Le Labyrinthe du silence
Note moyenne
4,2
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273 critiques spectateurs

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51 critiques
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18 critiques
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anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 13 mai 2015
Pour son premier film Giulio Ricciarelli brosse le portrait d'une Allemagne d'après guerre peu encline à ce que son terrible passé soit révélé. Une Allemagne pour qui le nazisme n'a été qu'une simple parenthèse et dans laquelle on vit comme si rien ne s'était passé. Une Allemagne où les criminels nazis sont devenus professeurs ou patrons d'entreprise. A travers un film d'un style classique qui sied parfaitement au sujet, c'est dans ce "Labyrinthe du silence" qu'il raconte l'histoire d'un jeune procureur (Alexander Felhing) décidé à briser le mensonge et le silence oppressant qui régnait à l'époque sur les camps d'exterminations nazis. Il relate cette quête pour la vérité et pour la justice et rend un vibrant hommage aux juristes allemands qui se sont battus pour que le procès de certains des criminels d’Auschwitz est lieu. Un plaidoyer émouvant, passionnant et terrifiant qui dénonce les ravages de l'oubli et du silence. Un film d'une actualité brûlante et qui démontre que la justice ne doit pas seulement avoir une fonction de châtiments mais qu'elle doit aussi servir à révéler la vérité pour que les victimes de ces crimes atroces ne soient jamais oubliées. Un film remarquable qui laisse le spectateur hagard et chaos !
lhomme-grenouille

3 623 abonnés 3 170 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 9 mai 2019
Je vais lui reconnaître une chose à ce film, c’est qu’au moins, il est fait avec de bonnes intentions. J’irais même jusqu’à dire qu’il est cohérent avec lui-même et que, du coup, il saura satisfaire le public qui est sensible à ce genre de cinéma. Parce que oui, je trouve quand même que, l’un dans l’autre, il a des qualités de « Labyrinthe du silence ». Dans la lignée des grandes fresques historiques qui flirtent souvent avec les Oscars, on a là un film sobre, classique et maitrisé dans sa forme pour nous parler d’un sujet digne d’être mis en lumière : la vraie-fausse dénazification de l’Allemagne. Alors, après avoir dit ça, peut-être vous étonnerez-vous de ma note bien basse par rapport à une telle énonciation de qualificatifs. Seulement voilà, j’avoue noter avec mon cœur et moi, mon cœur, dans ce labyrinthe du silence, il s’est vite égaré dans les impasses de l’ennui. Parce que bon, l’air de rien, une fois le les vingt premières minutes passées, le film a quand même dit ce qu’il avait à dire et fait ce qu’il avait à faire. Après, c’est simplement de l’illustration sans que de nouvelles arcanes ne soient réellement explorées. Et pour tenir sur la durée, Giullio Ricciarelli ne compte que sur l’émotion. Ainsi les protagonistes enchaînent les mêmes situations à base de « Ah bon ? Il y a eu Auschwitz ? Oh c’est triste ! » ou bien encore de « Et dire que maintenant ce SS est devenu un monsieur tout-le-monde et que la société préfère fermer les yeux ! ». Or, chez moi, ce genre de démarche, ça finit généralement par produire l’effet inverse de celui qui était recherché. Personnellement je n’ai pas besoin qu’on me repasse sans cesse la même couche d’indignation pour que je m’indigne, pour que je m’émeuve, pour que je cherche à comprendre et à explorer l’âme humaine. Or, le problème de ce « Labyrinthe du silence » c’est qu’il se limite très rapidement qu'à ça : répéter ce schéma en boucle sans jamais oser se mouiller, sans jamais oser montrer, sans jamais chercher à creuser plus loin que cette simple indignation de surface. Et au final, ce film je finis par lui en vouloir. Je lui en veux d’avoir été aussi timoré dans le propos et d’avoir été aussi fainéant dans la forme. Un tel sujet, ça méritait plus qu’une heure et demie de bla-bla et de démonstrations de personnages tantôt tristes, tantôt indignés. Alors après, certains aimeront sûrement, et tant mieux pour eux. Maintenant voilà, pour ceux qui nourrissent certaines exigences en termes d’audace et de savoir-faire, ils risquent vite de se perdre dans ce labyrinthe de la tiédeur…
Mets La-sept
Mets La-sept

47 abonnés 7 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 13 mai 2015
Quelle dignité ! Mise en scène épurée, des visages où se lisent les émotions : de dédain, le dégoût, la honte, l'incrédulité. A voir. Sans nul doute. Pour que le silence ne revienne jamais et pour ne pas oublier ces grands hommes qui ont porté la justice au plus haut.
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 13 mai 2015
Super film à voir absolument Les acteurs jouent parlemente ment le rôle
VILLE.G
VILLE.G

79 abonnés 810 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 13 mai 2015
Excellent en tous points.
Très bien filmé (du rythme, une atmosphère, de la musique, des rebondissements, des émotions, du suspens...) et très bien joué.
De plus ce film m'a fait découvrir beaucoup de choses sur cette partie de l'histoire que j'ignorais complètement.
Vraiment, a voir sans hésiter.
Requiemovies
Requiemovies

