohmer, où plutôt Cédric Rovère ici, magnifiquement campé par Michael Lonsdale, met la lumière et inculque l'estime de soit à un acteur qui se prend à rêver de carrière. Orchestré dans les coulisses d'un tournage qui se veut minimaliste et plutôt gaie, le film est satisfaisant par son apparente simplicité.
Ghibliste
Ghibliste

95 abonnés 577 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 12 août 2015
"Maestro" est une comédie de Léa Frazer reprenant le scénario qu'aurait dû réaliser Jocelyn Quivrin racontant sa propre rencontre avec le réalisateur Eric Rohmer. Déjà, ce qui est bien, c'est que les acteurs choisis - et tous excellents - ne ressemblent pas physiquement à leurs incarnations, ce qui permet au film de garder toute sa légèreté malgré le drame que l'on sait. L'histoire est vraiment saugrenue et la rencontre de ces deux milieux, d'abord drôle, deviendra notamment émouvante entre le réalisateur et son comédien. A noter des paysages magnifiques, dignes de la poésie et de l'onirisme suscités par le sujet du tournage. Un joli film sur l'ouverture à la culture de l'autre donc, dont seule la romance à des allures de superficialité. Original et charmant.
nathalie R
nathalie R

13 abonnés 227 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 21 août 2014
Je n'ai pas réussi à rentrer dans le film. Pas assez drôle. Trop poétique. Le rythme est constant, les acteurs sont bons et le scénario est riche ; mais ça n'a pas été une belle révélation.
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