Réalisée par Craig Gillespie (à qui l’on doit « The Finest Hours » en 2016 et « Moi, Tonya » en 2018), « Cruella » est la 18ème adaptation en prises de vues réelles d’un classique d’animation Disney et plus précisément un prequel dédié au personnage iconique des 101 dalmatiens. C’est un projet de longue date, initié en 2013, avec Emma Stone dans la peau de Cruella.
Plus sombre que les précédentes adaptations, « Cruella » dépoussière brillamment le dessin animé en nous offrant une excellente origin story sur l’un des méchants les plus iconiques de l’univers Disney : un personnage féminin méconnu aux origines compliquées et en quête de célébrité dans le monde de la mode et qui se démarquera par son style vestimentaire. En plus d’une atmosphère sombre, le film bénéficie d’un scénario bien écrit, audacieux et très bien rythmé avec de nombreuses péripéties au cœur des années 60-70 à Londres. D’autre part, le film n’est pas dénué d’humour et amène une touche de légèreté à l’histoire, notamment avec le duo d’amis de Cruella : Jasper et Horace. Le scénario se conclut sur une scène d’ouverture qui fait un joli clin d’œil au dessin animé et ouvre une porte sur un potentiel second volet.
N’oublions pas la mise en scène fabuleuse avec un univers immersif et punk au cœur de Londres. La photographie est superbe, les costumes sont incroyables et la bande originale est entraînante. Mais le succès de « Cruella » passe également dans l’excellente et profonde interprétation d’Emma Stone. Elle est très investie dans son rôle et fait preuve d’un grand charisme. Un personnage qui marquera sa carrière. Elle est accompagnée d’Emma Thompson qui est également divine dans le rôle de la Baronne. Enfin, les seconds rôles sont honorables : Joel Fry, Paul Walter Hauser ou encore Mark Strong.
La plus grande force du film, c’est de développer un méchant culte de Disney : c’est pas seulement la méchante qu’on a connue dans "Les 101 Dalmatiens", on la complexifie le plus possible et on comprend mieux ses motivations. Là encore, on retrouve une intrigue classique avec la concurrence de stylisme, l’héritage, mais c’est avant tout les enjeux et les motivations qui font la différence. Néanmoins, il s’inscrit dans la continuité de l’univers des "101 Dalmatiens" avec des personnages iconiques. Emma Stone crève l’écran en Cruella et je suis tenté de dire que c’est sa meilleure performance : tantôt douce en Estella, tantôt folle en Cruella, elle varie son acting quand il le faut. Avec elle, Horace et Jasper sont plus intéressants que dans le dessin animé : Horace est un bon comic-relief et Jasper s’avère être très attachant et empathique. Evidemment, Emma Thompson est convaincante en Baronne, qui me fait penser à Miranda Presley, mais en pire. Après "Moi, Tonya", Craig Gillespie fait encore plus fort car non seulement il complexifie une antagoniste, mais il offre aussi des idées de mises-en-scène plus sympa à voir. On retrouve son style dans les plans-séquences traversant les décors et des ralentis pour sublimer. La direction artistique est réussie entre les costumes dignes d’un grand tailleur et les décors de la Baronne mélangeant le noir et le blanc. Si 2-3 effets numériques sont visibles, ça reste avant tout agréable à voir. La musique est tout aussi réussie : les compositions originales racontent le film et les musiques externes collent à la folie de Cruella et certains titres me restent en tête.
De tous les adaptations live de Disney que j’ai vues, "Cruella" est de loin la meilleure et une des meilleures réalisations de l’écurie. Je le répète mais une méchante culte est rendue plus complexe et attachante et on comprend ainsi mieux ses motivations. Le film est riche en surprise, le casting est impeccable, l’ambiance année 60 est immersive et je suis loin d’être déçu. Avec "Moi, Tonya", C. Gillespie a su prouver qu’il sait complexifier des personnages féminins cultes, plus qu’à attendre son prochain "Supergirl", pour retrouver cette fameuse formule.
Au fil des années Disney adapte tout son catalogue en version film. Cruella en fait partie. Bonne adaptation.. trop longue, photographie au top.. l'ensemble est loin d'être exceptionnel. 2 étoiles et demie.
Escroc pleine de talent, Estella est résolue à se faire un nom dans le milieu de la mode. Un jour, ses créations se font remarquer par la baronne von Hellman, une grande figure de la mode,
C'est Craig Gillespie, réalisateur de l'excellent Moi, Tonya (2018), qui a adapté le personnage de littérature créée par Dodie Smith dans les années 50. Ce film se veut comme un prequel à Cruella d’Enfer dans le classique d'animation Les 101 Dalmatiens (1961).
