My Sweet Pepper Land
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169 critiques spectateurs

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Julien D

1 342 abonnés 3 461 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 21 avril 2014
Le Kurdistan actuel (aujourd’hui reconnu comme territoire indépendant par l’Iran et, depuis peu, par l’Irak suite à un conflit violent mais pas encore par la Turquie) est en tout point similaire à ce que fut l’Amérique du Nord de la fin du 19ème siècle, c’est cette proposition que nous développe le réalisateur Hiner Saleem en y tournant un film en tout point assimilable à un western spaghetti. Si la situation géopolitique de ce pays en construction est survolée (hormis la présence quelques militantes indépendantistes ayant pris le maquis à proximité des frontières turques), ce sont surtout la condition précaire des institutions dans les régions les plus reculés et les rapports de force entre le pouvoir de cet Etat naissant et les tribus aux traditions ancestrales que décrit My Sweet Pepper Land. Un état des lieux amer, filmé dans de splendides décors naturels, teinté d’humour et surtout d’émotions et qui profite de la beauté magnétique de Golshifteh Farahani mais qui manque toutefois d’originalité et de profondeur dans son écriture.
Christoblog

924 abonnés 1 805 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 20 avril 2014
Quelle excellente surprise que ce thriller aux allures de western tourné au Kurdistan, par Hiner Saleem, kurde irakien réfugié en France.

Dès la première scène (une peine de mort qui a quelque difficulté à aboutir), on est sidéré par le mélange de maîtrise dans la mise en scène, de cocasserie décalée et de sens de l'obeservation.

Par la suite le film développe la rencontre de ... la suite ici :
vidalger

380 abonnés 1 314 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 12 avril 2014
Voilà un film qui déménage. Plein d'humour et d'humanité, d'entrain et d'énergie, ce western kurde emporte sur son passage toute la bêtise humaine, de l'amour des armes et de la guerre au machisme le plus bête. Emmenés par un couple d'acteurs formidables et notamment la toujours sublime Farahani, on découvre un pays perdu situé aux confins de l'Iran, de l'Irak et de la Turquie, dominé par un petit calife local et ses sbires maladroits et où d'improbables guerrières courageuses ridiculisent des moustachus féroces.
Hastur64
Hastur64

269 abonnés 2 289 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 14 mars 2015
Avec ce nouveau film Hiner Saleem, nous plonge dans le Kurdistan post-Sadam Husein où loin de Bagdad les kurdes tentent de construire ce dont ils rêvent depuis plus d’un siècle un Kurdistan libre et indépendant. Le réalisateur situe l’action dans un petit village à la frontière turque et iranienne et il amène un ex-conbattant de la liberté d’une probité intransigeante et une jeune institutrice célibataire qui tente une deuxième fois de faire son métier d’enseignante. Face à eux se dresse en la personne d’Aziz Aga les vieilles forces conservatrices du patriarcat et des vieilles traditions de potentats locaux qui font la loi. Dans un style revendiqué de western moyen-oriental le réalisateur nous dresse le portrait d’un pays naissant et d’une démocratie balbutiante ou la corruption et le conservatisme sont des ennemis aussi, sinon plus, résistant que l’ex-dictateur. On se laisse hypnotiser par cette histoire pourtant simple, mais incarnée par des personnages hiératiques dans des paysages montagneux et brumeux de toute beauté. Golshifteh Farahani incarne avec beaucoup de délicatesse cette institutrice à la fois forte et fragile qui essaye de résister à la pression de la société qui la veut mariée pour mettre en pratique sa passion de la transmission du savoir. Korkmaz Arslan est lui aussi incroyable d’impavidité en flic incorruptible qui veut faire cesser les trafics et faire que la loi ne soit plus le fait d’intérêts particuliers mais soit une “res publica” (une chose publique). Beauté et exotisme des paysages, lyrisme de l’histoire, profondeur des personnages, rien ne manque à ce film pour passionner sont auditoire. Je le recommande vivement.
orlandolove
orlandolove