241 abonnés 1 153 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 13 mai 2015
(...)
Pour le fond, puisque c’est avant tout de ça dont il s’agit, le film reconstitue parfaitement les faits de l’époque (une part fictionnelle importante est présente dans le déroulement des actes, des affaires). De cet ordre émarge avant tout l’aspect pédagogique du film qui prend le pas sur la dramaturgie qu’on voit trop souvent poussée à son extrême sur un tel sujet. C’est donc un parti pris intéressant et, s’il n’est pas nouveau, s’avère salutaire. « Le labyrinthe du silence » vise juste et tente d’établir son devoir de mémoire sans pour autant tomber dans une émotivité exagérée. Là où Giulio Ricciarelli s’avère un peu plus maladroit c’est quand ce dernier tente de s’aventurer sur les pans de la romance. Elle a bien sûr sa place dans le récit mais dans la manière de dresser son récit vers des pans dramatiques, le réalisateur montre des faiblesses en contrepoint des accents historiques du film, qui eux, s’avèrent émouvants et passionnants.
C’est donc une missive intéressante et presque nécessaire que Giulio Ricciarelli offre au spectateur, par ses mouvements divers (investigation, pugnacité d’une nation meurtrie ou ignorante de son passé, administration et pouvoirs politiques aveugles), comme par son intégrité morale. Le film tutoie alors de grands moments sur ces points.
Représentant de la volonté d’une partie de la nation à combattre ses vieux démons enfouis, l’acteur Alexander Fehling, quasi inconnu à l’internationale jusque-là, personnifie habilement et avec le charisme nécessaire le jeune procureur qui a changé un pan de l’Histoire.
(...)
« Le labyrinthe du silence » sous plusieurs aspects (historiques comme pédagogiques) semble servir de plaidoirie nécessaire à une Allemagne qui veut affronter et assumer son passé. Le film émerge même au-delà de ces frontières géographiques et tutoie l’universel, l’actuel. Hélas, des défauts mineurs, ne peuvent inscrire le film dans les chefs d’œuvres du genre, par l’aspect peut-être trop figé et littéral d’un scénario qui hésite entre fidélité historique et fiction empirique. Difficile de rester sur des accents mitigés pour un premier long, on retient alors l’engagement, la réflexion individuelle et personnelle auxquelles s’associent chacun au moment du générique.
Stéphane D
Stéphane D

175 abonnés 2 374 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 12 mai 2015
La force de l'interprétation du jeune procureur interprété par Alexander Fehling capte le spectateur au sein de cette lourde et sombre page de l'Histoire allemande. Un poil trop long mais très soigné.
Pauline_R
Pauline_R

195 abonnés 398 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 12 mai 2015
Un film vraiment passionnant dont les 2h passent à vitesse grand V, oscillant entre thriller et film historique. On en sort interloqué, un peu bouleversé, devant ce portrait d'une Allemagne devant faire face à son passé, devant stopper son déni. La mise en scène est sobre mais n'en reste pas moins captivante et puissante. Une vraie réussite.
LeFilCine
LeFilCine

199 abonnés 638 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 12 mai 2015
Le labyrinthe du silence s'annonçait captivant avec ce sujet historique riche et peu traité jusque-là. En effet, le film s'inspire de la vie du juge allemand Fritz Bauer qui a engagé les procès dits d'Auschwitz dans les années 60 en Allemagne. Le scénario parle donc de cette jeune génération allemande d'après-guerre qui découvre la réalité des actes commis par le régime nazi. Les intentions de ce film allemand sont louables mais le message a vraiment du mal à passer. La faute à un film beaucoup trop scolaire à tous les niveaux. Tout d'abord, la laideur des décors handicape vraiment la crédibilité de ce film historique. Ensuite, il y a souvent des dialogues qui sont vraiment trop premier degré, d'une grande naïveté. En plus, les différents personnages ne sont pas toujours très bien incarnés par leurs différents interprètes. Même si le scénario est globalement intéressant, il est d’une grande linéarité, sans surprise. Le manque d'incarnation et d'émotion qu'aurait pu susciter une telle histoire pénalise donc trop le film pour que le spectateur puisse totalement adhérer. L'acteur principal, l'allemand Alexander Fehling, est assez glacial, alors qu'il porte tout le film sur ses épaules. Sur le plan historique, le film dédouane gentiment la génération d'après-guerre mais interroge sur le rôle de leurs parents. Le récit n'insiste pas sur certaines questions clés et ne prend pas le risque de rentrer dans les détails. On peut donc dire que c'est le film parfait à montrer dans les écoles allemandes, tout au plus.
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 11 mai 2015
J'ai mis 5 étoiles non pas parce qu'il traite d'un sujet réel et qui a marqué notre histoire mais parce qu'il est magistral: mise en scène, suspens, dénouement.
Le personnage principal, qui démontre sa forte conviction de poursuivre une enquête perdue d'avance parmi ses pairs, les procureurs expérimentés, un homme très sérieux, qui refuse que parce qu'il est allemand, il doit oublier.
J'ai bien aimé les musiques aussi, qui accompagnent notre personnage.
Le seul trait qui peut rebuter un spectateur c'est que je l'ai trouvé un peu long mais jamais ennuyeux.
Il ne faut pas oublier que c'est une histoire vraie.
Je reconnais que j'ai appris quelque chose après avoir vu ce film.
anonyme
Un visiteur
4,5
Publiée le 11 mai 2015
Ce film est formidable. Les acteurs sont justes, le rythme et la progression sont parfaits.
J'avoue que j'ai découvert beaucoup de choses que je ne voulais surement pas trop savoir.
Ce travail est utile, je dirais même indispensable.
Je le recommande vraiment.
Eslenya
Eslenya

