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Un visiteur
5,0
Publiée le 14 novembre 2014
Un film magnifique et très émouvant. Le metteur en scène, J-P Améris, est très intéressant pendant le débat. IL sait nous faire couler nos larmes plus aisément. IL est fort et exceptionnel. Vu qu'il a été très impressionné par l'Histoire d'Helen Keller.Il retrouve Isabelle Carré pour un film. Elle est lumineuse dans ce film. Elle montre fort bien les sentiments l'expressivité naturelle, la puissance et l'émotion. Jean-Pierre a choisit une jeune actrice sourde, Ariane Rivoire pour favoriser son comportement dynamique et sauvage. Elle est magnifique d’énergie d'une incroyable présence. Elle incarne impeccablement une fille sourde aveugle sauvageonne Marie Heurtin. Brigitte Catillon (Mère Supérieure) forte et souple, Un extrait: "Marie comprend que le geste des mains "coupant" désigne le couteau", La réaction de la Mère Supérieure est incroyablement bouleversante. Noémie, sourde (Soeur, l'amie fidéle de Soeur Sainte Marguerite) joue très bien, parfois, elle me fait rire. La petite Marie a vécu dans un monde étranger comme dans l'enfant sauvage de François Truffaut. Soeur saint Marguerite a rencontré une fille toute petite, toute fragile, tout emprisonnée. Elle va lui faire sortir de ce pays etranger. Elle pratique la transmission de pensée avec Marie (un Extrait: les Soeurs ne trouvent pas cette petite disparue et elles demandent à Soeur sainte Marguerite où elle est? Elle répond: elle a grimpé dans l'arbre) et Donc elle est très attachée à Marie. Marie ne se sépare jamais d'un couteau. Ayant pris le couteau à la petite, et avant de lui rendre, Soeur lui place les mains, l'une "coupant", l'autre signé pour désigner un couteau. Elle n'arrete jamais de recommencer jusqu'à ce que Marie comprenne ça Ca dure moins d'un an. Un couteau est un objet de valeur comme dans l'Histoire Helen Keller "EAU". Quant au film, le récit est passionnant de l'amitié entre Marie Heurtin et Soeur Marguerite (cette relation entre Soeur à laquelle sa condition interdit d'avoir des enfants, et cette petite fille sauvageonne qui va devenir sa propre fille, comme l'Histoire d'Helen Keller, c’était passionnant) et de leur combat violent, avec la manière de Soeur Saint Marguerite de lutter contre les préjugés en prouvant sa foi. Améris fait un vrai travail sur l’esthétique de son film (trilogie cinématographique: bleu, vert, blanc). Pas seulement pour le plaisir du spectateur mais pour lui faire ressentir quelque chose au niveau de ses sens, chose très importante dans cette histoire. C’est un vrai travail sur l’image qui évoque aussi certains films de Jane Campion (Bright Star, Un ange à ma table) . Léger, émouvant, éblouissant jusqu’à cette scène finale de toute beauté, Marie Heurtin est l’un des grands films français de cette fin d’année!
Premier point fort : le film est construit à partir d’une histoire vraie, et cette histoire mérite d’être partagée, car c’est l’histoire de la confiance en l’autre, de la confiance réciproque, de l’apprivoisement, d’une espérance indéracinable. C’est aussi l’histoire d’une communauté ouverte, où les gens se respectent, même s’ils ont des désaccords – et le fait que ce soit inspiré de faits réels donne une très grande crédibilité . Le jeu d’Isabelle Carré, Ariana Rivoire et Brigitte Catillon sonne juste. La violence de l’apprentissage n’est jamais gênante, parce que l’on perçoit bien que sœur Marguerite est exigeante parce qu’elle aime, d’un amour sans ambiguïté aucune. Le metteur en scène a évité les coquetteries et les allusions qui auraient fait « moderne ». Il nous invite à entrer en empathie avec cette jeune sourde- aveugle, et ceux et celles qui tentent de l’accompagner. Un film où chacun est respecté, où l’on ne joue pas à l’éternel scénario de la dénonciation, mais à l’estime de l’autre qui nous rend peut-être plus « justes » . Merci à toute l’équipe du film.
