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Marie B
1 abonné
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5,0
Publiée le 13 février 2018
5 étoiles..ce n’est pas trop pour ce petit bijou d’humanité et de douceur, qui vient à contre-courant des tendances actuelles. On en fait des tonnes sur des films violents, médiocres mais ce genre-la presque rien..et oui une bonne sœur qui sauve une paysanne sourde-aveugle ça ne fait pas vendre. Mais c’est bien dommage car c’est presque un état de grâce.. Merveilleuse Isabelle Carré
Très belle histoire émouvante et sensible. Le film est également beau pour ses nombreuses scènes d’apprentissage et d’émotions particulièrement dans la relation fusionnelle qui les lie. Il faut reconnaître que la jeune fille est quasiment revenue à la vie. Il y a aussi la délicatesse du silence et la musique par touches. C’est très beau
Voici un film magnifique, rare, indispensable. L'histoire de cette jeune sourde aveugle avec qui il semble à priori impossible de communiquer n'est pas une histoire d'hier. On pense alors à tous enfants d'aujourd'hui que l'on dit "inéducables" ou pire encore, irrécupérables. Marie Heurtin en était une et sans l'engagement de cette religieuse qui, au passage, croit moins aux vertus du ciel qu'à celle du travail, il est certain qu'elle n'aurait jamais quitté le monde du silence. Mais là où le film de Jean-Pierre Améris se hisse au niveau des grandes réussites du cinéma français, c'est par cette façon de dire des choses si profondes à travers une histoire simple, de ne jamais oublier que le cinéma est là pour nous bouleverser, nous bousculer, nous rendre meilleur, nous donner confiance. Et s'il fallait une raison de plus de courir voir Marie Heurtin, elle s'appelle Ariana Rivoire, lumineuse découverte, pleine de talent, de force et d'énergie.
Un film tout en patience qui m'a beaucoup fait penser à l'histoire d'Helen Keller, jeune fille sourde, muette, aveugle. Les interprétations sonnent justes et beaucoup de scènes montrent toute la difficulté d'éduquer des personnes sans les moyens de communication élémentaires tels que la parole. De quoi redonner de l'espoir et de l'innocence à l'humanité avec son lot de tragédie et de tendresse. Un très beau film.
Un superbe film qui prend aux tripes, car comment communiquer quand on naît sourd-muet et aveugle. La réalisatrice réussit a rendre la relation entre Marie et Sœur Marguerite bouleversante, avec une relation partant de 0 et allant jusqu'à la communication semée d’embûches, et ceci porté par Isabelle Carré et Ariana Rivoire. Bouleversant.
oui quel beau film .... D'accord . Malheureusement personne ne semble s'etre aperçu que le scenario etait completement identique à celui du film Indien ( le seul Bollywood "noir " ! sans aucune choregraphie ) BLACK , de Sanjai Leela Benshali , de 2006 , veritable chef d'oeuvre méconnu . J'espère que JP. Améris ne connaissait pas ce film , sinon ce serait du plagiat : trop de ressemblance dans le sujet ( exactement même handicap et façon d'en venir à bout ) Un professeur à la place de Soeur Marguerite .... et une ambiance champetre à la place du merveilleux huis clos , avec un extraordinaire lyrisme loin du côté léger de cet étrange école où les religieuses ressemblent plus à des pensionnaires en folie ! JP.Ameris ne doit guere etre croyant pour avoir tant négligé le mysticisme de la Foi ! Les Soeurs ne prient jamais , la Mére superieure grimpe aux arbres ;;;on est bien loin de la tres belle ambiance de Avril , autre chef d'oeuvre . Et pourtant ( ressemblance là encore ) la violence latente , dans les premiers abords avec l'enfant sauvage , est aussi forte , mais beaucoup plus symphonique , lyrique , dans Black . Deux résultats surprenants . Que ceux qui ont aimé Marie Heurtin se ruent sur le film Indien !
