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Un visiteur
4,0
Publiée le 19 juin 2014
Un très beau film, qui capte les regards et la respiration tant on se retrouve aspirer par cette ambiance pesante parfois. Le jeu d'acteur est vraiment beau, c'est une histoire totalement réelle qui se déroule sous nos yeux, tellement réelle qu'elle nous rappelle combien il est compliqué dans des pays aussi conservateurs que la Pologne, de s'assumer, d'accepter ce l'on est avec ce regard de la société spoiler: qui nous est tragiquement bien expliqué a la fin du film . Le réalisateur signe ici une tres bele performance émouvante et juste.
Film sensible, émouvant et très bien joué. Ce film dénonce le conservatisme qui règne en Pologne et la difficulté de pouvoir assumer pleinement ses choix et ses envies. Malgré des qualités indéniables, ligne d'eau manque parfois de rythme et tombe dans certains travers notamment une fin un peu décevante .
J'attendais avec impatience de pouvoir aller voir ce deuxième film de Tomasz Wasilewski. Passablement déçu au final.
Le scénario multiplie les clichés et passe sur l'histoire qui pourrait être belle en s'appuyant trop lourdement sur la tristesse visuelle d'une petite ville de Pologne, au détriment des sentiments prisonniers d'un environnement rétrograde.
Un athlète, en plein entraînement pour une compétition de natation décrite pour être de haut niveau, se prive ni de cigarettes, pas davantage de joints. Les scènes se succèdent dans un grand désordre et donnent d'emblée la clé d'une fin très prévisible. En particulier la première descente interminable dans un parking. Beaucoup trop d'ellipses, aussi, pas assez maîtrisées finissent pas lasser.
Il n'en reste pas moins une belle interprétation, quelques belles images, également.
Mais plus que tout, Le courage de montrer un pan de la vie Polonaise et cette violente homophobie qui marquera les dernières images.
Le film s'apparente à cette veine académique et doloriste du cinéma gay, et ne nous épargne aucun cliché, de la douche collective à l'inévitable tabassage, sans aucune idée novatrice de scénario et de cinéma. Où sont passés les héritiers de Fassbinder et Chéreau ?
Un thème à la mode:un hétéro ou prétendu hétéro tombe sous le charme et plus d'un homo.....Il y a du très bon:Plan B (celui de , pas l'autre) du bon" Cibrail",du moyen "Freier Fall" et du pas terrible du tout pour dire pas bon du tout ce "Ligne d'eau".Des plans pour remplir l'espace et le temps, une nana qui voit sans voir et qui fait la gu..le tout le film(lassant).Seul point positif:les acteurs qui sauvent le film de la noyade et les scènes de piscine.
Rien de plus banal que le scénario de ce film. Un hetéro en couple qui se découvre homo en tombant sous le charme d'un mec. Ce n'est pas avec quelques beaux plans aquatiques ou autres (souvent trop longs) qu'on fait un beau film. Les plans-séquence d'entrée et sortie du parking sont d'anthologie. Que-ce que j'ai pu m'emmerder! Je me demande comment j'ai fait pour tenir jusqu'à la fin. Ce n'est sûrement pas pour voir le dénouement, on ne peut pas plus stupide et peu crédible. Pour couronner le tout, la musique -assourdissante- ne colle pas du tout au film. Si vous voulez juste voir des beaux corps masculins nus, acheter plutôt un bon livre de photos du genre, vous ne vous sentirez pas obligés de le regarder jusqu'à la fin et vous le rouvrirez tant que vous voudrez. À vous de voir....ou pas.
Il est difficile d’appréhender ce film qui se veut généreux et réaliste traitant de la difficulté que rencontrent les jeunes gens à vivre pleinement leur homosexualité dans une Pologne rétrograde. On y trouve d’incroyables qualités, à commencer par l’interprétation (excellente), des plans (aquatiques notamment) magnifiques et quelques belles idées de mise en scène. Seulement voilà, là où l’on s’attend à un discours fort relayé par des images choc ou des situations marquantes, le réalisateur fait le choix d’un statisme exacerbé, où les scènes, plus lisses les unes que les autres (à une exception près à la toute fin), s’accumulent provoquant à force un ennui perturbant. De ce Brokeback Mountain, version slave et sans mountain reste toutefois un bon petit film qui a le mérite d’évoquer un sujet occulté par les pouvoirs publics polonais.
Je ne suis vraiment pas fan du système de tournage qui consiste à filmer caméra au poing, ça devient pénible à la longue... On a tendance à s'ennuyer un peu au début, on se demande où ça va et comment on va y parvenir puis la 2e partie devient plus intéressante, mais c'est un film habituel sur l'homosexualité : il faut être un peu maso pour aller voir un truc pareil malgré les très charmants protagonistes... ! Cela dit, l'interprétation est bonne et le sujet évidemment intéressant tout de même !
