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L_huitre
101 abonnés
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3,5
Publiée le 12 janvier 2015
Le premier. Le premier de nos serial-killers, confondus par son ADN, méritait bien un film. Surtout pourquoi inventer des histoires torturées de tueurs compulsifs quand la réalité dépasse parfois la fiction ? L'affaire SK1 s'attèle donc à raconter l'histoire de Guy Georges, ce tueur récidiviste qui a terrifié l'Est de Paris au début des années 90. Point de suspens, ni de mystère à l'arrivée : on connaît la fin. Le film ne vaut que par le rappel des faits et de l'époque, par les détails morbides des différents meurtres ( on aime ça, et pas seulement les lecteurs de Paris Match ! ) et par le cheminement laborieux de l'enquête. Mission réussie ? Disons-le tout net, le résultat n'est pas trop mauvais, mais pas par là où on l'attendait. En effet, l'enquête sur plusieurs années est poussive, et Raphael Personnaz, un peu falot dans le rôle de l'enquêteur, ne donne pas la dimension humaine forte qu'on pouvait espérer. Notre curiosité morbide est, à l'inverse, satisfaite jusqu'à satiété, les cadavres dénudés et l'hémoglobine s'enchaînent avec plein de détails ( croustillants ou dégueulasses, selon votre sensibilité ). Bizarrement, le caractère très anxiogène de ces événements sur la population est à peine esquissé. C'est dommage, car un film de serial killer sans peur, c'est comme un plat de grand cuisinier sans sel... Heureusement il y a le jeu très subtil d'Adama Niane dans le rôle de Guy Georges pour relever la sauce avec un peu de piment. Il est parfait, en réussissant à donner à ce tueur froid un peu d'humanité. C'était un vrai tour de force d'accepter ce rôle, tant l'homme semblait monolithique et détesté. Bravo à lui !... Le film, au final, est riche d'informations et sa construction duale autour de l'enquête et du procès plutôt bien menée. Seul vrai regret : un manque d'émotions et de tensions, comme si le réalisateur s'était cantonné à une sorte de documentaire. Un exercice intéressant, mais qui fait moins vibrer qu'une fiction pure à la "Seven"...
Tiré de faits réels, "L'affaire SK1" nous relate la longue traque du tueur en série Guy Georges. Le long-métrage entrera facilement dans la catégorie des polars français réussis. Même s'il n y a pas vraiment d'originalité dans la réalisation, on appréciera ce scénario d'enquête particulièrement prenant, l'époque bien retranscrite, et les acteurs performants. Toutefois, un peu plus de risques sur sa mise en scène n'aurait pas fait de mal...
En 2015 Frédéric Tellier, jeune réalisateur inconnu, nous offre une véritable perle du cinéma tricolore. En effet, « L'affaire SK1 » surfe sans complexe sur la longue tradition du film policier à la française et le moins qu'on puisse dire c'est que ce cinéaste prometteur a de beaux jours devant lui. Dès les premières minutes, les rouages bien huilés de son intrigue se mettent à tourner sans effort pour nous offrir une reconstitution fidèle et prenante de « La plus grande enquête du 36 quai des orfèvres ». La France était jusque là épargnée par les tueurs en série, mais voilà que cette vague de crimes sexuels débarque dans nos journaux et terrorise tout l'est parisien. Le suspense est intense et la tension monte inexorablement, au fur et à mesure que l'enquête avance et que les victimes s'accumulent. Dans un évident soucis de réalisme, les scénaristes ne nous ont guère épargnés les détails de cette sordide série de meurtres et certaines scènes sont à réserver à un public averti. Côté interprétation, le talent est également au rendez-vous. Le maléfique Guy Georges (parce qu'il s'agit bien de son histoire) est interprété par un jeune acteur hallucinant de vérité et les scènes de son jugement font vraiment froid dans le dos. Les flics, quant à eux, se sentent visiblement concernés et Nathalie Baye fait parfaitement le job en avocate du Diable. L'ensemble se révèle d'une redoutable efficacité et place cette œuvre, terrible mais magnifique, parmi les meilleures réussites du genre. Une nouvelle preuve que le talent n'attend pas la force des années. Bravo !
