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alexandre75
14 abonnés
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4,5
Publiée le 7 août 2015
Superbe film, haletant, prenant, glauque à souhait.... Il mérite largement ses 10 "goya" : interprétation de tout premier plan, images magnifiques d'une région méconnue, une histoire palpitante et super bien filmée et réalisée... Une pépite à ne manquer sous aucun prétexte.....
J'ai hésité entre 4.5 et 5 étoiles... Bon allez celui-ci les vaut bien les 5 étoiles ! De loin le meilleur de l’été dans le genre. Franchement ce réalisateur a du talent. Les images sont d'une beauté extrême grâce à des photographies aériennes très impressionnantes du delta du Guadalquivir. Déjà, malgré la beauté, la bande son n’augurait rien de bon et le contraste avec la violence des crimes est saisissante. Ce n’est seulement un excellent polar, il s’agit aussi surtout de retracer une période de transition délicate vers une monarchie démocratique de l’après Franco qui ne date seulement que de 35 ans. La corruption et l’impunité était encore présente partout et il fallait du courage pour représenter la Police qui n’était pas vue du meilleur œil. L’atmosphère lourde est présente pendant tout le film : il n’y a qu’à la fin après l’orage ‘qui lave tout’ que cela redevient respirable. Néanmoins la justice ne rattrapera pas tout le monde comme dans un polar classique : le contexte social cachera encore quelques secrets… Bon film et ne loupez pas celui-ci ! Si vous aimez l’Espagne et/ou l’Andalousie, exigez la VO : les accents sentent vraiment le sud.
Malheureusement (et heureusement pour nous) pour "La isla minima", un an en arrière nous était proposé le show américain "True Detective". S'il est toujours délicat de faire des comparaisons hâtives, difficile de ne pas en faire le rapprochement : 2 enquêteurs au passé bien chargé que tout oppose, un lieu scénaristique apocalyptique et marécageux, ainsi qu'une enquête criminelle sur fond de violence extrême. Alors, ne lui jetons pas la pierre, le scénario est plutôt bon, les acteurs et la réalisation également, mais dans le genre, honnêtement, on a vu mieux.
Dans la veine de True Detective Saison 1, l'Andalousie remplace le Bayou, des disparitions étranges, 2 détectives antagonistes, une ambiance poisseuse, c'est du Bon !
Dans une Espagne pas encore dépouillée des séquelles du franquisme - on est au début des années 80 - , deux flics, archétypes de la population espagnole, l'un ex-facho, ex-nervi de la police politique du dictateur, l'autre, plus jeune, futur père tourné vers l'avenir et essayant d'oublier le sombre passé du pays, forment un couple d'enquêteurs sur la trace d'un mystérieux assassin du fond d'une campagne pas encore modernisée et toujours aux mains de grands propriétaires terriens tout puissants. Sur cette toile de fond, le réalisateur déroule habilement un thriller très classique et sans véritable surprise. Une interprétation sans défaut, mais surtout une mise en scène impeccable digne des plus grands classiques américains et une image superbe avec notamment une intelligente utilisation de prises de vues aériennes font de ce film une perle dans une période estivale peu propice habituellement à ce niveau de qualité.
Si vous avez aimé le 1er opus de True Detective, courez voir La Isla Minima, un thriller aux méandres aussi sombres que sa réalisation est lumineuse ! Les Marais du Guadalquivir Andalous, à l'image du Bayou de La Louisianne, se prêtent avec merveille à la noirceur de cette enquête policière.
Quatre bonnes raisons de voir ce polar espagnol. Son cadre géographique, insolite et superbe : petit coin d'Andalousie végétal et aquatique, tout en canaux marécageux où se cachent bien des secrets (les génériques du film présentent ce paysage, vu du ciel, comme un extraordinaire et mystérieux cortex cérébral). Son cadre sociopolitique : période post-franquiste, période de transition démocratique, où les idéaux progressistes se heurtent aux habitudes du passé, assises sur un fond de corruption et de violence (les deux personnages centraux - les deux flics - incarnent cette opposition et cette cohabitation ambiguë). Sa mise en scène, très maîtrisée. Et sa photo, magnifique. Trois bémols cependant. La trame policière, autour de meurtres en série : pas très originale, au carrefour d'influences contemporaines facilement identifiables. Une résolution au petit goût d'inachèvement, avec plusieurs questions qui restent en suspens. Et quelques seconds rôles qui surjouent (les parents des disparues, l'homme au fusil...), là où les acteurs principaux assurent avec sobriété. Au final : solde plutôt positif, donc, pour ce film multirécompensé.
Un film policier loin des stéréotypes hollywoodiens où le réalisateur se laisse aller à des plans magistraux de paysages quasi-désertiques. C'est si beau que, parfois, l'enquète policière semble devenir secondaire. Et ce n'est pas bien grave...
Une déception, ce film m’attirait depuis sa sortie en salle, pour toutes les raisons évidentes qui le mettaient d’office en avant. Il apparaît que le film tire toute sa grâce dans son ambiance inédite, un village d'Andalousie dans une Espagne post-franquiste des années 80, avec deux policiers coéquipiers que tout oppose. Les plans surplombant le paysage sont magnifiques (drone ? ), de très bon goût. C'est dit, maintenant pour l’histoire on garde très peu d’intérêt quant à l'intrigue en elle-même, très convenue. Le duo manque aussi de charisme, surtout pour celui qui est censé interpréter le “good” cop, avec une mono-expression neutre qui devient vite agaçante. Les scènes s'enchaînent trop vite et de façon dénaturé je trouve. Dommage, tous ces petites choses qui font que l'on reste plutôt en retrait, car on avait vraiment envie de l’apprécier La Isla Minima après tout. Avec ce climat social intéressant à (re)découvrir, peut-être qu'il fallait justement plus en intégrer à l’histoire plutôt que garder ça en arrière plan pour une conclusion en demie teinte.
Magnifique cadre socio-historico-géographique. Mais histoire trop prévisible, trop l'impression de déjà-vu ds le cinéma américain. Des rebondissements en permanence capillo-tractés (tirés par les cheveux!) !!
Bref, j'aurais aimé retrouver la vraie fraîcheur et originalité du cinéma espagnol, pas une singerie de film ricain trop convenu, avec des personnages sans vraie émotion, aux réactions trop scénarisées.
Excellent polar espagnol à l'ancienne (les années 80) bien loin des policiers américains actuels (humour, cascades et ADN). Rien de tout cela ici : une sombre Andalousie, des gens mutiques, une enquête menée lentement par deux sévères policiers moustachus. Une atmosphère pesante, une bande-son monocorde qui maintient la pression tout au long du film. On est captivés !
C'est l'année d'Alberto Rodriguez qui totalise de nombreux prix dans divers festivals (Film Policier de Beaune, Film Espagnol de Nantes, Goya et San Sébastien). "La isla minima", hormis un style esthétique recherché, notamment du à un lieux de tournage atypique (Andalousie), laisse supposer un nouveau genre dans le domaine policier mais il n'en est pas. Ce film, d'une lenteur dommageable, reprend tous les codes du genre sans rien apporter de plus. La rivalité entre les deux acteurs policiers, Raul Arevalo (vu récemment dans "Les amants passagers" de Pedro Almodovar) et Javier Guiterrez II, est trop timide pour y trouver un réel intérêt. Les suspicions sur les différents "sérial killer" éventuels restent flous, le coupable, en définitif, étant celui que le réalisateur ignore volontairement pour nous le ressortir à la fin du film, alors que son profil n'est même pas explicable : très décevant...