11 abonnés 214 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 11 mai 2015
Excellent film qui fait plonger dans l'histoire sans tomber dans le pathos. Proche du thriller historique, on est tout de suite pris par le jeu de ce jeune procureur qui veut faire connaître la vérité et juger les coupables.
Photox
Photox

5 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 11 mai 2015
Film magistral sur une période trop peu connue de l'Allemagne d'après-guerre ! Une interprétation toute en subtilité et des acteurs habités par leur sujet. Bref une vraie grande œuvre utile doublée d'un témoignage historique indispensable.
Éric De Larmor
Éric De Larmor

20 abonnés 96 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 10 mai 2015
Le Labyrinthe du silence évoque l'histoire tout à fait réelle du procès historique mais méconnu de quelques uns des SS d'Auschwitz (malheureusement seulement 22 des 6000 qui ont servi dans le camp de concentration !) qui s'est tenu de 1963 à 1965. Un procès historique parce que, contrairement à celui de Nüremberg en 1945-1946, engagé par les Alliés contre les dignitaires du régime vaincu, celui-ci fut mené par la jeune justice allemande et s'attaquait bien à la machine concentrationnaire et d'extermination et non uniquement aux crimes de guerre stricto sensu. Il visait ainsi tous les niveaux du système, depuis le simple kapo zélé jusqu'aux responsables du camp. Le film rend remarquablement la complexité de cette entreprise dantesque. Les procureurs ont dû affronter tous les blocages possibles à tous les échelons d'une administration comptant encore dans ses rangs nombre d'anciens nazis : documents introuvables, volonté affichée de la police de ne pas collaborer, dans un contexte politique où le chancelier Adenauer lui-même faisait tout pour freiner le nécessaire devoir de reconnaissance de la culpabilité d'une grande partie du peuple allemand.
Utilisant intelligemment le personnage du jeune procureur idéaliste découvrant à la fois la complexité de son métier et l'histoire cachée de son pays, ponctué de moments particulièrement forts et émouvants, Le Labyrinthe du silence se suit tout autant comme un thriller judiciaire que comme un plaidoyer nécessaire contre l'oubli.
Laurent C.
Laurent C.

296 abonnés 1 133 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 10 mai 2015
L'histoire se situe plus de 15 ans après ce qu'aujourd'hui, on nommerait l'évidence des camps, l'évidence de la terreur. Le prologue ouvre le film sur un échange de regard, un simple échange de regard, d'un échappé d'Auswitch avec un ancien bourreau, prêt à lui offrir du feu. Et c'est ce regard, et tous les autres qui vont suivre, qui constituent la matière même du film. La force de la mise en scène réside dans les détails : des mains qui se croisent, des yeux qui se ferment, des gorges qui palpitent, des bouches qui se taisent. Le réalisateur échappe à tout misérabilisme. On est très loin du soporifique "The Reader", car, d'abord le film est allemand, tourné en langue germanique, ce même pays qui tarde encore à se remettre de l'horreur de l'Histoire. Le réalisateur pose des questions d'ordre philosophique et politique. Philosophique dans cette question essentielle qui revient en boucle durant tout le film à savoir si les bourreaux à Auswitch ont agi en bons citoyens qui obéissent aux ordres ou en véritables psychopathes, convaincus du mal qu'ils généraient. Politique parce qu'une nation qui certes a voté majoritairement pour un parti autoritaire demeure pourtant un pays de femmes et d'hommes en quête de bonté et de mieux-être économique et social. Chaque individu est le témoin à sa façon de cet héritage nazi, jusque le héros lui-même, un jeune procureur zélé, décidé de faire éclore la vérité et la justice, qui va découvrir que son propre père avait adhéré au parti nazi pour des questions de pouvoir et de carrière. On découvre avec épouvante les barrières que le jeune juriste rencontre à la fois pour trouver des rescapés prêts à témoigner de l'horreur et de la honte, les coupables de ces crimes, et les administrations qui continuent de répandre le silence. On découvre que 15 ans après, l'Allemagne ne fait que commencer à guérir ses plaies. Le spectateur est happé dans ce labyrinthe pétri de silencieux, mais aussi de musiques, de dossiers énormes, de mensonges et de couleurs. La grandeur de ce film émerge dans le fait que le scénario ne tombe jamais dans la facilité, ni la démagogie. La complexité de la narration, la pudeur des images et des dialogues, la prudence du propos, font de ce long-métrage un chef d'œuvre indispensable, ne serait-ce que pour le souvenir.
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