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Flore A.
36 abonnés
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3,0
Publiée le 5 avril 2014
Gérontophilia aborde avec finesse et intelligence un sujet délicat qui aurait pu tourner au glauque. Au lieu de ça, le film est plein de tendresse et incite à plus de tolérance.
Voilà un film original où rien est racoleur, bien au contraire! Les interprètes sont excellent et la mise en scène intéressante pour nous faire apprécier, cet hymne à la vie et à soi. Un bémol, je n'ai ressenti que peu d'émotions malgré de jolies scènes. A conseiller vivement!
Une idée originale, une bonne réalisation, ... Mais ça ne prend pas. Le scénario est dans l'efficacité avec de grandes ellipses pour aller directement à l'essentiel. C'est bien mais parfois on a envie de plus s’arrêter sur les personnages pour qu'on apprenne à mieux les connaitre. On ne peut pas dire que ce soit très bien joué, à part Walter Borden qui se défend très bien. Le film amène une once d'espoir aux octogénaires car un jour peut-être qu'un beau et jeune apollon, mais fétichiste, viendra les séduire ...
Je suis perplexe. La presque totalité de la blogosphère et des critiques se pâment devant ce nouveau film du très subversif Bruce LaBruce. Qui s'est, pour le coup, bien calmer, pour ne pas dire bien ramolli. Je ne comprends pas cet engouement. Cette soit disant « merveilleuse histoire d'amour » ne m'a pas du tout touché. Impossible de s'attacher aux personnages, insipides et sans...
On pouvait parler de Bruce Labruce sur le ton de la "plaisanterie" et de la "provocation" , il fut un acteur porno gay dans les dernières décennies .... Après avoir vu ce film, force est de constater que ce gars sait filmer, a des notions élégantes de cadrage, de plan serré, de travellings (ici sur les grands espaces de l'Ouest canadien).... Quant à l'histoire, malgré quelques scènes de sexes suggestives entre "hommes", on ne peut qu'être conquis par l'aspect émotionnel dont il enrobe son film, par le réalisme aussi des seconds rôles et la sensibilité voilée des personnages..... Le jeune homme tombe amoureux d'un octogénaire (82 ans pile dans le film (anniversaire) et il va le conduire dans un royaume où se mêle amitié, tendresse et sexe).... Mais il a une copine, celle ci offre aussi une personne riche et émouvante, aux idées peu conventionnelles maos pleines de cohérences.... Je le répète c'est filmé avec délicatesse et maitrise, c'est du cinéma américain d'auteur, souvent excellent et primé, et il offre une ouverture sur un monde inconnu aux "hétéros", (sans voyeurisme) et avec une tendresse rare dans le cinéma américain.....Le format du film 85 minutes le rend d'autant plus accessible et chaleureux..... A voir sans préjugés, (je pense)...........
GERONTOPHILIA : Réflexion contemporaine sur "le temps qui passe", la vieillesse, la mort et les codes moraux dictés par une société (trop) normée! Bruce LaBruce filme la chair avec brio : émotion et passion, sans jamais basculé dans le trasho-malsain. Secouez le tout et vous obtiendrez un cocktail déroutant mais somme toute attachant! #movie #review
Bien déterminé à nous prouver que, derrière les productions provocatrices qui l’ont rendu célèbre dans la communauté homosexuelle, se cache une profonde sensibilité romantique, Bruce LaBruce profite de sa première opportunité de réaliser un film visionnable en salle pour nous offrir une histoire d’amour à mille lieues des conventions du genre puisqu’elle s’appuie sur une orientation sexuelle rarement traitée au cinéma car encore très taboue. Le parcours qui va amener le jeune Lake va apprendre à assumer ses attirances pour les hommes d’âges mûrs ne se fait pas sans humour ni émotions, d’autant que le comédien Pier-Gabriel Lajoie s’avère être une révélation pleine de talent. Même si cette approche sans compromis de la gérontophilie se veut subversive, c’est justement dans la candeur avec laquelle est filmée cette bluette intergénérationnelle, alors que l’on en attendait à des scènes plus explicites ou des échanges plus mordants, que ce plaidoyer anti-préjugés perd beaucoup de son potentiel contestataire.
Pas beaucoup plus intéressant qu'un téléfilm. La réalisation est assez plate et si on est pas séduit par le jeune homme, rien ne l'entoure où presque. Reste une volonté transgressive intéressante.
Lake, un Saint révolutionnaire Alors maître nageur, Lake doit secourir un homme âgé. C’est à cette occasion qu’il découvre son attirance pour les hommes de cette tranche d’âges. Après avoir démissionné, il trouve un job d’été comme assistant dans une maison de retraite. Contrairement à ses collègues, il aime ce qu’il fait. D’ailleurs, à cette occasion, il se prend d’amitié pour un certain nombre des pensionnaires et les croque même sur papier dessin, mais pas seulement. Son attention se porte aussi sur leur comportement, qui devient étrange après avoir ingurgité les médicaments distribués. Testés sur lui-même, il s'effondre. Dès lors, Lake s’insurge contre ce traitement, contre leur solitude, contre l’abandon de leurs proches et décide d’extraire Melvyn, 84 ans, pour l’emmener voir l’océan, son espoir le plus fou.
