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Maxime F
50 abonnés
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3,5
Publiée le 9 novembre 2016
Un très jolie film qui se démarque totalement des adaptions du célèbre détectives. Ici pas de thriller ou de véritable enquête, c'est contre la vieillesse et la solitude que lutte le vieux détective. Une magnifique interprétation de Sir Ian McKellen
Après avoir signé les 2 derniers volets de la saga "Twilight", B. Condon revient vers un cinéma plus indépendant, avec un thème bien plus adulte et bien plus profond. Pourtant, il n'est pas devenu un grand cinéaste entre temps et son film reste assez sage visuellement. Il y a pourtant de bien belles scènes et il dirige 2 grands acteurs qui donnent le meilleur d'eux même : I. McKellen, époustouflant, et L. Linney, en retrait durant une bonne partie du film et qui fait exploser son talent durant le dernier tiers. Le film progresse bien et se révèle assez prenant, explorant une face pour le moins incongrue du mythe Holmes, en le respectant tout en apportant une nouvelle pierre à la légende, preuve qu'un tel personnage, entre les bonnes mains, reste inépuisable. C'est donc un drame doublé d'une enquête policière qui ne manquera pas d'étonner et de déstabiliser parfois mais qui reste également spoiler: un poil trop conformiste et sans réel prise de risque dans son final , ce que j'ai moyennement apprécié. A voir toutefois pour les fans de Holmes ou de beau cinéma. D'autres critiques sur
Un Sherlock Holmes que l'on attend pas.., un Sherlock Holmes nonagénaire dont son esprit n'est plus à son apogée et commence à s'égarer..
Sur un rythme lent et mélancolique, Sherlock s'en va à la recherche de lui même en essayant de démêler le vrai du faux, entre réalités, histoires et souvenirs..
Un jolie film avec une intrigue tout de même prenante malgré le rythme.
En 1947, Sherlock Holmes (Ian MacKellen) a plus de 90 ans, plusieurs de ses proches sont maintenant décédés, il a pris depuis quelques années sa retraite à la campagne dans le Sussex et se consacre à son rucher. Il vit avec sa gouvernante (Laura Linney) et son fils.
Il commence à rencontrer des problèmes de mémoires, il cherche des moyens d’y pallier et c’est pourquoi il revient d’un voyage au Japon où il a tenté de se procurer une plante qui l’aiderait à retrouver la mémoire. Il cherche désespérément à reconstituer sa dernière enquête laquelle l’avait conduit à prendre sa retraite, aidé par le petit garçon de sa gouvernante.
Au centre du récit, c’est un vieil homme fragile, anciennement brillant logicien, maître de la déduction, maintenant vieillissant et davantage enclin à suivre ses sentiments que son intellect.
Cet épilogue aux aventures de Sherlock Holmes, touchant et nostalgique, ne trahit aucunement l’esprit des enquêtes écrites par Arthur Conan Doyle.
Je trouve qu’il fait écho au « Secret de la pyramide » de Steven Spielberg, film brillant consacré lui à l’adolescence de Sherlock Holmes.
Un film lent et morne avec un côté téléfilm assez soporifique et un personnage principal qui n'avait pas grand-chose à voir avec le Sherlock que je connaissais.
Sherlock Holmes est vieux et prend sa retraite à la campagne. Il essayera de se rappeler et de mettre sur papier une de ses dernières affaires, mais la maladie le guette et sa mémoire commence à lui faire défaut.
Pourra-t-il encore compter sur son esprit et sur son raisonnement ?
Le film prend le choix de mettre en parallèle trois histoires, deux enquêtes se passant à des moments et à des endroits différents, et le moment actuel, dans ce cottage anglais à la campagne. C’est intéressant car l’histoire des flashbacks est racontée au fur et à mesure de Sherlock qui se les rappels, certains bout n’arrivant que de manière abrupte, à la façon d’un rêve qui reviendrait subitement en mémoire. Et les éléments déclencheurs sont liés d’une histoire à une autre, tandis que le mystère est maintenu par le mauvais état de sa mémoire et alors qu’il a déjà résolu le problème mais n’arrive pas à s’en souvenir.
