Derniers Avis : Les Filles du Docteur March - Page 6
Les Filles du Docteur March
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Astérix Épérils
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2,0
Publiée le 3 février 2023
Pas terrible... Une Emma Watson plantée là pour le décor, un immense casting pour une adaptation assez molle du roman. Le film est excesivement lent, se veut moderne mais n'est plus cohérent avec l'époque décrite, les personnages sont tous surexcités, enfin bon, pas convaincue
Imbouffable en ce qui me concerne. Ce film est chiant, d'une linéarité hors du commun, et mettant en scène avec tous les clichés possibles les bons sentiments et les gentilles petites relations niaises de soeurs dont les chamailleries sont du genre à finir avec un sourire, un clin d'oeil et un gros câlin ridicule qui m'hérissent le poil de gêne. Le tout saupoudré d'une musique permanente sans inspiration d'Alexandre Desplat, qui rappelle les téléfilms enneigés du dimanche après-midi de vacances de Noël (vous savez, clarinette, tambourin avec symballettes et petites clochettes...). Ne manque qu'un public comme dans les sitcoms pour faire des petits "ooooooooooooooh" en inclinant la tête avec une larmichette. Je rajoute un point au minimum possible pour la reconstitution et les costumes. Ca valait l'attrait visuel pendant 10 minutes.
Jouant aussi au jeu "Time Princess" (qui permet de se mettre dans la peau des mythes et personnages féminins célèbres dont Jo), je voulais voir ce film. Emma Watson n'a peut-être pas le rôle principal, mais cela change des rôles féministes. Saoirse Ronan, tête d'affiche est pétillante et énergique! La morale est d'actualité : une femme n'a pas besoin de se marier pour être heureuse, ni d'avoir une vie conventionnelle, et elle peut poursuivre ses rêves avec de la persévérance. Les bonds en avant et en arrière dans le temps sont, pour moi, le gros bémol du film. C'est déroutant et il est difficile de tenir le rythme. Peut-être qu'une première partie de la vie des sœurs sur leur vie d'avant, et une deuxième partie, sur leur vie d'après, auraient pu être appropriée. Cela reste un beau film, je regrette toutefois que l'histoire d'amour entre Joe et Friedrich, ne soit pas plus exploitée et qu'elle n'arrive que quinze minutes avant la fin. Le côté romantique manquait un peu dans le film.
Little Women est clairement de ses films embrassant son académisme et sa tradition et qui pourtant ne transige pas à y niveler une toute nouvelle lecture, beaucoup s'y sont cassez les dents, pas Greta Gerwig. J'aime beaucoup l'actrice, la seule vue de son film me suffit à dire que j'adore déjà presqu'autant la réalisatrice.
Le film ne commence pas par une danse, mais c'est pour autant par celle-ci que je retrouve la fougue de cette cinéaste qui s'y connais en la matière. Saoirse Ronan et Timothé Chalamet, touts deux impeccables sont très drôles de gaucherie et d'entrain à rendre l'imparfait aussi jolie et délicat.
Bon, il est temps de débuter par son véritable commencement, je pense évidemment à sa citation initiale qui prend tout le sens à mesure que le film se développe. Greta Gerwig opte pour une narration non linéaire, les temporalités sont en mouvement, celle-ci s'entrecroisent et se paye même un sacrée pied de nez au final ... Toute l'ampleur et la dimension du film passe par la vue objective et brillante de sa réalisatrice qui entraine dans sa démarche progressiste toute personne concerné par le regard sur notre temps dans ses grandes lignes.
Cette fois-ci, je parle belle et bien de ses débuts. Pour cela, j'en reviens à Jo, qui dès le départ m'a littéralement fait elle aussi revoir touts mes heurts de plus près. On ressent ce qu'elle exprime vers la fin, au début puis vers la fin ( ? ) ... Fichu linéarité ! Non plus sérieusement, sa dispute avec Friedrich ( Louis Garrel ) résonne avec les confidences faites à sa mère ensuite, une pars d'abandon contre une solitude pesante. Florence Pugh elle aussi passe par cette transition, elle qui un peu mal lotit dans un entonnoir étriqué se révèle dans sa partie plus nuancée, et de quelle manière ! Laura Dern, Eliza Scanlen, Emma Watson signent de très grande prestations, à la fois impliquées et compréhensives des trajectoires et des portraits, sans complaisances mais avec une réelle et profonde empathie.
Petit bémol pour la partition d'Alexandre Desplats que j'aime beaucoup mais qui est trop appuyé et insistante.
