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Un visiteur
4,0
Publiée le 5 octobre 2014
Le réalisateur d’Omar m’a tué revient pour son troisième film. Bodybuilder de Roschdy Zem nous amène à suivre un jeune délinquant se mettant au vert chez son père. Le jeune Vincent Rottiers, révélation de La Marche à la filmographie de plus en plus étoffée et promettante, est au côté du champion du Monde de culturisme François Yolin Gauvin. Ce dernier à remplacer au pied levé Antoine de Caunes qui a préféré présenter Le Grand Journal de Canal Plus. Incroyable mais vrai, on a probablement gagné au change.
Antoine (Vincent Rottiers) est un jeune écorché vif qui vit de petite magouille. Malheureusement pour lui, il doit de l’argent à un petit caïd de Lyon surnommé Luigi (Adel Bencherif). Pour lui échapper le temps de récolter l’argent, il va se réfugier chez son père bodybuildeur, Vincent (François Yolin Gauvin), qu’il n’a pas vu depuis cinq ans.
Bodybuilder nous invite dans un monde méconnu et souvent raillé. Par le biais de retrouvailles entre père et fils, Zem donne de la consistance à un film sur le milieu culturiste. Au milieu des pilules et des sachets protéinés se cacheraient des cœurs comme les nôtres. Étonnamment, le pari d’en parler sérieusement intrigue dans un premier temps puis finis par séduire. Il est vrai que le sujet se prêterait facilement à une comédie franchouillarde moyenne voir-même à une bande-dessiné du style Les blondes. Mais on est ici bien loin de Salut les musclés. En ouverture du film, juste avant le générique, des images d’archives mettent en scène Arnold Schwarzenegger expliquant qu’il n’est pas aller à l’enterrement de son père pour continuer sa préparation. Cette capacité d’abstraction, cette éloge du néant est l’image exact que l’on a du bodybuildeur. François Yolin Gauvin, dont c’est le premier rôle au cinéma, va faire mentir nos convictions. S’il y a dans sa préparation, une forme certaine d’égocentrisme, Vincent s’avérera être plus complexe qu’un simple tas de muscle. Bodybuilder creuse au-delà des apparences. Le fils est un petit malfrat qui s’est pris pour Bernard Madoff. Le père est patron d’une salle de sport en difficulté financière. Le premier se drogue pour pallier la réalité de ces ennuis, le second se drogue pour réaliser sa passion. Leur dépendance est la seule chose qui les rassemble. L’un et l’autre sont empêtrés dans des erreurs qu’ils sont bien maladroit pour rectifier.
Antoine, dans l’espoir de rembourser ses dettes, vole les clients de son père. Vincent adopte une attitude très froide. L’incompréhension est totale pour le jeune citadin qui ne comprend pas ce culte du corps. Le jeune homme en veut énormément à son père d’avoir délaissé ses enfants. C’est là que l’armure du bodybuildeur se morcelle. Peu à peu, avec une justesse incroyable, François Yolin Gauvin dévoile les blessures d’un père que la vie a éloigné de sa famille. Vincent n’a pas toujours été culturiste, c’est une passion qui a rempli sa vie qui devenait vide de sens après son divorce. Vincent s’est occupé de ses enfants, un week-end sur deux, pendant quelques années. Mais le couple que formait Vincent et son ancienne femme, Murielle (Dominique Reymond) était incapable de maintenir des relation saines. Et comme dans beaucoup de familles recomposés, les enfants pris à partie font des choix qu’on leur intime plus ou moins. Et, se confie Vincent à son fils, les refus répétés d’Antoine, à l’adolescence, de voir son père, on aidait ce dernier à s’en éloigner. C’est cela, aussi, le thème de Bodybuilder, l’érosion des liens filiaux qui parfois se fait jour lorsque les adultes séparés se comporte comme des enfants. Il n’est malgré tout jamais trop tard pour construire des liens hors des bêtes liens du sang. Passer la culpabilisation réciproque d’Antoine et Vincent qui considèrent n’avoir pas remplis leur rôle familial, c’est une relation d’amitié et de confiance qui peut voir le jour. Pour les accompagner dans cette démarche douloureuse mais salvatrice, Léa (Marina Foïs) la nouvelle compagne de Vincent est une présence douce et rassurante.
