2502 notesEn savoir plus sur les notes spectateurs d'AlloCiné
182 critiques spectateurs
5
16 critiques
4
65 critiques
3
73 critiques
2
22 critiques
1
6 critiques
0
0 critique
Trier par :
Les plus utilesLes plus récentesMembres avec le plus de critiquesMembres avec le plus d'abonnés
Filtrer par :
Toutes les notes
Un visiteur
5,0
Publiée le 19 mars 2016
Ce film psychologique dont l'interprétation est irréprochable bénéficie d'un scénario mené très intelligemment à un rythme parfaitement cadencé. Le spectateur est rapidement accroché et l'envie de connaitre le dénouement de l'histoire ne le quitte plus jusqu'à la fin. Ici, rien n'est laissé au hasard, le film est magnifiquement bien structuré et l'utilisation de l'épanadiplose nous montre avec subtilité que la vie n'est finalement qu'un éternel recommencement.
Ce qui sépare Eilis de son Ireland natale et de New-York, c'est cette énigmatique porte bleue d'où jaillit un bain de lumière. Elle a les yeux très clairs, mais personne ne daigne l'inviter à danser. Elle doit partir, elle le sait, pour un ailleurs plus beau. "Brooklyn" brasse un ensemble de thématiques absolument importantes aujourd'hui pour appréhender le monde, comme le déracinement, l'acculturation à la société d'accueil s'agissant des publics migrants, l'exil amoureux etc. C'est un peu une éducation sentimentale au féminin, teintée d'un parcours de migration vers les USA où, au-delà du passage sur le bateau cher à l'oeuvre de Duras, se joue la (re)construction identitaire d'une jeune-fille bien sous tous rapports. La photographie rappelle le récent film "Carol" autant pour l'époque qui est magnifiquement restituée, que le grain de l'image, au plus près des images de cette période. Les acteurs s'impliquent avec justesse dans le film. Il échappe d'ailleurs à un excès de pathos ou de romantisme pour s'attarder sur les conflits internes de cette jeune-femme qui non seulement s'émancipe de sa famille, mais grandit à une nouvelle vie urbaine, forte de ses racines rurales et irlandaises. "Brooklyn" fait écho au film "Two lovers" de James Gray, sinon que le propos cette fois est clairement optimiste et porté vers l'avenir. Il montre avec subtilité et tendresse qu'un parcours d'exil peut être source de bonheur, pourvu qu'on fasse au-delà de ses propres stéréotypes et de ceux de nos proches. Bref, voilà un film faussement romantique qui emporte le spectateur dans les limbes subtiles d'une Amérique des années 50, traversée par les questions migratoires et amoureuses, comme des pieds de nez universels aux interrogations de notre époque contemporaine.
Par sa discrète nomination aux Oscar 2016, « Brooklyn » appelle à la curiosité. Petite découverte d’une romance à la dramaturgie soignée, le film de John Crowley assume pleinement le rôle du genre dans lequel il s’inscrit. Fuyant tout pathos ce mélodrame s’habille des plus beaux décors et costumes pour laisser place au jeu libre et tout en pudeur de Saoirse Ronan. Etonnamment contemporain dans son discours (les migrants) et faisant la cours à tout un pan de l’Histoire américaine, « Brooklyn » parvient à refaire vivre les années 50 et tout le contexte social de cette époque. Ainsi les relations humaines et sentimentales, aux codes très marquées, prennent pleinement place dans une histoire touchante et pleine de fragilité. Loin du mélo dégoulinant, la mise en scène classique et classieuse semble être le parfait écrin pour une interprétation tout en maitrise et en réalisme. Peu de surprises, mais l’efficacité classique du genre est au rendez-vous autant dans l’interprétation de Saoirse Ronan ancrée dans cette époque, que par la caméra pudique du réalisateur. Au-delà des conventions du genre, mélodrame tout de même sympathique et touchant.
Réalisé il y a 50 ans, le film aurait certainement eu plus d'impact. A voir aujourd'hui, cette histoire d'une irlandaise venant vivre à New York, tombant amoureuse d'un jeune italien avant de devoir repartir en Irlande pour un enterrement et y rencontrer un jeune irlandais sent le réchauffé. La vieille histoire du cœur qui balance entre deux hommes a du mal à exister de manière crédible tant elle a déjà été vue, étouffée par un classicisme et un conformisme général. N'est pas James Gray qui veut ("Two Lovers" ou "The Immigrant") et John Crowley est un faiseur qui se plie aux exigences du film sans briller. Dans ce scénario lent et un brin laborieux subsiste néanmoins quelques jolies scènes et il faut bien avouer que la prestation émouvante de Saoirse Ronan vient égayer l'ensemble malgré le fait qu'elle incarne un personnage un peu difficile à apprécier complètement.
