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Philippe C
127 abonnés
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2,5
Publiée le 29 juillet 2017
Un film qui tient en haleine. une course poursuite entre un tueur accompagné de son chien et un groupe de clandestins mexicains, laissés à leur propre sort après que la voiture qui les convoyait aux USA à travers le désert est tombée en panne. Des morts, du sang, des serpents, la soif, la chaleur, la peur : tous les ingrédients sont réunis pour que le spectateur s'identifie au héros qui parviendra à déjouer la traque.... bon, mais on ne comprend pas pourquoi le tueur s'attaque ainsi aux clandestins : folie ? vengeance ? haine ?, alors qu'on comprend bien au bout de 5 minutes quels seront les deux qui survivront à la fin, un père de famille qui tente de rejoindre sa femme et son fisl et un jolie jeune femme poussées à l'émigraition par se sparents... Au total, le scènario, bien qu'oiriginal, est assez pauvre
"Desierto" est un film que j'ai envie d'aimer, que je devrais aimer. Parce qu'il prend son temps. parce que la musique est discrète. Parce que la langue des personnages est crédible - du vrai espagnol du Mexique, dieu merci ! Parce qu'il ne s'encombre pas d'effets superflus, et essaie au contraire de capturer les positions et les mouvements des personnages dans de vastes plans larges qui rendent justice à la topographie des lieux. Parce que, fondamentalement il parle de choses importantes pour nous : la haine des migrants, le besoin absurde de défendre un territoire qu'on croit "nôtre" et qu'on hait de toute manière. Tout simplement parce que, né dans le désert, je suis sensible à la poésie abstraite de cet espace trop vide et trop plein à la fois (de cailloux, de bestioles, de soleil). Mais non, je n'aime pas vraiment "Desierto", que j'ai pourtant suivi sans déplaisir, il faut bien le reconnaître, avec juste un brin d'irritation - un peu stupide, je l'avoue - en constatant que, comme toujours, le tireur d'élite qui jusque là a abattu d'une seule balle une dizaine de personnes à un kilomètre de distance ne sait plus tirer lorsqu'il vise le "héros" de l'histoire. Je n'ai pas pu l'aimer parce que Cuarón fils n'a tout simplement pas su décider du film qu'il voulait faire : "Desierto" n'est ni la prise de position politique nécessaire dans l'Amérique de Trump qu'il aurait pu être (les personnages - prédateur ou victimes - sont creux, stéréotypés, il est donc impossible de croire en ces fantoches et de s'identifier à eux, de comprendre vraiment leur trajectoire), ni le thriller abstrait que l'élégance de sa mise en scène lui aurait permis d'être (puisque Cuarón refuse de basculer comme il aurait été logique, voire souhaitable de le faire, dans la symbolique qu'appelait le concept inépuisable de la "traque"). Entre les deux, "Desierto" nous abandonne déçus, frustrés.
Un triller sympathique : le point fort du métrage est le lieu : un désert, ses étendues à perte de vue où seule la mort nous guette. Rien de mieux pour une chasse à l'homme. L'idée amenant cette tragédie est plutôt originale, le genre Slasher mêlé au scénario prend ensuite place et le réalisateur n'a point fauté à la mise en scène. Il aurait par contre manqué une intrigue plus développée. : )
Les enjeux très simples du film n'empêchent pas la réussite de celui-ci. Jonás Cuarón accouche d'un récit mené tambour battant, sans temps mort ou presque, avec des acteurs qui font largement le boulot. La réalisation tient en haleine de bout en bout, dans une sorte de "Duel" à la sauce mexicano-américaine, jusqu'à un épilogue bluffant. À noter l'excellente interprétation de Jeffrey Dean Morgan, troublant dans un rôle de psychopathe serial killer de migrants mexicains.
"Désierto", est un survival brut et intense, dont le scénar tient peut-être en quelques lignes mais dont la mise en scène, très directe, et l'interprétation impeccable du trio d'acteurs vedettes (Gael Garcia Bernal, Jeffrey Dean Morgan et Alondra Hidalgo) concentrent le maximum d'une tension allant crescendo, haletante jusqu'au bout. Pour l'histoire, simple donc, un convoi de clandestins latinos tente de franchir la frontière des Etats-Unis à travers le désert et à pieds, une fois leur moyen de locomotion tombé en rade et se retrouve pris en chasse par un type armé jusqu'aux dents et accompagné d'un berger allemand dressé pour tuer... Le film adopte alternativement le point de vue des uns et de l'autre, offrant donc une vision légèrement différente du "chasseur" que dans la plupart des films de ce genre. Certes, il est cruel et sans pitié, mais avec les rapides scènes d'intro, on comprend qu'il y a quelque chose derrière la folie qu'est la chasse à l'homme et la haine qu'il développe à l'encontre de ces gens, pourtant, aucune vraie explication ne nous est donnée. Pour les clandestins, nous ne pouvons que constater le fléau d'une misère qui pousse ces pauvres gens à prendre tant de risques pour un el dorado qu'ils ne trouveront même pas s'ils parviennent à passer la frontière...De toute façon, il s'agit ici de survivre à la haine et la folie, coûte que coûte. Très bon film !!!
