Les Enquêtes du Département V : Profanation
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Flaw 70
Flaw 70

276 abonnés 422 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 10 avril 2015
Véritable succès au Danemark, Les Enquêtes du département V arrive maintenant en France où les deux opus sortent à quelques semaines d'intervalles, le premier directement en DTV et sa suite bénéficie d'une sortie cinéma. Après Miséricorde, une origin story pour le duo sous forme de polar classique et maîtrisé qui se montrait plus passionnant dans le parcours de la victime via d'astucieux flash-backs que dans son enquête policière au déroulement linéaire et prévisible. Néanmoins le film se montre efficace et sa suite reste sur le même filon, ce qui fait que la limite entre télévision et cinéma n'a jamais été aussi fine car ces films emprunts énormément au format télévisuelle ce qui en fond leurs faiblesses mais aussi leurs forces. Scénarisé par Nikolaj Arcel, qui a déjà travaillé sur le Millenium de Oplev, le film se montrera la digne suite de son prédécesseur, quasiment rien ne change mis à part l'intrigue et les relations des personnages. Comme une série on reprend là où c'était arrêté le premier épisode et on continue à explorer la dynamique du duo qui ici vois l'arrivée d'une nouvelle secrétaire. Même si il n'est pas primordial d'avoir vu la première partie pour rentrer dans ce film, l'avoir vu reste un plus car de multiples références reviennent dans cette suite, ça va de la relation entre Carl et son fils jusqu'à un léger running gag sur le café qui ne peu être compris que en ayant vu le premier film. De plus cela permettra de mieux comprendre la psychologie des personnages et de connaitre leurs passés. Ce vraiment donc une série cinématographique que l'on suit, on est en terrain conquis et on suit l'ensemble comme on suivrait un épisode de série TV et d'ailleurs ici un troisième opus et déjà bel et bien prévu. Donc c'est une adaptation littéraire sous format télévisuelle que l'on où offre et il n'y aura donc pas vraiment de cinéma là-dedans mais ce n'est pas pour autant que l'on n'est pas en face d'un produit de qualité. L'intrigue se montrera prévisible et convenue, ne misant que très peu sur le suspense pour se concentrer sur la psychologie et la dynamique des personnages. Pour le duo principal le plus gros du travail à été fait avec le premier film, se qui fait qu'ici ils seront en roue libre, ils font leur job point. C'est relativement dommage car on sera donc détaché d'eux surtout que leur psychologie n'a pas évolué depuis le premier film et l'ajout sympathique d'une secrétaire qui chamboule légèrement leur dynamique n'arrange pas grand chose et reste assez anecdotique. Ce qui se passera par contre du côté des tueurs se révélera plus intéressant, comme pour le premier film c'est vraiment les flash-backs qui donnent de la valeur au film et le sort de sa linéarité. Surtout que les tueurs que le film dépeint sont vraiment antipathiques et fascinants dans leurs psychologies, même si leurs identités sont révélées assez vite cassant le suspense cela permet de mieux les travaillés. Que ce soit la romance malsaine qui se noue en leur sein ou l'amitié qui les unis dans leurs complaisances et leurs dédain pour les autres où en riches pourris gâtés, ils se permettent de manipuler et martyriser le monde qui les entourent. C'est certes classique mais le traitement de tout ça est vraiment maîtrisé voire même habile lorsque l'on voit les répercutions de cette histoire dans le présent, la noirceur allant même plus loin que l'on pouvait le penser. C'est donc un récit classique mais efficace par son aspect morbide et sa noirceur qui ne recule devant rien et le film dans la dynamique de son duo se permet aussi quelques touches d'humours bienvenus. Le casting est globalement très bon même si le côté taciturne de Nikolaj Lie Kaas peut vite agacer surtout qu'il ne change jamais d'expression faciale et qu'il accentue le côté très cliché de son rôle ce qui fait que son interprétation est en demi-teinte mais pour compenser Fares Fares est excellent, jouant avec justesse et apportant une pointe de décontraction assez bienvenue. Sinon pour les rôles secondaires Johan Philip Pilou Asbæk est excellent dans son rôle borderline où il oscille constamment entre le calme froid et calculateur et la pure folie à la fois brutale et cruelle tandis que Danica Curcic s'impose par son charme et son charisme dans un rôle à la fois bad ass et à fleur de peau. Pour ce qui est de la réalisation, la photographie est excellent avec ses teintes très sombres qui imprègnent le film d'une atmosphère glaciale, le montage se montre maîtrisé dans les transitions présent-passé avec des flash-backs astucieusement placés et la musique se montre classique mais accompagne bien l'ambiance pesante du film. Par contre la mise en scène de Mikkel Nørgaard manque de force et de panache étant beaucoup trop télévisuelle pour le coup. Les mouvements de caméras sont réduits au minimum, altercations assez molles, manque d'inventivité visuelle et etc. Tout est absolument générique et nous laisse de marbre, même le final qui se veut un peu plus rythmé et tendu échoue à déclencher quoique ce soit surtout que celui-ci est bien trop didactique dans son exécution faisant même peine à voir. C'est relativement mou et cheap, ça n'a que pour but de filmer l'histoire et ça le fait efficacement dans la mesure où c'est un travail propre qui est offert mais ce n'est pas au niveau des thrillers du genre étant plus proche d'une épisode de Cold Case version longue. En conclusion Les Enquêtes du département V : Profanation est un thriller efficace et divertissant qui s'impose grâce à quelques bonnes idées et un développement assez habile de la psychologie de certains personnages. Ce n'est pas parfait et l'ensemble se montre insignifiant mais ça se suit avec un certain plaisir et on n'est même curieux de voir ce que la suite pourrait donner. Car certes l'acteur principal peine parfois à convaincre, certes l'intrigue est classique, parfois clichée et trop linéaire et que la mise en scène manque de panache mais l'ensemble fonctionne et le seul gros reproche que l'on peut lui faire c'est que l'on est plus en face d'un téléfilm premium que d'un vrai film de cinéma.
Christophe L
Christophe L