171 abonnés 1 736 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 22 mai 2014
Usant avec malice des codes du western (notamment via une très belle mise en scène), le film se recentre peu à peu sur la relation amoureuse naissante entre les deux personnages principaux, et propose de beaux moments d'émotions ainsi que d'intéressantes réflexions sur la condition de la femme au Kurdistan. En mélangeant ainsi trois genres (comédie romantique, drame et western), le réalisateur apporte à son film un ton bien particulier mais pas totalement convaincant. En effet, difficile de tenir la distance sur tous ces plans et il faut bien avouer que les scènes d'action finales sont assez bâclées et affaiblissent un peu le film...
WutheringHeights
WutheringHeights

132 abonnés 930 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 13 avril 2014
Hiner Saleem revient à sa terre natale avec son nouveau long-métrage, My Sweet Pepper Land, un habile mélange de comédie, de western et de drame social. Avec l'humour comme arme massive, le réalisateur montre les difficultés de vivre sur les hauts plateaux du Kurdistan.

...)
Arnaud R
Arnaud R

99 abonnés 826 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 9 mai 2015
Mélange d'humour et de dramaturgie terrible, ce film sur la société orientale et la place que la femme y prend évite tous les clichés pour nous livrer une superbe fable drôle et tendre qui ravit.
PIERRE-QUI-ROULE
PIERRE-QUI-ROULE

96 abonnés 184 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 6 septembre 2014
J'attendais un film déprimant, bourré de clichés et violent (vu le nombre de critiques qui parlent d'un western). Pas du tout. C'est une petite pépite plein d'humeur décalée. La première saison de pendaison rappelle un peu la pendaison ratée de Saddam Hussein.

Je souhaite une long vie à Hiner Saleem.
Jean-luc G
Jean-luc G

90 abonnés 902 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 11 avril 2017
Film engagé, pro kurde, sans concession, mais sans rien à jeter ! Ce film au titre trompeur nous entraine dans une ambiance western dans une contrée éloignée de nos standards occidentaux, comme le faisait en Afghanistan le troublant Syngué sabour, avec Golshifteh Farahani, déjà elle!
Dans ce village coupé du monde (plus de pont) peuvent se dérouler trafics en tout genre, lutte d’influence, avec la puissance turque en arrière-plan, face à des rebelles kurdes…femmes ! Les hommes, portant leur kalach avec fierté, sont bafoués dans leur honneur si on leur retire ! Les familles traditionnelles sont déchirées sur le sort à réserver à leur fille de 28 ans toujours pas mariée!
Il faut le regarder comme une fable caustique sur le long chemin qui mène à la modernité, via la scolarisation. Bien sûr, les ficelles sont visibles, le scénario convenu et les caractères manichéens, mais la découverte vaut vraiment le détour. Et la photographie est superbe, reflétant l’amour du metteur en scène pour son pays d’origine.
L’intro tragico-comique extrêmement forte, autour d’une pendaison improvisée, donne d’entrée de jeu, la tonalité de ce film décalé mais fondé sur la réalité d’un pays en construction.
Avril 2017 - TV vo
ninilechat
ninilechat

84 abonnés 564 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 11 avril 2014
Quand on apprend qu'un nouveau Hiner Saleem est à l'affiche -qu'est ce qu'il nous avait manqué, ces derniers temps, et qu'en plus il fait tourner, aouououwwwh! (pour la version parlante, voir le loup de Tex Avery) la plus jolie femme du monde, Golshifteh Farahani (tout est parfait chez elle: nez droit, ligne des sourcils, bouche sublime, yeux en amande..... les Iraniens n'en voulaient plus parce qu'elle montre trop de peau et de cheveux? Allez, on se la garde, et on leur laisse leurs thons....), on y est, bien sûr, à la première séance du mercredi.

N'arrivez pas en retard de cinq minutes. Car tout Hiner Saleem est dans la première scène. Une pauvre cour de prison, un tribunal improvisé où l'instituteur et le mollah siègent à côté du représentant de la loi qui prend la parole, gonflé de bonheur et d'importance "Au nom de la nouvelle République Kurde indépendante et démocratique, j'ai l'honneur de procéder aujourd'hui à la notre première exécution capitale....." Il faudra s'y reprendre à deux fois pour zigouiller le malheureux voleur de poules qui crie son innocence, car rien n'est vraiment organisé....

