Ida
Note moyenne
3,9
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328 critiques spectateurs

5
63 critiques
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122 critiques
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72 critiques
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41 critiques
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20 critiques
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mazou31
mazou31

130 abonnés 1 361 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 12 mars 2014
On pourrait résumer ce film à un road-movie tragique dans une Pologne sinistre. Mais il est infiniment plus. C’est en fait un remarquable film à la réalisation stupéfiante, qui vous accroche dès la première image. Un noir et blanc d’une grande beauté, des cadrages de référence dans un format presque carré, d’époque, des visages cadrés serré mais avec à propos. Ajoutons aussi un montage parfait, dense mais explicite, une lenteur tout à fait supportable qui accompagne le lent parcours intérieur des deux héroïnes, des dialogues aussi épurés que les décors d’une Pologne post-stalinienne particulièrement guillerette ! Enfin une interprétation remarquable des deux actrices principales, l’une professionnelle aguerrie, l’autre débutante transcendée. Seule l’histoire reste un peu faiblarde mais très sobre, sans posture socio-historique. Un très grand film, austère mais fort.
anonyme
Un visiteur
3,5
Publiée le 29 décembre 2020
Doté d'une magnifique photographie noir et blanc qui sublime la Pologne des années 1960, Ida est un drame familial tout en retenue, qui ne cherche jamais à provoquer l'émotion, et qui reste toujours sur une ligne factuelle et pudique. Cela ne l'empêche pas d'aborder des sujets très difficiles, voire même déchirants, au travers du périple de deux femmes à la recherche de leur passé. Malgré un final qui s'étire un peu en longueur, le film m'a paru très convaincant dans son approche artistique et dans le traitement de son sujet, qui lui a d'ailleurs permit de gagner l'Oscar du meilleur film étranger en 2015.
Jean-luc G
Jean-luc G

88 abonnés 895 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 11 novembre 2018
Laissons parler Pawlikowski lui-même:  "Je voulais détacher la foi de sa dimension tribale, qui est très présente chez les nationalistes aujourd'hui. Pour eux, l'identité polonaise, c'est l'identité polonaise catholique. Mon film dit qu'on peut aussi être polonais et juif ». Plus ardu que Cold war, plus statique, ce premier volet , visiblement nourri d'éléments autobiographiques, est tourné dans son pays natal après 50 ans d'exil. Les cadrages décentrés, repoussant sans cesse les personnages presque en dehors du cadre, attirent l’œil spoiler:
mais pourront fatiguer certains spectateurs. La réussite vient de la confrontation entre deux femmes à l'opposé: l'une, mature et énergique, a été procureur sous Staline. Déchue, marquée par spoiler: l'élimination de son fils
, sa vie débouche sur une impasse. L'autre est sa nièce, ignorante du monde et de l'arrivée du jazz, élevée dans la foi catholique et sure de son avenir. La première est jouée par une actrice de renom, la deuxième par une débutante. Au milieu, la question sous-jacente: entre le catholicisme et le communisme , qui a éliminé le plus de juifs?... On reste en noir et blanc, il correspond aux souvenirs d'enfance du réalisateur. Derrière la beauté formelle des images, reste un regard acéré sur la Pologne d'un intellectuel qui ne veut pas désespérer de son pays. DVD1 - novembre 2018
Henning P
Henning P

82 abonnés 280 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 8 mars 2014
Vu avec un couple de polonais la soixantaine passée. Ils ont relativement aimé mais ont trouvé des similitudes avec ce qu'ils ont connu enfant. Juste il paraitrait qu'il n'y avait pas de Camel à l'époque en Pologne !! Petite anachronie mais rien de méchant.

Sinon personnellement j'ai bien aimé et les 1h20 sont passées vite. Une histoire vécue par des milliers de personnes et l'héroïne joue simplement sa partition. J'ai beaucoup aimé le rôle de la tante (tout à l'opposé de la jeune Ida), alcoolique, fumeuse, émouvante.

Le final n'est pas si étonnant que ça. spoiler: Ida renonce à mener une vie 'normale'
mais conclut parfaitement le film.