8 abonnés 379 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 11 avril 2015
Après "Les Enquêtes du Département V : miséricorde", Mikkel Norgaard, le réalisateur adapte à nouveau un roman policier de Jussi Adler-Olsen (écrivain danois). "Les Enquêtes du Département V : profanation" cartonne au box-office danois, à juste titre. Sorti tout droit de l'esprit de Millénium, la marque scandinave, sur la forme, est bien là, captivante, avec tout ce qu'il y a de plus sordide au coeur de l'histoire. Pour compléter cette succès story, le réalisateur fait appel à Pilou Asbaek (Hijacking, Lucy...), acteur qui a le vent en poupe au Danemark depuis quelques temps. Sur le fond, on retrouve les ficelles habituelles des films français. Dommage que la fin perd en crédibilité...
Bulles de Culture
Bulles de Culture

147 abonnés 634 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 9 avril 2015
Les Enquêtes du Département V se placent dans la droite lignée de ce que la littérature policière scandinave (et par extension le cinéma scandinave) a l’habitude de nous proposer depuis quelques années. À savoir, des personnages déchirés par la vie et plongés dans des intrigues glaçantes, au sein des brumes nordiques.

L’un des éléments qui saute véritablement aux yeux lors du visionnage de Profanation, c'est la qualité d’écriture. Les raccourcis scénaristiques sont rares, l’intrigue est passionnante et l’émotion souvent au rendez-vous. Avant de mettre en avant ses héros ou sa mise en scène, le long-métrage mise tout sur son écriture, solide et puissante.

L’intrigue étant le véritable intérêt du film, on pourra reprocher au film d’avoir opté pour une réalisation plutôt classique mais aussi de ne pas avoir poussé la psychologie des deux enquêteurs qui ne sont, au final, que des catalyseurs de l’intrigue.