Ce film est bouleversant !!! Le genre de film qui vous marque à jamais !! C'est beau, émouvant, dur et triste et vraiment c'est un petit chef d'oeuvre !! Pas d'autres mots !! Et quelle interprétation de la part de la jeune Ariana Rivoire !! Quelle intensité, quelle démonstration ! Je suis resté scotché et Isabelle Carré n'est pas en reste non plus !!!
Décidément, Jean-Pierre Améris a le don de nous émerveiller ! Un film incroyable, optimiste, qui rappelle que tout est possible à celui qui le veut vraiment et se donne les moyens, le temps et l'énergie pour atteindre son but. Tout est affaire de patience, de persévérance et d'espérance, ce film nous l'apprend une fois encore, quel beau sujet et quelle somptueuse dernière image... avec cette fille qui prie en langage des signes... je ne m'en suis pas encore remise !
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13 142 critiques
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3,5
Publiée le 1 juin 2016
Comment est-ce de vivre dans l'obscuritè la plus totale et le silence absolu ? Bouleversè par "The Miracle Worker", avec les inoubliables Anne Bancroft et Patty Duke, le rèalisateur Jean-Pierre Amèris a toujours gardè cette histoire d'Helen Keller en tête jusqu'à penser même reprendre la pièce de William Gibson dont s'ètait inspirè le grand Arthur Penn en 1962! Malheureusement pour lui, les droits ètaient inatteignables! Fort de cette dèception, Amèris met finalement en scène cette histoire oublièe, inconnue, - même dans la communautè des sourds - qu'est l'histoire de Marie Heurtin! Nous sommes quinze ans avant Helen Keller, en 1895, et Marie Heurtin est nèe sourde et aveugle, contrairement à Keller! Isabelle Carrè est excellente en religieuse! il en est de même pour sa jeune partenaire, une comèdienne sourde et muette, Ariana Rivoire, remarquable dans le rôle de "Marie Heurtin" qui hurle, qui est violente, qui ne s'est pas communiquer et qui refuse tout autre approche que celle de son père! spoiler: Comment Soeur Marguerite va dans un premier temps lui apprendre à se respecter elle-même et comment - grâce à ce petit canif, va t-elle entrer dans le langage ? Ce sont en dèfinitive deux choses très distinctes que l'on retient avant tout! Un film èmouvant et de surcroît joliment interprètè, rèalisè et photographiè! Tout ce que l'on voit ici est au plus près de la vèritè, au plus près des textes que Marie Heurtin a ècrit par la suite et des quelques textes de Soeur Marguerite pour raconter cette apprentissage difficile...
Jean-Pierre Améris a choisi de diffuser son film en version adaptée pour les sourds et malentendants ainsi que pour les aveugles. C’est que son film, qui raconte l’histoire vraie d’une jeune sourde et aveugle rendue au langage par le toucher au 19e siècle, est avant tout un acte de communication, d’ouverture au monde. Au-delà, il dit que le cinéma est un langage, fragile harmonie entre des mots et des images, entre des corps et des voix. Les plans du réalisateur sont une succession de séquences aériennes, tournées tantôt vers les arbres, tantôt vers le ciel, ou de moments palpables, tangibles où les mains de Marie et de Sœur Marguerite découvrent « un monde où tout ce qui est vivant palpite sous les doigts ». Cette femme-là est, à elle seule, un éloge de la patience, de la persévérance. Le film évite, en s’élevant ainsi de l’infime à la cime des choses, des êtres, ne tombe (presque) jamais dans les bons sentiments faciles. Bien sûr, on sait ce qui finira par advenir … la réussite. Mais ce qui compte ce n’est pas tant cette histoire que le chemin pour l’accomplir. C’est d’abord une longue route dans la nuit, dans le noir où une religieuse persuadée d’avoir rencontré « une âme » s’arme de patience pour tenter d’apprivoiser celle que l’on voit comme « une enfant sauvage ». Leur lutte se passe au corps à corps, avec comme seul moment d’apaisement, ce petit couteau, premier mot signé, que Marie caresse et sent sans relâche. Dans ces instants-là, Marie doit apprendre à vivre avec les autres. C’est là la première étape, pleine de combats que nous donne à voir le réalisateur. Là, sa confrontation avec ce monde religieux, sans être dogmatique, où la parole divine, retranscrite en signes, compte bien moins que l’éveil au langage de chacune des jeunes filles sourdes admises là.