Saleem considère que la situation du Moyen Orient en général et du Kurdistan en particulier est trop tragique pour qu'on puisse faire autre chose que d'en rigoler. Il cite un proverbe: Dieu a créé dix Kurdes, et le onzième pour les faire rire.....

C'est au nord de ce "Kurdistan indépendant", sur le territoire d'Iraq dans cette zone frontalière avec la Turquie, pas très loin de la Syrie, pas très loin de l'Iran, zone de tous les trafics, de toutes les contrebandes, que vont se rencontrer nos deux héros.

Baran (Korkmaz Arslan) est un ancien combattant de l'indépendance. Pendant vingt ans, il a guerroyé contre le régime de Hussein. Maintenant, il aspire à revenir chez lui, vivre en paix..... Mais chez lui, il y a sa mère, infatigable marieuse, qui ne cesse de lui amener les concurrentes les plus improbables. Baran préfère encore reprendre du service.... et on l'envoie, chef de la police, au bout de n'importe où. Baran est plein de bonne volonté, de bonnes intentions, (d'illusions?) Dans cette merveilleuse nation démocratique, l'ordre et la loi doivent régner partout!

Sauf qu'il y a quelqu'un qui fait déjà régner l'ordre, à sa façon. Le seigneur du lieu, Aziz Aga (Tarik Akreyî ), maître absolu des trafics et de la contrebande, aidé de son neveu et premier lieutenant et d'une bande de sbires. Il tient la population par la peur et les faveurs; il essaye d'acheter Baran, avant de lui déclarer la guerre.

En même temps revient Govend, l'institutrice. Une jeune fille, seule, dans ce pays? Le retour de la jeune femme a été l'objet d'un conciliabule familial: les parents..... et une tripotée de frères, l'un est un vrai furieux, d'autres sont beaucoup plus modérés. Bref, le pater familias fait confiance à Govend: elle saura ne pas déshonorer la famille....

De tout cela, qui est sociologiquement passionnant, on voit à quel point les Kurdes sont différents des autres peuples de la région. La religion est aux abonnés absents. Pas de prières, pas de mollahs, on ne se salue pas à coups de "salam aleikoun". Et Govend se promène tête nue.... Enfin, dans la montagne, évolue un étrange groupe de résistantes. Ce sont des Kurdes. Mais Turques! et féministes! Dont, naturellement, Aziz Aga veut également la peau.....

Voilà le décor. Ajoutons qu'il est magnifique: montagnes âpres et arides, désolées. Et, à partir de là, vous pensez que Saleem va nous concocter un drame sociologico -politique? Point du tout! Saleem ne se soucie pas d'être là où on l'attend. Il est là pour s'amuser.... Alors, il tourne: un western, à la Sergio Leone. Avec tous les codes du genre, les plus improbables et les plus absurdes. Panpanpan, tous morts! Aziz Aga, c'est le gros propriétaire terrien qui rackette les fermiers; sa bande galope à bride abattue dans les rocailles, chevauchant des petits barbes étiques mais au pied sûr. Baran est le shérif, avec son adjoint pas très courageux. Et l'institutrice, il y a toujours une jolie institutrice dans un western, dont le shérif est amoureux mais il est bien trop empoté pour l'avouer.... Et c'est par elle que l'ignoble Aziz Aga va tenter d'abattre Baran; on avertit la famille: les deux jeunes gens ont une liaison. La honte absolue. Les frères radinent en masse. Le furieux veut, naturellement, la tuer pour laver le déshonneur de la famille.... mais heureusement, les plus modérés le détourneront de cette solution extrême....