Les auteurs ont choisi de fouiller d’avantage la psyché des personnages à l’origine de l’affaire, plutôt que celles des enquêteurs. C’est un parti pris étrange mais plutôt audacieux. En effet, si les seconds rôles sont assez vite passionnants, on peut regretter qu’il n’y ait aucune évolution des deux personnages principaux depuis le premier film.

Au final, Les Enquêtes du Département V : Profanation se révèle être un bon polar, à l’intrigue soignée et riche en émotion. À mi-chemin entre le film policier et le drame, Profanation est un vrai petit plaisir de cinéphile.
psychoju
psychoju

1 abonné 51 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 1 septembre 2015
C'est un bon polar. Mais ceux qui aiment les livres d'Adler Olsen vont être déçus car les personnages d'Assad et Rose sont sans saveur et très éloignés du livre!
selenie

7 446 abonnés 6 656 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 9 avril 2019
Voici la suite de "Misericorde" (2013), premier de la saga venue du froid qu'on nous vend comme le nouveau "Millenium". On regrettera les incohérences, plus ou moins légères comme l'absence de conséquences pour la fouille de la maison, sortir un prisonnier par un seul maton ou une personne dérangée et recluse qui retrouve des facultés inespérées. Ce n'est pas parfait donc mais avec ce second film la franchise s'impose avec une enquête plus dense, une secrétaire qui enrichit la relation du duo, et une atmosphère où la fatalité est envahissante. Un bon moment.
Site : Selenie
Alice025

1 887 abonnés 1 501 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 9 avril 2015
Après avoir visionné et beaucoup aimé le premier volet « Miséricorde », je suis allée voir le deuxième volet « Profanation » et j'ai complètement adoré ! C'est un polar très noir, encore plus que le précédent, avec beaucoup de violence. Cette sombre histoire est très complexe, très crue, et horriblement captivante. Rajoutons une petite touche d'humour entre les deux protagonistes qui détend l'atmosphère entre les drames. Ce duo d'acteurs méconnus pour moi fonctionne à merveille : Carl est un flic qui tire tout le temps la gueule et qui est carrément obsédé par la résolution de l'enquête ; tandis qu'Assad est comme dirait-on « sa bonne conscience », plus calme, plus gentil, le raisonnant quand il faut, ou pas.
De plus, j'ai beaucoup aimé ce genre de réalisation, qui passe par des flashbacks, où l'on sait dès la première partie du film qui est impliqué, mais ce qui intrigue surtout ce sont ces questions : pourquoi ? Comment ?!
Bref, grosse pépite danoise à voir, avec Miséricorde. En espérant qu'ils fassent la suite !
anonyme
Un visiteur
4,5
Publiée le 9 avril 2015
Un film vraiment tres bon, je suis choque. Un grand film danois qui, je le sais deja, j etais seul dans la salle, ne percera pas en france malheureusement.. dommage vous ne savez pas ce que vs manquer..
anonyme
Un visiteur
3,0
Publiée le 9 avril 2015
Profanation est beaucoup trop classique pour être un excellent film mais il brille tout de même par sa maitrise des codes du genre. Le fait que l’histoire semble familière ne m’a pas empêché d’apprécier le film. L'atmosphère y est, l'intrigue fonctionne. L’ambiance nordique du thriller noir est bien présente, on ne vous cache rien, on vous montre tout.
En allant voir Profanation, attendez-vous à du bon thriller classique et vous ne serez pas déçus.
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Jorik V