Un bon film touchant et très bien réalisé. Une belle histoire émouvante cette immersion dans un univers totalement méconnu (celui des sourds et aveugles). Très bien interprété par les deux actrices.
Marie, c'est le prénom d'une jeune fille sauvage et violente, qui n'a pas été éduquée correctement étant née sourde-muette et aveugle. Personne ne veut d'elle sinon l'asile tant ses accès de violence se déchaînent avec une inquiétante régularité. Puis un jour sa famille l'emmène dans un monastère où les sœurs prennent en charge l'éducation de jeunes filles sourdes-muettes.
Ma critique sera laudative. La réalisatrice a pris beaucoup de risques en créant une telle œuvre. Risque de caricaturer la religion catholique telle qu'elle était à l'époque, risque de faire de ce film une représentation mièvre de la réalité, risque de n'être pas fidèle tout en adaptant l'histoire vraie de Marie Heurtin. Car ce film est tiré d'une histoire vraie.
Je pense que la réalisatrice a relevé sans peine tous les paris et en a fait un film touchant, plein de grâce et de beauté.
Notons au passage l'excellent jeu d'actrice d'Isabelle Carré, qui excelle dans son rôle de sœur dont émane une bonté à nul autre pareil.
J'ai aimé la métamorphose, progressive, laborieuse de la jeune sauvage agressive en la belle Marie. Transformation qui est le fruit du travail de sœur Marguerite mais également d'un long travail d'acceptation de Marie sur elle-même. On voit bien toute la peine entrepris par la Sœur Marguerite, mais elle le fait parce qu'elle aime, elle aime Marie de tout son cœur.
On notera que de ce film émane une sensation de grande pureté. Pour Sœur Marguerite, cela coule de source, quant à Marie, son cœur l'est tout autant. Toutefois, ses anciennes habitudes la rendent violente bien souvent. Alors sœur Marguerite joue le rôle de véritable révélateur. Avec force courage, sœur Marguerite parviendra à faire de Marie une belle jeune fille épanouie, parlant le langage des signes, certes fragile mais éduquée et civilisée et aussi bien plus heureuse.
Le film ne tombe pas dans les travers d'un pathos malvenu. Il n'est pas non plus féérique. Il reflète l'histoire de Marie, la sublimant parfois, tout en faisant un effort d'adaptation à la réalité des faits. Certaines scènes de ce film sont touchantes de grâce. On y perçoit la beauté des paysages environnants, des gros plans sont faits à la manière de portraits, particulièrement sur Sœur Marguerite qui respire la candeur, et Marie, réellement habitée par l'essentiel. Dieu qu'elles sont belles.
Oui c'est un film touchant et bien plus que cela : il nous transporte vers un idéal où nous tendons tous, il sublime sans caricaturer, il immortalise des petits instants de bonheur. Il ne voile pas non plus le malheur, la métamorphose pénible et ardue de Marie ainsi que la détresse psychique dans toute son horreur.
Oui, c'est un très beau film dont on sort avec le sourire et l'envie de voir le monde et de le rendre un peu plus beau.
J'ai vu un film... qui prend au coeur tellement l'histoire est forte, portée par deux comédiennes qui explosent de talent... Toutes les images que délivrent ce film sont à la fois simples et épurées pour une histoire profonde et touchante. Ariasna Rivoire joue une sourde-muette et aveugle qui reprend pied, petit à petit, avec son environnement grâce au dévouement extrême d'Isabelle Carré... Les situations sont belles, émouvantes et tellement fortes. Ce film déborde d'humanité et de force de l'amour... Cette histoire vraie est à proprement parlée touchante et belle. C'est un très beau moment de cinéma...
Genre de film à quitte ou double, on aime ou on déteste, on admire ou on s'ennuie. En ce qui me concerne, je suis tombé sur ce petit film qui m'a donné une bonne petite claque ! Poignant, émouvant, très intéressant, porté par des interprétations remarquables... Chapeau, c'est à connaître !