La deuxième enquête du duo de flics constitué de Carl Mork (Mikkel Norgaard) et d’Assad (Fares Fares) tente de donner un substrat socio-politique à l’affaire que déterrent les deux inspecteurs du désormais reconnu département V doté tout récemment d’une secrétaire. On se rapproche cette fois-ci clairement de l’univers de « Millenium » qui dénonçait les turpitudes des gens de pouvoir. Autour du plus prestigieux lycée danois se dessine spoiler: une bande de quatre jeunes et riches désœuvrés qui s’organisent des soirées « Orange mécanique » où des quidams sont violentés puis trucidés. Le mode opératoire décrit par Mikkel Norgaard est directement inspiré des descentes orgiaques et punitives d’Alex (Malcom McDowell) et de ses « droogies » du célèbre et controversé film de Stanley Kubrick (« Orange mécanique » en 1971). Devenus adultes et puissants, ces désormais grands patrons ont sophistiqué et diversifié leurs jeux qui se transforment quelquefois en chasses du comte Zaroff. De leur époque estudiantine pour le moins troublée reste un seul témoin gênant en la personne de Kimmie Lassen (Danica Curcic) que le scénario cherche à assimiler dans l’esprit du spectateur à Lisbeth Salander (Noami Rapace) le personnage le plus emblématique de la saga «Millenium ». Hormis cette recherche de filiation un peu trop évidente, ce deuxième thriller remplit parfaitement sa mission faisant froid dans le dos quant au cynisme d’une caste qui en plus de s’arroger tous les pouvoirs et les privilèges se croit investie du droit de jouer avec la vie d’autrui. Le casting qui entoure les deux héros est tout à fait convaincant, notamment Pilou Asbaek chef de bande charismatique et luciférien qui glace le sang à chacune de ses apparitions. Sans doute moins original que la saga dont il s’inspire de façon un peu trop voyante par moment, ce deuxième opus est encore une fois très convaincant.
Bonne suite des enquetes du departement V , mais trouver la haine dans la classe supérieure est un peu stéréotypé. Moins interressant , moins convaincant que Misericorde et plus traditionnel cette enquete même si elle est bien montée reste classique et deja vu 3/5
Thriller glacial, dans la droite lignée de son prédécesseur, avec une intrigue intéressante et des personnages toujours aussi travaillés. Le plaisir est toujours au rendez-vous même si, cette fois-ci, les clés de l'intrigue nous sont toutes données assez rapidement, d'où un finish légèrement moins réussi que dans Miséricorde.
Un film norvégien au ciné et oui pas mauvais dans l'ensemble, il y a quelques invraisemblance mais bon on pardonne tout de même . Cela reste assez accrocheur, un peu mou, mais on tient jusqu'au bout (presque 2h). Juste un truc, certains auraient mérité de douiller un peu plus.
Pour une fois qu'une suite est meilleure que le premier ! Profanation dépasse de loin son ainé Miséricorde que j'avais déjà apprécié. C'est plus "sale" comme film et les thématiques de l'enquête sont beaucoup plus sombres. Du coup je le conseillerai pas à ma petite nièce mais c'est pas à elle que ça doit plaire ;)
Second film d’une nouvelle saga noire scandinave, ce thriller angoissant n’a plus besoin de présenter les personnages Carl Mørck et Assad, introduits avec "Miséricorde". En cela, le réalisateur Mikkel Nørgaard gagne du temps, filme son récit avec une efficacité redoutable et de nouveaux plans larges plus techniques, notamment en extérieurs, ce qui permet d’adhérer plus facilement à une intrigue pour le moins ténébreuse mais néanmoins très convenue, à savoir les dérives meurtrières d’un groupe d’étudiants nantis hyper violents. L’intrigue s’avère plus intéressante car elle explore davantage la psychologie des personnages, bien qu’il soit difficile de comprendre l’attachement de Carl pour Kimmie, jeune criminelle en fuite devenue une SDF traquée par ses anciens comparses. Globalement, on regrette le manque d’alchimie dans le duo entre Carl et Assad, des raccourcis scénaristiques truffés d’incohérences, comme par exemple l’arrestation puis l’évasion miraculeuse de Kimmie. On apprécie la tension qui monte crescendo lors d’un final sanglant curieusement amené et l’étude passionnante d’une société danoise qui n’a pas fini d’exorciser ses démons.
