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Fritz L
220 abonnés
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4,0
Publiée le 5 août 2014
Il y a des choses profondément attendrissantes dans « Maestro ». A commencer sans doute par ce double hommage à Eric Rohmer et Surtout Jocelyn Quivrin (à l’origine du projet). Par cette caricature douce et amère, on découvre le grand maître du cinéma d’auteur français, aux films réputés maniérés et difficiles d’accès pour le grand public, comme un ascète des mots, coincé dans un carcan élitiste, qui en fin de vie, lui pèse et qu’il aimerait fuir. Le catalyseur de cette liberté tant attendue, est le jeune Henri, pseudo acteur, un peu branleur, qui arrive par hasard sur le tournage. Il y est un véritable trublion. C’est cette complicité, cette connivence entre le maître et l’élève qui nous offrent au film ses plus beaux moments. Le vieil homme, qui sait que son genre de cinéma s’éteindra avec lui, tente de passer le flambeau à ce jeune homme libre, doué. Il va lui transmettre l’essentiel pour qu’il le porte dans son univers si radicalement différent. Tout aussi réjouissant, est de voir Piu Marmaï pouvoir enfin donner la vraie dimension de son talent. Là où il végétait depuis quelques années, ici, il est d’une rare intensité. Quant à Michael Lonsdale, dont l’extraordinaire longévité du talent ne faiblit pas, avec une bonne dose de second degré et de subtilité, il incarne un Cedric Rovère avec malice, causticité et un énorme respect ! Chapeau les artistes !
Une belle surprise que ce Maestro, inspirée d'une histoire vraie, qui nous plonge dans le tournage d'un long-métrage quelque peu fauché financièrement et en décalage avec son époque. Au travers de la relation ambiguë, quasi-filiale, entre deux personnages, le réalisateur émérite et son acteur principal en quasi-tourisme, que tout semble opposer, il est question d'art, de rythme, d'incidents de tournage et de fossé générationnel. Tout un programme abordé de manière simple et directe, avec intelligence et humour. Pio Marmai et Michael Lonsdale y sont particulièrement brillants, et c'est donc tout naturellement que je recommande cette oeuvre plaisante, subtile et remarquablement bien écrite.
Drôle et bucolique, "Maestro" aurait pu cependant être perfectible tant on l'attendait moins sur une chronique de tournage (toutefois réussie) que sur le choc des cultures qu'impliquait la rencontre entre le jeune acteur populaire et le grand auteur cultivé. Mais ça valait quand même le coup de raconter cette histoire, surtout avec Pio Marmaï et Michael Lonsdale rendant joliment hommage à leurs aînés.
Un beau petit film qui rend hommage au cinéma et à Jocelyn Quirvin, qui tenait à réaliser ce film mais qui mourut peu avant. Michael Lonsdale est encore génial et Déborah François illumine chaque scène. Hommage et un petit peu parodie du cinéma d'auteur et de Rohmer ce film est une bonne surprise.
Ayant vu une demi-douzaine de films de Rohmer (dont la moitié au cinéma), j'ai toujours eu une certaine affection pour ce metteur en scène (mon préféré, c'est "L'arbre, le maire et la médiathèque"). Non que j'ai parfaitement compris le sens de ses œuvres, loin de là, mais son aspect décalé bien que relativement accessible ainsi que ses choix iconoclastes m'ont quelque part toujours amusé. C'est ainsi sympa que "Maestro" lui rende hommage, même si c'est surtout celui à Jocelyn Quivrin, qui est un peu notre James Dean national, qui tient certainement le plus à cœur à la réalisatrice. Cette dédicace à ces deux artistes est d'autant plus noble qu'elle donne lieu à une évocation drôle, fraîche et terriblement savoureuse. Sa petite troupe d'acteurs est adorable, avec au premier titre un Michael Lonsdale plus qu'excellent. Cette histoire, au cœur d'une nature chère au regretté Eric, nous apporte gaieté et douceur et nous touche joliment. Un beau et tendre clin d'œil à deux attachantes personnalités.