Ce film est jubilatoire, et en même temps, Saleem nous dit beaucoup de chose sur son pays; son côté médiéval, ses seigneurs féodaux, sa loi de la jungle qui perdure, et en même temps, l'espoir d'une vie nouvelle avec des garçons courageux et honnêtes comme Saleem, des filles courageuses et déterminées comme Govend. Avec eux, l'espérance de bâtir un Kurdistan REELLEMENT libre et démocratique.... Même si, il est vrai, on ne retrouve pas tout à fait le surréalisme ravageur de, disons, Vodka Lemon, c'est un film à ne manquer sous aucun prétexte!
Misoramengasuki
Misoramengasuki

79 abonnés 399 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 10 juin 2014
Le dispositif du film est classique: un couple incarnant la modernité et l'avenir du Kurdistan (lui flic intègre, vétéran de la lutte pour l'indépendance ; elle, jeune et belle institutrice) se trouve en butte à tout ce qui tire le jeune pays en arrière: corruption, clanisme, conservatismes sociaux et familiaux. Trois ingrédients permettent à Hiner Saleem d'aller au-delà de ce plaidoyer classique contre l'arriération. D'abord le cadre magnifique des montagnes du Kurdistan, aux confins de l'Irak et de la Turquie: on n'a pas tous les jours l'occasion de voir un film tourné sous ces latitudes. Ensuite la personnalité de ses comédiens principaux, Golshifteh Farahani et (moins souvent mentionné, mais au moins aussi bon) Korkmaz Arslan. Enfin l'idée de tourner cette histoire classique comme un western italien. Le réalisateur s'autorise ainsi des effets de cinéma (scènes d'affrontement quasi chorégraphiées, éclairages intérieurs appuyés, clins d'oeil humoristiques) qu'un parti pris plus réaliste n'aurait pas permis. Tout cela contribue à faire de "My Sweet Pepper Land", non pas un chef d'oeuvre, mais un film doté d'une vraie singularité, et au final assez convaincant.
Zoumir
Zoumir

81 abonnés 1 066 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 28 février 2016
My sweet pepper land nous entraîne dans les Balkans, après la chute de Saddam Hussein, dans les pas de Baram, un ancien résistant devenu policier. Rapidement affecté dans un petit village reculé à la croisée de l'Iran, de l'Irak et de la Turquie, il devra tenter de se faire une place entre le seigneur local et les envies d'indépendance kurde. Il y fera la connaissance de Govend, une institutrice aussi malvenue que lui, interprétée par le belle Golshifteh Farahani. Avec un humour piquant qui fait mouche, le réalisateur Hiner Saleem que je découvre et dont c'est le dernier film en date, réussit à donner à son oeuvre une touche de western bienvenue mais pas seulement. On navigue entre les genres, passant d'une ambiance superbe au milieu de ces paysages impressionnants, sublimés par la musique du hang qui nous envoûte, à des séquences plus dures, plus brutes lorsque la poudre parle. My sweet pepper land emprunte à différents genres, les mélange et, en ressort un petit bijou de sobriété et d'intelligence où luttent le modernisme et les traditions, la bêtise et l'ouverture d'esprit, où la femme n'a d'égal que l'homme. Avec des scènes puissantes qu'il serait criminel de dévoiler, voici une belle surprise.
fabrice d.
fabrice d.

46 abonnés 1 927 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 2 avril 2026
C'est un très joli film, et ce n'est pas souvent qu'on voit un film sur le Kurdistan, et l'Iran. Ce film c'est surtout au travers deux personnages très attachants nous faire comprendre les rites et coutumes traditionnelles qui nous paraissent insensées à nous qui vivont en Europe.
alexdelaforest
alexdelaforest

39 abonnés 206 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 28 août 2014
Sympa ce film turc avec une super actrice. Le film est gâché par des références lourdes au cinéma américain. Du coup on perd un peu l'intérêt de la découverte d'une culture et d'un territoire au profit d'une histoire presque aseptisée.
saxoman
saxoman

18 abonnés 180 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 20 mai 2014
On ne peut pas laisser passer un western qui a pour somptueux décors les confins du Kurdistan, entre Irak et Turquie. Dans ce film magnifique, le réalisateur met le doigt sur le décalage entre les mentalités rétrogrades des campagnes (très) profondes et l'aspiration à la modernité et à l'égalité des droits entre hommes et femmes dans ce Kurdistan qui se construit, après avoir trouvé enfin l'indépendance.
J'ai juste trouvé improbable ce groupe de résistantes Turques d'origine Kurdes qui ont pris le maquis mais je me trompe peut-être. Les paysages étant grandioses, le photographe n'avait que l'embarras du choix pour nous en mettre plein la vue. A voir mais vite car il disparait déjà des écrans !
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