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Charlotte28
203 abonnés
2 831 critiques
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3,5
Publiée le 5 mars 2026
Traitant avec pertinence sa thématique centrale, ce récit initiatique met l'héroïne face à ses contradictions une fois partie dans un pays si différent de sa terre natale. Montrant la difficulté à s'intégrer autant que la fascination pour un ailleurs meilleur, la volonté ambitieuse de trouver mieux autant que le désir nostalgique de conserver les repères chéris, l'attrait reconnaissant pour celui qui aide à supporter l'inconnu (touchant Emory Cohen) autant que le charme rassurant de celui qui ressemble, le récit rappelle que la vie exige des choix, des abandons, des désillusions. Tout en proposant l'amour comme refuge et croyant à une certaine sororité, l'histoire évite toute utopie, notamment dans des relations humaines saupoudrées de mesquinerie, de jalousie, d'ambiguïté - à l'instar de la jeune épousée qui pour une raison incompréhensible tait son union (pourquoi ne pas même prévenir qu'elle est fiancée?!). Sensible.
Un mélo joliment filmé qui offre à la jeune Saoirse Ronan son meilleur rôle à l’écran, délivrant une composition délicate et tout en nuance d’une immigrée irlandaise partie à New-York. L’actrice illumine la caméra et le récit subtilement écrit s’avère être un merveilleux écrin pour que son talent éblouisse le spectateur d’autant plus aisément que la mise en scène à l’accent rétro dépourvu de tout pathos est un vrai régal.
J'adore ! Très beau beau film ! Dialogues exquises, personnages sympathiques, Saoirse Ronan, à croquer. Emery Cohen très convaincant... Vu an VO et VF, ce qui m'a choqué en vf, l'accent qu'ils ont collé au petit frère. Je recommande la VO;;;
Un mélodrame sans la moindre émotion, une mise en scène sans surprise, et une histoire banale, cette femme dont la vie se déroule entre deux. Deux pays deux hommes semble s'ennuyer. Et en ce qui me concerne également.
Changement de vie radical pour cette jeune irlandaise qui part immigrer aux Etats-Unis durant les années 50. Elle subira le mal du pays avant de succomber à un autre : l'amour.
Long métrage sympathique quoique conventionnel. Quelques longueurs mais aussi des passages fort en émotions. Un intérêt en dents de scie donc... Film pourtant bien porté par ses acteurs avec en premier lieu la jeune Saoirse Ronan. Manque toutefois d'un brin de folie et d'originalité.
16 164 abonnés
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3,5
Publiée le 24 novembre 2022
Parfois les histoires et la vie n'ont pas toujours les mêmes règles. "Brooklyn" (2015) en est le parfait exemple! Saoirse Ronan est le coeur de ce film èmouvant et èlègant! A bien des ègards, son personnage parle d'une jeune femme qui va prendre le contrôle de son propre destin, avec ses interrogations sur ce qui se passe en Irlande quand elle n'y est pas, ses peines, ses èpreuves! Et pour rendre à l'ècran ces moments comme ils seraient dans la vie même s'ils sont parfois douloureux! La lumière est magnifiquement èclairèe avec des plans très naturels qui se dègagent tout au long des minutes! Et la reconstitution minutieuse, sans cet effet de carte postale qu'on nous bassine neuf fois sur dix, et très soigneusement pensèe au niveau des couleurs, des rues d'Enniscorthy à l'Athenaeum en passant par Coney Island! Bref, une jolie rèussite hors de notre temps et notre èpoque, èmotionnelle mais jamais sentimentale, avec une actrice qui n'en finit pas de côtoyer les sommets...
Un mélo d'une belle délicatesse avec la lumineuse Saoirse Ronan. C'est joliment filmé et cela traite habilement de l'exil et de la perte de repères et de racines. Mais c'est aussi un peu longuet.
Un mélodrame élégant et touchant mais un peu mou et conventionnel, malgré une reconstitution historique soignée et l'interprétation convaincante de Saoirse Ronan.
D'une beauté classique un peu surannée, le film parle avec pudeur, douceur et acuité de l'exil, de l'exil volontaire. Le film doit beaucoup à la douceur de ses personnages et à l'interprétation des acteurs. Aussi doux et acidulé que l'exode.
Brooklyn consacre son récit à la transmission d’un déracinement, ce même déracinement à l’origine de la formation des États-Unis et qui s’éprouve tout d’abord par le mal du pays, ses vomissements, ses angoisses, une lueur enfin. Le cadre de la pension pour jeunes filles rappelle les œuvres balzaciennes et semble cristalliser une rigueur – bien plus vivable, néanmoins – en miroir de la rigidité irlandaise : lieu de passage à l’instar du bateau qui en est le véhicule, la pension insère la jeune exilée dans un espace stable aux valeurs structurantes, lui offre un cadre à partir duquel refonder du lien social et fonder une famille. Car toute l’œuvre repose sur un espoir projeté à l’horizon, d’abord à l’état de désir et de motivation du départ, bientôt troublé par les incertitudes d’un cœur qui bat pour deux patries. À la fois intimiste et universel, épuré et esthétique, le film de John Crowley diffuse une profonde mélancolie – aidée en cela par la belle partition de Michael Brook – où percent çà et là des constellations sensibles, véritables moments de grâce. Et que dire des interprètes, sinon qu’ils sont magnifiques et brillent par leur jeu subtil, à commencer par Saoirse Ronan ? En refusant l’âpreté excessive ou la guimauve qu’un tel propos aurait pu susciter, Brooklyn irradie un ciel obscurci par la perte de racines et devient, par la vitalité qu’il place en son propos, l’objet d’une transmission humaine des plus universelles.
Comme certains l'ont indiqué dans leur critique, à vrai dire si j'avais été elle je serais resté en Irlande et pas reparti. Sur la vilaine parole d'une ancienne patronne, elle prend la décision de tout quitter, sa mère, un village qui en général l'aime, un futur mari, bien éduqué (certes qui n'est pas top model) mais qui a l'air d'avoir de l'âme. Plutôt que prendre un billet d'avion et partir à jamais en laissant sa mère mourir seule, n'aurait-il pas plutôt fallu envoyer sur les roses cette mauvaise. De plus, partir a dû lui faire grand bien et c'était peut-être aller dans le sens de sa victoire, voir cette jeune femme se couper de ses racines, rompre avec sa mère, avec une vie paisible et simple, et aller rencontrer le diable et toutes les choses diaboliques de la consommation à tout va américaine. Va-t-elle vraiment avoir une vie heureuse et pleine de bonheur à Brooklyn?