Bonjour tristesse
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Daniel C.
Daniel C.

172 abonnés 732 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 15 septembre 2014
D'abord, il y a le plaisir d'être accueilli à la Filmothèque du quartier latin, où les calembours du monsieur de la caisse sont toujours savoureux. "Bonjour tristesse", c'est un père et sa fille. La mère n'est plus, le père est un séducteur invétéré, qui enchaine les conquêtes et bénéficie de la complicité de sa fille pour passer d'une femme à une autre. Comment dévaster l'adolescence d'une jeune fille? Une femme arrive, c'était une amie de la mère. Elle va occuper une vraie place auprès du père, une tentative de position structurante. Cela sera fatal. Il est des adultes, qui sabotent le devenir de leurs enfants, ici dans un monde, où l'argent coule à flot... Mais ça ne change rien.
chrischambers86

16 164 abonnés 13 124 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 19 novembre 2013
« Que de temps perdu sans espoir ! » D'après Françoise Sagan (son roman est beaucoup plus fort que le film en question), cette charmante pochade d'Otto Preminger regorge de villas luxueuses et voitures de sport, de robes somptueuses et bijoux de haute qualitè, de dîners à Saint-Tropez et soirèes à Monte-Carlo! En pauvre petite fille riche, Jean Seberg s'imprime durablement dans nos mèmoires pour sa jeunesse, sa beautè, ses cheveux courts et blonds! Dommage que le reste de la distribution ne soit pas à la hauteur et qu'on est plus enclin à l'indulgence que convaincu de la nècessitè de stars hollywoodiennes tels que David Niven et Deborah Kerr, qui ne sont pas mauvais pour autant mais pas à leur place! En revanche, Mylène Demongeot est parfaite dans son rôle de riche ado intrigante! Les faits du drame, grâce à la structure du flash-back (en noir et blanc), sont vue à une distance presque infinie, avec un recul et une froideur èmouvants, typique du style de Preminger! Ici, l'èchec, la tristesse et l'ètat de dèception de Seberg est palpable, un mur invisible de souvenirs dont son personnage ne peut finalement se dèfaire avec de beaux reflets à travers la glace! Chronique intimiste et dèchirante (dans son final), Juliette Grèco chante ici pour la postéritè : «Les jours, les mois se traînent, pareils en leur ... jamais n'appelle l'amour et ses caresses. Je garde trop fidèle ma bien-aimèe tristesse »...Le tout sur une belle musique de Georges Auric...
cinono1

365 abonnés 2 276 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 4 juin 2013
Le ton faussement léger est la qualité principale du film. Sous ses dehors chatoyants et la fournaise de la méditerranée se brûlent les jalousies du coeur. Une analyse des moeurs des classes aisées ou la jeunesse magnifique de Jean Seberg devra répondre des conséquence de ses actes désinvoltes.
Plume231

4 406 abonnés 4 639 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 31 janvier 2013
Je ne sais pas si c'est à cause de l'oeuvre d'origine, ça ne serait pas de pot que je sois passé à côté d'un roman autre que superficiel de la part de Françoise Sagan, ou à cause du réalisateur et de son casting mais "Bonjour Tristesse" sous des apparences faussement futiles est au final un film cruel. Otto Preminger n'a pas la maîtrise couleurs-noir et blanc d'un Michael Powell (voir "Une Question de vie ou de mort" !!!) mais propose un aspect technique solide et intéressant (il y a même quelques plans en couleurs qui sont beaux !!!). Le casting, Deborah Kerr, David Niven et surtout Jean Seberg (délicieuse avec sa coupe garçonne !!!) en tête, est en outre parfait.
AMCHI

