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Lu34s
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4,0
Publiée le 2 juin 2015
Pour son premier long-métrage, le réalisateur et scénariste Giulio Ricciarelli décide de s’atteler à un sujet assez lourd mais néanmoins très important. Il base son histoire entre 1958 et 1963, lorsqu’un jeune procureur allemand découvre les atrocités faites durant la guerre dans le camp d’Auschwitz. Il décide alors de rechercher les anciens SS ayant servi dans ce camp et va se confronter aux nombreuses hostilités du peuple allemand qui tente de fuir leur passé par tous les moyens possibles.
On remarque alors un long-métrage très ambitieux de la part du réalisateur, à l’image de son héros qui se lance dans un projet monstre de retrouver les huit mille officiers SS du désormais célèbre camp de concentration. Le film aborde très bien son sujet et l’exploite avec talent ainsi qu’avec une force émotionnelle juste. La réalisation reste très classique en soit mais cette neutralité artistique permet de mettre en avant tout le caractère historique de la chose qui parait très surprenant aujourd’hui. Car le film fait aussi un contraste entre la génération de l’époque et celle d’aujourd’hui, cette dernière étant, à l’apogée d’internet et du tout numérique, informé de tout ce qui s’est passé auparavant, chose qui n’était pas le cas lors des années 50 et 60, les jeunes étant laissés dans l’ignorance quant aux choses faites durant la Seconde Guerre mondiale.
Le Labyrinthe Du Silence est donc un film historique passionnant et très bien mené, sur une période assez dure à vivre où pratiquement tout le monde a un passé douteux. Terrifiant mais juste.
Film qui se veut volontairement lent... Mais qui au final, nous tient en haleine jusqu'à la fin. C'est bien joué malgré un casting d'inconnus. L'histoire vraie est bien relatée... À voir...
Le cinéma germanique abordant le sujet inlassable de l'après guerre post période nazi n'est guère passionnant, le début de la mise en scène exprime le souvenir de toute l'ampleur des exactions comme un devoir important de mémoire, mais ressasser sans cesse le passé est répétitif. L’interêt de l’intrigue de voir en chaque citoyen allemand de la période du présent d'être potentiellement coupable n'est que frustration face au jugement de leur histoire, ce sont les victorieux qui l'écrivent, le fond du scénario ne m'a pas touché profondément.
Il ne faut pas avoir peur de la VO allemande, la mise en scène est suffisamment expressive et calibrée pour permettre sans difficulté d'appréhender le film. C'est parfois même un peu trop marqué du trait mais ne boudons pas l'intérêt évident du film, passionnant de bout en bout
Cela parait incroyable maintenant, alors que nos amis d'Outre-Rhin sont biberonés depuis leur plus jeune âge au devoir de mémoire (et heureusement !), mais dans les deux décennies qui ont suivi la guerre, l'Allemagne avait si profondément refoulé Auschwitz que les jeunes générations n'étaient même pas au courant de ce qui s'y était passé. On a beaucoup dit jusque dans les années 90 que les survivants n'avaient pas eu envie de parler... Et bien ce film démontre qu'on n'avait surtout pas beaucoup envie de les entendre. Les Américains et les Russes étaient obnubilés par la Guerre Froide, l'Allemagne pas vraiment dénazifiée et le reste du monde n'avait pas encore mesuré l'ampleur du désastre. Ce film raconte la prise de conscience d'un désastre et le début réel de la dénazification, un instant clef donc dans l'histoire allemande mais aussi européenne. Inutile de dire que le fond se suffit amplement à lui-même, alors reprocher au film un certain didactisme c'est être un peu à côté de la plaque, puisque ce Labyrinthe ne vise rien d'autre que le didactisme. Parfois, les considérations d'esthètes n'ont pas leur place dans toutes les critiques, et ce film doit être vu, même s'il est formaté, académique, blabla... on s'en moque. Salutaire...passionnant (pour ceux qui craindraient l'ennui), et parfois bouleversant (la scène du kaddish à Auschwitz m'a tiré une larme).
Un film historique réalisé de manière certes classique mais qui contribue au nécessaire devoir de mémoire. Alors que nos sociétés semblent renouer avec les mouvements populistes, ce film rappelle que si une majorité d'occidentaux auraient préféré rapidement tourner la page de La guerre, il faut garder le souvenir de ces heures sombres. L'idéalisme du jeune procureur et la progression de son enquête permettent de maintenir le rythme tout au long du film. A montrer au plus grand nombre et surtout les plus jeunes.
