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Mafoipourquoipas
13 abonnés
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4,0
Publiée le 6 octobre 2018
4 étoiles - Maestro
J'ai a-do-ré ! Quelle surprise ! C'est frais, c'est doucement ironique, c'est naturellement poétique. Le scénario est bien pensé et la mise en scène à une fraicheur juvénile ravissante (il y a de beaux cadrage, il y a de bons acteurs). J'ai kiffé grave Michael Lonsdale : sa voix, sa posture de vieux sage intemporel ; j'ai aimé le voir dans ces paysages pleins de charmes ....
Le ciel est, par-dessus le toit, Si bleu, si calme ! Un arbre, par-dessus le toit, Berce sa palme. La cloche, dans le ciel qu'on voit, Doucement tinte. Un oiseau sur l'arbre qu'on voit Chante sa plainte. Mon Dieu, mon Dieu, la vie est là Simple et tranquille. Cette paisible rumeur-là Vient de la ville. Qu'as-tu fait, ô toi que voilà Pleurant sans cesse, Dis, qu'as-tu fait, toi que voilà, De ta jeunesse ?
Verlaine (1881
Ce film c'est tout un poème de Verlaine ! Un poème sans prétention, une simple et naturelle métaphore d'élégance, un instant de vie prosaïque plein d'humour et de fraicheur rêveuse. J'ai a-do-ré !
La confrontation entre un acteur adepte des films d'actions (Pio Marmai) et un réalisateur de cinéma d'auteur, amoureux de poésie (Michael Lonsdale). Ce décalage nous fait sourire plus d'une fois, même s'il ne faut pas s'attendre à une comédie hilarante (les traits de chacun n'étant pas accentués à l'excès) mais plutôt un hommage à une certaine amitié qui aurait pu apparaitre improbable au premier abord.
Le film est basé sur une histoire vraie, la rencontre entre un jeune acteur disparu, proche de la réalisatrice, et Eric Rohmer. Il se veut être une défense du cinéma d'auteur. Franchement ici, on s'ennuie plutôt malgré les tentatives de faire rire ou d'émouvoir. J'ai aimé - jeune - le cinéma de Rohmer. Mais le cinéma d'auteur est ici bien mal défendu, et ne donnera pas à beaucoup l'envie d'en voir. Dommage pour les acteurs qui font ce qu'ils peuvent dans cette galère. TV 1 - décembre 2017
Pas fameux. Trop élitiste et faussement culturel, on s'ennuie ferme de la romance dans ce film, c'est comme un roman-photo dans un milieu artistique, faible intérêt au niveau de la réalisation, des dialogues longs et sans grande qualité littéraire, l'acteur principal est bon, ce sera un grand acteur, mais pas dans ce film. Les filles sont fades, seul ressort un Lonsdale imitant Rohmer, pas trop mal. Le reste est très moyen. Déception.
Je ne m'en cache pas : le cinéma d'Eric Rohmer ne m'intéresse absolument pas, mais ce projet montrant l'épanouissement professionnel d'un jeune acteur à travers le tournage de l'un de ses films me paraissait être une belle idée. Léa Fazer n'était sans doute pas la plus prompte à mettre en images ce récit, mais celle-ci fait preuve d'une réelle sensibilité et s'appuie sur des dialogues de qualité ainsi que des personnages attachants, un peu caricaturaux mais que l'incompréhension réciproque permet de rendre touchants, à l'image du jeu du chat et la souris entrepris par Pio Marmaï et Déborah François. De plus, il y a toujours quelque chose d'émouvant à découvrir l'envers d'un plateau de cinéma, surtout lorsqu'il s'agit d'une œuvre à petit budget où tout est minutieusement pensé, compté pour ne pas écouler le budget avant la fin, ce qui est assez bien décrit ici. C'est un mélange des genres, parfois maladroit mais souvent drôle (notons un passage gentiment moqueur concernant les intellos ne pouvant même pas imaginer regarder un blockbuster, aussi brillant soit-il), notamment dans le décalage entre la « cool attitude » du héros et l'amour de la poésie du vieux réalisateur, magnifiquement interprété par Michael Lonsdale. Sans être totalement sous le charme (je trouve le dernier quart un peu longuet et inutilement timoré), « Maestro » reste une jolie histoire, un hommage sincère au septième art et à ceux qui le font vivre (la scène finale est à ce titre vraiment bien vue) : très sympa.