6 945 abonnés 5 936 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 27 janvier 2013
Bonjour tristesse est certainement le plus connu des romans de Sagan le voici apparemment fidèlement adapté par Preminger mais étant donné que je n'ai pas lu le roman je ne serais vous l'affirmer par contre je peux dire que ce drame est dans l'ensemble un beau film mais on peut inégal à mon avis. L'histoire m'a par moment passionné et à d'autres instants moins mais cette histoire d'apparence légère est en fait finement cruelle ; au début Bonjour tristesse saute du N&B à la couleur et vice versa ça m'a un peu gêné même si ça s'avère une idée astucieuse de Preminger pour définir 2 époques différentes. Bonjour tristesse c'est aussi un excellent casting, de belles actrices (hum Jean Seberg jamais une femme n'a aussi bien porté les cheveux courts qu'elle) et bien sur la présence toujours agréable de l'élégant David Niven.
anonyme
Un visiteur
3,5
Publiée le 22 janvier 2013
Ce film est un petit bijou d'une simplicité fascinante. L'ambiance estivale des vacances d'été à ne rien faire dans une grande villa au bord de la Méditerranée fait penser au film Swimming-Pool de Ozon. Jean Seberg est un vrai bonbon à croquer, on la dévore des yeux dans chacune de ses scènes (quasiment toutes celles du film). Un bon film de manipulations.
anonyme
Un visiteur
3,5
Publiée le 22 janvier 2013
Bonjour tristesse. Un bon film de 1958. Une histoire simple mais très efficace ! On ne s'ennuie pas, les acteurs sont convaincants. De manipulation en manipulation le film avance d'une façon très classe. A voir.
cylon86

2 834 abonnés 4 430 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 4 mai 2012
Adapté du roman de Françoise Sagan, ce film de Preminger mélodramatique n'est pas son meilleur, étant un peu trop gorgé de sentiments. Mais il faut lui reconnaître une certaine légèreté dans son approche du sujet qui le rend moins lourd qu'il ne l'est, se reposant sur l'énergie et le charme de ses acteurs que ce soit la fraîche Jean Seberg, le charismatique David Niven ou la belle Deborah Kerr. Les décors sont beaux et les dialogues plutôt bien écrits faisant de ce film un moment sympathique.
AlexTorrance
AlexTorrance

33 abonnés 486 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 18 avril 2012
Initialement, je souhaitais découvrir la filmographie d'un réalisateur à la renommée internationale en démarrant avec Autopsie d'un meurtre, son plus grand succès si je me souviens bien. Cependant, Bonjour tristesse s'est imposé à moi par hasard et j'en suis ravi. Oeuvre qui respire tantôt la fraîcheur haute en couleur, tantôt la déception en noir et blanc, sans jamais faire de telle ou telle émotion un cliché. Ces émotions, elles transparaissent à merveille sous les traits de la superbe Jean Seberg (aperçue chez nous dans À bout de souffle) qui apporte à ce milieu de nouveaux-bourgeois ses nombreux rayons d'obscurité, brillamment exploités par la technicolor, qui inverse le procédé initial : passé n&b et présent en couleur. Un procédé qu'on peut notamment retrouver dans des oeuvres récentes tel le Tetro de Coppola. Mise en scène brillante et photographie adéquate : on peut se dire qu'Otto Preminger est loin d'avoir volé sa réputation, ce qui ne peut que m'encourager à découvrir d'autres de ses oeuvres. En bref, Bonjour tristesse est une comédie dramatico-romantique touchante et mélancolique, pleine de bonnes réflexions.
Nelly M.
Nelly M.

114 abonnés 525 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 10 octobre 2012
Fidèle adaptation du roman éponyme et fougueuse Jean Seberg à ses débuts en "petit monstre"... ou les revers d'un parcours de pauvre petite fille riche. Du Sagan tout craché, milieu, vitesse, désir du toujours plus de la fin des années cinquante qui ne saurait totalement dépayser en 2012... C'est appuyé par la chanson de Gréco, figure (et carrure !) déjà envoûtantes. Défilent les nantis sûrs d'eux comme en apesanteur. Plutôt sympathiques tous dans leur genre. Idem les lieux où ils s'ébattent, on pense aux stars de St-Trop du temps jadis. Père (David Niven fidèle à lui-même) et fille craquants de complémentarité et pourtant à deux doigts du lien incestueux... Au positif, les chichis dont on use tous pour cacher la peine, des minutes de danse exceptionnels qui conduisent vers ce long épisode de fête avec les musiciens au milieu. Leur vitalité intacte induit son revers, la griserie du casino, de la fièvre automobile. Au négatif quelques longueurs et redondances... Il se fait désirer le grain de sable qui fait dérailler le précieux agencement de façade et justifie le titre... Merveilleuse Déborah Kerr !
Freaks101
Freaks101