Sherlock Holmes n’est pas celui que l’on connait, mis sur papier par son collège le docteur Watson, tel un personnage atypique, coiffée de son célèbre chapeau et de sa pipe. Non, c’est un homme normal, avec ses propres gouts et peu d’exubérance. Mais le temps passant, il est devenu acariâtre, et son magnifique esprit se perd, les souvenirs se mélangent et des détails importants de sa mémoire sont hors de sa portée. Aujourd’hui âgé, il sera confronté à un problème, bien qu’à l’impact moindre que ses précédentes affaires, il s’y investira entièrement.
Ian McKellen est très bon dans son rôle. Il transmet et donne à son personnage une personnalité renfrognée, maussade et grincheuse, mais également la peur et le doute qui accompagne la perte de mémoire, comme si le sol se dérobait et qu’il n’était plus en contrôle de la situation. Le personnage de Milo Parker est intéressant, malin, et bousculant les habitudes de Sherlock. Il sera la touche de créativité, le « petit jeune qui remet en question les dires de l’ancien ». C’est classique mais la relation est sympathique. Par contre, Laura Linney est légèrement décevante, servant plus d’outils à l’histoire en tant que force de contradiction face à Holmes qu’à faire avancer l’histoire.
Le film est bien filmé, avec de beaux décors et une utilisation privilégié de la nature, des images de la campagne, et des décors en extérieur, donnant une sensation de calme à l’œuvre.
Je noterai également que la technique et l’attention apporté au maquillage de Ian est remarquable, lui faisant perdre une fois 15 ans, et dans la scène suivante lui en ajoutant 10. C’est organique et aide à nous faire plonger dans le récit.
Un film agréable, pas exubérant, sobre et sympathique. 7/10
La vieillesse est un naufrage, tout est le monde le sait et celle de Sherlock Holmes n'échappe pas à la règle. C'est toujours un pari que de s'attaquer à un mythe et de lui donner des couleurs inattendues mais quand il y a un scénario malin et un réalisateur d'envergure cela peut donner La vie privée de Sherlock Holmes de Billy Wilder, soit un film remarquable d'intelligence pétillante. Mr. Holmes de Bill Condon n'a pas la classe du précédent, loin s'en faut hélas, malgré un (très) petit charme désuet dû essentiellement à la beauté de la campagne anglaise et à l'abattage de Mr. Ian Kellen, superbe et digne dans un rôle pas trop mal écrit qui arriverait presque à faire oublier les faiblesses d'une histoire égarée dans des flashbacks plus ou moins signifiants avec une mise en scène atone. Le crépuscule d'une vie, les errances de la mémoire, les fautes commises, la transmission : cela fait beaucoup de thèmes traités sans qu'aucun ne soit approfondi. Ah si, une leçon à retenir quand même, il faut aimer les abeilles et se méfier des guêpes. Elémentaire, mon cher Watson.
En 1947, Sherlock Holmes, âgé de 93 ans, prend une retraite méritée au bord de la mer. Secondé par le fils de sa gouvernante, il essaie de se remémorer sa dernière enquête malgré une mémoire défaillante.
En dépit de la maîtrise de Sir Ian McKellen, je suis totalement passé à côté de ce « Mr. Holmes ». Son esthétique de téléfilm sent la naphtaline. Son scénario nous balade sans raison dans l’espace (un détour bien inutile par le Japon post-Hiroshima) et dans le temps (des flash-back ramènent Holmes trente ans en arrière). L’énigme policière, à supposer qu’on se donne la peine de la comprendre, est totalement dépourvue d’intérêt. Quant à la relation que le vieil homme noue avec le jeune garçon, sous le regard désapprobateur de sa mère, elle est aussi prévisible que mièvre.