Llittle Women est un éloge des choix de femmes, une attention aux tournements déguisé en rires car il faut poursuivre nous témoignent celles-ci. Greta Gerwig revisite un classique avec l'envergure qui s'y prête et se charge de rendre des comptes face aux sceptiques d'une façon incontestablement admirable ...
j'ai beaucoup aimé l'adaptation cinématographique de ce livre (que je n'ai jamais lu )j'ai trouvé ça très touchant mais bon je ne veux pas trop débattre sir ce film...
Truffé de bons sentiments jusqu’à une forme de mièvrerie type « petite maison dans la prairie ». Waouw comme ils sont tous gentils chez les March. Cependant pour faire cinéma, le réalisateur décide de déconstruire le récit avec de nombreux flash-back contreproductifs qui aboutissent à un brouillon temporel. Aussi à vouloir intégrer trop de personnages à son récit et les englober dans les mêmes scènes collectives, le film finit par être confus et parfois braillard. Par contre, dans la seconde moitié, la narration prend un peu plus de coffre et le final autour du processus d’écriture et de la naissance d’une écrivaine est assez malin. Et là, pour une fois, la confusion créée autour du réel confronté au romanesque est très intelligent. Le casting impressionnant ne sauve pas ce film d’un intérêt pauvre. TOUT-UN-CINEMA.BLOGSPOT.COM
Je ne recommanderai jamais ce film à quelqu'un qui ne connaît pas "Les 4 filles du docteur March", car je pense qu'il s'adresse aux initiés. A tout ceux qui ont lu (et relu) le livre de Louisa May Alcott ou vu (et revu) l'une de ses innombrables adaptations.
Car il faut bien connaître l'œuvre originale pour mesurer le travail de réécriture et de réinvention effectué par Greta Gerwig. Il faut se rappeler de l'histoire initiale pour suivre sans sourciller les incessants va-et-vient temporels qu'elle nous propose. Il faut avoir en mémoire tous les menus et grands événements qui jalonnent la vie de ces little women pour combler les nombreuses ellipses opérées par la réalisatrice.
Pour moi qui connais le roman et qui ai toujours été un peu déroutée par sa seconde moitié, le parti pris de ce film est du pain béni. Il débute justement par la deuxième partie du livre, quand les petites deviennent des femmes et que s'est réalisé le pire cauchemar de Jo (elles ne vivent plus ensemble). Pourtant leurs trajectoires vont de nouveau converger vers la maison familiale... Mais il ne s'agit pas d'une régression, et d'ingénieux flash-back (allant piocher des événements décrits dans les premiers chapitres du livre) permettent de comprendre leurs relations et de constater le chemin parcouru par chacune.
Géniale idée, qui éclaire d'un jour nouveau une œuvre archi-connue! Ces évocations de leur passé ont la particularité d'être brèves et non exhaustives (par rapport au roman), ce qui peut avoir pour effet de tuer l'émotion dans l'œuf. Toutefois, ces petites touches légères finissent par former une peinture émouvante sur la dernière partie du film.
Je m'interrogeais sur l'intérêt d'une énième adaptation de cette histoire... J'ai découvert avec délectation une véritable réappropriation, servie par des actrices épatantes et un Chalamet convainquant. Gerwig se paie même le luxe d'ajouter de nouvelles scènes, notamment sur la fin malicieuse et autour d'Amy (ce qui lui donne plus de profondeur et rend son mariage plus concevable). Visuellement, le film est sublime et titille notre fibre artistique (on rêverait d'avoir le talent d'Amy pour peindre certaines de ces scènes composées comme des tableaux). Cependant on est loin d'une nature morte, et rarement les personnages nés sous la plume de May Alcott auront paru si vivants.
Une nouvelle adaptation des 4 filles du docteur March, est ce bien nécessaire? A ma grande surprise, c'est un grand oui et pour une raison majeure ; son casting. Saoirse Ronan, Emma Watson, Thimothée Chalamet, Louis Garrel... MERYL STREEP. Bref, on boit du petit lait pendant tout le film ! Greta Gerwig confirme son habile manière de raconter les sentiments de ses personnages ; difficile dans ce cas, de ne pas tomber amoureux de ses filles là.
Je n'ai pas été happé par ce film comme beaucoup de critiques ici.
Oui la réalisation se veut moderne pour cette nouvelle adaptation du livre éponyme , mais je l'ai trouvé parfois un peu maladroite ( l'enchainement des flashbacks incessants , et le peu de soin apporté au vieillissement des personnages m' a quelques peu lassé). Cela sonne aussi très feel good movie ( notamment dans la 1ere partie du film) où tout semble merveilleux dans le meilleur des mondes 4 filles quasi parfaites , cela semble être la panacée de vivre à cette époque en pleine guerre de sécession. C'est peut-être voulu mais clairement le réalisme et la cohérence en prennent un coup.