Disney multiplie les versions en prises de vues réelles. Au début, cela n'a pas été évident, mais les réussites se succèdent dans cette catégorie, et s'en est une énorme ici
Je n'ai que peu de souvenir en soit des 101 Dalmatiens, mais par contre, le personnage de Cruella reste dans les mémoires. Cette version 2021 permet d'explorer comme il se doit sa genèse. Grâce à ce film, on va comprendre comment cette petite escroc est devenu une "méchante" tant redoutée. J'ai été étonné à quelle point l'exploration psychologique de son personnage est complète. On ressent sa douleur et compati à ce son choix d'endosser le rôle de Cruella.
Le film a une très grande part de sombre. On est loin du “tout lisse pour plaire à tout âge”. On descelle une douleur dans ce personnage. Pour autant, il y a un bon équilibre entre moments dramatiques et d'autres plus léger pour avoir une belle osmose de l'essence de Cruella.
Ce personnage est, malgré sa part d'ombre, haut en couleur. Elle est extravagante et aime se faire remarquer. J'ai adoré son style bien particulier. Il y a notamment des costumes fantastiques. On plonge dans son univers.
Emma Stone va être parfaite dans ce rôle. Elle vit et respire le personnage. Sa performance nous éclabousse durant plus de deux heures. Le casting secondaire est tout autant fantastique avec en tête la dominante Emma Thompson. Il fallait bien cette actrice pour tenir face à Cruella. Les apports de Mark Strong mais surtout Joel Fry et Paul Walter Hauser sont très remarquables.
L'histoire quant à elle est assez riche pour ne pas voir le temps passer. D'autant plus que s'est présenté de façon dynamique et énergique.
Tout est réussi dans ce film ! Les 2 actrices principales sont excellentes, aussi bien Emma Stone dans la peau de Cruella que Emma Thompson dans celle de la baronne. Le scénario prend le temps de nous faire découvrir une petite fille Estella, qui évolue au fil du temps après la mort de sa mère et une enfance difficile... jusqu'à découvrir 3 secrets successifs : le collier, la filiation et le meurtre. La découverte de ces 3 secrets va faire évoluer le personnage principal et le scénario. Ces évolutions successives rythment le film de manière équilibrée et bien rythmée. L'esthétique du film est remarquable, allant même jusqu'au générique de fin façon James Bond. Très belle réalisation !
Grosse surprise! Je m’attendais à un film trop «gentil » pour les enfants comme à l’habitude de faire Disney…mais pas du tout! Le film est assez sombre, on pourrait même dire “ le joker” de Disney, on retrouve la jeunesse triste de Cruella et son présent bourré de retournement de situation improbable. Le casting est très bon.Emma Stone que dire ? Incroyable ! Très grande performance de l’actrice qui arrive à faire la double personnalité de Cruella à la perfection. Je vous conseille vivement ce film.
La genèse de Cruella de Vil savamment écrite et brillamment interprétée tant par Emma Stone qui incarne Estella et son alter-ego "Cruella" que par Emma Thompson dans le rôle de la baronne.
Toutes deux sont au sommet de leur art, et efficacement soutenues par les seconds rôles.
Un film divertissant à suivre avec Emma Stone excellent dans son rôle de jeune Cruella. Pour une fois que Disney reprenne l’un de leurs personnages avec une histoire inédite et pas une copie du film originale.
