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Les Filles du Docteur March
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Stéphane R
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4,5
Publiée le 9 novembre 2025
Plus que charmé par cette adaptation modernisée. On s'y perd parfois un peu au début dans la déconstruction de la chronologie et on apprécie la dimension méta sur la fin, qui permet d'asseoir le propos féministe de façon bien plus subtile et forte que dans Barbie (Saoirse Ronan va décidément fort bien à Greta Gerwig) Les acteurs sont très bons, on est complètement sous le charme de Florence Pugh, pleine de culot sous sa belle voix grave. Et ne pas omettre la dimension picturale de cette version. Plusieurs plans sont absolument magnifiques. Très belle surprise en rattrapant ce film qui m'avait échappé lors de sa sortie ciné
Après le remarqué « Lady Bird » la jeune réalisatrice Greta Gerwig s’attelle à l’adaptation d’un classique de la littérature américaine maintes fois vu à l’écran. Pour autant, elle parvient à insuffler un vent de modernité à un récit se déroulant dans l’Amérique du 19ème siècle en évoquant la place des femmes dans la société sans jamais faire de démagogie. Brillamment interprété, le film pêche par sa construction narrative dont les incessants allers et retours dans le passé finissent par lasser. Sans verser dans la naphtaline, les bons sentiments demeurent légions mais grâce à la finesse de l’interprétation, le récit émouvant ne devient pas pour autant tire-larme.
Une version qui a le mérite d’accentuer davantage certaines parties essentielles de l’intrigue spoiler: (le choc de Laury qui épouse Eimy ou toute la réflexion féministe) au détriment de d’autres spoiler: (la mort de Bess) mais d’une longueur à n’en plus finir et surtout très décousue, la faute à ces changements de temporalités sans transitions et surtout sans AUCUNE utilité. Il y a bel et bien un problème d’incohérences au niveau des âges pour le casting mais cela permet la présence de jeunes talents féminins tel Florence Pugh ou Emma Watson. Timothée Chalamet a une charisme en Laury, Laura Dern est une fabuleuse maman, Meryl Streep une tante hilarante qui rappelle un peu Maggie Smith dans Downton Abbey. Jolie BO comme d’habitude avec Alexandre Desplats !
Little women est un film sympathique, porté par une mise en scène élégante et des décors soignés. Mais l'ensemble souffre de longueurs inutiles et d'une narration non linéaire qui dessert la simplicité de son récit. Beau mais un peu déséquilibré.
Le film déroule son histoire avec douceur, comme un vieux vin qu’on savoure sans surprise, agréable mais sans réelle profondeur. Les sœurs March se croisent et s’éloignent dans un ballet tendre, mais le tout manque parfois de relief, comme un tableau dont les couleurs auraient un peu pâli.
Les dialogues glissent, les émotions restent à la surface, et malgré une mise en scène soignée, le film peine à s’imposer dans la mémoire. C’est une promenade tranquille dans un jardin connu, où rien ne vient vraiment bousculer.
On en ressort avec une impression de douceur un peu lisse, qui s’oublie vite.
Monument de la littérature, et tout particulièrement de la littérature féministe à une époque où les autrices étaient pour ainsi dire inexistantes, le livre de Louisa May Alcott a connu une pléthore d’adaptations, dont la plus connu était à ce jour celle des années 90 où MJ finie avec Batman. Ceux qui savent savent. Pourquoi en refaire une énième version ? Avec plus de 210 M$ dans le monde, l’argent est une sacrément bonne raison en tous cas.
Se déroulant aux Etats-Unis peu ou prou vers l’époque victorienne, on y suivra les fameuses quatre filles – Jo (Saoirse Ronan), Meg (Emma Watson), Amy (Florence Pugh) et Beth (Eliza Scanlen) – du docteur March (Bob Odenkirk) et sa femme (Laura Dern). Une vie entre oisiveté, mondanités (incluant Meryl Streep et Chris Cooper) et amours (Timothée Chalamet, Louis Garrel et James Norton).