Moi qui espérais un spectacle du niveau de « Downton Abbey », j’ai eu « Heidi ».
Mr Holmes est bien vieux et il a du mal a se souvenir de ses souvenirs, grâce a l'aide d'un jeune garçon (superbe comédien) et de ses abeilles voila qu'il finit par résoudre une histoire qui l'a beaucoup marqué dans le temps, une caméra virtuose suit cette passionnante aventure avec beaucoup de délicatesse servi par des comédiens excellents, certes le rythme est lent, mais la vie d'un ciel homme ne l'est elle pas.
Un beau petit film de la BBC où l'on y suit un Sherlock Holmes vieillissant et sénile, interprété par le grand Ian McKellen, qui tente de se souvenir de sa dernière enquête, dans la campagne anglaise, loin de Baker Street !
J'ai particulièrement aimé l'idée que beaucoup de choses décrites dans les nouvelles du docteur Watson, que l'on aperçoit furtivement le temps d'une scène, ne correspondent pas à la réalité, tels que le fait que l'adresse de Sherlock Holmes ne soit pas le 221B Baker Street, qu'il n'a jamais porté de Deerstalker ou encore qu'il préfère fumer le cigare, ainsi que la relation entre le détective et le fils de la gouvernante !
Le film profite d'un bon casting, où l'on retrouve quelques têtes connues telles que Frances de La Tour, que vous pouvez d'ailleurs retrouver au côté de McKellen dans la très réussie série anglaise Vicious, que je vous conseil vivement, ou Hiroyuki Sanada, que j'avais vu dans le Dernier Samouraï, mais aussi des nouvelles avec Milo Parker, que je suis curieux de voir dans le prochain Burton, Miss Peregrine's Home For Peculiar Children, d'une bonne réalisation, de beaux costumes et décors ainsi que d'une jolie bande son !
En soit, Mr. Holmes est un bon petit film anglais plaisant à regarder, où Mckellen nous livre une bonne prestation, et même par moment touchante, du personnage de Conan Doyle ! 6.5/10 !
J'ai vu ce film pour la présence de Ian McKellen et l'idée que ce drama feuilletonnant qu'on nous vend ait un quelconque intérêt, sachant qu'on aborde la fin de vie de Sherlock Holmes. Et c'est la déception qui domine. Certes McKellen joue à merveille le vieillard grabataire et souffrant d'Alzheimer, mais cela s'arrête là. Même les excellents épisodes des années 80 avec Jeremy Brett signé par la talentueuse société Granada Television, sont plus intéressants, avec plus d'ambiance, plus de vivacité de jeu de la part des acteurs, plus de suspense et de rebondissements. Un téléfilm feuilletonnant orienté drama qui ne dit pas son nom et qui n'a clairement pas sa place au cinéma.
Une bonne intrigue, un bon jeu d'acteur mais un rythme assez lent pendant les 3/4 du film. L'accélération de la fin redonne un souffle salvateur a l'ensemble.
C'est une production BBC, donc que du très classique et du très propre 105 minutes durant. L'intrigue principale se tient honnêtement, et voir le grand Sherlock Holmes confronté à la vieillesse avec tout ce que cela implique (notamment concernant la mémoire) a quelque chose d'émouvant, surtout lorsqu'il est incarné par le grand Ian McKellen, impérial. Cela n'en reste pas moins un peu mou et d'un académisme lassant parfois, les sous-intrigues n'étant pas toujours très excitantes. Les amateurs de classicisme absolu apprécieront, et c'est normal : le travail est fait avec soin. Les autres trouveront le spectacle honnête et ne regretteront probablement pas le déplacement, sans pour autant garder un souvenir ému de cette aventure touchante, mais un peu anecdotique.
