En 2005, Jocelyn Quivrin participait au tournage du dernier film d’Eric Rohmer, Les amours d'Astrée et de Céladon, et semble avoir beaucoup appris de cette rencontre avec l’illustre réalisateur. Toujours est-il qu’il en a écrit un scénario avec l’aide de son amie Léa Fazer. Quatre ans après les décès de Romher et de Quivrin, cette dernière a décidé de leur rendre hommage en filmant cette histoire dans laquelle un jeune acteur insouciant (bien moins expérimenté que l’était Quivrin) va côtoyer un grand ponte du cinéma d’auteur (pour le coup renommé Cedric Rovère). Ce face-à-face permet à la fois à Pio Marmai d’utiliser au mieux son talent comique, loin des rôles assez sombres auxquels il est habitué, et à Michael Lonsdale de délivrer une prestation pleine de sincérité. Mais si l’hommage est finalement assez maladroit de par son manque d’attendrissement et que la sous-intrigue romantique est faite de grosses ficelles, l’humour né de la confrontation entre les deux approches qu’ont les personnages du cinéma ainsi que de la réalité précaire d’un tournage modeste (d’un film de costumes qui plus est) fait de Maestro une sympathique comédie qui amusera essentiellement les cinéphiles et, incontestablement, la meilleure réalisation de Léa Fazer à ce jour.
Le film détient quelques gags amusants, la fraîcheur de Pio Marmaï et Déborah François donnent sa légèreté à l'ensemble. On aurait pu attendre une parodie désopilante des films de Rohmer, mais le respect au cinéaste a peut-être étouffé l'insolence de Léa Fazer, qui, en conséquence, propose un film agréable mais gentillet.
Un très joli excercice de style, à la fois touchant, subtil, envoutant. C'est bien un hommage à Rohmer, avec une touche particulière apportée aux dialogues.On retrouve cette finesse de la réalisation , mais aves une touche d'humour et de modernité en plus, parfois même un ton irrévérencieux.. Le choc des cultures et des générations est bien montré.Les acteurs sont tous excellents, avec bien sûr un Lonsdale exceptionnel, mais tous le seconds rôles sont très soignés..
Un très beau film en forme d'hommage au cinéma d'auteur, si cher au cinéma français. Michael Lonsdale joue le rôle d'Éric Rohmer et Pio Marmai celui d'un jeune acteur plutôt porté sur l'action. Un choc générationnel et culturel très intéressant.
Léa Fazer n'a rien fait de bien marquant comme réalisatrice. Comme scénariste non plus d'ailleurs et son maestro peut rejoindre la case vestiaire et aller se rhabiller ! Cette histoire de la profession qui se regarde le nombril dans un miroir ou plutôt au travers d'uneméra est aussi passionnante à regarder qu'un iule se nettoyant les pieds ! Soporifique au possible ! Maigre consolation, il y a Lonsdalle qui aide à ne pas s'endormir, mais qu'est-il allé faire dans cette galère ? Un navet qui n'a attiré que 200 000 spectateurs en salles, et pas forcément satisfaits à la sortie : un couac retentissant pour ce maestro ! willycopresto
Une bien jolie comédie française, qui diffuse une agréable sensation de fraîcheur durant la petite heure et demie que dure "Maestro" (2014). Léa Fazer rend ici hommage à son ami disparu, le comédien Jocelyn Quivrin, qui souhaitait lui-même rendre hommage au cinéaste Eric Rohmer, dont la rencontre sur le tournage des "Amours d'Astrée et de Céladon" avait bouleversé sa vision du métier et de l'existence. "Maestro" décrit ce tournage, cette confrontation entre deux univers (l'ancien VS le moderne, le film d'auteur VS les rêves de gloire, les budgets serrés VS les grosses productions...) sans toutefois tomber dans un manichéisme absurde, qui voudrait que le cinéma, "c'était mieux avant". Certes, c'est bien le jeune acteur naïf et immature qui sortira grandi et chamboulé par cette expérience unique, mais l'échange fonctionne dans les deux sens, et chacun s'enrichit au contact de l'autre, à condition de dépasser ses préjugés. On pourra justement reprocher au film ses excès de bons sentiments et cette morale gentillette, mais le registre et celui de la comédie, et on aura passé un délicieux moment en compagnie d'acteurs formidables. Michael Lonsdale m'a fait très forte impression, incarnant avec finesse un Rohmer à la fois généreux, lunaire, rigoureux, déconnecté mais toujours jeune d'esprit. Pio Marmaï a su se hisser à la hauteur de son expérimenté partenaire, bien meilleur que dans "Toute première fois" par exemple, tout en sincérité gauche et en énergie pas toujours bien canalisée. On retrouve également avec plaisir Déborah François et Alice Belaïdi, ainsi que quelques inconnus prometteurs dans le staff de Rohmer. Enfin, j'ai beaucoup aimé "Maestro" parce qu'au delà de l'hommage individuel, ce film est une déclaration d'amour adressé au cinéma, à tous les cinémas, que l'on n'a pas souvent l'occasion de découvrir sous cet angle-là. D'ailleurs la photographie est particulièrement soignée. Avis aux amateurs.
Grace à une amie, Henri obtient un rôle dans le prochain film de Cédric Rovère. Loin de ses rêves emplis de gloire, de grosses productions, de tapis rouge et de 5 étoiles, il va découvrir et s’attacher à ce mentor.
Les tempéraments opposés de ces deux rôles ajoutent de la drôlerie aux dialogues. Néanmoins, je me suis profondément ennuyé dans ce film qui ne dure pourtant même pas une heure trente.
Un court métrage aurait certainement suffit à faire la même démonstration.