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desiles ben
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0,5
Publiée le 8 avril 2016
Je suis peut-être trop conformiste pour apprécier à sa juste valeur cette rencontre entre un veuf déjanté et la responsable camée d'un service clients, dont le fils jure comme un charretier. Ne supportant plus les apparences belles et fausses, le veuf joyeux désosse tout ce qui lui tombe sous la main comme des gamines éventrent leur poupée pour savoir ce qui se cache à l'intérieur. On peut trouver cela profond voire drôle; j'ai trouvé cela grotesque et ennuyeux.
Un peu peur d'être déçue, j'ai mis du temps à le voir mais d'un sens comment être déçue d'un film porté par Jake Gyllenhaal ? Le sujet évoqué ici est la réaction d'un homme suite à la perte brutale de sa femme. Réaction plutôt originale car Davis démonte et détruit tout ce qui lui passe par la main pour voir l'intérieur, une sorte de métaphore pour le moins changeante afin de comprendre lui-même pourquoi il ne ressent rien face au décès de sa femme. Jake Gyllenhaal est époustouflant comme toujours, et les personnages secondaires apportent également beaucoup à l'histoire, notamment Naomi Watts un peu barrée comme lui et son fils en recherche d'identité. Une très belle histoire qui n'est pas sans touche d'humour très appréciable !
Une belle fable, touchante et drôle, sur la dépression et la nécessaire "reconstruction" à opérer avant de vivre à nouveau. Dommage que le film soit un peu trop parfait, avec des acteurs trop beaux, trop riches, déconnectés de tout et qui font des rencontres fabuleuses... On est loin de la vraie vie... c'est une fable et c'est tout de même à voir !
Tout démolir pour mieux (se) reconstuire… C’est le programme alléchant du nouveau film de Jean-Marc Vallée (Dallas Buyers Club, Wild…). Techniquement abouti, Démolition ne tient pourtant pas toutes ses promesses, le réalisateur québécois fait du burn-out de son personnage principal (à la suite d’un deuil) un divertissement vaguement sympathique et beaucoup trop sage, à des années-lumière du vertige métaphysique que le projet pouvait susciter.
Je n'ai pas été emballé par ce nouveau film de Jean-Marc Vallée, réalisateur de Dallas Buyers Club. Une nouvelle fois un drame ou le personnage principal va se remettre en question; sauf qu'on est loin d'un Dallas Buyers Club. On dirait même que le réalisateur a cherché un titre qui n'existait pas encore, et qu'il a essayé d'en faire un sujet. Le concept n'est autre qu'après une démolition, il faut reconstruire... Pourtant il aurait été possible d'avoir un bon film avec ce sujet très banal, mais c'est pas celui-là. Il n'y a pas de vrai morale ni d'émotion et c'est ce que j'étais venu chercher. Un commentaire a fait notion de la réflexion de devenir moins matérialiste, ce qui m'a attiré pour aller le voir, mais malheureusement j'en ressors pas d'accord avec ce commentaire, la morale n'a rien a voir avec ça. Bref beaucoup de longueur dans ce film où on n'en voit quasiment jamais l'intérêt.
Jean-Marc Vallée (C.R.A.Z.Y., Café de Flore) continue son beau parcours américain. Après les très remarqués Dallas Buyers Club et Wild, le revoilà avec ce Demolition. Le tout est mise en scène et écrit dans la lignée de ce que le canadien nous a déjà montré. Malgré quelques défauts, c'est plutôt bien fait et on est là devant un beau film sur la perte et le deuil. Les messages sont simples (profiter de la vie tant qu'il est encore temps et qu'on a les personnes aimées encore avec soi...) mais c'est efficace. Comme dans ses deux précédents films, Vallée n'en fait pas trop, ne tombe dans aucun excès (même si c'est toujours sur le fil), sans jugement ni pathos. L'ensemble reste sobre et sensible, avec une belle dose d'humour et d'espoir. Sa direction d'acteurs est toujours au top. Il est vrai que ce interprètes-là sont rarement mauvais. Jake Gyllenhaal (vraiment formidable ici), Naomi Watts et Chris Cooper sont impeccables, sans oublier le jeune Judah Lewis. On peut sans doute regretter une fin une peu trop conventionnelle et une métaphore destruction/reconstruction souvent limite. Le tout est agréable et l'on passe un bon moment, même si on en sort très légèrement déçu après ce que nous a déjà offert le réalisateur...