A la base cette histoire est celle de l'acteur Jocelyn Quivrin, qui a écrit un scénario qu'il voulait réaliser pour conter sa rencontre avec Eric Rohmer et le tournage de son film "Les amours d'Astrée et Céladon" (2007) dont c'est d'ailleurs le dernier film. Outre les valeurs que semblent avoir reçues et comprises lors de l'expérience vécue par Joclyn Quivrin/Henri Renaud la réussite du film réside aussi dans la capacité de Léa Frazer à ne pas tomber dans un hommage pur. Non, la réalisatrice instille une vraie légèreté de ton qui inspire la joie de vivre et qui offre ainsi de réels moments de bonheur et de rires. Site : Selenie
Vu sur ARTE (je l'avais loupé lors de sa sortie en salles en plein été) : j'ai adoré ! Le duo Michael Lonsdale - Pio Marmaï fonctionne parfaitement, le jeune acteur fougueux ayant beaucoup à apprendre de son aîné tout en lui apportant sa fraîcheur, sa bienveillance (et ses compétences en informatique...). Ce film donne envie de relire de la poésie... Pour couronner le tout, une magnifique chanson pour le générique de fin qui trotte encore dans ma tête !
Léa Fazer n'a rien fait de bien marquant comme réalisatrice. Comme scénariste non plus d'ailleurs et son maestro peut rejoindre la case vestiaire et aller se rhabiller ! Cette histoire de la profession qui se regarde le nombril dans un miroir ou plutôt au travers d'uneméra est aussi passionnante à regarder qu'un iule se nettoyant les pieds ! Soporifique au possible ! Maigre consolation, il y a Lonsdalle qui aide à ne pas s'endormir, mais qu'est-il allé faire dans cette galère ? Un navet qui n'a attiré que 200 000 spectateurs en salles, et pas forcément satisfaits à la sortie : un couac retentissant pour ce maestro ! willycopresto
Un très beau film en forme d'hommage au cinéma d'auteur, si cher au cinéma français. Michael Lonsdale joue le rôle d'Éric Rohmer et Pio Marmai celui d'un jeune acteur plutôt porté sur l'action. Un choc générationnel et culturel très intéressant.
Un excellent film . Pio Marmai incarne un jeune acteur débutant. Michael Londsale interprète un vieux réalisateur de films d'auteurs. Deborah François tient le rôle d'une jeune comédienne. Léa Fazer mélange poésie et théâtre . Un bel hommage à Eric Rohmer et Jocelyn Quivrin.
Quel avantage facile un film peut avoir quand il raconte un tournage dans le tournage ! Car sans efforts particuliers, il est permis à l'oeuvre de donner un angle de vue modeste sur sa propre condition tout en rappelant au spectateur que les ennuis qu'il voit au tournage imbriqué peuvent avoir été réels. Chose fort heureuse aussi, il ne verse pas dans l'abus habituel des productions hexagonales qui montrent un penchant trop marqué pour le drame, ou la comédie, ou le film historique. Cette création est inspirée d'une histoire vraie à laquelle elle rend simplement hommage, et cet accroc dans sa matière primordiale est cristallisé par le jeu mal équilibré de Pio Marmaï qui est néanmoins aussi méritant que les autres dans sa gestion personelle du film imbriqué. Lonsdale est parfait et, comme laissé supposé ci-avant, son rôle incroyablement bien dosé.
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4,0
Publiée le 7 octobre 2016
Excellente surprise que ce "Maestro" qui s'inspire d'une histoire vraie. "Maestro", c'est justement l'histoire d'un tournage au cinèma! Henri, un jeune comèdien, rêve de devenir acteur sur un film d'action et se retrouve sur le plateau d'un maître du cinèma d'auteur! Un scènario co-ècrit par Lèa Fazer et Jocelyn Quivrin, disparu entre-temps tragiquement à l'âge de trente ans! Avec "Maestro", Fazer poursuit donc l'aventure et montre comment deux gènèrations qui n'ont pas du tout la même culture arrivent malgrè tout à s'entendre même si les conditions de tournage ne sont pas tout à fait celles auxquelles le jeune acteur et le monstre sacrè du cinèma d'auteur s'attendaient! C'est ètrange la sensation du temps sur un tournage! Un petit budget, six semaines de tournage (dont quatre dans le Berry), le film est soutenu par toute une règion et la production a trouvè dans l'Indre les dècors magnifiques qu'elle cherchait! La nature y est bucolique et sauvage, sublimèe par les mots prècieux de Michael Lonsdale qui trouve en Cèdric Rovère un rôle à la mesure de son immense talent : « La poèsie, il faut la sentir, la vivre et avoir ètè malheureux en amour ! » Remarquable! Tout est rèussi : le projet, les images, les dialogues et la distribution, parfaite, dominèe par la radieuse beautè de Dèborah François, qui est une sublime Gloria! Pour les regrettès Eric Rohmer et Jocelyn Quivrin auxquels "Maestro" est dèdiè...