Le problème avec toutes ces dramaturgies d’époque, c’est que Downton Abbey est passée par là et a tout ringardisé ce qui se faisait jusqu’alors en poussant tous les curseurs au maximum. Comment ne pas trouver en comparaison assez molle cette histoire de sœurs qui se chamaillent et se cherchent dans un monde où leur seul avenir est de faire un bon mariage ? Alors oui, le casting est incroyable, le travail de décors et costumes (seul point récompensé aux Oscars malgré une dizaine de nominations) est très bon, et visiblement vu l’énorme succès du film le travail d’adaptation est à saluer et les fans ont répondu présent. Mais ne pourrait-on pas passer à autre chose ? Le film est somme toute sympathique et réussi, mais ne pourrait-on pas laisser ses œuvres au passé, gardant l’attrait des précédentes adaptations, et peut-être se tourner vers le présent / futur ? Rien qu’en France sur l’année 2024, 67 000 livres ont été publiés ! Il faudrait déjà un siècle pour tous les adapter, ou alors ne prendre que les 1 meilleurs % à adapter d’une année sur l’autre. A méditer.
Greta Gerwig, en adaptant Little Women en 2019, signe un geste de cinéma contemporain. À travers Jo, Amy, Meg et Beth, elle donne à voir des devenirs, des corps, des récits qui s’écrivent en négociation constante.
Dès les premiers plans, Gerwig installe un double mouvement : une fidélité sensible à l’œuvre originale et une infidélité revendiquée à sa chronologie. Le film ne progresse pas, il pense. Il rêve en boucle. Il revient sur ses pas, juxtapose les âges, superpose les souvenirs. Ce n’est pas seulement une ruse narrative, c’est une vision politique : l’histoire des femmes ne suit pas une ligne droite, elle est faite de recommencements, de réécritures, de renoncements, de choix repris et contrariés.
Jo March n’est pas une héroïne : elle est un chantier. Une contradiction en mouvement. Refusant les conventions tout en en éprouvant les tentations, elle incarne un sujet féminin en lutte avec les récits imposés. Gerwig la filme comme une force en friction.
Mais là encore, la cinéaste déjoue les attendus : le féminisme de Jo ne repose pas uniquement sur le refus du mariage ou l’affirmation d’un désir d’indépendance. Il réside surtout dans la manière dont elle s’approprie l’acte d’écrire. L’écriture devient ici le véritable lieu de l’émancipation.
L’un des gestes les plus puissants de Gerwig réside dans sa volonté de redonner à chaque sœur une densité propre, une trajectoire digne. Là où d’autres adaptations se focalisent presque exclusivement sur Jo, Les Filles du Docteur March redistribue les affects, les intelligences, les ambivalences. Amy, notamment, cesse d’être l’éternelle rivale capricieuse : elle devient une stratège lucide, consciente des règles du jeu social et bien décidée à s’y inscrire sans s’y perdre. Gerwig refuse les hiérarchies faciles : il n’y a pas de bonne ou de mauvaise manière d’être femme.
La séquence finale est le cœur palpitant du projet de Gerwig. Jo y négocie la publication de son roman, insistant pour en conserver les droits, refusant d’en céder la fin à un regard masculin satisfait.
Avec Les Filles du Docteur March, Greta Gerwig accomplit un geste fabuleux : elle fait dialoguer trois temporalités — le XIXe siècle d’Alcott, le début du XXe siècle fictionnel du film, et notre présent — sans jamais les hiérarchiser.
Ce n’est pas un film sur la condition féminine : c’est un film depuis la condition féminine, c’est-à-dire un film qui regarde le passé à partir de l’expérience du présent, et qui inscrit dans chaque image la possibilité d’un futur réécrit.
Avant de conquérir le grand public avec Barbie, Greta Gerwig propose un remake ambitieux du film de 1995, revisitant l’histoire intemporelle des sœurs March. Sa réalisation est très soignée, avec un rythme maîtrisé et une mise en scène qui parvient à capturer l’intimité des personnages ainsi que la dynamique familiale si chère à l’œuvre originale.
Le casting constitue un atout majeur du film. En tête de pont, Emma Watson apporte à son personnage une fraîcheur et une profondeur qui se marient parfaitement avec l’esprit moderne de cette adaptation. Les autres actrices, toutes talentueuses, complètent harmonieusement cette distribution en incarnant avec justesse les différentes facettes des personnalités des sœurs March.