1 363 abonnés 1 952 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 8 avril 2015
La genèse de ce thriller est aussi flagrante à l’écran que toutes les influences dont il se nourrit. Et si ce « Profanation » distrait aimablement et efficacement, il pêche par abus de références trop voyantes et dont il s’affranchit mal. La teaser très réussi donnait fortement envie et promettait un policier de haute volée mais le résultat complet sent trop le déjà-vu depuis une bonne décennie de films (américains surtout, coréens parfois, français rarement) et de séries télévisées.
Prenez un duo d’enquêteurs d’affaires non résolues (on pense à « Cold Case »), confiné dans un bureau en sous-sol (on pense à « X-Files ») et privilégiant les crimes sordides et sadiques (on pense à « Esprits criminels »). Ajoutez une fille en marge de la société (on pense à « Millenium » version suédoise et américaine) et notez que le film est danois (on pense donc encore à « Millenium » mais seulement version suédoise pour le côté scandinave). Pour terminer filmez le tout à la mode de maintenant (on pense à la majorité des thrillers s’étant inspiré de « Seven » depuis vingt ans). Vous obtiendrez donc cet essai danois.
Au manque d’originalité, s’ajoute le côté brinquebalant de l’ensemble qui est l’adaptation du deuxième tome d’une série de romans policiers cartonnant en Scandinavie. En effet, le premier tome a été adapté également au cinéma mais n’est disponible en France qu’en VOD depuis un mois ; il manque donc un gros quelque chose en début du film. On a plus l’impression de débuter le visionnage d’un épisode de série que d’un film de cinéma. Enfin, le coéquipier du héros, caution immigrée, est d’une inutilité renversante.
Le long-métrage est donc tellement saccagé de tous côtés par ces défauts qu’il est étonnant qu’on prenne tout de même plaisir à la regarder. Peut-être parce que l’intrigue, même si on a deux temps d’avance sur elle, est intéressante. Peut-être parce que la première partie du film intrigue. Ou peut-être parce que les recettes télévisées réputées efficaces passent relativement bien sur grand écran… Dans tous les cas c’est tout à fait regardable mais on peut aussi passer son chemin.
Real C
Real C

123 abonnés 930 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 9 avril 2015
Les Enquêtes du Département V. Avant qu'on me parle de ce film, je ne m'étais pas rendu compte du phénomène ni de l'ampleur qu'il a eu au Danemark. Il a réussis à battre au box office The Hobbit la bataille des 5 armées quand même (ceci dit "Qu'est-ce qu'on a fait au bon Dieu ?" a fait pareil...) ! De plus, il s'agit d'un diptyque, le premier étant : Miséricorde et est disponible ... en VOD. Je ne vais pas râler sur le titre (je ne parle pas le danois). Donc j'ai tenté le coup et ...bim, coup de point dans ma face !

Ce film est tout juste génial. L'histoire n'est certes pas très originale mais le scénario, la mise en scène et la réalisation sont vraiment grandioses. On ne perd pas le fil du film et on ne s'ennuie pas une seconde. Ce n'est pas le polar avec de l'action comme on a vu cette année avec Taken 3 et Night Run. Non, ça c'est du polar à la Seven qu'on nous sert (de plus les scénaristes sont les mêmes que ceux qui ont écrit Millenium, la version danoise). La réalisation mêle les événements passés et futur avec une telle fluidité qu'on comprend tous les enjeux instinctivement. C'est pratiquement 2 films en un bien agencé et millimétré avec une belle ambiance froide et glauque à souhait. Les scènes de meurtres sont parfois à nous scotcher sur notre siège.

Les personnages sont la grande force du film, malgré le coté un poil classique.

Carl Mørck (joué par Nikolaj Lie Kaas) est certes classique en héro torturé mais est loin d'être lisse. Il est l'un des rares à avoir un background pas très développé mais solide. C'est un policier sombre qui ne vit que par son travail, spoiler: malgré le fait qu'il était anciennement mal considéré par la profession autrefois
. Même si au début on arrive pas a avoir de l'empathie pour lui, il va s'ouvrir au fur et à mesure que le film avance et c'est sa rencontre avec Kristen, la victime , qui va l'amener à quelque peu changer.