Si nous mettons de côté la mise en scène linéaire et bien trop classique du Labyrinthe du silence, nous nous retrouvons dans l’histoire passionnante et instructive de toutes les démarches qui ont faites l’ouverture d’un procès contre d’anciens SS ayant servi à Auschwitz. Le choc dans ce long-métrage de Giulio Ricciarelli, c’est le point de vue exclusivement allemand durant l’après-guerre. Chacun sait, mais tout le monde nie. Seule une petite équipe portée par un jeune procureur va se lancer dans la quête de vérité. Les témoignages de survivants sont parfois durs, mais restent sur la réserve pour ne jamais nous influencer. Le plaidoyer nous met alors face à nos responsabilités. Dois-je obéir à l’autorité collective où puis-je répondre à mes propres pensées ? Le Labyrinthe du silence est un excellent drame, divinement interprété et s’il est en fin de compte prévisible, il est toujours haletant. D'autres critiques sur ma page Facebook : Cinéphiles 44
La force de l'interprétation du jeune procureur interprété par Alexander Fehling capte le spectateur au sein de cette lourde et sombre page de l'Histoire allemande. Un poil trop long mais très soigné.
S'inspirant du véritable combat mené par le procureur allemand Fritz Bauer, Le labyrinthe du silence revient sur la période la plus sombre du pays. Au lendemain de la Seconde Guerre Mondiale, des officiers nazis se sont ainsi évanouis dans la nature parfois même avec l'aide de l’État échappant ainsi à toute condamnation. C'est donc un combat pour la justice mené ici mais également le respect d'un devoir de mémoire aussi douloureux soit-il qui doit permettre à un pays alors en ruines de se reconstruire sur des fondations plus solides. Si l’enquête ne propose pas réellement de rebondissements, on reste toutefois captivé par le parcours de ce procureur et de ses associés qui n'auront jamais reculé devant les nombreux obstacles.
Tiens un film allemand. Pas si souvent. Intéressant et réussi en plus. Sur fond de chasse aux nazis, une histoire vraie palpitante et rédemptrice. Réalisation très classique mais la puissance du propos finit par emporter le tout.
Sous des airs de téléfilm Le labyrinthe du silence est un assez bon film de police/justice dans un contexte bien précis. Le développement est bien fait, on ne s'ennuie pas mais je n'ai pas trouvé que tous les acteurs étaient super dans leurs rôles.. Le final est assez fade, historiquement c'est là ou il est intéressant et terrible de se dire que beaucoup de tortionnaires s'en sont sortis.. VF à proscrire si possible.
Voila une production allemande qui a le mérite comme beaucoup d autres de ne pas faire un pas de clerc vs a vis de la réalité de l histoire...des horreurs du nazisme. Reconstitution minutieuse de l’époque des années 60... Sujet grave et plein de tact dans les jeux d acteurs. Dénouement historique heureux sous fond de reconstruction d une jeune démocratie et d oubli quasi induit du passé. Un labyrinthite qui a là aussi le mérité de nous rappeler que les dirigeants aux manettes de cette Allemagne "sixties" renaissante n étaient pas tous étrangers au contexte des années 40. Tous coupables ? tous absouts ? en tout cas des questions pour le spectateur de ce film qui ne sera pas déçu de la manière dont le sujet est traité.
Un film qui traite d'un sujet très dur : des anciens soldats ayant servi à Auschwitz. Un jeune procureur va se battre jusqu'au bout pour tenter de réunir le maximum de pièces et retrouver la trace des anciens soldats. Un film grave mais sans aucune scène violente (compte tenu du contexte).
Expiation en Allemagne. Je me demande comment ce film a pu être accueilli chez nos voisins, je ne suis pas bien certain que les plaies soient refermées. Petit malaise quand même dans l'écart entre le sujet, traité sans outrance, et ce foisonnement de mobiliers délicieusement fifties. Un vrai régal entre formica, lampes et tables basses, sans parler des voitures d'époques toutes rutilantes. Le sujet ne se prêtait pas à ce défilé digne d'un catalogue d'antiquaire.