Il faut croire que confinements successifs et fermeture des cinémas ont élimé considérablement l’esprit critique du public. L’accueil dithyrambique de ce Cruella est très surprenant. Il l’est d’autant plus qu’il avait été impitoyable pour l’adaptation de Disney en 1996. Plus sobre et pourtant bien plus drôle que ce « Cruella », « 101 Dalmatians » était certes bon enfant, mais Ô combien mieux joué. Glenn Close, Jeff Daniels, Joan Plowright, Hugh Laurie, toute cette pléiade d’acteurs était tout à fait crédible, et les gags désopilants. Ce qui, somme toute, était tout à fait normal : les trois quarts de l’équipe étaient des acteurs de comédie. Dans cette nouvelle version de Disney, le réalisateur Craig Gillespie concentre toute son énergie sur le côté visuel du film. S’il réussit parfaitement cet aspect des choses, il n néglige totalement la qualité des dialogues, et la solidité des ressorts dramatiques du scénario, qui du coup, devient peu crédible. Ainsi la double identité de l’héroïne est une bien trop grosse ficelle, car elle est trop visible. Or l’Australien utilise des dizaines de ficelles aussi grosses que celle-ci. Mais le plus pénible reste le cabotinage, et les mimiques trop empruntées prises par l’ensemble des acteurs, secondaires ou principaux. De toutes ces mimiques, les pires de toutes restent tout de même celles des 2 Emma. Thompson, et Stone en font des tonnes, et sans jamais nous faire peur, rire, ou même sourire. Seuls 2 seconds rôles sortent de la médiocrité : Joel Fry, mais son rôle semble anachronique, puisqu’il ne relève pas de la comédie. C’est surtout Paul Walter Hauser, qui crève l’écran de par son authenticité. Ce n’est pas son physique de « gros » qui fait son comique, c’est vraiment son talent. Talent, déjà très évident dans « Moi Tanya » (seul film de qualité de Gillespie, jusqu’à ce jour), il éclate littéralement dans « Richard Jewell » de Clint Eastwood. Dernier point : film à ne voir qu’en VO : les voix françaises sont peu convaincantes, et les différents accents britanniques sont affadis par le choix uniforme d’un seul accent français très lisse. Dommage !
Je n'ai rien à critiquer : ce film est un véritable chef d'oeuvre. Cruella est ce qui peut se faire de mieux en terme de films sur les background des grands méchants du genre cinématographique comme il nous a été montré avec Maléfique ou Vénom, par exemple, bien que ce film soit nettement supérieur à ces prédécesseurs du même genre.
À l'image du Joker de Todd Philipps, Cruella se verra subir une déconstruction de son personnage machiavélique du classique Disney pour lui implanter une personnalité réaliste et qui démontre le pourquoi la femme que nous suivons durant ces 2h14 de film est devenue la mythique antagoniste des 101 Dalmatiens.
Le scénario est étonnamment bien ficelé, rien n'est laissé au hasard et les quiproquos servis au début du film prennent des rebondissements inattendus auxquels le spectateur ne s'attends absolument pas. spoiler: Lorsque Cruella découvre que la Baronne a tué sa mère, le dénouement nous laisse penser à une histoire de vengeance, ce qui constitue déjà un énorme plot-twist avant que l'on en apprenne un nouveau : la grande antagoniste étant la véritable mère de cette dernier, et tant d'exemples qui nous montrent que le film renchérit twist sur twist et arrive à trouver une trame narrative qui se renouvelle au fil du temps.
spoiler: Cruella est avant tout connu pour être une professionnelle de la mode et ce sera très bien décrit au sein du film à travers les différentes robes des différentes saisons, en adéquation avec le thème des années 70. Que ce soit pour les designs des robes de Cruella et sa némésis ou le choix des décors extérieurs qui nous plongent bel et bien dans l'atmosphère londonienne de l'époque. La scène où les robes de la baronne n'étaient en réalité que des cocons à papillons montrent l'ingéniosité des scénaristes et du personnel décor qui ont mit le paquet.
Ce sont toutes ces choses qui rendent Cruella à la fois fantastique à regarder tout en donnant cet aspect tragique des anti-héros à l'image de ce qui se fait de mieux dans le monde du cinéma.
Il faut dire que Emma Stone entre parfaitement dans le rôle de la jeune Cruella des années 70. Belle et charismatique, on ne pouvait pas trouver mieux pour son rôle qui égale avec brio celui de Emma Thompson dans son personnage de Baronne impitoyable qui n'hésite pas évincer le moindre obstacle sur son chemin.
Avec ce film, Disney nous montre qu'ils sont capables d'apprendre de leurs erreurs (en citant la saga Maléfique, joué par Angélina Jolie) et exhibe sa capacité à nous desservir des lives-actions d'une qualité similaire à celle du Joker.
Le moins que je puisse dire de ce film c'est que je ne m'attendais pas du à ça ( dans le bon sens bien sûr ) . La réalisation est extraordinaire , Emma Thompson est excellente en méchante , Mark Strong est toujours un très bon acteur , Paul Walter Hauser ( que j'ai connu grâce à son rôle principal dans le film : le cas Richard Jewel ) en tent que méchant gaffeur lui va vraiment très bien et pour finir Emma Stone tiens pour moi son meilleur rôle . En bonus la musique que l'on peut entendre dans le film est vraiment très bien trouvé et cole au tons de la réalisation . Pour ma part c'est le deuxième meilleur film en live action Disney ( tiré d'un dessin animé ) après mulan . A voir absolument . Bon film à vous et bonne soirée à tous .