Dans Ligne d'eau, Tomasz Wasilewski a peaufiné ses cadres et sa lumière, au service d'une mise en scène fluide. L'histoire qu'il raconte, celle d'une bisexualité très difficile à vivre, qui plus est dans la société polonaise, sans doute sait-il pertinemment qu'elle ressemble à beaucoup d'autres depuis que le cinéma a levé quelques tabous sur le sujet, y compris dans son pays. Ligne d'eau, avec son récit elliptique, son va et vient permanent entre amour(s) et famille manque véritablement de chair et de désir. Peu importe que la relation soit hétéro ou homosexuelle, le film ne nous plonge pas véritablement au coeur des conflits intérieurs de ses héros. On ne retient que l'élégance froide de Ligne d'eau, pas de chaleur ni vraiment d'empathie dans ce deuxième long-métrage qui n'esquive pas non plus un certain nombre de clichés.
Deuxième film polonais à thématique gay de l'année après AIME et fais ce que tu veux. Venant d'un pays aussi homophobe et catholique que la Pologne, c'est plutôt une bonne nouvelle. S'il est vrai qu'il est douloureux et parfois désemparant de se découvrir une nouvelle sexualité, il est vrai aussi que cela ne donne toujours que des films tristes et sombres. Avec le passage obligé de...
Ou l’enfermement dans une voie droite, tracée, où la normalité est synonyme de va-et-vient sur des terres trop bien connues. Il n’existe aucun moyen d’en sortir : la ligne est sans aspérité, implacable. Telle est la leçon que veut nous donner Ligne d’eau, en égrènant les événements traversés par un jeune nageur qui souhaite s’échapper de cette ligne qui le contraint.
Au-delà du thème de l’amour gay impossible déjà vu cent fois sur tous les écrans du monde, la plus passionnante des questions que soulève le film se trouve dans son cadre, une Pologne où l’intolérance est quotidienne, transcende les classes, et aliène les individus qui y sont confrontés. Une Pologne où ceux qui sortent de leur Ligne d’eau sont résolument seuls, coupés d’un entourage qu’ils révulsent de manière presque mécanique.
Le réalisateur semble avoir clairement décidé de nous illustrer ce sentiment diffus, celui du passage progressif d’une normalité confortable à une exclusion morale violente. Cette haine du cadre normatif se propage jusque dans la réalisation du film, et se transforme en plans particulièrement réussis. Mais elle déteint aussi sur le scénario, qui s’essaie au flou, à l’inconstant. On passe une bonne demi-heure à se questionner sur la relation qui se noue entre les deux personnages principaux, avant de se rendre compte que cette partie centrale du scénario avait été tout simplement considérée comme acquise dès le début. Le film tente d’aborder beaucoup trop de facettes de cette relation, de sa construction à sa déchéance, et se heurte à des thèmes trop complexes pour être traités par des ellipses et des plans contemplatifs. La narration se transforme ainsi en histoire molle, hachée, et fait de l’ombre aux excellentes intentions du film, servies par une mise en scène admirable.
LIGNE D'EAU : Un homme rencontre un homme et par la meme occasion l'amour...au milieu, une relation maternelle, une copine et la natation... Un film de genre qui n'en est pas moins excluant. Le réalisateur laisse le silence et la séduction prendre tout son sens. Les sentiments et les corps y sont sublimés tout en pudeur. #movie #review
Faire un film sur l'homosexualité n'est vraiment pas chose facile de nos jours sans tomber dans de nombreux clichés. Heureusement, ici on n'en sort presque totalement. L'histoire prend pour parti dès le départ que tout le monde a un doute. Donc on évite la partie "grosse surprise" qu'on retrouve dans presque la totalité des films sur ce sujet. Dans le scénario, tout ne nous est pas dit mais les indices sont bien présents et nous font réfléchir. Du coup nous ne sommes pas que spectateur, on réfléchit aux situations et ce que chaque séquence apporte. La réalisation est classique dans la majeure partie du film, mais quelques séquences sont originales et vraiment très bien filmées. La lumière et les couleurs sont superbes. Les acteurs sont bons, surtout Marta Nieradkiewicz qui offre une belle prestation. La seule chose que je regrette, c'est qu'il s'agit d'un drame et c'est à se demander si les histoires d'amour entre deux personnes même sexe doivent obligatoirement finir mâle... A quand un véritable happy ending ?!?!?!
Encore un film sous tension, il faut dire que la réalisation est inexistante et que le scénario vraiment léger, dommage, car les acteurs semblaient s'être vraiment impliqués.
Il faut aller voir ce genre de film et encourager la création sur ces thèmes (homosexualité) dans des pays comme la Pologne où l'on meure encore d'être différent... Les acteurs sont exceptionnels de justesse. L'histoire est belle, émouvante et la mise en scène très subtile.