Fidelio, l’odyssée d’Alice
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73 critiques spectateurs

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pierre72
pierre72

162 abonnés 367 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 30 décembre 2014
Qui a dit que le cinéma français était formaté? Si l'on regarde en marge des grosses productions, il existe des petits bijoux qui ne demandent qu'à être vus et appréciés. Bien sûr cela peut être raté comme "Tiens toi droite" ou " Gaby baby doll" ces dernières semaines, ces deux naufrages surfant sensiblement sur une même thématique que "Fidelio".
Alice est une jeune femme d'aujourd'hui et exerce la profession de mécanicienne de la Marine Marchande. Elle embarque pour une mission d'un mois sur le "Fidelio", laissant à terre son amant, dessinateur de BD norvégien. Déterminée, professionnelle, elle remplace sans mal un mécanicien qui s'est suicidé. Seule femme sur le bateau, elle sait s'imposer et participer pleinement à la vie a bord. Le seul bémol est qu'elle retrouve en la personne du commandant, un ancien amant, connu lors de son apprentissage. Mais "comme ce qu'il se passe en mer, reste en mer", elle va renouer avec lui, cédant sans peine à son désir. Tout le contraire d'une Pénélope, Alice va vivre sa vie de femme, sans culpabilité, tout en sachant que des amours au pluriel ne sont pas choses faciles.
Le scénario peut sembler mince mais il est irrigué par des notations secondaires sur les rapports entre les hommes du bateau, tous se baladant avec des histoires où se mêlent amour et solitude, mais aussi sur les conditions de travail dans un navire marchand et du sous prolétariat philippin à qui incombent les basses besognes. Alternant des scènes quasi documentaires avec d'autres beaucoup plus intimistes, le film déploie son charme doucement et surement. On s'attache à Ariane, on sent ses hésitations tout comme ses fureurs, ses chagrins car elle est magnifiquement interprétée par Ariane Labed, pour moi une vraie découverte. Elle porte sans mal le film sur ses frêles épaules. Elle est aussi crédible en combinaison de mécano qu'en femme amoureuse ou troublée.
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traversay1

4 481 abonnés 5 351 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 2 janvier 2015
Etrange monde que celui des cargos avec ses rituels païens (le passage de l'Equateur, les bizutages), le mélange des cultures et des nationalités, les fêtes excessives et les accidents techniques qui font monter le stress d'un cran. Fidelio, L'odyssée d'Alice raconte tout ceci avec un accent documentaire impressionnant qui a tendance à dépasser l'aspect purement fictionnel du film. Alice, seule femme dans cet univers très masculin, est pourtant l'objet d'un portrait très
sensible de la part de sa réalisatrice, Lucie Borleteau. Belle fille en mer, solide, indépendante, libre avant tout et cependant coeur d'artichaut à l'instar des marins qu'elle côtoie. Fidelio est le genre de film qui ne veut rien démontrer, se contentant de montrer, sans juger. Il faut se laisser flotter comme son héroïne, au gré des courants. Un scénario un brin plus écrit aurait permis d'être plus proche de cette Alice dont les comportements parfois contradictoires prennent au dépourvu.
ferdinand75

