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ginkgollie
22 abonnés
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5,0
Publiée le 27 mars 2014
C'était très beau film... C'est impressionnant de le voir... On voit qu'il existe dans le monde où il y a des jeunes qui peuvent tomber amoureux avec les personnes les plus âgées.. C'est normal. Il n'y a pas de limites, c'est l'essentiel de réconcilier la relation amoureuse.. Bravo à toute l'équipe.
L'idée est excellente mais la réalisation est plus que douteuse : clichés, lourdeur, des acteurs qui sonnent faux... On pourrait croire que le film a été réalisé par un adolescent maladroit. Raté, dommage.
je viens de voir ce très bon film ,le jeu des acteurs est formidable, le sujet est bien traité à voir absolument,même si certaines scènes peuvent mettre mal l aise il y a beaucoup d amour qui se dégage de ce film, je suis contente de l avoir vu et de le conseiller autour de moi
Pour Bruce LaBruce, réalisateur trash et underground pour certains (dont je fais partie) cultissime, fini le gore, le proto-porno et les expérimentations visuelles, en tous cas temporairement espérons-le. Bien que continuant à interroger la transgression sexuelle et amoureuse, il le fait ici tout en douceur et finesse. Il semble d'ailleurs se moquer gentiment des velléités politiques et esthétiques radicales qui caractérisent tout le reste de sa filmographie, à travers le personnage de la petite amie du jeune héros, qui établit et cite jusqu'à plus soif une liste arbitraire de personnalités féminines "révolutionnaires". Malheureusement, la simplicité factuelle à laquelle le réalisateur sulfureux fait place est ici à la limite de la platitude, et le jeune homme éperdu d'amour pour un vieillard de 82 ans trimballe sans arrêt un air un peu benêt (mais Walter Borden, en "vieille tante" tout étonné et déstabilisé de se voir désiré par un apollon à peine entré dans l'âge adulte, se révèle particulièrement beau et émouvant). Déception donc à la vue de cette "comédie romantique sans tabou" dixit l'affiche, d'autant que le même thème avait été abordé en 1971 avec bien plus de force et d'humour par le magnifique et inoubliable Harold et Maude. Avec Gérontophilia, Bruce LaBruce bande mou.
GERONTOPHILIA : Réflexion contemporaine sur "le temps qui passe", la vieillesse, la mort et les codes moraux dictés par une société (trop) normée! Bruce LaBruce filme la chair avec brio : émotion et passion, sans jamais basculé dans le trasho-malsain. Secouez le tout et vous obtiendrez un cocktail déroutant mais somme toute attachant! #movie #review
Je ne comprends pas pourquoi ce film a autant la cote: scénario indigent, acteurs médiocres à part Walter Borden qui n'est pas mal... On voit que le réalisateur vient du cinéma porno. Dommage, une bonne idée gâchée. Ceci dit, c'est agréable à regarder, léger, et on ne s'ennuie pas.
Un film incroyablement subtil par un réalisateur qui ne l'était pas trop jusqu'à présent (pour ceux qui ont vu la grosse daube de "L.A. Zombie"). L'acteur principal est extra, et le tout donne un petit film sympa !!
Très peu pour moi... Un film sur un thème pas banal qui peut être choquant (ce fut mon cas). Je n'avais pas fais le lien avec la racine latine du titre et j'aurais du me renseigner avant de me lancer aveuglément.
Très grosse surprise! Bien que le titre laisse présager une approche provocatrice du sujet, il n'en est rien. Ce film a le mérite d'aborder sans détour un sujet assez rare et délicat, avec humour et sensibilité, signe du talent de Bruce LaBruce qui jusqu'alors plutôt connu pour son approche trash et sans concession. Atmosphère tantôt rock'n roll tantôt jazzy sur fond d'hospice pour personnes âgées.
Lake, jeune canadien de 18 ans, hétéro et sans histoires, voit sa vie pour le moins basculer lorsqu'il tombe amoureux "d'un vieux shnock de 80 ans", Mr. Peabody, dans la maison de retraite où il a trouvé un petit job.
On rit, on sourit, on s'étonne, on réfléchit... Ce film atteint parfaitement son but: notre regard ne peut que changer. Quelques dialogues en "québécois" sont particulièrement croustillants. LaBruce utilise les ralentis avec très grande subtilité. Le casting est excellent bien qu'il ne comporte pas d'acteurs renommés. Chacun campe parfaitement son personnage et le rend attachant. A la fin du film, on regrette de les quitter.
Ma conclusion: A voir absolument!! Parce que ce genre de film ne court pas les rues et qu'il bouscule plein d'idées reçues.