174 abonnés 619 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 3 novembre 2011
Adaptation du célèbre roman de Sagan. Difficile de s’apitoyer sur ces gens riches, beaux et indolents, qui créent involontairement le malheur autour d’eux, même quant ils sont incarnés par David Niven et par la délicieuse Jean Seberg, petit bonbon acidulé qu’on ne demande qu’à croquer. Reste que le film a d’autres qualités, à commencé par la splendide mise en scène de Preminger, qui alterne entre le noir et blanc mélancolique du présent et les couleurs chatoyantes d’un passé radieux ou règne la douceur de vivre, rien que pour ça et pour la qualité des interprètes, ce film vaut le coup d’œil.
gimliamideselfes

3 433 abonnés 4 013 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 10 août 2011
Je me devais de découvrir Preminger, je pensais le faire avec Laura, mais ce film adapté de Sagan avec la ravissante Jean Seberg aura retenu mon attention, c'est donc par lui que j'ai commencé la filmographie que Preminger.
Tout d'abord je tiens à souligner mon admiration pour ce qu'on peut faire avec le technicolor, d'accord on est pas chez Powell, mais bordel la couleur est juste magnifique.
Ça a une texture, une beauté que le numérique ne pourra jamais avoir.
Mais revenons au film, composé en deux parties distinctes, l'une en noir et blanc dans le présent, et une autre en couleur (le principal du film) dans le passé. Déjà d'habitude c'est plutôt l'inverse, mais utiliser le noir et blanc pour le présent a un sens, en effet les couleurs sont éclatantes dans la partie estivale, elles transpirent la joie, tout comme Seberg, resplendissante et pétillante. Tant dis que le noir et blanc est triste, terriblement beau, mais terriblement triste, comme Seberg. Je dois dire que je n'avais que très rarement vu un film adapter/accorder sa photo à l'émotion d'un personnage. Alors certes on pourrait croire que c'est lourd comme précédé, mais pas du tout.
La mise en scène de Preminger est vraiment bonne, il arrive à capter ces deux atmosphères très différentes, cette atmosphère de joie et de tristesse.
D'ailleurs scénaristiquement le film n'est pas en reste, j'y ai vu quelque chose de très freudien au début, alors peut-être que je me trompe, mais voir une fille tenter de s'interposer entre sa future marâtre et son père, ça me parle forcément du complexe d'électre. (Et puis j'adore tout ce qui est freudien, donc bon… peut-être que je le vois partout).
Le début, les vacances, laisse penser à une tristesse banale, dû à une déception amoureuse, mais on est bien haut delà de cette banalité, je ne révélerai rien, mais je trouve la cause de la tristesse et les réflexions de Cécile (le personnage de Seberg) assez vraie, et son chagrin assez vrai, touchant. Le montage alterné entre les deux époques n'y est pas pour rien je pense.
Il renforce ainsi cette idée que ce bonheur ne va pas durer, que l'été prochain ne sera jamais plus comme avant. Et j'aime cette sensation (très présente dans le final).
Après j'ai pas non plus adoré, c'est un film durant lequel j'ai pris beaucoup de plaisir, mais il manque peut-être un petit quelque chose, en tous cas c'est un bon film et Seberg est une fille magnifique.
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 30 décembre 2009
Belle réalisation avec l'utilisation de la couleur et du noir et blanc, superbe prestation des acteurs principaux.
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