Décidément Jean-Marc Vallée aime les histoires qui sentent bon le drame et la remise en question de l'existence de son personnage principal. Après "Dallas Buyers Club" et "Wild", voilà donc "Demolition". La différence entre cette dernière réalisation est qu'elle n'est pas inspirée d'une histoire vraie et c'est bizarrement la plus réussie. "Demolition" c'est donc l'histoire de Davis, travaillant dans la finance avec son beau-père qui voit son monde basculer à la mort de sa femme. Réagissant étrangement à cette mort (il pense qu'il n'aimait pas sa femme mais c'est bien évidemment plus complexe que ça), Davis délaisse peu à peu ce monde froid et cruel de la finance jusqu'au moment où il se prend de passion pour démonter les objets et où il rencontre Karen, une femme responsable du service client d'une entreprise à qui il envoie plusieurs lettres de réclamations. La grande qualité de "Demolition" est qu'il ne manque pas d'humour. C'est un film abordant de vastes sujets (l'amour, le deuil, la perte de repères), parfois un peu pompeux (surtout dans sa réalisation) mais qui est toujours d'une incroyable justesse. Délaissant l’impassibilité au profit d'émotions brutes et sincères, Davis est un personnage complexe comme on les aime, capable de faire des choses complètement décalées (ses scènes de danse en public sont déjà cultes) tout en restant à la portée de notre compréhension. Il faut dire que c'est Jake Gyllenhaal qui endosse le rôle, avec la justesse qu'on lui connaît et qui ne cesse d'évoluer au fil de sa carrière, déjà riches de prestations inoubliables (rien que "Nightcall" et "La Rage au ventre" sont là pour en témoigner). A ses côtés, c'est un plaisir de retrouver Naomi Watts dans un rôle de premier plan (elle était reléguée au second plan dans "Birdman" et n'est pas aidée par la saga "Divergente"), celui d'une femme à la vie émotionnelle aussi chamboulée que Davis et qui n'est pas aidée par la présence d'un ado difficile qui cherche sa sexualité (Judah Lewis, au talent et au visage qui ne sont pas sans faire penser à un jeune Leonardo DiCaprio). C'est donc beaucoup de thèmes que brasse "Demolition" à travers ce portrait d'homme qui se détruit pour mieux se reconstruire et surtout laisser tomber tout ce qui a fait de lui l'homme froid et distant qu'il était lors de son mariage. Si le schéma narratif du film est très classique et que Jean-Marc Vallée aime à alourdir l'ensemble par son montage rapide parfois trop explicite, il faut bien avouer que "Demolition" fonctionne très bien. Le scénario ne manque pas de surprises, l'humour apporté pour traiter un sujet aussi grave est bien amené et les acteurs s'y donnent à fond, suffisamment pour que l'on passe un bon moment malgré un certain manque de subtilité à plusieurs reprises.
Les deux derniers films de Jean-Marc Vallée, à savoir Dallas Buyers Club et Wild, m'avaient laissé sur une note relativement positive, rebelote avec Demolition ! Bien que le film soit plus que correct sur tous les points, je ne peux m'empêcher d'être à nouveau déçu comme je l'ai été avec ses précédents long-métrages cités. Le gimmick de ce réalisateur me plait assez (personnage paumé) mais, pour le moment, aucun de ces trois films n'a réussi à me convaincre et ce sur deux points assez précis: -au niveau de l'empathie que l'on peut ressentir envers le ou les personnages -l'aspect psychologique Sur les trois films je n'ai, à aucun moment, été ému ou intrigué par sur la psychologie du personnage principal. Que dire si ce n'est tant pis ! Peut-être que ça sera la bonne la prochaine fois.
J'ai passé un très bon moment en avant première, un film bien vu qui voit son personnage principal paradoxalement se reconstruire en détruisant son environnement. L'histoire est prenante et l'ensemble est vraiment bon. Un film qui défonce!
C'est une histoire particulièrement pénible et ennuyeuse. Je n'ai pas aimé. Le héros du film est particulièrement antipathique et il n'y a que des situations invraisemblables dans ce film. Désolée mais c'est mauvais.
Le portrait hallucinant d'un homme en plein burnout. Filmé sans patho alors que le sujet s'y prête largement, le film repose en très grande partie sur le talent inouï de jake gyllenhall qui livre une fois de plus une performance hors norme. Jean Marc vallée en profite pour signer un drame touchant qui ne laisse pas indifférent. A voir et à méditer.
"Démolition" est le nouveau film de Jean-Marc Vallée racontant l'histoire d'un homme qui ne trouve plus de sens à sa vie après la mort de sa femme, ne ressentant plus aucune émotion. Commence alors la démolition, détruire pour reconstruire, pour comprendre comment ça marche et pour faire sortir cette rage, cette colère. La métaphore est filée tout au long du film, mais jamais avec trop de lourdeur. Le film bénéficie surtout de l'excellente interprétation de Jake Gyllenhaal qui est devenu progressivement un acteur incontournable du cinéma indépendant. Le film est profondément cynique, mais trouve une porte de sortie émotive pour se donner une véritable fin. L'histoire d'amour très banal du personnage semblait toutefois indispensable pour que le film ne soit pas totalement creux. Les personnages secondaires sont également intéressants. "Démolition" est un film astucieux, avec une mise en scène très travaillée, il qui vaut le détour.
Jake Gyllenhaal est définitivement un acteur à part, à mi chemin entre le grand Hollywood et le film d’auteur, enchainant ses petits films ou il va s’accaparer l’écran, l’histoire et les pensées du spectateur. Dernier exemple en date, Demolition est un film au script on ne peut plus ténu (un homme dont le paquet de M&M’s n’est pas tombé du distributeur), dont le réalisateur, connu pour l’oscarisé Dallas Buyer Club, livre ici une œuvre bien plus secondaire. Au final, Demoliton est un ensemble propre, bercé par une douce Bande Originale, servie par un brillant duo d’acteurs, mais qui aurait profité d’une vraie histoire. Car le film nage entre le post it scénaristique et le déjà vu, multipliant les moments de mélancolies pour sauver son spectateur. Heureusement que le tandem Gylenhaal / Watts a fait le boulot et que le moment de regression opère à plein...