La mode en ce moment au cinéma, c'est d'expliquer pourquoi les méchants sont méchants, c'est suivre leur parcours vers l'enfer , c'est expliquer. On a vu ça avec Le Jocker de Batman, avec Maléfique de La belle au bois dormant et maintenant avec le caractère le plus intéressant des 101 dalmatiens. Mais ce qui rend à mon sens fascinant un méchant de cinéma, c'est la gratuité de ses actions qui la rend repoussant, qui nous le fait haïr : on peut, c'est du cinéma. Mais là, on pourrait presque la plaindre, cette méchante iconique de mon enfance, elle est presque plus aimable que cette horde de chiens (qui sont d'ailleurs montrés comme des criminels!) Bref, mieux vaut revoir le dessin-animé que cette mouture, trop léchée, trop sophistiquée, trop longue et souvent, trop souvent, ennuyeuse.
Superbe interprétation dEmma Stone. Casting incroyable et surtout les tenus , la musique et le rythme du film est envoûtant ! On ne s'ennuie. Film distrayant
Passant par "One Way Or Another" de Blondie ou encore par le mythique"Should I Stay Or Should I Go" des Clash, « Cruella » s’affirme dans l’esprit des années 70. Ce préquel de l’extraordinaire « 101 dalmatiens » qui n’a rien à envier des autres lives-actions retrace le parcours de la charismatique Cruella et de son ascension vers la folie. On retrouve alors une esthétique punk-rock de part avec les costumes de l’oscarisée Jenny Beavan et d’autre part avec des décors d’un Londres historique animés par des interprètes de qualité (Emma Stone , Emma Thompson ). En bref, cet univers sombre qui contrebalance avec humour et légèreté est une très bonne surprise qui permet de renouveler le registre des studios Disney. Une nouveauté que nous sommes pas prêts d’oublier.
Ce nouveau prequel de la firme aux grandes oreilles porte son dévolu sur la vilaine excentrique des "101 Dalmatiens", la dénommée Cruella d'Enfer. Ici, il n'est pas encore question de chasse aux chiots mais plutôt d'un retour aux sources sur la malfaisance de ce personnage iconique. Un peu comme "Maléfique" a pu le faire, mais avec le fantastique en moins et le rock en plus ! Craig Gillespie, réalisateur du biopic déluré "Moi, Tonya", dresse à nouveau le portrait d'une anti-héroïne, avec un sens de l'humour subtil et décalé et une esthétique punk et transgressive. Le scénario, allant à l'encontre de toutes attentes, stimule notre curiosité et notre empathie en racontant l'histoire d'une orpheline pas comme les autres qui, par ses coups de crayon et ses créations avant-gardistes, va gravir les échelons de la réussite dans le monde épineux de la mode. On assiste à une véritable éclosion, à une (r)évolution qui fait émerger la soif d'indépendance et le désir de vengeance chez un personnage au départ réservé et victime. Emma Stone, succédant brillamment à Glenn Close, y apporte beaucoup de nuances et s'éclate à explorer les excès et les failles de cette méchante à la coiffure emblématique. La quête de fourrure est ici obsolète et laisse place à des ambitions bien plus complexes. Sa folie naissante est très convaincante et nous fait oublier les quelques incohérences et autres facilités manichéennes du récit. Sa confrontation avec la Baronne, campée par la superbe Emma Thompson, est tout simplement délectable de cruauté. Cette dernière minaude à la perfection et son arrogance à couper au couteau n'est pas sans rappeler la tyrannique directrice de rédaction du "Diable s'habille en Prada". D'ailleurs, les costumes et autres happening couturiers sont exceptionnels et font indéniablement partis des points forts du métrage ! On retrouve également le binôme de malchanceux Horace et Jasper, Anita Darling ou encore quelques dalmatiens, en référence au classique Disney. Mais, s'il y a bien une chose qui m'a gêné, c'est la playlist punk-rock qui occulte tous les passages sans dialogues. Même si elle nous emporte dans sa dynamique électrique, elle fait parfois office de remplissage et c'est au bout d'un moment lourd et redondant. Cela étant dit, "Cruella" est une bonne surprise, bien loin du désastre que j'ai pu imaginer lorsque j'avais découvert la bande-annonce (une sorte de "Joker" bis à la sauce Disney...). Réjouissant, non sans émotions, ce prequel étonnera les fans et séduira les plus sceptiques...