A voir pour ceux qui aiment les films calmes, introspectifs (ça fait du bien aussi !)
lucilla-
lucilla-

65 abonnés 169 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 12 mars 2014
C'est beau. ça, on ne peut pas dire le contraire. Mais le film mériterait de s'appeler Wanda, car le personnage de la tante est le seul attachant. Tout est lisse chez Ida, dont l'histoire ne suscite jamais l'empathie.. Pourtant, quel sujet! C'est dommage. Heureusement, reste la musique ..Mozart, Bach, Coltrane, Adriano Celentano...
Kouto
Kouto

29 abonnés 4 749 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 17 août 2025
Un drame épuré à l’extrême qui certes bénéficie d’un soin particulier accordé à la mise en scène en noir et blanc et au cadrage très serré mais dont le rythme lancinant empêche le récit de prendre une quelconque ampleur et l’ensemble ennui fermement.
anonyme
Un visiteur
4,5
Publiée le 2 mars 2015
Panel Pawilkowski
Ce n'est pas un film joli, c'est un film précis que l'on va voir quand on se laisse attirer par Ida. Pawel Pawilkowski l'est, pour le moins, dans chacun de ses cadrages. Carrés, droits, comme pour ne jamais remettre en cause l'inébranlable foi de sa principale protagoniste.
Le réalisateur est tout aussi implacable dans sa direction d'acteurs. À ce titre, la jeune "Ida" exécute un travail remarquable, accompagnée par une tante qui représente à elle seule la Pologne d'après guerre, silencieuse, soumise à l'horreur de son passé.
Le choix du noir et blanc ajoute encore à la pureté des décors, qui écrasent un peu plus les personnages, occupant rarement ne serait ce que la moitié de l'écran.
Ida est une oeuvre faussement académique, dont le message passe plus encore dans la forme que dans le fond.
chrischambers86

16 164 abonnés 13 124 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 19 février 2016
Le parcours initiatique d'une jeune religieuse à travers la Pologne communiste des annèes 60 donne lieu à une oeuvre esthètique et moderne qui reçut l'Oscar du meilleur film ètranger en 2015! Un film courageux, dans un format 4/3 et des acteurs inconnus hors de Pologne! Une vraie cohèrence entre thèmatique et visuel, à commencer par ce superbe noir et blanc, limite mètaphorique! A quoi pense t-elle ? Elle ne pense pas! Elle de beaux cheveux mais personne ne les voit! Son nom ? Ida Lebenstein alias Soeur Anna, une jeune femme qui se destine à rentrer dans les ordres! Elle dècouvre qu'elle est juive et affronte les souvenirs de l'Holocauste! Agata Trzebuchowska (elle a parfois le regard de Gemma Aterton), belle et mystèrieuse, porte le film sur ses frêles èpaules! En plus de l'Oscar, "Ida" a reçu le Prix du meilleur film europèen ainsi que 4 autres rècompenses! C'est toujours formidable qu'un long-mètrage qui ne semblait pas prometteur puisse faire aussi bien où le rèalisateur Paweł Pawlikowski propose une esthètique particulière avec des cadrages très mèticuleux! Toutes ses questions sur la foi et l'idèologie s'ouvrent sur les traumatismes du passè auxquels sont confrontès les polonais! De plus, pour transcrire ce malaise à l'image, on n'a une camèra fixe, des dècors gèomètriques et des personnages qui sont souvent dècadrès...
velocio

1 538 abonnés 3 499 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 5 mars 2014
Il est certain que si j'avais eu la bonne idée d'aller vérifier ce que j'avais pensé de "My Summer of Love", le seul film que j'avais déjà vu de Pawel Pawlikowski, j'aurais peut-être hésité à me laisser enfumer par les critiques unanimement louangeuses concernant "Ida". Certes, ce premier film polonais de ce réalisateur polonais est loin d'être mauvais mais, quand même, de là à en faire "L'un des grands films de cette année", "Un film épuré d'une beauté à couper le souffle" ou "Un chef d'oeuvre de spiritualité", faut pas pousser. En fait, comme dans beaucoup de films polonais on se retrouve face au délire catholique de ce pays et à ses problèmes de conscience face à ce que ce pays a fait subir aux juifs pendant la 2ème guerre mondiale. Le petit trait de génie, c'est d'avoir réalisé ce film en noir et blanc : ça permet de faire parler mais ce noir et blanc, qui, le plus souvent, n'est qu'un gris quasiment permanent, est loin d'être aussi somptueux que celui de "La maison à la tourelle". Dans ce film très court (1 h 19 mn) mais qui parait long, on s'ennuie quand même pas mal. Reste la musique : réunir Mozart, Bach, Coltrane et Adriano Celentano, fallait le faire et c'est réussi !
Hotinhere

790 abonnés 5 466 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 27 janvier 2022
La quête d’une orpheline et apprentie none vers ses origines dans une Pologne des années 60 en proie à un passé peu glorieux, au récit un peu austère mais servi par une mise en scène en noir et blanc d’une élégance rare, avec des scènes d’une grâce folle.
Oscar du meilleur film étranger
3,75
norman06

425 abonnés 1 823 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 18 février 2014
Sobre et épuré, ce drame de la mémoire est un bijou de délicatesse et marque peut-être un renouveau du cinéma polonais.
vidalger

