Né en 1957 en Pologne, qu'il a quitté à 14 ans, Pawel Pawlikowski n'avait jamais tourné dans son pays natal. Ida est un récit singulier, qui, à travers le destin de deux femmes, revient sur l'histoire de la Pologne de la guerre au communisme dur du début des années 60. Une nonne orpheline qui apprend qu'elle est juive quelques jours avant de prononcer ses voeux et sa tante, passionaria du socialisme tombée dans l'alcool et la dépression. Avec son cadre carré et ses plans fixes en noir et blanc, le film est sidérant de beauté. Une beauté froide cependant, tant les émotions y sont contenues au gré d'une narration elliptique qui trahit une volonté farouche de faire "film d'auteur." Le sujet est passionnant, les images magnifiques, l'interprétation subtile, la musique mélancolique à souhait (de Bach à Coltrane). Il y manque juste un tremblement de coeur et de l'âme plus palpables.
Pour raconter un pan de la seconde guerre mondiale de son pays, le réalisateur polonais use d’un artifice qui dépasse largement le cadre d’un excellent scénario pour adhérer à une mise en scène ad-hoc. Le noir et blanc, sobre, impose l’écoute et le regard, au milieu d’une histoire que découvre cette jeune nonne, sans famille. La lumière qui l’accompagne est sublime, malgré la grisaille ambiante et la pauvreté des villages qu’elle découvre. Il y a comme une aura autour de sa personne, troublante et mystérieuse. C’est un film lumineux. Pour en savoir plus
Soit, les cadrages et les images sont magnifiques. Mais c'est d'une lenteur désespérante, certains plans sont interminables, c'est triste évidemment, mais sans réelle émotion. On s'ennuie ferme. L'ensemble de la critique est unanime, quel snobisme, c'en est presque énervant!....
Ce film polonais tourné en noir et blanc, ce qui ajoute à la fois de l'intensité et de la mélancolie dans la recherche des parents de cette jeune nonne catholique, qui découvre qu'elle est née de parents juifs et qui à l'aide de sa tante part à la recherche de ces derniers. Deux excellentes comédiennes, un scénario touchant, des mots simples et une musique bien adaptée à ce dernier. Une fin surprenante, film qui nous laisse scotché au fauteuil. Pour moi, certainement le meilleur de la sortie de cette semaine.
Un film bouleversant d'une beauté à couper le souffre. C'est la découverte de ce début d'année. Ida nous touche autant qu'il nous éblouit par sa beauté formelle. Les cadres sont absolument magnifiques et le noir et blanc sublime. Beaucoup de poésie et de grâce. L'histoire de cette jeune nonne juive m'a bouleversé.
Un format intéressant et original pour l'époque. Un beau film, tout en simplicité, qui en impose. Chargé d'émotion même avec des dialogues très peu presents.
Soit, l'image est belle. Mais la complaisance dans la description des personnages, tous ternes, dans le récit, nécessairement lent "mais tellement subtil", et la sensation profonde qu'on a là à faire à un produit taillé pour un public "auteur", empêchent totalement de s'emparer du récit.
Premier film de Pawel Pawlikowski tourné dans son pays natal, la Pologne, Ida retrace l’histoire de cette nation à travers les yeux d’une jeune orpheline élevée au couvent, Anna/Ida (Agata Trzebuchowska).
Dans les années 60, alors qu’Ida est en passe de faire ses vœux pour devenir nonne, la mère supérieure lui propose, ou plutôt lui impose, de rencontrer sa tante Wanda (Agata Kulesza). Le but est simple, tester la foi d’Ida en faisant renaître le passé et en l’exposant au monde extérieur, à la tentation.
On suit le film du point de vue d’Ida, de l’ignorance à la lumière en passant par la très récente et très forte relation avec sa tante. La rencontre des deux femmes est marquée par la solitude, Wanda de n’avoir aucune famille, Ida de ne connaître le monde, mais également par la dualité. Wanda, qui a de multiples facettes (personnage politique, mère de famille…) noie son chagrin dans l’alcool et la déchéance, Ida, le visage fermé, mène sa vie selon la foi. Pour illustrer ces états d’âmes torturés et renforcer la nostalgie d’une époque révolue, Pawlikowski revient au format 1,33 dans un noir et blanc magistral, poétique. Le cadrage renforce la psychologie de nos protagonistes par des plans picturaux, décadrés, épurés, laissant place aux natures mortes ou se focalisant sur le visage des deux actrices.
Découvert en salle à l'occasion d'une avant première, je suis resté scotché. Ce film est tout simplement sublime. La photo, les cadres, le jeu... Tout est beau, une vraie oeuvre de cinéaste.
Une très jolie découverte vue en avant-première. L'image très épurée est superbe, le noir et blanc fait pour beaucoup au charme du film. Le scénario en soi n'est pas hyper orignal ni surprenant mais amène toutefois à une certaine réflexion sur les choix des différents personnages, tous très naturels.