723 abonnés 4 462 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 14 mai 2015
Un très beau film, complètement surprenant et atypique. Une sorte de Road Movie sur la mer, se situant sur bateau cargo de marchandises. C’est un sujet jamais traité et tellement original. Mais bien sûr la grande surprise c’est que le personnage principal est un marin au féminin. Une jeune femme moderne, sympa, très actuelle, à la fois attachée à sa liberté, qui veut vivre sans préjugés, mais aussi romantique qui cherche l’amour en tâtonnant beaucoup. La vie sur le cargo est magnifiquement décrite, des plans toujours justes, précis, sur les machines , sur la vie au quotidien, sur la sueur , la peur, l’esprit communautaire, tout cela filmé avec beaucoup de poésie. L’escale à Dakar est très bien filmée, avec le bizutage du premier cadet et l’anniversaire de la JF fêté dans une boite de nuit locale un peu glauque, mais sympa et chaleureuse . Des scènes très touchantes, comme celle ou des JF blacks locales, aide notre « garçon manqué » à se maquiller, ou cette même héroïne qui se fait offrir un beau black comme cadeau d’anniversaire ( elle confiera qu’elle ne la pas « consommé « au final). Elle vit sa vie comme un vrai marin avec une certaine liberté sexuelle, « ce qui se passe sur le bateau reste sur le bateau » Les personnages sont cohérent et attachant , chaque second rôle est traité avec délicatesse et attention, le marin mort sur le bateau est un thème central et récurrent, il entretient le mystère et crée une intrigue dans le récit, de manière très astucieuse. C’est aussi le récit d’une passion car la JF aime la mer et voyager plus que tout, c’est au dessus de ses relations sentimentales, et elle partage ce sentiment avec d’autres marins qui expriment aussi cette même passion. Il faut bien sûr noter la très belle interprétation de l’ensemble des acteurs (d’ou un talent confirmé de Lucie Borleteau dans la direction d’acteurs ). Bien sûr Melvil Poupaud que l’on connaît bien est excellent, un de ses meilleurs rôles : fragile touchant, mais fort et leader d’équipe dans son job de capitaine de navire. Mais surtout incroyable révélation de Ariane Labed, absolument parfaite dans ce rôle de femme moderne et fragile, elle illumine la pellicule , on croit à son personnage, on doute avec elle, on veut qu’elle reste libre , l’accompagner, l’ aider à vaincre ses doutes, Une très jolie jeune femme, à qui on peut souhaiter une grande carrière , beaucoup de talent pour une beauté au naturel , mystérieuse et envoutante. La scène finale a Gdansk, ou elle débarque avec son équipe est très belle, elle regarde « ses » marins, un par un , elle est heureuse ,c'est son équipe, c’est ce qu’elle aime plus que tout. Merci encore à Lucie Borleteau pour ce grand moment de cinéma, qui sort des sentiers battus. A decouvrir absolument..
BeatJunky
BeatJunky

192 abonnés 1 934 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 29 novembre 2015
Ma foi, un bon p'tit film qui se laisse regarder facilement et avec plaisir. Un scénario plutôt original, une mise en scène très simple mais surtout une très bonne interprétation de Ariane Labed , qui devrait se faire connaitre rapidement si elle enchaîne par d aussi bonnes prestations. Evoluant dans un milieu professionnel essentiellement masculin et macho Machin nous démontre qu elle semble avoir les épaules pour supporter ce "harcèlement" mais l essentiel, ce que veut montrer Lucie Borleteau, c est le questionnement de cette femme passionnée par son travail qui va devoir choisir entre sa carrière et une vie "normale" (celle qu évoque son ancien coup de coeur interprété par un très bon Melvil Poupaud ) c est à dire" mariage, maison, enfant, voiture....) mais en a t elle vraiment envie? Est-elle vraiment faite pour ça? Le peut-elle tout simplement? Un joli travail de cette jeune réalisatrice qui réussit à faire passer l essentiel de cette remise en question avec en plus de biens jolis plans de l océan et même d un port de commerce (très belle photo de .... ) et ce, malgré le contexte pas évident d une mission en mer. Beau film à voir.
mem94mem
mem94mem

134 abonnés 589 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 12 janvier 2015
Gros coup de coeur pour cette chronique sentimentale d'une fille embarquée sur un cargo. C'est vivant, inspiré et vibrant. On retrouve le bouleversant Anders Danielsen Lie d' "Oslo, 31 août". Ariane Labed est la révélation du film. Le film est au dessus de la moyenne de la production française et en plus c'est un premier film. Lucie Borleteau a du talent, il faudra la suivre de près.
VINZGOM
VINZGOM

13 abonnés 46 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 10 janvier 2015
Histoire d'une femme très touchante et très réelle! On embarque vraiment sur ce bateau! Good!
willycopresto
willycopresto

150 abonnés 1 384 critiques Suivre son activité

0,5
Publiée le 27 février 2017
"Fidelio, l'odyssée d'Alice" (2014) Arte le 20.02.2017