Assad (joué par Fares Fares) est le coéquipier plus décomplexé et plus ouvert de Carl. Je n'ai pas senti l'aspect bromance entre eux ( spoiler: même quand Carl s'est retrouvé à l’hôpital
) .Son rôle est principalement de modérer les hardeurs de ce dernier quand il essaie de s'investir à fond dans l'enquête, mais il n'est pas du tout superflu ni fataliste. Il se révèle être un allié de confiance en presque toutes circonstances.

Leur assistante Rose (jouée par Johanne Louise Schmidt), n'est pas très exploitée dans le film mais s'avère être une précieuse alliée dans l'enquête.

Autre personnages vraiment fort, la victime et les antagonistes.

Kirsten-Mary "Kimmie" Larsen (jouée par Danica Curcic dans sa version adulte et Sarah-Sofie Boussnina dans sa version jeune) est un personnage assez froide et pourrie gâtée étant jeune et qui se laisse séduire par le coté borderline et nos limites de Ditlev. Elle est dans le présent torturée, hantée par son passée et avide de vengeance , et elle a tout plaqué au début juste pour échapper à son emprise. Ceci dit par la suite, elle deviendra aussi froide et calculatrice qu'une certaine Lisbeth Salander (les fans de Millenium apprécieront).

Et quand on parle de Ditlev Pram (joué Pilou Asbæk dans sa version adulte et Marco Ilsø dans sa version jeune), il est un antagoniste classique qui se croyait intouchable de part sa position au sein de son école et qui semble continué de l'être au présent. Il est une personne froide et calculatrice, ayant plusieurs coup d'avances sur le tandem et les forcera à agir en dehors du cadre de la loi pour le piéger. Et même là, ça n'a pas suffit.

Les autres personnages sont exploités comme ils devraient être exploités. Très bien écrit et tous sauf anecdotique (à l'image d'Ulrik Dybbøl, l'allié de Ditlev).

Es-ce qu'avec tous ça il y a des défauts à relever ? Bah, rien. Tout est quasiment nickel. Casting génial, musique géniale, ambiance géniale, flash-back vraiment bien maîtrisé, bref tout est génial. Alors pourquoi le quasiment ? Bah, si je veux vraiment chipoter, je dirais qu'il est dommage que le fils de Carl soit quasiment anecdotique. Il n'est là que pour 2 scènes grands maximum et n'apporte rien. Même pas au niveau émotionnel. spoiler: Même si à la fin on se doute bien que Kimmie lui a fait prendre conscience de l'importance des proches. Mais cela est amené tellement brusquement qu'on reste sous notre faim.


Bref, un excellent polar venant du Danemark. Ah ça près, je l'aurai mis à la hauteur de Seven. Mais il est bien parti pour être l'un des meilleurs, sinon le meilleur polar de l'année 2015. Il ne me reste plus qu'à voir le premier volet (pourquoi en VOD mdr !!!!)
Le Blog Du Cinéma
Le Blog Du Cinéma

121 abonnés 300 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 9 avril 2015
(...) Les anti-héros de PROFANATION ont la part belle. Ils réussissent sans trop de dialogues à nous jeter leur insanité au visage dans de nombreuses scènes probablement anxiogènes pour certains. Le travail de montage, qui permet le voyage entre aujourd’hui et il y vingt ans, est ici très efficace pour la narration. La dichotomie temporelle est portée par un couple d’acteurs précis et talentueux. Sarah-Sofie Boussnina et Marco Ilsø s’offrent de belles perspectives d’avenir grâce à ce couple d’amoureux destructeurs type Bonnie & Clyde que sont les jeunes Kimmie et Ditlev. On remarque la qualité du jeu de Danina Curcic en Kimmie grandie. Elle brosse un personnage paranoïaque au vécu compliqué d’une justesse frappante. Pilou Asbæk – qu’on avait apprécié dans Hijacking et qu’on attend en Ponce Pilate sur le Ben-Hur de Bekmambetov – s’occupe d’incarner un Ditlev mature dont la réussite sociale est à la mesure de la déglingue, déglingue décuplée par son acolyte David Dencik – aperçu en cardinal Orsini dans The Borgias – que d’aucun accuserait d’avoir la tête de l’emploi (...