A la fois fresque historique, comédie romantique et dramatique, « Brooklyn » est un film très classique qui parvient pourtant à trouver un joli équilibre entre ces genres en insufflant de l’humour, de la poésie et beaucoup de subtilité. Les personnages du film sont tous justes et attachants, joués en retenue, à l’image de l’incroyable Saoirse Ronan dont le visage est magnifiquement filmé en gros plans. Si l’actrice est presque toujours stoïque, élégante et en retenue, comme son éducation lui dicte, elle parvient à véhiculer nombre d’émotions et on s’attache à elle comme un immigré s’accroche à son rêve d’une vie meilleure. Doté d’une minutieuse reconstitution des années 50, le film pose ses personnages dans deux écrins qui sont à la fois liés et opposés. Celui, d’abord, d’une Irlande rude et traditionnelle, celui, ensuite, d’une Amérique en pleine croissance économique et qui a foi dans le modernisme. De par les nombreux allers-retours d’un pays à un autre, les difficultés de l’immigration sont montrées ainsi que l’établissement des communautés aux USA. Et fort heureusement, ces cercles finissent par s’ouvrir et des immigrés qui ne se seraient jamais croisés en Europe, finissent par se rencontrer aux USA. La douceur du film fini par emporter l’adhésion et on savoure ce beau film sans retenue.
Ah que voilà un film charmant, tourné sur le mode le plus classique auquel les Irlandais savent parfois se conformer. La reconstitution de l'époque est parfaite, Le balancement entre la tradition et le conservatisme du pays d'origine, l'Irlande, et le mouvement et la modernité du pays d'accueil, l'Amérique, est montré de façon légère et élégante, comme en passant. On sent que le réalisateur, John Crowley, est amoureux de toutes les femmes, et en premier lieu de son actrice principale, Saoirse Ronan que l'on suivra désormais avec attention. Le film enveloppe de trop de poésie et de douceur la difficulté et la rudesse de l'exil pour ne pas transformer cette histoire d'amour en conte de fée, mais tant pis, on a passé un bon moment !
Ce film est l'adaptation du livre de Colm Toiblin. Eilis est une jeune irlandaise qui s'ennuie à mourir dans son bled pommé d'Irlande. Elle bosse dans la boutique du coin, tenue par une vieille fille aigrie et volontiers persécutrice avec ses employées. Comme le soleil ne brille presque jamais dans le pays, Eilis est évidemment blanche comme un linge (à moins que ce ne soit parce qu'elle est rousse), et elle aimerait enfin pouvoir prendre quelques couleurs du côté de New-York. Du coup, elle décide d'y aller. [...] Les actrices et acteurs offrent une prestation tout à fait honorable. [...] Pris dans son ensemble, Brooklyn est une romance qui se laisse voir sans problème. Rien de transcendant non-plus, mais un moment sympathique. Lire ma critique complète :
Eilis, une jeune irlandaise sage, sérieuse et intrépide, part vivre sa vie aux USA. Et c'est un film magnifique, une merveilleuse surprise aussi passionnante que bouleversante. Une belle histoire d'amour émouvante comme toutes celles qui appartiennent au passé et qui nous fait sortir de la salle revivifiés ! Ce film signe la renaissance du grand film romantique aux USA. Il est vraiment d'une beauté bluffante.
Un film charmant qui nous fait vivre de l'intérieur l'expérience d'une jeune irlandaise expatriée pour s'offrir un rêve américain. Entre mal du pays et modernité le coeur de l'héroïne balance avec sensibilité et authenticité. Mention spéciale pour la réalisation simplement magnifique autant sur le fond (scénario subtil) et la forme (image superbe). Seule la fin du film m'a laissé un peu sur ma faim :-)
une superbe histoire d'amour dans le Brooklyn des années 1950. j'ai adoré ce film sans violence mais rempli de bons sentiments. l'héroïne est rayonnante. (vu en V-O-S-T).
C'est une comédie à la fois dramatique, romantique et sociale. C'est très bien réalisé et interprété. Aussi, bien que très classique et très sobre, c'est émouvant.