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benzinemag.net
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2,5
Publiée le 11 janvier 2015
Petit film de série B, pour ne pas dire de série C, Cold In July nous fait comprendre très vite qu’il ne faut pas en attendre grand chose avec un scénario sans finesse et se foutant complètement d’assurer un minimum de suivi au niveau de l’intrigue et des personnages (quid de la Police qui semblait être pourtant au cœur de l’histoire au début du film ?). Bref on avance un peu à l’aveuglette dans un film qui devient de plus en plus bourrin au fil des minutes et qui tourne carrément au grand guignol sur la dernière partie. Si la mise en scène tient la route, on regrettera tout de même le côté peu abouti du scénario qui lorgne vainement du côté du History Of Violence de Cronenberg mais sans jamais se révéler un tant soi peu consistant. Seul vrai point positif, la BO du film, dont les sonorités électro froides 80’s très prenantes, sonnent comme un joli clin d’œil aux musiques de John Carpenter.
Ce film est présenté comme un pur thriller et le pitch véhiculé par les médias se rapproche beaucoup de l'excellent A History of Violence. Un père de famille moyenne américaine, beauf qui plus est (interprété par le méconnaissable Michael C. "Dexter" Hall), surprend un voleur chez lui en pleine nuit. Surpris de se retrouver en tête à tête avec l'intrus, il en vient à l'abattre, apeuré par un geste brusque du chipeur. Le film prend un premier tournant quand le père de celui que la police a identifié comme sa victime vint alors rôder autour de sa vie de famille, menaçant, inquiétant, sous les traits du très bon Sam Shepard. On se dit alors qu'on va assister à un duel, mais il n'en est rien, puisque le film prend un nouveau tournant quelques minutes plus tard, lançant une théorie du complot où Dexter apprend qu'il n'a pas tué celui qu'on lui a dit avoir tué. Et là, je dénonce tranquillement le non-sens absolu du film : tout être humain normalement constitué, se rendant compte qu'il a tué quelqu’un d'autre que celui que la police a identifié, essaierait de savoir qui il a vraiment tué, n'est-ce pas ? Et bien non, ici, le père de famille se fait démarcher par un détective privé qui ne sort d'on ne sait où pour aller chercher le mec qu'on lui dit avoir tué - et qu'il n'a donc pas tué (vous suivez toujours ?). Tout cela en compagnie de Sam Shepard donc, à la recherche de son fils. Tout cela n'a aucun sens, et on se demande vraiment ce que fout le personnage principal dans cette affaire qui ne le concerne aucunement. De plus, le film ne répond pas à la question qui devrait le ronger lui (qui donc a-t-il tué, bordel ?), comme à beaucoup d'autres pistes lancées vainement, et l'on a vraiment l'impression que le scénario a été modifié à de maintes reprises, qu'il s'agit là du fruit du travail de diverses personnes aux objectifs diverses, avec un montage hasardeux et hétérogène. Reste un trio intéressant et charismatique, et une atmosphère agréable.
Il y avait de quoi faire un bon thriller : un début accrocheur où on voit comment un américain moyen au dessus de tout soupçon va basculer dans la violence. La tension monte ensuite avec la présence de l'individu dans la maison ( c'est d'ailleurs la meilleure partie du film).Ensuite nouveau virage à 180 degrés au niveau du scénario: après un rebondissement inattendu , les personnages se prennent pour des justiciers et ça devient du grand n'importe quoi. Le réalisateur se prendrait- il pour Quentin Tarentino ?mais sans la dérision ça ne fonctionne pas. Les acteurs n'y sont pour rien:on retrouve avec plaisir Michael C Hall dans un environnement sanglant comme dans la série Dexter et les come back de Don Johnson et de Sam Shepard,
On suit avec intérêt l'histoire de ce père de famille texan tuant accidentellement un cambrioleur. Cet acte va l'entrainer dans une sale histoire. Il va rencontrer des flics verreux, faire équipe avec un vétéran de la guerre de Corée peu bavard père de famille vengeur et un détective privé haut en couleurs... Le film est noir, même l'humour est noir... C'est glaçant. Une sorte de série B avec des scènes ultra violentes. Le film est élégant, et le récit est singulier. La violence est ponctuée par des scènes drôles. En fait on est surpris dans ce film, le début est plutôt calme, puis on dévie sur des scènes violentes pour finir par une histoire que l'on attendait pas du tout. Sans parler que l'on a du mal à imaginer le futur des trois protagonistes.
Michael C. Hall est méconnaissable, son look est à l'opposé de celui glaçant de Dexter. Sam Shepard est toujours bon. Don Johnson est parfait. Il joue un exubérant détective privé chaussé d'une paire de Stetson et pilotant une Cadillac rouge. Vivement un prochain rôle
Cold in July nous offre du suspense jusqu'au bout. Violent, cynique et drôle. Le casting est parfait
Le film hésite entre film d'horreur et polar, du coup il est bancal. La qualité du film baisse du début à la fin. Le scénario est linéaire, les personnages secondaires inexistants, l'interprétation inégale. Le film a le niveau d'un téléfilm sans âme, impersonnel, banal. Je n'ai pas trouvé Michael C. Hall convaincant.
