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Un visiteur
4,0
Publiée le 25 février 2016
Plusieurs coupables potentiels...des inspecteurs mystérieux et torturés ...des zones marécageuses et des habitations délabrées ...un meurtre sordide... Tout cela confère au film une athmosphere oppressante et réaliste . Une vraie réussite pour ce thriller espagnol ...
Film multi-récompensés aux Goya 2015 (équivalence des César en Espagne), dont celui du meilleur film et du meilleur réalisateur, La Isla Minima est un thriller policier froid et intriguant qui saura vous surprendre. La photographie et les décors sont étonnants et l’ensemble des séquences est prenant. On peut parfois regretter un rythme linéaire mais le scénario est vraiment bien ficelé et la performance des acteurs est sidérante. Alberto Rodriguez confirme sa maîtrise du genre et on a hâte de découvrir son prochain thriller. D'autres critiques sur ma page Facebook : Cinéphiles 44
Je me devais de voir ce long métrage espagnol qui paraissait avoir un gros potentiel et franchement je ne suis pas déçu. Je me dis même en écrivant cette critique que je ne suis pas assez "gentil" dans mes mots et ma note mais bon, c'est mon côté "sévère". Que dire ? Les acteurs sont vraiment exceptionnels et je pèse mes mots ; la photographie est tout bonnement sublime (les plans de haut son magnifiques) ; le scénario est extrêmement bien ficelé ; le dénouement est parfait, j'en attendais pas moins et je dois même dire que j'ai été plus que surpris (moi qui ne me laisse - presque - jamais surprendre) ; la bande son est pas mal non plus ; etc. Malheureusement, il y a des points négatifs (il en faut, c'est la dure loi du cinéma, entre autre). Déjà, même si ça ne dure "que" 1h45, j'ai trouvé certains passages un peu loin. D'autre part, je regrette que l'enquête se résolve aussi vite par moment (je veux dire, c'est classique, les mecs trouvent toujours les indices qu'il faut, etc). En fait, c'est à peu près tous en défauts mais justement pour moi, pour que ce soit un excellent film, il me faut vraiment ce quelque chose en plus qui fait la différence. Je culpabilise presque d'être aussi dur et pourtant je me demande si ce thriller haletant mérite d'avoir quatre étoiles, quel dur choix ... bref, "La Isla Minima" reste une très bonne surprise et je vous le conseille surtout que j'en avais jamais entendu parlé avant de tomber complètement par hasard dessus ce soir. A découvrir. 13/20.
J'ai enfin pu voir ce film grâce au"rattrapage UGC". Une belle réussite d'ambiance, de gueules rares, de non-dits et des paysages merveilleusement filmés. Une sale histoire dans une Espagne postfranquiste qui bredouille son avenir. Une réussite.
Un film espagnol de qualité, qui m'a tout de même beaucoup rappelé la première saison de "True Detective" avec un budget plus limité. L'ambiance assez malsaine dans les paysages marécageux d'Andalousie est prenante, le suspens est bien gardé jusqu'au dévoilement final. Toutefois, le film ne fait pas preuve d'une grande originalité et les acteurs ne sont pas tous à la hauteur.
Un film bardé de récompenses aux "César" espagnols et au festival du film policier de Beaune mais qui ne m'a pas convaincu. C'est du policier vu et revu : une enquête menée par un duo improbable, sur le meurtre de jeunes filles. Il trouve une petite originalité dans le cadre où il se situe : les paysages espagnols et l'après franquisme. Sorti de cela, rien de palpitant.
Film policier dont l'ambiance et les décors, voire même l'intrigue, rappellent étrangement la première saison de True Detective, sans en atteindre l'excellence... Les personnages sont atypiques et l'histoire, pas des plus prenantes, nous laisse malheureusement sur notre faim, la faute à des rebondissements pas si surprenants que ça. Si on met de côté l'interprétation et les décors, il ne reste malheureusement pas grand chose à retenir...
Le récit est assez classique, toutefois très efficace, mais le manque d’une certaine originalité est regrettable. L’histoire est assez dérangeante et peint deux deux bons portraits de flics différents mais complémentaires dans un sens, dont la profondeur psychologique cependant aurait pu être encore plus importante. Malheureusement, l’enquête est assez négligée et ne sert que d’enrobage pour l’exploration de cette région et non l’inverse, et c’est bien le grand défaut du film. Le polar est par contre très bien maîtrisé, ce qui compense l’absence d’originalité. On retrouve une très bonne maîtrise technique dans l’ensemble, notamment lors des courses-poursuites. Malheureusement, le spectateur ne peut s’attacher aux deux personnages principaux à cause d’une profondeur psychologique limitée. Un bon thriller cependant.