Cependant, malgré ces points forts, le scénario reste parfois trop fidèle aux codes du film de 1995, ne proposant pas suffisamment d’audace narrative pour surprendre le spectateur contemporain. Cette approche, bien qu’elle rende hommage à l’œuvre originale, limite quelque peu l’innovation et l’impact émotionnel que l’on peut attendre d’une adaptation revisitée par une réalisatrice de la trempe de Gerwig.
En définitive, Les Quatre Filles du Docteur March se révèle être une adaptation solide et élégante, portée par des performances remarquables et une réalisation maîtrisée. Même si le scénario manque parfois d’originalité, le film parvient néanmoins à offrir une expérience cinématographique touchante et contemporaine,
Excellent, ça faisait un moment que je n’avais pas vu un film aussi riche en émotions. Une plongée émouvante dans les méandres de la société patriarcale du 19eme abordé avec légèreté et humour. On ne s’ennuie pas car c’est la vie qui défile, avec ses joies, ses peines,… ses rebondissements. Le casting est tout simplement incroyable. Magnifique adaptation de Greta Gerwig, a ne pas manquer.
Dernière version cinématographique des "little women". Le film se veut original avec des aller-retours entre futur et passé, mais cela n'apporte que confusion au récit. Un spectateur qui n'a ni lu le livre ni vu les versions précédentes peut difficilement suivre. De plus, cette version est peu fidèle au roman... La réalisatrice a trop voulu mettre en avant le côté féministe au détriment de l'émotion et du récit. J'ai trouvé les acteurs moyens, à part celle qui joue Jo. Chalamet est complètement à côté de la plaque! Quant à Garrel qui joue un Allemand... Il vaut mieux regarder la version de 1933 de George CUKOR, très fidèle au roman, avec Katharine Hepburn en Jo, époustouflante dans ce rôle.
Si le film n'est pas parfait, ii essai d'accentué le côté moderne du livre très féministe pour l'époque. Et le pus beau du casting, est Merrill Streep dans le rôle d'une tante March désagréable, mais très au courant des embuches que croisent les femmes de son époque. Mais n'est-il pas étrange de trouver de tels propos dans la bouche d'Amy, libéré par tante March d'avoir justement à choisir un époux ? Si c'est dans le livre je ne me souviens pas en tout cas, ce n'est pas le point le plus important du livre! c'est très loin de l'éducation des filles March qui ont la liberté de penser par elles mêmes même si elles le font chacune à leur façon : la tendre Beth par son courage et sa sagesse, Joe en étant a plus rebelle, Amy se voulant attachée à des futilités qu'elle confond avec son goût artistique, et Meg, qui bien qu'attirée parfois par des futilités est d'une sagesse supérieure aux filles ne cherchant qu'un riche époux!. On regrette d'ailleurs l'actrice choisi pour la joue d'où ressort trop Hermione Granger avec ces regards effrontée quand elle se rend compte que par loyauté elle peut enfreindre les règles, un côté que lui révèle Harry Potter et son copain Ron, ce qui fait d'elle, avec son côté terre à terre malgré son côté très studieux finalement une Griffond'Or plus qu'une Serre d'Aigle, oui là l'actrice oublie d'éteindre son regard pour ressembler à une Meg qui même quand elle s'amuse, a certainement un regard moins fripon ! Mais pouvons nous attendre le même travail d'actrice qu'un Cumberbatch dans Imitation Game ou un Eté à Osage County, sachant bien passé d'un Sherlock pus arrogant à cause de la société moderne ( autant qu'un Poirot) que l'original, quand cette actrice exprime des sentiments pubiquement un peu trop puéril et manichéen face aux courageuses prises de position de l'autrice à qui elle doit tout, contre les excès du wokisme, non contre les causes qu'il prêtant défendre ? Elle serait bien pus à sa place dans le rôle d'Amy, voir peut être celui de Jo On espère un peu plus de maturité chez cette jeune actrice ! Malgré tout, les acteurs sont très bon, et le film, utilisant à merveille les flash back et respectant magnifiquement les codes vestimentaires des différentes classes sociale pourra etre vu sans crainte par ceux qui ont lu le roman comme ceux qui ne l'on pas lu et seront tentés de le ire!
Une énième adaptation du fameux roman classique à succès. J'avoue avoir pris plaisir devant l'évolution de ces quatre jeunes filles. Un léger bémol tout de même sur les flashs backs à répétition. Mais un film qui fait du bien au cœur et à l'âme, c'est tout de même notable.