Totalement dans la droite lignée de Millenium (l'original, pas le remake américain), on y retrouve tous les ingrédients du cinéma scandinave : une atmosphère sombre (à croire que le soleil ne se lève jamais là bas !), un rythme assez lent, des acteurs très typés de là bas (ou marqués par la vie dans le Grand Nord, tout dépend comment on voit les choses !). On a même droit à un quasi sosie de Leonardo Di Caprio, en mode névrosé !
"Cold case" en plus violent et glauque; sans temps mort mais qui aurait mérité une fin moins banale, au vu de son déroulement. Deux flics (un en fait, le personnage de Assad ne sert que de faire-valoir) décident de rouvrir un dossier clasé vingt ans auparavant faute de preuves. Ils vont aller de surprises en découvertes macabres, jusqu'au dénouement, hélas banal tel un épisode de série policière (cold case?)
Un vrai film noir, dans la lignée de "millenium", réaliste, sombre, voir l'enquête avancer. .. un tout petit peu d'action supplémentaire aurait mis ma note a 5 étoiles ^^
J'ai vraiment retrouvé l'ambiance du 1er volet, sombre à souhait..le bureau en sous-sol, les paysages nordiques, le pensionnat isolé , tout contribue à la noirceur et l'ambiguité des personnages, et à l'intrigue du film.
j'attends avec impatience la prochaine mouture, en espérant qu'il y en ait une et quelle soit de même qualité.
Une intrigue passionnante qui va crescendo, de bons acteurs, les deux heures passent vite. Si vous êtes amateur de sensations et de thriller, ce film vaut le coup d'oeil. Vite voir le 1er volet!
Profanation est bien plus noir que le précédent opus. Le spectateur sera régulièrement confronté à des scènes violentes tant physiquement que psychologiquement, ce qui pourrait heurter sa sensibilité. C’est ce qui donnera aussi l’intensité du scénario et qui nous clouera dans notre siège pendant presque deux heures mais n’est-ce pas parfois un peu trop, à la limite du supportable ? A vous de juger …
A côté de cela, la réalisation est impeccable. Mikkel Norgaard (qui tenait déjà les ficelles du premier volet) fait à nouveau preuve d’une maîtrise implacable dans le genre. Ses longs métrages, dans la veine de la saga Millénium, renvoient à un cinéma sans concession, sombre et à l’atmosphère pesante. L’environnement du film est tellement réaliste qu’il colle à la peau des personnages autant qu’à celle du spectateur.
Et en parlant de personnages, le duo d’enquêteurs incarné par Nikolaj Lie Kaas et Fares Fares est toujours au top. A nouveau, ils ouvriront une affaire délicate et déjà classée aux yeux des autres et prouveront une fois de plus que la vérité est ailleurs.
Les deux comédiens principaux sont tellement investis dans leur rôle qu’on s’y attache et qu’on les suit avec plaisir et détermination dans les différentes affaires qui les animent. On espère d’ailleurs que leurs aventures continueront dans un nouvel opus tant leurs personnages ont encore bien des choses à nous offrir.
Mais ils ne seront pas seuls dans cette quête de vérité et cette fois, ils pourront compter sur Rose (Johanne Louise Schmidt), leur nouvelle secrétaire. Organisée, intelligente, celle-ci sera d’une grande aide pour nos deux amis et leur apportera un regard neuf sur leur dossier.
Autre grande figure féminine de ce film : Danica Curcic qui interprète le rôle déterminant de Kirsten. Sans trop révéler l’importance de ce personnage, soulignons le jeu exceptionnel de la jeune comédienne serbe qui, malgré son peu d’expérience cinématographique, nous bluffe à chaque instant. Son personnage, écorché par la vie, devra affronter les fantômes de son passé avec ténacité.
Dans la lignée de ces comédiens qui assurent : Pilou Asbaek et David Dencik, deux acteurs charismatiques scandinaves qu’on aime détester tant leur jeu est criant de vérité. Niels Weyde n’est pas en reste dans son interprétation du père désespéré. Une fois de plus, ces longs-métrages sont la preuve que le cinéma de qualité réside aussi dans des pays moins médiatisés.