A voir absolument sans hésiter Grandeur d'âmes, courage et ténacité, foi en l'autre et une magnifique immersion dans le monde des sourds J'ai été très touchée par ce film Améris ose faire ce qu'il aime, filme ceux dont on ne parle jamais et sortir des sentiers battus du cinéma français avec ses clichés Je dis bravo.
Histoire magnifique, tout au long du film, je me suis demandé si Ariana Rivoire était sourde ou aveugle, tellement elle joue bien! Je lui souhaite d'obtenir une récompense pour ce rôle magnifiquement interprété. La cerise sur le gâteau est le sous-titrage total et permanent! Enfin une vraie ouverture sur l'accessibilité aux Sourds au cinéma!! La rencontre avec le réalisateur a été très riche également . Bravo à toute l'équipe du film!
On ne se souviendra pas éternellement du film de Jean Pierre Améris, mais il me faut bien avouer que Marie Heurtin est à la fois édifiant, instructif, bien joué et correctement réalisé.
On suit la destinée d'une jeune sourde aveugle, quasiment élevée dans un état sauvage, dans la France rurale du XIXème siècle. Et on s'intéresse à l'opiniâtreté presque maladive avec laquelle Soeur Marguerite va tenter d'apprendre à Marie cette évidence qui n'en est pas une : chaque chose possède un nom.
Isabelle Carré est une nouvelle fois stupéfiante dans ce rôle à sa mesure, alors que la jeune Ariana Rivoire est aussi très bonne dans le rôle de Marie Heurtin.
Le film est un tire-larme de première bourre, du genre : "Attention, nous prévenons qu'aucun spectateur ne sortira de la salle sans avoir les yeux rougis, et/ou en enlevant discrètement ses lunettes pour se gratter le haut de la joue, et/ou voir sa poitrine se lever compulsivement durant certaines scènes du film".
Le scénario ménage peu de surprises, et certaines scènes commandent un peu trop ouvertement les émotions, mais bon, ne boudons pas trop notre plaisir de simple spectateur : Martie Heurtin nous fait sortir de la salle de cinéma moins idiot qu'on y est entré. Et en plus, le film est projeté à toutes les séances en version sous-titrée pour les mal entendants, une initiative salutaire et pédagogique.
Bon j'ai trouvé le film lent, le problème de manque des sous-titrages lors de scènes uniquement en langage des signes s'est fait ressentir mais une fin très belle et triste.
C'est d'abord deux portraits peints avec dévouement et amour par un Jean-Pierre Améris attentionné. Deux esprits qui vont tant bien que mal soutenir l'un pour aider l'autre. Beaucoup de tendresse découle des gestes d'Isabelle Carré et de la nouvelle venue Ariana Rivoire. Parfois l'apprentissage peut-être trop long et insistant, mais face à une image magnifique et une chorégraphie douée, on reste époustouflé. C'est une histoire vraie racontée avec suffisamment de goût artistique et de retenue pour qu'on puisse être touché et délecté par ce doux parfum, qui se rapproche de cette brise matinale qui nous fouette le visage avec entrain et continuité. On apprend, grâce à cette oeuvre, à apprécier la vie et ses cadeaux, mais aussi ses malheurs... Et c'est un don bien trop rare pour être souligné.
Le film est presque aussi muet que cette jeune femme dont il évoque la vie. Isabelle Carré est très convaincante dans le rôle de cette sœur qui loue sa vie à cette jeune handicapée. Ariana Rivoire est incroyable et conduit son rôle jusqu'au bout. Même si les dialogues ne sont pas légions, ils sont remplacés par les regards, les gestes échangés entre ces deux femmes. Les deux femmes s'apprivoisent avec difficulté.C'est magnifique, mais prenez un mouchoir car, il y a beaucoup d'émotions qui se dégagent du film.