L'intégralité de l'avis de Manu, sur Le Blog du Cinéma
Freakin  Geek
Freakin Geek

281 abonnés 916 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 30 mars 2015
Après le premier épisode Miséricorde sorti en "E-Cinéma" directement sur les services de vidéo à la demande, Les Enquêtes du Département V se poursuivent avec un second long métrage intitulé Profanation. Un second volet encore plus ambitieux qui méritait bien une projection sur grand écran tant cette saga initiée par le réalisateur Mikkel Noergaard et le scénariste Nikolaj Arcel semble prometteuse.

Carl Morck est abordé par un ancien policier qui lui demande de s'intéresser au double meurtre d'un frère et d'une sœur vingt ans plus tôt. Plus tard dans la soirée, l'inspecteur apprend que ce policier s'est suicidé. Désormais curieux d'en savoir plus il décide de ré-ouvrir l'enquête et part en quête d'une témoin qui avait passé un appel anonyme le soir du drame.

Le succès au Danemark de l'adaptation du premier tome de la saga littéraire de Jussi Adler-Olsen des Enquêtes du Département V a conforté les producteurs à poursuivre leur ambition de sortir au cinéma les dix livres que comptera cette saga. Sorti au Danemark à un an d'écart, le deuxième épisode Profanation a réussi ce coup ci à battre le troisième volet du Hobbit au Box Office Danois. En France c'est seulement avec quinze jours d’intervalle que l'on peut se plonger dans cette suite cette fois ci sur grand écran.

Ce second film commence tout juste quelques semaines après que le Département V se soit illustrer de manière inattendue en retrouvant la politicienne Merete Lynggaard. Si l'opinion générale sur l'inspecteur Carl Morck, il a désormais toute latitude pour enquêter sur les affaires qu'il veut toujours accompagné par son collègue Hafez El-Assad et bénéficiant désormais d'une secrétaire qui ne tient rarement bien longtemps face au caractère de l'insupportable enquêteur. Si il n'est pas nécessaire forcement d'avoir vu le premier film Miséricorde, cela sera tout de même préférable pour saisir quelques allusions mais ce deuxième film peut tout de même très bien se comprendre sans cela ne serait ce que pour son enquête passionnante.

Toujours réalisé par Mikkel Noergaard et scénarisé par Nikolaj Arcel, Profanation profite de l’expérience des deux hommes pour nous offrir un film qui se distingue beaucoup de Miséricorde. Le film se montre cette fois ci plus sombre et plus violent mais aussi beaucoup plus drôle. Alors que le premier n'avait qu'une petite pointe d'humour provoquée par la différence de genre entre les deux inspecteurs forcés de travailler ensemble, on sent maintenant une sorte de complicité qui permet de vraies scènes amusantes reprenant notamment un running gag que seuls ceux qui ont vu Miséricorde pourront comprendre.

L'intrigue de Profanation est aussi plus complexe avec beaucoup plus de personnages et de nombreux flash-backs. On suit en parallèle l'enquête de Carl et Hafez et des scènes avec d'autres personnages dont on ne sait pas encore comment ils sont liés à cette enquête. Ce n'est qu'à travers les différents voyages dans le passé que l'on découvre petit à petit ce qui relie tout ce petit monde. Une histoire sombre et violente d'un couple d'adolescents très amoureux mais pris dans une relation toxique qui fait penser un peu à Natural Born Killer. Profanation nous montre aussi une nouvelle facette de l'inspecteur Carl Morck qui va briser un peu son armure en voulant protéger Kimmie, la témoin clé de cette affaire. Une fêlure très intéressant pour la suite de cette saga.