378 abonnés 1 311 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 8 mars 2015
On est agréablement surpris que le réalisateur du chichiteux Femme du Vème soit si radicalement passé, en épurant son style jusqu'à un ascétique noir et blanc, à un tel niveau d'abstraction et d'intelligence des images. Ici, pas de roublardise, pas d'effets grandiloquents, tout est suggéré. Les ellipses sont teintées d'élégance comme les images ou la musique, parfaite illustratrice des sentiments qui habitent
les personnages. Le scénario nous étreint peu à peu dans cette tristesse d'une histoire somme toute banale dans la Pologne de l'après-guerre. Ni pathos, ni accusation haineuse, on nous épargne les jugements définitifs. Le spectateur est assez grand pour se faire son propre jugement.
Hastur64
Hastur64

266 abonnés 2 289 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 15 mars 2015
Récompensé de multiples fois la première fiction de Pawel Pawilowski nous ramène dans la Pologne communiste des années 60. Avec un noir et blanc qui appelle à la sobriété voire à l’austérité le réalisateur nous met en présence de deux femmes, une tante et sa nièce, qui en se découvrant toutes deux vont aussi lever le voile sur un passé sur lequel elles et le pays tout entier avaient décidé de fermer les yeux. Le réalisateur trace alors le portrait d’une Pologne qui refuse de regarder les zones d’ombre de son passé tant pendant la guerre (dénonciation des Juifs, meurtres de ces derniers, accaparassions de leurs biens) que pendant l’époque des purges staliniennes. Il tresse aussi le portrait de deux femmes profondément marquées par ce douloureux passé, parfois sans même le savoir. La tante, juge intransigeante et femme alcoolique est, des deux, la plus émouvante tant, au long du film, on voit, à quel point ce passé dont le deuil n’a pas été réalisé affecte toujours sa vie sous ses airs dur de femme libérée. Ida offre, alors, un contraste qui n’est que plus frappant, mutique, austère et discrète elle ressemble à une image inversée de cette tante exubérante. Mais le voyage dans cette Pologne qui préfère détourner les yeux des problèmes et dans un passé ignoré va bouleverser une vie qui semblait clairement engagée sur des rails et une voie sûre. Un film sur le passé, deuil et la vérité et sur comment ils affectent notre présent en même temps que deux portraits de femmes touchant et plein de force. Je ne sais pas si cela valait toutes ces récompenses, mais le film vaut en tout cas largement le coup d’œil.
Fritz L
Fritz L

219 abonnés 767 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 6 août 2014
En s’attachant à la relation forte entre Ida (Anna) jeune nonne qui doit prononcer ses vœux, et sa tante, véritable passionaria du libéralisme sociétal, Pawel Pawlikowski retrace les années sombres de la guerre froide en Pologne. Pays qui se cherche, engoncé dans un communisme primaire mais où le poids de la religion reste très prégnant. Cette quête d’un passé spolié, qu’entameront les deux femmes, la vertu s’appuyant au bras du vice, les mèneront à reconsidérer leur vie et sera déterminant pour leur avenir. Tout au long de ce film, on ressent l’oppression de ces années de plomb. Les prises de vue et les décors jouent sur des volumes géométriques rectilignes et autres perspectives fuyantes au point d’en écraser les protagonistes qui se retrouvent de fait presque hors du cadre. Le montage en séquençages furtifs ajoute au malaise ambiant. Quant au noir et blanc (digne d’un Robert Bresson) il contribue à l’épure souhaitée afin de ne s’attacher qu’à l’essentiel. De ces années 60, alors qu’en France nous chabadabadions, Pawlikowski exprime le mal être d’une Pologne qui vomit ses remords pour mieux rebondir. Avec ce concept très maitrisé, cet ascétisme bouleversant, ce film semble tout droit émaner de la « Nouvelle Vague » française (on pense à Resnais, Truffaut, Rivette). Mais sa contemporanéité sous-jacente le place de fait en tête de la production de cette nouvelle vague du cinéma polonais qui émerge depuis quelques années.
Sergio-Leone
Sergio-Leone

210 abonnés 1 096 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 2 mars 2014
Joli noir & blanc qui combiné au 4/3 m'a rappelé "Tabou" d'il y a 2 ans. Le film est un peu austère, il ne faut pas y aller pour se changer les idées après la mort d'un proche, mais la prestation authentique des acteurs donnent un souffle mélancolique dans une recherche de vérité touchante à travers les ravages indélébiles de la guerre des années après la fin de l'horreur. Un beau portrait d'orpheline à la recherche de ses origines marquées par le nazisme.
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