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3,5
Publiée le 1 juin 2016
Comment est-ce de vivre dans l'obscuritè la plus totale et le silence absolu ? Bouleversè par "The Miracle Worker", avec les inoubliables Anne Bancroft et Patty Duke, le rèalisateur Jean-Pierre Amèris a toujours gardè cette histoire d'Helen Keller en tête jusqu'à penser même reprendre la pièce de William Gibson dont s'ètait inspirè le grand Arthur Penn en 1962! Malheureusement pour lui, les droits ètaient inatteignables! Fort de cette dèception, Amèris met finalement en scène cette histoire oublièe, inconnue, - même dans la communautè des sourds - qu'est l'histoire de Marie Heurtin! Nous sommes quinze ans avant Helen Keller, en 1895, et Marie Heurtin est nèe sourde et aveugle, contrairement à Keller! Isabelle Carrè est excellente en religieuse! il en est de même pour sa jeune partenaire, une comèdienne sourde et muette, Ariana Rivoire, remarquable dans le rôle de "Marie Heurtin" qui hurle, qui est violente, qui ne s'est pas communiquer et qui refuse tout autre approche que celle de son père! spoiler: Comment Soeur Marguerite va dans un premier temps lui apprendre à se respecter elle-même et comment - grâce à ce petit canif, va t-elle entrer dans le langage ? Ce sont en dèfinitive deux choses très distinctes que l'on retient avant tout! Un film èmouvant et de surcroît joliment interprètè, rèalisè et photographiè! Tout ce que l'on voit ici est au plus près de la vèritè, au plus près des textes que Marie Heurtin a ècrit par la suite et des quelques textes de Soeur Marguerite pour raconter cette apprentissage difficile...
Un film riche en émotions, absolument bouleversant, d'une générosité incroyable et profonde, d'une humilité sublime, une musique magnifique et des acteurs incroyable! Un grand film qu'il faut impérativement voir.
Inspirée de faits réels, ce drame traitant d'un sujet édifiant repose sur un scénario émouvant, sincère et instructif, et une mise en scène d'une rare simplicité, portée par de remarquables comédiennes, dont la révélation Ariana Rivoire. Un très joli moment de cinéma.
Rarement le mot "son" n'aura pris autant d'importance dans un film. Avec le bouleversant "les enfants du silence", cette rencontre entre une religieuse et une jeune fille sourde, aveugle et muette constitue un réel cri du cœur non audible. Et les longueurs constituées par de magnifiques prises de vues de la nature où seul le silence l'emporte contraste avec les scènes fortes où tant l'osmose que l'opposition entre nos 2 protagonistes se ressentent tout du long.
Pour les camper, 2 magnifiques actrices : Isabelle Carré et surtout la révélation Ariana Rivoire, elle-même sourde et muette qui exprime ce sentiment d'injustice avec hargne et sensibilité à la fois. Et le son que constitue le violoncelle à la fin suscite un certain plaisir d'avoir pu prendre part à cette rencontre inspirée de faits réels. A recommander.
(...) l’histoire vraie d’une jeune sourde et aveugle rendue au langage par le toucher au 19e siècle, est avant tout un acte de communication, d’ouverture au monde (...) le cinéma est un langage, fragile harmonie entre des mots et des images, entre des corps et des voix (...) ce qui compte ce n’est pas tant cette histoire que le chemin pour l’accomplir.(...) Si ce film ne révolutionnera pas l’histoire du cinéma, il est un moment d’une beauté indéfinissable. Il prend le temps, à l’heure où tout bousille, d’observer, écouter, sentir, tout ce qui nous entoure, de s’en enivrer. Le film est simple, doux mais aussi animal par moment (...)
comment une religieuse arrive à enfin communiquer avec une sourde et muette. beaucoup d'émotion dans ce film qui retrace bien une histoire véridique. la performance des 2 actrices est superbe.
Une pépite, un pur bonheur. enfin un film où on oublie la caméra. Les actrices sont extraordinaires. Un film simple, humain. Une très belle réalisation . Que du bonheur et de l'émotion !