La deuxième partie du film se rattrape avec un enchainement de situation plus prenant, une fin plus rythmée , et des retournement de situation bien que convenus plutôt bien amené
Le casting est excellent dans son ensemble avec une mention spéciale pour Saoirse Ronan que j'ai clairement trouvé au dessus. Les décors d'époques sont très bien faits mais le film souffre de moments ennuyants et plats, même si adapté une œuvre aussi majeure en 2h15 n'est pas une mince affaire. Un sentiment mitigé devant ce long métrage
Ce film n'a pas de prétention comme le dit si bien l'auteur du livre. Il est fait pour que l'on se sente bien et honnêtement ça fonctionne ! Les personnages sont attachants, les intrigues fonctionnent, on a l'impression de vivre dans un cocon de douceur pendant 2h.
La vie de 4 jeunes filles aux nord des Etats-Unis à la fin de la guerre de Sécession, chacune au caractère différent et aux envies qui leur sont propres. Ce roman très connu de Louisa May Alcott, qui s'inspire de sa vie, a été adapté plusieurs fois au cinéma et à la télévision. Il donne la part belle aux femmes avec un sujet actuel : la condition de la femme. Même si l'histoire se déroule il y a plus de 150 ans, le thème est toujours d'actualité. Le scénario avec des flashbacks successifs, qui pourrait paraître inadapté, est adroitement construit. Les actrices sont admirables, des plus jeunes aux plus âgées. Saoirse Ronan a le meilleur rôle, celui de Jo, qui lui convient à merveille et prouve ses qualités d'actrice. Autre actrice sensationnelle et qui a le vent en poupe : Florence Pugh dans le rôle d'Amy.
spoiler: C'est l'histoire d'une époque dans laquelle les prolos rêvent de bouffer et les bourgeoises d'être artistes. Heureusement pour les producteurs, le film est consacré à ces dernières et elles ont en plus la bonne idée d'être toutes top-modèles.
Je ne connaissais pas le roman, ni l'histoire donc.
Mon premier soucis avec Little Women c'est que je me sens peu concerné par ses problématiques ("j'ai pas assez de pognon pour acheter ma robe", "c'est dur d'être une femme indépendante financièrement au XIX siècle", "je ne peindrais que si je suis un génie", "je suis un bourgeois trop riche pour ne pas devenir un petit c-o-n", "je suis un vieux bourgeois seul dans une trop grande maison", "Mes cheveux sont trop courts"... Pas grand chose de passionnant ou d'innovant là-dedans.
Mon deuxième soucis est que j'ai été gentiment paumé dans les flashbacks incessants, ce qui aggrave encore mon troisième soucis : tout va trop vite pour mon cerveau maigre comme un lépreux. Arrivé au bout des 2heures trente d'un rythme infernal de scènes et dialogues je reste un peu étourdis, étouffé par le trop plein. J'aurai aimé avoir le temps de respirer, me poser. Apprécier une discussion entre ces filles, écouter un morceau de piano ou partager une balade en patin à glace : vivre et ressentir la fin de l'enfance plutôt que de simplement l'entendre énoncé.
Il n'empêche que nous sommes sur un film de qualité : la narration est maitrisée, le casting épatant sert des personnages creusés, les décors, costumes et la photographie nous embarquent 200ans plus tôt et certains plans sont très justes (l'ouverture, le morceau de piano, les scènes entre filles). Difficile de résister à la complicité qui se dégage de ces 4 sœurs-copines, cœur d'une famille que certains naïfs envieront et d'autres détesteront c-à-d tous ceux qui ont des enfants, conscients de l'idylle mensongère qu'on leur vend.
spoiler: Un peu déçu par la seconde partie, trop romantique et en happy end même s'il est habilement nuancé via un possible mensonge avoué. Mon moment favori a d'ailleurs été d'avoir deviné l'objet du livre de Jo, cette mise en abîme étant probablement la meilleure idée du bouquin originel. En tout cas comme toujours à la fin, c'est le mec blindé de thunes qui gagne.
Ma scène favorite a été les scènes de construction du bouquin, certes en mode épileptiques et sur 10 plans différents mais tout de même ça permet de se rendre compte à quel point fabriquer un livre nécessitait de temps/compétence/argent à cet époque.
C'est un bon film maîtrisant à la perfection les domaines qu'il visait qui sont le drama et la romance, les personnages sont attachants et tous différents les uns des autres permettant ainsi une meilleur immersion dans le récit surtout que le personnages principale Joe n'est pas du tout l'héroïne classique elle est par moment agaçante et imbu d'elle même la différenciant des protagonistes classique d'un film de romance. En bref ce film est génial foncé le voir même si il peut être un peu lent sur certain moment.
Après la vision contraignante de 1995, j'ai consulté le docteur. Y'a t'il de l'espoir? Y'a t'il distraction? Derrière chaque filles se cache une version.