Très réaliste, à la limite du documentaire, « l’Affaire SK1 » est une minutieuse reconstitution de la traque de Guy Georges, tueur en série et violeur actif à Paris dans les années 90. Frédéric Teiller a le grand mérite de résumer avec intelligence et solidité une dizaine d’années de procédure en deux heures en n’épargnant ni les loupés, ni les petites guerres internes entre les services du 36. Un film glaçant, efficient et fort bien construit, le montage alternant avec habilité les faits, l’enquête et le procès de celui que l’on nommait alors le tueur de l’Est parisien. Raphaël Personnaz, Nathalie Baye, Olivier Gourmet, Michel Vuillermoz et Thierry Neuvic sont les fers de lance de cette brillante réalisation qui doit également beacoup à l’impresionnante performance de Adama Niane.
Fascinant de réalisme, "L'Affaire SK1" marque par une réalisation impressionnante à la mise en scène précise au millimètre près. En effet, le long-métrage est d'une grande qualité grâce à son côté presque documentaire plutôt que fictionnel. De fait, les personnages sont plus proches du public d'autant plus que les acteurs sont excellents. Quant au scénario, il est très bien écrit pour nous garder captiver jusqu'au bout. Ainsi, le film est bien plus que divertissant, il est doté d'un réel intérêt de la part du spectateur.
Efficace mais académique "L'Affaire SK1" permet de présenter une histoire juridique et criminelle complexe, le destin d'un homme accusé et coupable, le travail de la police criminelle : les atouts, les difficultés, le choc émotionnel et psychologique, et un procès médiatique à l'impact important.
Du thriller policier français comme on en voit trop peu.
L'affaire SK1 est vraiment incroyable, tant pour l'histoire vraie qu'il raconte, que la manière dont il la raconte. Pragmatique, juste, humain, réaliste, et du coup horrible, cette enquête impressionne par sa complexité et ses faits. Les acteurs retranscrivent à la perfection les déboires de l'investigation, le rythme est bon, la bande-son sans accroc, l'image forte. La construction est intelligente, et arrive à maintenir le spectateur en haleine sur les deux heures de films. Vraiment un film remarquable qui passe
Vraiment, un film français dont on peut être fier, de par son propos, de par son inspiration, de par sa marque dans le genre polar français.
L'Affaire SK1, thriller français relatant la traque et le procès du célèbre violeur et tueur Guy Georges, actif au cours des années 1990 et faisant pas moins de sept victimes. Personnalité marquante et terrifiante de la décennie en France, il est régulièrement comparé au célèbre tueur du Zodiaque, actif, lui, vingt ans plus tôt aux Etats-Unis. L'Affaire SK1, un titre énigmatique, intitulé d'une enquête longuement mise en suspend par manque d'éléments, et nommée pour le coup d'affaire "Serial Killer 1".
Frédéric Tellier signe ici son premier long-métrage bénéficiant de diffusions dans nos salles obscures françaises. Tenant ici un sujet solide, le réalisateur ne se contente pas de livrer un banal film policier ayant pour but d'instruire et divertir tout intéressé, il voit bien plus loin. Tellier prend soin d'établir une structure narrative astucieuse, scindée en deux parties bien distinctes : la traque du tueur et son procès, le tout découpé en un bon nombre de séquences, entremêlés sur la totalité du film. Une méthode fort ingénieuse pour maintenir le spectateur. Le réalisateur prouve son savoir faire et instaure dans son film un réalisme épatant, un sobriété remarquable. Utilisant un grand nombre de véritables décors liés à l'affaire, il règne dans ce film une ambiance pesante et sombre, emplie de vécu. Autre point fort justifiant un certain réalisme, le réalisateur fait évoluer la qualité du rendu visuel de son film. Ainsi, le spectateur ne peut passer à côté du grain à l'image au début de l'histoire, puis ce dernier s'estompant à mesure que le film progresse pour terminer en haute définition.
Le casting, lui, semble comme fondu dans ce climat si particulier. Les acteurs font preuve d'une sobriété et d'une justesse admirables. Fumées de cigarettes omniprésentes, odeurs de café, impacts psychologiques, la reconstitution générale et leur prestation ne semblent pas factices une seule seconde. Tout est joué au détail, calculé au millimètre près. Les acteurs font preuve d'un savoir faire et d'une sérénité telles que cette justesse générale semble mille fois supérieure à ce que le cinéma français nous a pondu ces dernières années, en matière de thriller. En clair, il ressort des prestations une crédibilité indiscutable, Personnaz en tête et cela fait du bien.