Ce navet n'a pas été jugé digne d'être diffusé en salles, apparemment.: ça se comprend. Il aurait dû s'appeler "l'odyssée sexuelle d'Alice" par souci de vérité car à part ça, il ne se passe pas grand-chose d'autre que de la" baise" (ne parlons pas d'amour) dans ce naufrage cinématographique ! Ah si, il y a quand même un macchabée qu'on jette par-dessus bord pour nourrir les requins (avec la housse ?) Et aussi la minute de poésie à la Victor Hugo quand un marin de retour au port s'émeut à la vue d'un cormoran : "ce sont les oiseaux qui ramènent l'âme des marins disparus sur terre"... Jadis, les capitaines de bateaux ne voulaient pas de femmes à bord : quand on voit ce film mou, au scénario aussi plat qu'une mer étale, on comprend : ce n'est plus un raffiot, c'est un lupanar auquel il ne manque que la lumière rouge signalant les maisons closes naguère. Bien qu'ayant un fiancé resté à terre, l'héroïne sexuelle un brin nympho, est plus souvent nue qu'en veste de mécano une clé anglaise à la main. Aucun centimètre carré de la chair de l'infidèle (et de son tatouage) n'échappera à la caméra avide de Borleteau. Humour ou coïncidence : le rafiot dans lequel "les orgies" se passent s'appelle Fidélio ! Cette nudité n'échappera pas d'avantage à nos yeux, même quand la nana pratique le plaisir solitaire. L'actrice, Ariane Labed, semble douée...Eloignez vos chères têtes blondes de la télé ! Lucie Borleteau, pour son premier long métrage (et son dernier en 2017), a tout raté ! La réalisation est molle, sans intérêt, et le film s'éternise : il ne se passe rien, surtout des scènes de lit ! Le scénario est à l'image de la réalisation : il a dû tomber à l'eau en cours de traversée. Quant au casting, la croisière ne s'amuse pas ! Nous non plus. Les amateurs d'érotisme et de masturbation se régaleront peut-être : s'ils n'ont pas le mal de mer ! On se croirait revenu dans la période des films érotiques des années 1970 !
Elle est belle la marine marchande ! Ce film va-t-il susciter des vocations ?
willycopresto
Loïck G.

389 abonnés 1 825 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 18 juin 2015
Après deux court-métrages ( bonus), Lucie Berleteau signe un premier long,remarquable, totalement maîtrisé. Elle a filmé entièrement au cœur d’un cargo sur lequel embarque une jeune femme, seconde du chef-mécanicien. C’est la vie à bord dont elle nous parle très bien à travers une activité parfois ingrate, mais une solidarité toujours renouvelée. La présence de la femme intensifie bien évidemment les relations mais Alice en quête d’elle-même a déjà assez d’indépendance dans ses bagages pour faire face aux impondérables. Son itinéraire amoureux est plus bancal, et là encore la réalisatrice décrit très bien la personnalité d’une jeune femme en quête d’elle-même. Le rôle est tenu par Ariane Labed encore peu connue sur nos écrans. Qu’elle quitte l’Angleterre !

Avis bonus Une rencontre très intéressante avec la réalisatrice et la comédienne, doublée par deux courts-métrages dont un vraiment passionnant sur la lutte des femmes qui refusent la grossesse...
Pour en savoir plus
David B.
David B.

54 abonnés 592 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 3 juillet 2015
Les amours et le bateau tanguent un max dans cette comédie. Alice, plongée dans un monde d'hommes, s'évertue à profiter de la vie et à trouver le meilleur chemin pour celle-ci, alors même que le décès d'un marin lui rappelle sa fragilité et sa brièveté. On vit les journées quotidiennes sur le rafiot au rythme des machines, dont le bruit est omniprésent. Une vie balancée par la douceur des vagues, pimentée par les ennuis mécaniques, et les amours éphémères, et la perspective d'une promotion professionnelle.
Bulles de Culture
Bulles de Culture

147 abonnés 634 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 5 janvier 2015
Lucie Borleteau envisageait au départ de réaliser un documentaire sur la vie maritime puis s’est ensuite orientée vers la fiction, afin de développer une approche plus personnelle de son sujet. Fruit de deux années d’écriture en collaboration avec la scénariste Clara Bourreau, Fidelio, l’odyssée d’Alice décrit le quotidien de ces marins au long cours aux destinées tourmentées, dont certains ont juré fidélité à la mer plutôt qu’à une femme.