Nikolaj Lie Kaas et Fares Fares reprennent leurs rôles respectifs de Carl et Hafez. Ils sont maintenant épaulés par une secrétaire jouée par Johanne Louise Schmidt. Le personnage clé de Kimmie est interprété principalement par Danica Curcic et dans ses jeunes années par la jolie Sarah-Sofie Boussnina qui paye de sa personne dans des scènes très violentes et d'autres très sexy. Pilou Asbaek, personnage principal de R et Hijacking, joue ici de manière parfaitement détestable Ditlev Pram l'homme sur qui portent tous les soupçons aussi brillamment interprété par Marco Islo.

Ce second épisode des Enquêtes du Département V profite clairement de l'expèrience acquise par le réalisateur Mikkel Norgaard sur son le premier épisode. Plus sombre et violent mais à la fois plus drôle, Profanation est du coup plus réussi que Miséricorde. Il bénéficie d'un scénario plus cohérent et plus riche qui arrive à développer ses personnages principaux tout en proposant une intrigue captivante de bout en bout. Tout fan de thriller se doit d'aller découvrir cette saga dont le troisième épisode est sur le point d'être tourné et qu'on attend déjà avec impatience.
anonyme
Un visiteur
3,5
Publiée le 27 mars 2015
Le Département V revient, après un Miséricorde de très haute volée. L'histoire de Profanation est plus complexe, plus violente aussi, d'un noir absolu. Le rythme est plus haché aussi,exclusivement dans la première partie un peu longue à se mettre en place. Mais alors après... Le film est écrit par le scénariste de Millenium, et on reconnaît le ton de ce film, même si Profanation va encore plus loin. Une très bonne découverte (et n'oubliez pas de foncer sur Miséricorde).
Nicolas S.
Nicolas S.

130 abonnés 1 591 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 1 septembre 2015
Le premier film, "Les Enquêtes du département V : Miséricorde" m'avait déjà bien emballé dans le genre thriller nordique. Ce "... : Profanation" continue sur la même lancée et réussit tout aussi bien.
Il a tout de ce que l'on attend d'un bon thriller nordique : de la noirceur, de la violence et du vice cruement montrés et une enquête glauque.

Oui, il a tout ce que l'on attend d'un tel type de film mais il ne se contente pas de ça et dépasse aussi nos espérances. Tout simplement parce que l'enquête est très bien menée et est vraiment intéressante. Les scénaristes ont en effet bâti un scénario aux ramifications complexes avec beaucoup de suspects potentiels et des crimes qui se dévoilent petit à petit, comme le ferait un excellent roman policier.
C'est le gros avantage des deux films du Département V : se baser sur une histoire qui pourra tenir le spectateur en haleine jusqu'au bout malgré les grosses giffles qu'il va se prendre et les scènes brutes et sans concessions qu'on va lui infliger. On en redemande d'ailleurs, notre côté un peu masochiste je suppose ...

Rajoutez à ce scénario béton des acteurs très bons voire exceptionnels. Pour le qualificatif d'exceptionnel, je ne vise qu'un seul acteur : Nikolaj Lie Kaas qui, campant un personnage taiseux et associable, arrive à faire passer moultes émotions et la détresse de son personnage par un jeu majoritairement physique. J'avoue avoir été impressioné par ce dernier.

Vous comprendrez donc pourquoi je n'ai aucun remords à placer les deux films "Les enquêtes du département V" dans mon top des films 2015 !
Benito G

760 abonnés 3 167 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 10 avril 2015
Si vous ètes amateur des films type "Millenium", le film est faut pour vous! Une ambiance glauqe à souhaiy, bien que scénario ne soit pas vraiment spécialement original. Le tout est cependant bien ficelé, et remplie d'acteurs qui jouent parfaitement bien leur rôle. Malheureusement, même si le film ne connaitra pas le succès qu'il mérite à cause de sa distributionet c'est fort dommage. Un polar bien maitrisé même si il pourrait manqu de quelques rebondissements, de surprise imprévisible. Il n'en demeure pas moins un bon travail et un bon film dans son genre.
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