Lake est un Saint et un Révolutionnaire. C’est Désirée, sa petite amie, qui le dit. En effet, d’une part, il est toujours prévenant et, d’autre part, il s’est fait ses propres références de beauté et d’amour.
Ni images provocantes ni choquantes. L’option romance, définitivement choisie, nous livre tendresse, délicatesse, mais jalousie aussi. Étrangement, cette relation en devient presque naturelle tant l’affection entre ces deux hommes est touchante. A travers amour et sexualité hors norme, ce film réussit à transporter une belle douceur. Si le film est une réussite, il le doit certainement aux deux acteurs dévoués à leur rôle, mais, aussi, à une musique qui semble l'envelopper délicatement…comme s'il avait été écrit pour épouser la partition.
C'était très beau film... C'est impressionnant de le voir... On voit qu'il existe dans le monde où il y a des jeunes qui peuvent tomber amoureux avec les personnes les plus âgées.. C'est normal. Il n'y a pas de limites, c'est l'essentiel de réconcilier la relation amoureuse.. Bravo à toute l'équipe.
Première fois, à ma connaissance, qu'un film a pour thème central la gérontophilie . Certes, ce n'est peut-être la question sociale la plus prégnante actuellement ni l'inclination sexuelle la plus répandue ( je peux me tromper ) mais néanmoins on touche à de nombreuses problématiques que l'on retrouve pour toutes les relations considérées comme non " normales " voire déviantes . Alors que la tolérance à l'égard de l'homosexualité semble sur la bonne voie , on se rend compte que la question sexuelle est encore pleine de tabous à l'image de l'amour que peut être ressenti par certains pour les vieux, et ( pire encore ! ) pour les vieux du même sexe. Preuve que ce sujet reste tabou, alors qu'on est sur-habitué aux scènes de sexe au cinéma, celles dans Gérontophilia mettent un peu mal à l'aise ou au moins dégagent une impression étrange. Sur la forme, le film est assez plat, sans grand rebondissement mais là n'est pas l'objectif puisque les différentes questions posées par la gérontophilie sont abordées ( différence d'age, sexualité, regard des autres ) . Rien de folichon dans le scénario donc, l'originalité réside largement dans le thème abordé, avec au passage des acteurs très justes et une fin quand même assez prévisible.
Un rythme apathique, de la musique mielleuse, des ralentis utilisés à mauvais escient, de la mièvrerie, un scénario digne d'une série télé qui élude tout ce qui aurait pu rendre crédible cette histoire... Il ne reste que la photographie pour sauver cette bluette tout sauf subversive.
Gérontophilia...de Bruce LaBruce. Réalisateur plutôt subversif qui livre là un film d’une tendresse toute particulière. Le pitch ? Lake, un jeune mec de 19 ans travaille dans une maison de retraite et va tomber amoureux d’un vieil homosexuel noir de 82 ans. S’ensuit un mini road movie où les deux hommes vont passer quelques jours ensemble. Le sujet est délicat. Il ne s’agit pas seulement de la différence d’âge qui est évoquée ici, comme Harold et Maud (on ne peut s’empêcher de faire un parallèle), mais de l’amour en général, du temps qui passe, du regard des autres, de la sexualité et des choix que l’on fait au cours d’une vie. Ici les deux personnages sont bisexuels, une merveilleuse idée ou une pirouette intelligente ? A vous de voir. Le film est d’une grande pudeur, d’une tendresse inouïe, sans jamais tomber dans le pathos ou la mélancolie. LaBruce y va franchement, montre parfois ce que l’on n’a pas envie de voir, et pourtant on marche, on accepte sans rechigner tant la démarche est sincère. Les deux comédiens sont époustouflants, mais Pier Gabriel Lajoie qui est à l’écran à chaque plan, porte le film sur ses épaules. Il est juste...parfaitement juste tout le temps, et son look de jeune éphèbe convient parfaitement au rôle. A mon avis certains metteurs en scène tels que Gus Van Sant ou Xavier Dolan devraient s’en emparer sans trop tarder tant son intelligence de jeu est remarquable. Ce n’est pas un film à mettre en toutes les mains, mais c’est un film que je défendrai bec et ongles malgré quelques imperfections. Je recommande.
Vu en avant-première en compagnie de Bruce LaBruce et Pier-Gabriel Lajoie. C'est un très beau film. Une belle histoire d'amour entre, non seulement un jeune homme et un homme âgé mais surtout entre un homme blanc et un homme de couleur. Ces 3 aspects de leur relation sont intelligemment traités. A voir.