Jonas Cuaron, le fils d'Alfonso ("Les fils de l'homme", "Gravity") a choisi pour sa deuxième réalisation de proposer un survival sans grande originalité mais bougrement efficace et surtout très marqué esthétiquement comme l'indique son titre. Il s'est adjoint la collaboration de Gael Garcia Bernal, l'acteur mexicain le plus connu internationalement dont les choix artistiques sont souvent engagés et judicieux. La toile de fond qui s'attache au sort des migrants mexicains qui tentent leur chance à travers le désert brûlant de Californie, pose clairement la question cruciale qui mine actuellement toutes les grandes démocraties occidentales au sein desquelles la peur du grand remplacement progresse à grands pas. Seul comme un grand avec le drapeau confédéré accroché à l'avant de son crossover, un yankee pur jus, magnifiquement interprété par Jeffrey Dean Morgan s'est mis en tête d'éviter à son pays la coûteuse construction d'un mur en faisant de ses parties de chasse avec son chien nommé "Traqueur", une exécution en règle des pauvres hères traversant les vastes étendues sans végétation. Juché sur un promontoire rocailleux, son 4x4 et son chien à porté de main, il lui suffit de pointer son fusil à lunettes pour faire mouche à tous les coups. A cette force du mal aveugle va s'affronter Moïse (Gael Garcia Bernal) jeune migrant à l'âme de samaritain bien décidé à vendre chèrement sa peau. Beaucoup ont vu dans cette opposition manichéenne ajoutée à de nombreux poncifs empruntés au canons du genrespoiler: (les salauds de toute sorte meurent en premier, le méchant finit par subir la punition divine) un discours militant de la part de Jonas Cuaron. On a aussi reproché à Cuaron une certaine forme de sadisme en montrant complaisamment les exécutions. Si le jeune réalisateur affirme un point de vue pour ne pas être équivoque, soyons sûrs qu'il cherche surtout à livrer un film efficace et le taxer de prosélytisme catholique parait sans doute excessif. Le procédé de la traque a fait largement ses preuves depuis "Les chasses du Comte Zaroff" en 1932 et le jeune Jonas Cuaron s'inscrit tout simplement dans un genre qu'il contribue à populariser tout en l'adaptant aux thèmes de son époque. Rien de plus.
Gravity mais dans un désert voilà à quoi se résume le film. Les images sont belles, la photographie y est superbe, mais c'est long, très long. A aucun moment j'ai trouvé l'histoire palpitante. Quelques scènes improbables, des personnages jamais fatigués, et une fin étrangement mauvaise. De base, il y avait un sujet à mieux traité, mais finalement mal exploité.
Un film entre le western avec son décor fabuleux du désert et une chasse à l'homme horrible. Ce film manque cruellement de rythme ce qui m'a gêné et d'épaisseur dans le scénario.
Extrememt déçu par cette chasse a l'homme sans relief. Tout s'anticipe et tombe dans la plus grande monotonie. On m'avait vendu de l'angoisse et du suspens, je cherche encore...
Superbe film de traque dans le désert qui réussit à échapper aux pièges du genre avec sobriété et réalisme. En dépit d'un scénario linéaire et sans véritable surprise, on est scotché du début à la fin. Gael García Bernal et Jeffrey Dean Morgan, dans le rôle d'un étonnant serial killer raciste, sont excellents, mais le troisième personnage, le chien, n'est pas moins surprenant par sa beauté, son agilité et sa férocité. On ressent en permanence la chaleur et l'âpreté du désert caillouteux qui sépare le Mexique des Etats unis. Dépaysement assuré.
Après une mise en place plutôt classique le film devient vraiment haletant quand la chasse à l'homme commence avec en plus une mise en scène inspiré et un sentiment de malaise plutôt bien dosé avec un sujet brûlant. Malheureusement le film ne tient pas sur la longueur cette qualité et va au fur et à mesure devenir plus classique ce qui donne l'impression qu'il traîne un peu en longueur sur la fin. La musique est excellente et se trouve être pour beaucoup dans la réussite générale du film ainsi que la présence de Jeffrey Dean Morgan qui confirme qu'il est peut être le meilleur salopard que l'on puisse voir à l'écran à l'heure actuelle. Au final ce fut une très bonne surprise.
Ok c'est beau, ça fait rêver, mais c'est filmé en plan séquence avec une paresse extrême. De plus l'histoire est prévisible, les personnages sont ultras clichés et développés au strict minimum. En gros c'est un méchant redneck sudiste qui tue les gentils mexicains traversant sa frontière.
Un survival haletant et bien ancré dans son temps. A l'heure ou les flux migratoire sont un enjeux sensible, le réalisateur nous offre une vision particulièrement acerbe du sujet. Les dialogues quasi inexistant sont astucieusement remplacés par les images constamment superbe et une bande son efficace. Un film qui fini malgré tout par tourner un peu en rond. A voir tout de même.
Quand on y réfléchit, ce n'est qu'une chasse à l'homme dans le désert, mais c'est tellement intense qu'on se laisse emporter malgré un scénario convenu. Jeffrey Dean Morgan incarne à merveille cette ordure. Gael Garcia Bernal est parfait en bon gars que les événements transforment en héros.