Je pense que le réalisateur s'est très trés inspiré ( pour ne pas dire "pomper") sur la saison 1 de True Detective.... Les paysages la lumiere le rythme et une partie de l'intrigue ... Bref pas un mauvais film mais pas trés original
"La isla minima" est présenté comme le "True detective" espagnol. Ce n'est sans doute pas faux si l'on considère, la proximité temporelle des deux réalisations, l'opposition de styles entre les deux flics notamment au niveau des méthodes d'investigation mais aussi l'ambiance visuelle empreinte de moiteur et agrémentée de vues aériennes style Google maps impressionnantes du delta du Guadalquivir . A contrario l'intrigue semble d'emblée plus évidente, spoiler: basée sur un classique et sordide trafic de jeunes filles régi sur le traditionnel rapport de classes au sein des latifundios. Alberto Rodriguez qui a mis du temps à trouver le cadre idéal pour son film, a eu le déclic quand il a songé au contexte si particulier du début des années 1980 espagnoles quand le régime franquiste à peine défait ne rêvait que de revanche. Le couple de flics, interprété de façon magistral par Javier Guttiérez et Raul Arevalo, illustre à lui seul les deux faces d'une société qui coexistent à l'époque dans une Espagne peu habituée à la démocratie. Si Raul Arevalo a été repéré chez Alex de la Iglesias ("Balada triste", 2010) et chez Pedro Almodovar ("Les amants passagers", 2013), Javier Guttiérez au regard pénétrant qui rappelle de façon troublante celui hypnotique d'Anthony Hopkins restait jusqu'alors cantonné à la télévision espagnole. Peu bavard au contraire de sa grande cousine de HBO, "La isla minima" se veut un film d'ambiance qui vous prend à la gorge pour ne plus vous lâcher une heure trente durant. Pari largement réussi, le film raflant tous les prix aux Goyas espagnols et dans divers festivals nationaux. Décidément, le cinéma de genre espagnol est une source de bonnes surprises permanente.
Sorti cet été après avoir été présenté dans de nombreux festivals, « La isla minima » a été récompensé de nombreuses fois. Lors de la 29ème cérémonie des Goyas, il a remporté 10 prix dont celui du meilleur film, du meilleur réalisateur ou encore du meilleur acteur pour Javier Gutiérrez. Encensé dans certaines compétitions cinématographiques espagnoles et françaises, on se devait de se pencher sur ce phénomène qui a beaucoup fait parler de lui lors de sa sortie. Et nous ne regrettons pas de l’avoir fait.
Tout d’abord, parce que l’époque des années 80 durant laquelle se déroulent les faits est très bien représentée. Perdu au milieu de nulle part, le petit village où se déroulent les faits semble figé dans le temps. Les images proposées, la lumière, les couleurs sont sublimes et nous transportent dans un ailleurs et un autre temps avec beaucoup d’attachement.
Ensuite, parce que les thrillers étrangers ont la cote dans notre paysage cinématographique. Après le tandem norvégien du « Département V », c’est un duo espagnol que l’on suivra dans l’enquête de la « Isla Minima » et il n’y a pas à dire, les réalisateurs étrangers savent y faire ! Bien loin de tous les clichés dont ils sont parfois affublés, les films du genre parviennent encore à nous cueillir et à nous surprendre et celui-ci en fait partie. Preuve qu’il ne faut pas être estampillé « made in USA » ou être dirigé par un cinéaste de renommée pour proposer au public une intrigue et une réalisation de qualité.
D’ailleurs, là où il fait fort, c’est que le réalisateur laisse peu de place à l’histoire personnelle des deux protagonistes. Si l’on décèle leurs failles et que l’on leur caractère, le reste a peu d’importance. Et ce n’est que tant mieux car cela nous permet de rester focalisé sur l’enquête sans nous perdre outre mesure. Pas de blabla à rallonge, pas d’introspection inutile, on mène l’enquête et on tâche d’avancer malgré les difficultés.
En parlant de réalisateur, il s’agit ici de Alberto Rodriguez qui est d’ailleurs loin d’être un novice puisqu’il a déjà scénarisé et mis en scène cinq autre longs-métrages tels que « Le costard » ou « Les 7 vierges ». Si son nom ne nous dit probablement rien, il marquera notre esprit et nous incitera même à nous plonger dans ses autres long-métrages. Invitation que l’on vous fait à notre tour.
Bien plus qu’un film policier, « la Isla minima » présente aussi une Espagne post-franquiste qui peine à mettre en place une démocratie stable après avoir connu le fascisme de Franco. Alberto Rodriguez a d’ailleurs eu l’intelligence de marquer cette opposition à travers ses personnages principaux. Il dira de ses héros que "Le premier est mû par la peur de mourir, le second par une ambition dévorante. Pour autant, il n’y a selon moi, ni “ gentil ”, ni “ méchant “ dans cette histoire. L’un n’est pas tout noir et ni l’autre tout blanc, ce serait trop simple. Pour autant, la question que soulève le film est frontale : notre jeune flic, en essayant de passer l’éponge sur les casseroles de son vieux collègue fait-il le bon choix ? Quel avenir pour nous, pour l’idée de justice ? Le compromis est-il la solution ? Et à quel prix ?"
En tête du casting, Javier Gutiérrez (Juan Robles dans le film) et Raúl Arévalo (pour assurer le rôle de Pedro Suárez), deux comédiens espagnols confirmés mais inconnus chez nous. Etonnant car leur charisme, leur jeu et leur visage typé se mettent au service du film film avec génie : ils méritent vraiment d’être reconnu au-delà des frontières et espérons recroiser leur route dans d’autres films mieux distribués.
L’enquête est lente, on tourne en rond à l’image de ce qui pourrait se produire dans la vie réelle. Ici, aucun effet d’accélération, aucun moyen démesuré pour servir l’enquête : on fait avec les moyens de l’époque et on tente de mettre en lumière toute la vérité, aussi dure soit-elle. Pour accentuer cette dureté des faits, des décors arides du Sud de l’Espagne, que nous trouvions déjà sublimes, à perte de vue. Tout est (bien) pensé et si certaines scènes peuvent choquer un public non averti, nous n’avons pas grand-chose à regretter dans ce film… peut-être la discrétion de sa sorti en salles et en DVD en décembre dernier ? « La isla minima » est véritablement un bon film et vaut la peine que l’on s’y intéresse
le film nous plonge dans une ère post franquisme, avec des couleurs de film de l'époque, une atmosphère lourde avec tous les personnages qui ont un passé ....lourd. PLV : un thriller bine façonné