Bodybuilder a le mérite de ne pas caricaturer un milieu facilement risible. Roschdy Zem prend le temps de montrer toutes les facettes des compétitions de culturisme : l’abnégation des sportifs, les dangers pour la santé et malgré nos a priori, l’aventure humaine dans laquelle se lance les athlètes, souvent pour la gloire. Bodybuilder est aussi un film poignant sur la difficile reconstruction de liens mis à mal dans des familles elle-même brisées. François Yolin Gauvin, dont la carrière est finie, espère trouver sa place sur les planches. Nous ne doutons pas de son talent dramatique, une vraie surprise et c’est ainsi que nous lui souhaitons de nombreuses propositions pour les années à venir.
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Les acteurs sont pas mal du tout mais le milieu du bodybuilding est forcement clivant bien qu'interressant et l'histoire de ce jeune homme tete a claque est un peu irritante.
Un bon film, pas excellent, mais très bien. Le milieu du bodybuilding est bien montré, juste assez pour ne pas passer sur un trop qui gâcherai l'histoire. Le côté social, les problèmes d'argent, l’absence de surenchère de violence ou d'effets spéciaux font que l'histoire nous rapproche plus de la vraie vie que beaucoup d'autres films.
Excellent film français comme on en voit peu! Très bon scénario et mises en scènes . Acteurs principaux qui transpirent l'émotion. Même si on est pas sensible à la pratique sportive, le sujet est bien traité, sans trop en faire. On rentre facilement dans ce film à l'esprit documentaire.
Un film très attendu, Bodybuilder. Très attendu mais très nul. Et en plus avec Marina Foïs que j'aime beaucoup d'habitude, qui est bien d'ailleurs, mais elle a rien à faire. Alors Vincent Rottiers joue un petit voyou bête comme ses fesses, poursuivi par des créanciers qu'il veut pas payer. Alors du coup il se retire chez son papa qu'il connaît à peine. Son père est un brave type, et il joue très bien d'ailleurs. C'est un vrai bodybuildé, qui dirige un centre de musculation, et c'est un vrai, un vrai, un vrai, qui s'appelle Yolin François Gauvin. qui joue merveilleusement bien. Heureusement qu'il est là parce que le petit nul joue merveilleusement mal et qu'on a envie de lui taper dessus. Voilà, c'est nul, quoi.
Extrêmement déçue. Pourtant j'avais tellement attendu d'aller voir Bodybuilder, je pensais qu'on entrerait dans ce monde surprenant avec ses exigences, son travail quotidien pour entretenir un corps parfait........ oui qui se le veut parfois. Les cris de douleur !!!!!!!!! Je doute que ça se passe comme ça dans une salle de muscu. En fait on ne retient (à part quelques scènes), que la ruine d'une vie de famille décomposée/recomposée et le mauvais côté de ce fils voleur, fainéant, et de ce caïd qu'on a envie de gifler tant il se dégonfle devant les "expendables" spoiler: (ridicule cette comparaison) (on vit ces situations tous les jours dans certaines banlieues pas la peine d'insister) A peine esquissée la rédemption du fils à travers ce père qui est tellement loin de ses préoccupations. Même l'interview de Scharzy est bâclée. Ah non je suis extrêmement déçue. Deux étoiles pour le rôle de l'épouse.
Plutot allergique au films et aux acteurs français en général, j'ai été charmé par cette comédie parfaitement dosée. On passe un excellent moment, je conseil ce film.
excellent j aime le monde du bodybuilding.super film.bon jeux d acteur.surtout vincent qui je trouve est au top.bravo a tout ces figurant .Film a voir et a revoir pour ça simplicité
Remarquable double performance du culturiste Yolin François Gauvin, puisque vrai Champion dans sa catégorie, et sérieux dans son rôle. Un père qui a quitté les enfants très petits après un divorce, il y a là déjà une rencontre délicate, très bien filmée. j'ai apprécié Marina Fois (Léa) Nicolas Duvauchelle, Dominique Reymond et le jeune Vincent Rottiers, et découvert ce monde un peu à part composé de sacrifices et de travail que nous propose Roschdy Zem. Mais je vous recommande particulièrement la descente des Bodybuildés dans la laverie, là où ces racailles (la bande à Luigi) ont élu domicile et font régner leur petite terreur ---- Quel plaisir .!! C'est ce qui manque partout dans les quartiers chauds... afin de remettre les choses en perspective !! **