Le personnage d’Alice donne chair au souffle romanesque qui (ré)anime pour un temps la vieille carcasse du Fidelio, cargo en fin de vie. Les deux scénaristes inventent en elle une sorte d’idéal féminin détonnant dans un milieu traditionnellement masculin : féline et athlétique, Alice croque la vie et les hommes à pleines dents, dans un refus du compromis.

Une mer mystérieuse aux humeurs changeantes, une femme tiraillée entre ses principes et les bras d'un (autre) homme, Fidelio, l’odyssée d’Alice ose se frotter doucement à L’avventura de Michelangelo Antonioni (1960), chef-d’œuvre sur le désir et son transfert face à la mort, quand les corps disparaissent avant d’avoir livré toute leur vérité...
anonyme
Un visiteur
2,5
Publiée le 22 décembre 2014
On salue l'envie et le trio d'acteurs principaux, mais difficile de ne pas être déçu par cette fin tellement simpliste qu'elle fait oublier le reste d'un scénario certes peu marquant mais agréable.
Fritz L
Fritz L

219 abonnés 767 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 3 janvier 2015
Voilà vraisemblablement le film français de 2014, le plus impudent mais surtout le plus surprenant. Non seulement par le clin d’œil littéraire à l’œuvre d’Homère (Alice comme Ulysse mettra 10 années à retrouver « Fidelio » le bateau témoin de ses premiers pas dans la marine marchande et de ses premières amours avec Gaël, non sans quelques péripéties). Mais également par ce récit de voyage sans concession qui porte notre héroïne sur la voie qu’elle s’est tracée depuis toujours, celle de l’indépendance et de la liberté. Ce n’est pas pour autant une œuvre vindicative ou féministe, juste un beau portrait d’une femme lumineuse et radieuse interprétée par une Ariane Labed totalement habitée par son rôle. Lucie Borteleau se joue d’ailleurs du spectateur, elle compose un univers très masculin, limite macho, dans lequel Alice, qui « n’a pas la vertu des femmes de marins », tient surtout sa place et impose un respect à la seule force de ses compétences et d’un caractère pour le moins trempé. C’est cette ambivalence, entre « la femme » et « le collègue », qui donne à ce film un côté malicieux des plus réjouissants. La réalisatrice (dont c’est le premier long métrage) connaît visiblement bien le milieu de la mer, qu’elle dévoile dans toute sa vitalité, avec ses codes et ses coutumes. Rarement cet univers clôt des marins a été aussi bien dépeint, il faut remonter à l’inoubliable « Crabe Tambour » de Schoendoerffer, dont on trouvera ici pas mal de similitudes. Est-ce à dire que « Fidelio » est un film d’homme, non bien évidemment… quoique… « Fidelio » est avant tout une œuvre attachante, décalée, bien filmée et jouée qui vous imprègne de son charme et semble vous susurrer à l’oreille les paroles de Victor Hugo, « la mer est un espace de rigueur et de liberté ».
dejihem
dejihem

155 abonnés 709 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 8 janvier 2015
Malgré une mise en scène plate, voilà un film intriguant quant à son sujet et à la complexité des sentiments. Un ode à la liberté, des personnages vraiment touchants (l'amant, le concubin, le coup d'un soir, un deuxième amant,...), un cadre original (un tanker) : une belle réussite pour un premier film !
GARAL
GARAL

11 abonnés 53 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 30 décembre 2014
La liberté, la responsabilité, les nécessaires rapports avec les autres ; la vie en société, quoi.
C'est léger et grave à la fois.
En tout cas, moi j'étais vraiment parti. Il fallait débarquer et sortir par le forum des Halles ; je serais bien resté...
L'Info Tout Court

464 abonnés 1 025 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 7 janvier 2015
De ce premier long-métrage ressort deux indéniables puissances féminines. La première c'est Ariane Labed, interprète d'Alice éponyme et qui impose force et fragilité à la fois en un spectaculaire tour de force. La deuxième, c'est évidemment sa réalisatrice, Lucie Borleteau, qui laisse présager par un seul premier long-métrage d'un talent qui ne demande qu'à s'épanouir de nouvelles fois. Pour en savoir plus, lisez notre critique complète:
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