Film qui suit un jeune acteur débutant dans le métier, plus fan des Fast and Furious que des films d'auteur....c'est frais et léger, avec un peu d’insouciance et d'humour à la Péril Jeune, qui rendent le film encore plus sincère quand on sait qu'il est inspiré de la rencontre de Jocelyn Quivrin avec Éric Rohmer
Je ne suis pas spécialement admiratif du travail d'Eric Rohmer, mais ce joli film lui rend un bel hommage, l'histoire est légère et bien interprétée, tous les comédiens nous transmettent leur joie du cinéma"à l'ancienne". Un film dédié à Jocelyn Quivrin, un acteur malheureusement parti trop tôt.
Henri, tout jeune comédien, aux références issues du cinéma d'action américain, est engagé par Cédric Rovère, maître du film d'auteur exigeant. Ensemble, avec très peu de moyen, ils vont tourner l'adaptation d'Astrée d'Urfée, conte du 17e siècle.
Le film est inspiré de la rencontre de Jocelyn Quivrin et Eric Rohmer sur le tournage des Amours d'Astrée et de Céladon. Il s'agit ici de raconter le choc des cultures et surtout l'apprentissage d'un jeune comédien qui s'ouvre à la délicatesse et se laisse emporter par l'enthousiasme d'une troupe de comédiens passionnés par une poésie auquel il n'a pas accès.
Les scènes représentant le décalage entre Henri, l'esthétique du film et l'artisanat du tournage sont irrésistibles et d'autant plus fortes qu'elles le sont dans la bienveillance. Elles servent parfaitement l'émotion qui se crée au fur à mesure de l'évolution du comédien et de sa relation avec le maître.
Les acteurs sont excellents à commencer par Pio Marmaï et Michael Lonsdale. Et cerise sur le gâteau on retrouve l'excellente Dominique Reymond.
"Trop intello", selon le critique du "Parisien", sans doute encore marqué par le fait qu'il n'a jamais pu décrocher le bac. Il est vrai que citer Corneille, Shakespeare et Verlaine, c'est très intellectuel... Cessons la plaisanterie, ce film est très agréable à regarder et magnifiquement interprété...
Jolie et sympathique comédie avec à sa tête un immense et généreux acteur Michael Lonsdale. Et un Pio Marmaï touchant. Beau message et bel hommage au cinéma, aux auteurs, à la culture.
Si l’affiche comme le titre laissent présager un de ces films français prétentieux et profondément ennuyeux, Maestro est en réalité une bonne surprise ! Assez drôle, le film plaira en premier lieu à tout cinéphile, heureux de retrouver à l’écran l’ambiance se distillant lors un tournage de film, qui est plus est à très petit budget. Mais le cinéma n’est pas tant le sujet du film que la rencontre entre deux hommes, deux personnalités différentes qui vont apprendre à se connaitre, et l’ouverture culturelle qui en ressortira. L’initiation d’Henri (Pio Marmaï) à la poésie par le biais de Cédric (Michael Lonsdale) est également rythmé par l’histoire d’amour, assez conventionnelle, entre le jeune acteur et une comédienne (Déborah François) partageant avec lui la réplique lors du tournage.
Inspiré de la rencontre entre feu Jocelyn Quivrin et Eric Rohmer, Maestro est porté par les comédiens, Déborah François et Alice Belaïdi toutes deux toujours pleines d’énergie, mais surtout par le duo Pio Marmaï/Michael Lonsdale, en totale alchimie, qui rendent un bel hommage à leurs modèles.
Un film qui a du charme, peut être un peu désuet. Une comédie qui joue sur les contrastes et les sentiments avec brio, le tout porté par de bons acteurs. Rafraîchissant....
une petite merveille que ce film. Un indice ? il y a tant de films dont on aurait aimé que le metteur en scène en coupe 15 ou parfois même 30 minutes tant on est lassé de ces effets spéciaux auxquels on ne comprend plus rient et de ces scènes tournées devant un décor vert.Ici quand le générique de fin est apparu j'étais triste que ce soit déjà fini. J'aurais voulu rester encore avec henri/céladon et gloria/astrée et bien sur avec cédric/eric.C'est un film sur l'ouverture à la culture, à la beauté, à la poésie. C'est un film sur un temps que les moins de 20 ans ... et c'est bien dommage !