"Cold in July" avait tout pour être, au départ, un petit film sympathique qui ne casse pas trois pattes à un canard. Seulement voila... Quatrième film de Jim Mickle (après trois films d'horreurs Direct to DVD), c'est une adaptation d'un roman de Joe Landsale qui se présente comme un thriller au postulat plus que classique: un père de famille sans histoire (joué par l'ex-Dexter, Michael C. Hall) tue un soir un cambrioleur qui a pénétré par effraction dans sa maison. Après cet acte qui le marque profondément, le présupposé père de la victime va le voir et lui tient un discours menaçant. Ces vingt premières minutes (qui essaient de convier le cinéma décalé des frères Coen et la violence référentielle de Tarantino) d'un classicisme académique, vire peu à peu à la pantalonnade grotesque encouragé par des retournements de situations plus ridicule les uns que les autres. La petite série B se transforme en actioner à la violence gratuite filmé sous filtres rouge / bleu / vert / jaune flous et proprement dégueulasse. A oublier donc...
Il est souvent difficile pour un acteur de série de faire oublier son étiquette. L’ancien Dexter est pour sa part tellement brillant dans ce film de Jim Mickle, qu’il s’acquitte de sa dette pour le petit écran et peut enfin se dévoiler au grand jour au cinéma. Cold in July est un thriller froid et brutal basé sur la vengeance. Le trio qui n’a rien en commun assume l’objectif commun. Mis en scène dans des couleurs eighties, le réalisateur utilise la musique avec intelligence et le respect de ses plans. Il n’oublie pas non plus des doses d’humour qui accentuent l’hyper-violence présente dans certaines séquences. Cold in July est un long-métrage bien pensé et bien prenant. D'autres critiques sur ma page Facebook : Cinéphiles 44
Plutot bien ce polar assez noir. Le film part un peu dans tous les sens, car on débute par la mort d'un cambrioleur, pour s'orienter vers une toute autre histoire. Mais au bout du compte cela n'est pas plus mal. C'est vrai que le film a un petit air de "blood simple". La bande son se marrie bien au film. Vraiment pas mal.
C'est loin d'être le thriller de l'année. Il y a bien le plaisir de voir Michael C. Hall dans un premier rôle qu'il endosse parfaitement au coté de Sam Sheperd, une réalisation de qualité, mais alors niveau scénario, ce n'est pas franchement emballant ni surprenant. "Cold in July" est un petit thriller à la sauce 80's qui aide à combler une soirée vide, mais se fera oublier instantanément.
Magnifique série B ! Elle manque un peu d'émotion mais pas de style. Si le film commence comme un polar, il vire de registre en offrant au passage un trio original et pétaradant.
Cold in July possède quelques qualités, comme un scénario un peu atypique autour de questions de justice : la légitime défense abusive, la protection des témoins qui auraient mérité la prison, ou le droit à tuer certains "pourris" que la police préfère laisser en liberté... Et puis l'originalité c'est aussi qu'on commence à un et qu'on finit à trois protagonistes contre les mêmes malfrats dans un polar assez noir. Mais pourtant la tension et le suspens, étrangement, ne prennent pas plus que ça, et on n'a pas le temps de s'attacher aux personnages ou à détester ceux qu'ils combattent. Peut-être une mauvaise gestion de la forme, ou surtout qu'on ne puisse pas partager de l'empathie pour des victimes, étant donné qu'on ne les voit presque jamais.
Sur un scénario d'une simplicité surprenante, un thriller d'excellente qualité qui m'a fait penser à "Huit millimètres" de Joel Schumacher pour l'ambiance sombre et moite et aux films de Michael Mann pour sa photographie aux couleurs très marquées, surtout dans le final. Un film plutôt satisfaisant qui navigue bien entre une tension parfois suffocante et des passages au rythme plus lent. Le trio d'acteurs est assez intéressant. Pas mal du tout.
En bref, ce film évolue vers un sordide non justifié qui fait perdre au spectateur tous les espoirs qu’il a pu placer en notre anti-héros préféré Michael C. Hall (Dexter), dont le rôle ici ne lui rapporte aucun mérite. Suite sur le site !
Toute la première partie du film est vraiment intéressante, et plaisante, un gros effort a été fait sur la personnalité visuelle du film, et l'époque (1989) est bien rendue. Mais passé certains rebondissements, l'histoire s'enlise, en laissant l'intrigue complétement de côté, et laisse la part belle aux incohérences et faits plus qu'improbables (SPOIL) spoiler: il arrive à quitter son domicile sans être inquiété par la vie de famille, il n'a plus de nouvelles de la police alors qu'un gros complot était en cours, ils percutent le bad guy en voiture, dont la bagnole toute pourri contient toutes les preuves carrément accablantes... Jusqu'à la fusillade de fin, où là carrément les méchants sont gogols pour ne pas réussir à se défendre...
Il y a vait un bon truc à faire, mais ça reste hélas du bas de gamme...