L'Affaire SK1 de Frédéric Tellier a le mérite de figurer parmi les meilleurs thrillers français des ces vingt dernières années, au même titre que Zodiac aux Etats-Unis (puisque la comparaison est courante), la notoriété en moins. Il est indéniable qu'un thriller de cette qualité redonne jeunesse et crédit au genre, qui a malheureusement subi les fatalités d'erreurs de mauvais goût ces dernières années. L'Affaire SK1 est un polar d'une sobriété exemplaire, misant d'avantage sur l'humain que sur le mystère, d'un réalisme saisissant, ne cédant pas une seule fois à la facilité du discours extrapolé ou du sensationnalisme.
Un très bon film Français tiré d'un célèbre fait divers. Je n'ai pas trop ressenti l'effet "reportage" sauf lorsque Frédéric Tellier utilise des images d'archive. Je trouve que sa renforce l'ambiance des années 90 et l'époque ou Guy Georges a violer et tuer toutes ces filles dans l'est parisien. Même si on connais le dénouement finale qui reste poignant l'enquête nous prend au tripes et certaines scènes sont assez gore lorsque les enquêteurs arrive et découvre les lieux des crimes. L'affaire SK1 et la French son mes 2 coups de cœur en cette fin d'année 2014 et début 2015.
Les polars de ce calibre se comptent sur les doigts d'une main. De manière totalement subjective, j'ai même envie de lui donner la palme tellement les émotions se mêlent à l'envie d'en savoir plus tout au long du film. La tension autour des enjeux (car il y en a plusieurs) est maintenue du début à la fin. Adama Niane est admirable dans la puissance de son rôle. L’écriture et le montage sont des exemples. Pour une première réalisation, c'est vraiment impressionnant. Peu importe la critique, ce film me marquera pour longtemps.Je regarde beaucoup de films pour en trouver un de ce niveau.
Un film prenant et un scénario bien amené. Si l'histoire est connue, ses zones d'ombres et rebondissements sont passionnants. Reste le point faible: Nathalie Baye qui a semble-t-il abusé de la chirurgie esthétique.
Très bon film seul défaut les personnages qui ont gardé le même style de coiffure 10 ans après sa faisait pas crédible.film de réaliste et à ne pas montrer au plus jeune a cause des scènes de crimes
Excellent. Vu en avant première avec les acteurs et l équipe du film, on a passé un bon moment. Un véritable travail d orfèvre. N. BAYE est comme toujours juste, Raphaël aussi. A voir !!!
Quel peut être l'intérêt de consacrer un film "fondé sur une histoire vraie", comme celle de Guy Georges, "le tueur de l'Est parisien", auteur de 7 homicides sordides (après viol et tortures..) sur des jeunes et jolies femmes (outre quelques agressions inabouties, comme celle d'Elisabeth Ortega), entre 1993 et 1997 ? Cet ignoble personnage (par ailleurs prostitué pour clientèle masculine) ne commençait pas sa "carrière" criminelle alors, loin, très loin de là - sauf à remarquer que vols et rapines, viols et agressions sexuelles diverses n'avaient pas encore abouti au pire.... si elles lui avaient valu de la prison (trop peu, il est vrai..). Cela aurait pu, au moins, être de dénoncer avec franchise l'incurie des services de police qui, tenant GG en 1995, l'avaient relâché, sans réussir à le confondre alors - si arrêté dans sa série sanglante, cela aurait épargné 2 vies ! Tentons un bilan. La partie "investigations" est languissante et atone à mourir, et se veut un hommage univoque au "36". La partie "procès" (au printemps 2001), proposée sans grand effort d'imagination "dramaturgique" en contrepoint, étant à peine moins poussive (Nathalie Baye sans une once de crédibilité en avocate d'assises - celle du tueur). Quant à "l'humanité" dont le réalisateur de ce "L'Affaire SK1" (grand amateur de caméra tremblotante et chavirante façon "plongée au coeur de la Crim" : du vu et revu), Frédéric Tellier (formé à l'école du spot de publicité et de la fiction télé), dont c'est le premier "long" véritable, a plein la bouche en présentant son oeuvre en AP, on se prend à la chercher - en vain (sauf quelques pathétiquement ridicules "instants de vie" - privée - de "Charlie", alias Raphaël Personnaz). Très mauvais, en résumé !