Toujours plus sombre, toujours plus glauque, voici donc la suite du très réussi "Miséricorde" des enquêtes du département V. On replonge avec notre duo de choc qui fonctionne toujours aussi bien dans une nouvelle enquête, plus fouillée, plus complexe mais aussi plus longue que la première. "Profanation" gagne donc en durée ce qu'il perd en rythme et en clarté, pour autant l'intrigue est toujours autant passionnante à suivre mais apparait un peu plus tirée par les cheveux que le précédent opus. Rien à redire sur la réalisation, égale à "Miséricorde" et à ce que le polar scandinave a l'habitude de nous servir, par contre la mise en scène souffre quelque peu d'un manque de dynamisme dû à la longueur du métrage, rallongé de 30 minutes par rapport au premier. Rien de rédhibitoire non plus, on passe encore un bon moment de ciné, entre une tension grandissante et quelques scènes difficiles, jusqu'au dénouement d'une noirceur accrue. Passée la surprise du premier, cette suite tient toute ses promesses malgré quelques défauts de ci de là et reste bien évidemment à voir, en attendant la troisième enquête ...
Totalement dans la droite lignée de Millenium (l'original, pas le remake américain), on y retrouve tous les ingrédients du cinéma scandinave : une atmosphère sombre (à croire que le soleil ne se lève jamais là bas !), un rythme assez lent, des acteurs très typés de là bas (ou marqués par la vie dans le Grand Nord, tout dépend comment on voit les choses !). On a même droit à un quasi sosie de Leonardo Di Caprio, en mode névrosé ! Un incontournable pour les aficionados du genre !
Je n'avais pas été ébloui par Millenium et je ne le suis pas non plus par Profanation. Certains trouvent le film sombre, noir et profond. Je l'ai trouvé beaucoup trop léché pour lui donner de la profondeur. L'esthétisme des plans est trop appuyé, les musiques pompeuses et les personnages stéréotypés (le flic bourru, cabossé mais qui devine tout, son acolyte complètement effacé qui ne sert à rien, les notables qui ne sont que des pervers etc). Le thème sexuel est abordé sans aucune finesse, retenue ou suggestion. Les violences sont assez vulgaires et m'ont rappelé Martyrs dans leur inutilité. Bref, j'ai eu le sentiment de regarder un épisode nordique des experts, mâtiné de mentalist. Même la fin, larmoyante et puérile, est ratée.
Suite des adaptations des célèbres polars danois, ce nouveau thriller renoue en bien avec ce qui avait fait le succès du précédent volet. La mise en scène est appliquée, les interprètes sont bons, l'histoire est bien construite et elle a quelque chose à dire, nous entraînant dans les tréfonds de l'âme humaine, avec des personnages à la limite. Sauf que cette descente aux enfers a aussi ses limites, avec une tendance à s'enfoncer dans le noir bien trop noir, les personnages secondaires souffrent de la dominance du héros, qui prend trop le pas sur son partenaire (qui dévoile par touches d'autres facettes de sa personnalité) et l'enquête manque un peu de surprises, les révélations étant parfois un brin tardives par rapport à ce que nous pouvons déduire nous même. C'est dommage vraiment mais ça reste quand un thriller de haute volée, avec de jolis plans et un vrai univers. Bref, j'attends avec impatience le 3ème volet. D'autres critiques sur
En résumé, malgré quelques longueurs et un casting assez médiocre, Profanation reste un bon thriller, sur les pas de Millénium. Une ambiance glauque et un scénario bien ficelé ! De quoi plaire aux amateurs d’enquêtes policières.
Un ton en dessous du premier volet (Miséricorde), l'enquête menée par ces deux policiers si complémentaires est encore pleine de suspense. Les scandinaves font de bon polar (exemple Millenium), vivement les prochains.
Un excellent thriller danois bien sombre. Le scénario est très bien ficelé et pleins de rebondissements, le jeu d'acteur est excellent et c'est vraiment prenant!
Ambiance froide dans ce thriller noir du réalisateur Danois Mikkel Norgaard. Dans sa première partie, le rythme du film est lent, ensuite l’histoire nous montre une enquête bien menée. Le jeu d’acteurs est tout à fait correct cependant, ce scénario mêlant sexe et violences, manque sérieusement de finesse. Une mise en scène avec plus de sensibilité et un scénario plus ingénieux auraient pu en faire un très bon film. Le pitch : Carl travaille au Département V, le service de police des affaires classées. Avec son associé Assad, ils vont reprendre une affaire vielle de 20 ans : viol et double meurtre…
même si elle est moins forte en émotion et moins palpitante que le 1er "miséricorde", cette enquête pourtant sur le même modèle, reste passionnante à suivre. à défaut d'un suspense haletant, une trame psychologique bien construite sur un scénario sombre.
Bon, soyons clair, j'ai préféré le premier, plus froid, plus glauque, plus "sadique". Là, c'est une enquête policière classique, sachant qu'on sait dès le début qui sont les meurtriers. Après, c'est quand même avec plaisir que j'ai retrouvé ces deux flics... J'attends maintenant la suite !
Après avoir programmé le premier volet en VOD, Wild Buch Distribution poursuit son expérimentation, en diffusant ce dernier au cinéma. Si la thématique choisie capte moins l’attention que Miséricorde, ce Profanation est tout aussi glaçant. Nous nous sommes désormais habitués à ce duo de flics rouvrant de vieilles affaires et c’est un plaisir de suivre leurs enquêtes dans une mise en scène noire agrémentée de flash-back pas toujours subtiles mais audacieux. Les Enquêtes du Département V : Profanation est un polar nordique efficace. D'autres critiques sur ma page Facebook : Cinéphiles 44
Ce deuxième opus est un peu plus réussi que son prédécesseur, grâce notamment à un script plus dense et à un beau personnage féminin. Dommage qu'un rebondissement peu crédible vienne affaiblir la fin du film, et que les deux flics soient assez caricaturaux et décidément sans surprise.