Je ne m'en cache pas : le cinéma d'Eric Rohmer ne m'intéresse absolument pas, mais ce projet montrant l'épanouissement professionnel d'un jeune acteur à travers le tournage de l'un de ses films me paraissait être une belle idée. Léa Fazer n'était sans doute pas la plus prompte à mettre en images ce récit, mais celle-ci fait preuve d'une réelle sensibilité et s'appuie sur des dialogues de qualité ainsi que des personnages attachants, un peu caricaturaux mais que l'incompréhension réciproque permet de rendre touchants, à l'image du jeu du chat et la souris entrepris par Pio Marmaï et Déborah François. De plus, il y a toujours quelque chose d'émouvant à découvrir l'envers d'un plateau de cinéma, surtout lorsqu'il s'agit d'une œuvre à petit budget où tout est minutieusement pensé, compté pour ne pas écouler le budget avant la fin, ce qui est assez bien décrit ici. C'est un mélange des genres, parfois maladroit mais souvent drôle (notons un passage gentiment moqueur concernant les intellos ne pouvant même pas imaginer regarder un blockbuster, aussi brillant soit-il), notamment dans le décalage entre la « cool attitude » du héros et l'amour de la poésie du vieux réalisateur, magnifiquement interprété par Michael Lonsdale. Sans être totalement sous le charme (je trouve le dernier quart un peu longuet et inutilement timoré), « Maestro » reste une jolie histoire, un hommage sincère au septième art et à ceux qui le font vivre (la scène finale est à ce titre vraiment bien vue) : très sympa.
En dépit d'un début un peu balourd, ce récit d'un éveil artistique émeut et capte l'attention. Les fans de Rohmer trouveront le film assez banal dans sa forme mais seront intéressés par un scénario audacieux.
Au-delà des scènes forcément comiques dues à la confrontation de deux mondes si lointains, Maestro est un beau récit d'apprentissage entre un jeune fougueux qui ne connaît rien et un vieux sage qui semble revenu de tout, sauf de sa passion pour l'image et les mots.
Quel plaisir ce film, inspiré de la rencontre d'Eric Rohmer et de Jocelyn Quivrin, qui nous raconte le tournage de Les Amours d'Astrée et de Céladon et deux univers qui se rencontrent. Très drôle, les acteurs sont parfaits entre le suave Michael Londsale et ce Pio Marmaï génial, avec son air de gaffeur aucunement géné. Et il y a quelque de chose de touchant à voir toute cette troupe rechercher quelque chose qu'on pourrait appeler la beauté, ou mieux la poésie. "C'est important la beauté" répète à l'envie le metteur en scène à son distrait comédien....On ne peut que être d'accord. Très réussi.
Gentillet et un peu gnangnan il ne se passe pas grand chose Nicolas Bridet confirme après le fils préféré mais sinon excepté Michaël Lonsdale irrésistible les jeunes acteurs du film ont du mal à trouver leur marque et le scénario tourne un peu en rond et c'est dommage d'autant que j'y allais pour mon chouchou que je n'ai pas trouvé au mieux
Un joli film sur l'histoire d'un cinéaste et de son cinéma d'auteur. Entre relations d'acteurs et de réalisateurs, envie de sourire de rire, d'être touché, de se dire qu'il existe encore un cinéma basé sur pas grand chose mais qui peut apporter beaucoup. Un très bon moment pour un cinéaste (averti ou pas...)
Un petit bijou d'émotion, d'humour et de tendresse. J'ai passé un moment magique, le sourire aux lèvres du début à la fin. Les acteurs sont heureux d'être là, la réalisatrice campent ses personnages en une ou deux scènes, sans aucune lourdeur. Et qu'est-ce que c'est drôle ! Je recommande vivement ce film.
on aurait préféré une présence plus évidente de Michael Lonsdale qui est sensé etre Eric Rohmer, malgré tout, le film sort finalement du piège (l' amourette) grace à son humour, la beauté des extérieurs et le jeu des acteurs.vraiment un très bon moment à passer.
Sous le prétexte du tournage d'un film d'auteur, on assiste à un merveilleux jeu d'acteurs. C'est poétique, charmant, envoutant, enivrant, mais surtout d'une très grande fraîcheur. Même si le scénario peut paraître plat, Michael Lonsdale emporte tout et montre s'il en était besoin son grand talent. Il en devient presque espiègle .Pio MARMAI a du mal parfois à suivre le rythme imposé par le maître, mais son jeune talent comble ce petit fossé. On pouvait craindre un film élitiste, mais il n'en est rien. La rencontre de ces deux acteurs est une bonne trouvaille et on oscille entre rire et tendresse. Drôle, parfois ridicule, le film nous fait découvrir l’envers du décor. Même si la réalisation est parfois un peu maladroite, le plaisir reste entier.
Magnifique déclaration d'amour au cinéma,aux acteurs,à la vie,et accessoirement joli hommage à un des plus beaux films de Rohmer et à J.Quivrin.Je pense que ceux qui n'ont pas aimé sont les mêmes mauvais coucheurs qui reprochent à Rohmer le ton surjoué de ses acteurs alors même que celui-ci était tout à fait voulu pour faire ressortir la "vérité"des textes/dialogues,sa profondeur.Léger et profond,c'est ce qu'il y a de plus difficile à obtenir au cinéma,et là je dis "chapeau bas!".
Réjouissant et rafraichissant pour ceux qui aiment décalage, poésie et rencontres humaines fécondes Certes on prend son temps ...mais pour moi c'est avec l'espace le vrai luxe ... je puis aussi accepter que l'on reste un peu insensible à cette hymne élégiaque..Reste l'hommage réussi aux 2 protagonistes recréés sans mimétisme..