Lake, un Saint révolutionnaire Alors maître nageur, Lake doit secourir un homme âgé. C’est à cette occasion qu’il découvre son attirance pour les hommes de cette tranche d’âges. Après avoir démissionné, il trouve un job d’été comme assistant dans une maison de retraite. Contrairement à ses collègues, il aime ce qu’il fait. D’ailleurs, à cette occasion, il se prend d’amitié pour un certain nombre des pensionnaires et les croque même sur papier dessin, mais pas seulement. Son attention se porte aussi sur leur comportement, qui devient étrange après avoir ingurgité les médicaments distribués. Testés sur lui-même, il s'effondre. Dès lors, Lake s’insurge contre ce traitement, contre leur solitude, contre l’abandon de leurs proches et décide d’extraire Melvyn, 84 ans, pour l’emmener voir l’océan, son espoir le plus fou.
Lake est un Saint et un Révolutionnaire. C’est Désirée, sa petite amie, qui le dit. En effet, d’une part, il est toujours prévenant et, d’autre part, il s’est fait ses propres références de beauté et d’amour.
Ni images provocantes ni choquantes. L’option romance, définitivement choisie, nous livre tendresse, délicatesse, mais jalousie aussi. Étrangement, cette relation en devient presque naturelle tant l’affection entre ces deux hommes est touchante. A travers amour et sexualité hors norme, ce film réussit à transporter une belle douceur. Si le film est une réussite, il le doit certainement aux deux acteurs dévoués à leur rôle, mais, aussi, à une musique qui semble l'envelopper délicatement…comme s'il avait été écrit pour épouser la partition.
Voilà un film qui fait du bien. Le sujet très original est bien traité sans jugement même si derrière tout ça on sent bien que le réalisateur encourage à suivre ses amours ... Peut être plus qu'un amour entre deux générations, il me semble qu'est mis en avant le culte de la beauté de la jeunesse dans notre société qui semble interdire l'amour à partir d'un certain âge. c'est sans doute pour mettre ça en évidence que le réalisateur insiste beaucoup, beaucoup, beaucoup sur la beauté époustouflante du jeune acteur ... Certes c'est très agréable aux yeux mais du coup ça nuit un peu au sujet je trouve. Autre petit bémol : la scène finale qui gâche un peu notre croyance en un vériable amour ... Là ça ressemble plus à de la chasse.
La photo et surtout la BO sont magnifiques. A voir.
Film attachant, aux traits (quand même) parfois un peu lugubre. Disons que les comédiens sont bons, le sujet assez bien traité, mais les scènes où par exemple le jeune lèche la blessure du vieux dans un cauchemar médicamenteux, ça j'ai un peu de mal. Et puis l'accent québécois, perso, je peux pas ! ;-) Il manquait plus que Xavier Dolan et sa moue de pseudo-intello et j'aurais quitté la salle.
La différence d'âge au sein du couple est encore très mal perçue dans nos sociétés occidentales contemporaines. Alors que l'homosexualité se voit mieux acceptée (ce dont je me réjouis) le monde s'évertue à penser que l'amour n'est réservé qu'aux personnes du même âge. Il n'est jamais question de sincérité: l'un est un déséquilibré , un maniaque sexuel tandis que l'autre se voit affublé du titre de "petite saleté vénale" ou "d'Œdipe mal réglé" (et je n'ai retenu que les plus "tendres" ^^
Bruce Labruce s'attaque donc à un sujet épineux avec son "Gerontophilia", en ajoutant les aspects "homosexuels" et "raciales" à la question. Et alors qu'il aurait pu tomber dans le graveleux et dans la provocation gratuite (comme aurait pu le suggérer le titre, assez mal choisi à mon sens) il aborde le sujet avec un œil tendre et bienveillant. L'on retrouve un Walter Borden, tout en nuances et élégance, à mille lieux des clichés de la "vieille folle" dont le cinéma et la télévision nous abreuvent encore parfois. Pour ne rien gâcher, les paysages Canadiens déjà très beaux, sont magnifiés par une photographie très soignée.
Quelques bémols néanmoins: Les motivations et la psychologie du personnage principal restent insaisissables (outre sa facette "fétichiste) et il est donc difficile de l'apprécier. De même pour la "naissance" de la relation qui se fait trop rapidement à mon goût, suggérant seulement une irrésistible attirance sexuelle (et même si elle débouchera finalement sur une complicité plus profonde). Peut être étais-ce l'effet voulu, je ne sais pas, mais j'aurai préféré une approche plus classique à ce niveau (très subjectif donc
En cela je lui préfère "Harold et Maud" de Hal Ashby (1971) qui reprenait déjà la thématique de la différence d'âge avec la délicatesse et la poésie qui caractérise son cinéma (voir "Being There" par exemple) sans oublier la B.O écrite par Cat Stevens.