"Mr. Holmes" est adapté du roman "Les abeilles de monsieur Holmes" (2005) de Mitch Cullin d'après des personnages mythiques créés par sir Arthur Conan Doyle en 1887. Le récit n'a rien à voir avec une enquête policière, mais repose sur le fait que Sherlock Holmes est réputé avoir une intelligence supérieure et que l'âge lui fait perdre peu à peu la raison. Il s'agit donc avant tout d'une histoire de vieillesse, et de la lutte d'un homme extraordinaire contre les usures du temps. Un beau et bon film, mais qui manque d'une tension dramatique plus forte au fil du récit et on reste perplexe, voir déçu sur la relation avec Watson.
Bill Condon et Ian McKellen se connaissent bien, qui avaient œuvré ensemble en 1998 pour "Gods and Monsters" (Ni dieux ni démons), hommage délicat et raffiné à James Whale, le réalisateur du premier "Frankenstein" en 1931 qu'ils avaient montré dans les dernières années de sa vie alors qu'abandonné de tous dans sa villa de Beverly Hills, il tentait de connaître une dernière fois l'amour en accueillant un jeune kinésithérapeute à qui, nostalgique, il racontait ses souvenirs de réalisateur. Ils rendent cette fois visite à un personnage de fiction dont les aventures ont tellement été déclinées dans des films et séries télévisées de qualité qu'il est maintenant sans doute plus gratifiant de lui en inventer de nouvelles. Dans cet esprit en 1985, sous l'impulsion de Steven Spielberg devenu producteur, Barry Levinson avait imaginé dans "Le secret de la pyramide" une enquête menée par Sherlock Holmes, jeune détective en herbe alors qu'il suivait ses études avec John Watson à l'Académie de Brompton. Bill Condon prend la diagonale opposée, se rappelant que si Conan Doyle après avoir tenté de faire disparaitre son héros trop pesant dans les chutes de Reichenbach, l'avait au final ressuscité à la demande expresse de ses lecteurs, il avait omis de décrire sa vieillesse. C'est cet angle qu'a choisi Bill Condon pour nous parler encore une fois du grand détective. Il le fait à partir du roman de Mitch Cullin, "Les abeilles de Monsieur Holmes" paru en 2005. Que deviennent nos héros quand sonne l'heure de la retraite et que tous leurs compagnons d'armes sont morts ou comme eux entrés dans le grand âge ? C'est avec la grande délicatesse qu'on lui connait que Bill Condon nous invite à la découverte de ce mystère. Holmes en 1947 a 93 ans, il vit reclus depuis trente ans dans le Sussex avec une gouvernante (Laura Linney) assez peu sensible à sa réputation. Le vieil homme commence à perdre la mémoire et s'est promis de coucher sur papier la vérité de sa dernière enquête qui avait provoqué sa retraite volontaire et que son ami Watson disparu avait comme a son habitude enjolivée pour maintenir la légende. C'est un autre combat qu'Holmes doit mener cette fois-ci contre sa déchéance et sa nature quelque peu pédante qui l'a tout au long de sa gloire protégé des agressions extérieures. Il sera aidé dans cette tâche par le jeune fils de Madame Munro sa gouvernante. Si Condon via quelques flashbacks distille quelques fois le parfum d'une vague enquête, il est clair que ce n'est pas le propos du film qui s'intéresse plutôt à la transmission entre les générations et au cheminement que chacun doit mener pour accepter sa destination finale y compris Sherlock Holmes. Bill Condon réussit cette gageure avec brio, accompagné par un Ian McKellen sans doute ravi en qualité de citoyen britannique de rejoindre le clan de ceux qui auront un jour interprété le grand détective. Du cinéma comme celui-là, en cette période où les effets spéciaux sont partout fait plaisir à voir. A noter pour le plaisir un petit caméo en forme de clin d'œil de Nicholas Rowe qui dans le film de Barry Levinson en 1985 interprétait un Sherlock Holmes adolescent mais déjà très sûr de lui.