vu en avant première en compagnie de l'équipe du film!!
première partie qui se déroule pendant l'enfance des enfants fortier !!! celle-ci est quasiment sans intêret et ennuyeuse!!
le film commence réelement pendant la deuxiéme partie c'est à dire pendant l'adolescence des enfants fortier: les personnages sont beaucoup plus poignants et tranchants, le sujet est mieux maitrisé et l'histoire plus prenante!!
Je ne pense pas que Cédric Kahn rapporte avec toute l’objectivité nécessaire ce que fut cet extraordinaire périple à travers la campagne française. Après l’évocation de la traque policière (elle ne fut pas si terrible que ça ?) il nous présente cette aventure sans quasiment jamais laisser la parole à la mère, comme l’épanouissement des sens au contact de la nature. C’est bucolique au possible et il faut attendre la confrontation (avec la mère, puis les enfants devenus des ados) pour trouver l’énergie véritable à ce film. Et un sens plus proche me semble-t-il de ce que vécut ce trio en marge de la société. Le casting est parfait, de Mathieu Kassovitz à Céline Sallette en passant par la jeune relève dont l’inconnu du bataillon Romain Depret qui ne devrait pas le rester très longtemps. Pour en savoir plus
(...) Vie sauvage ne raconte pas, malgré ses premières images, le combat d’une mère mais la vie de deux enfants, soustraits par leur père (...) Cédric Kahn, le réalisateur, décide de filmer ce parcours avec une précision baignée d’une magnifique lumière et surtout de donner un espace à chacun des membres de cette famille "inspirée de faits réels". Le film n’est ni noir, ni rose, il est gris, à tout instant, pas dans ses couleurs mais, dans les nuances qu’il donne aux êtres qu’il filme (...) le cinéaste, habitué au hors norme, et aux films âpres et réalistes, pose des questions qui dépassent celles du simple fait divers. Déjà avec Roberto Succo ( il y a 13 ans), il avait atteint autre chose. Ici, l’affaire ne lui sert pas à juger mais à observer. Si le film commence comme un drame, il se poursuit comme une aventure, toute en suspense. C'est filmé avec précision et minutie, au cœur de la vie sauvage d’un père et de ses deux fils. (...) Kahn s’évertue à remettre ces deux enfants au centre de son récit, de sa caméra, à nous faire comprendre à quel point ils ont été au cœur d’une déchirure puissante (...) Le seul vrai miracle ici, c’est de montrer qu’éduquer, choisir mais surtout s’aimer « c’est sans fin en fait », comme le dit si bien Cédric Kahn.
l'amour d'un père pour ses enfants peut mener à certains extrêmes, vivre dans la clandestinité pendant plus d'une décennie. tiré d'une histoire vraie, la réalisation un peu monotone et le jeu des acteurs parfois moyen n'arrivent pas à rendre la puissance attendue pour ce fait divers difficile et connu.
Ton juste, car neutre, qui permet de montrer toute la complexité de ces choix qu'on subit à longueur de vie, et qui font nos forces et nos failles. La graine politique de ce film m'a parue très fertile. Ensemble puissamment réussi.
Cédric Kahn se saisit d'un fait divers hallucinant (un père qui kidnappe ses propres fils et ac qui il va vivre en cavale pendant 11 ans, en pleine nature) et en fait un grand film, tout en intensité et en douceur. Le film a quelque chose de "Dardennien" dans sa façon de filmer les protagonistes, au plus près d'eux et du tourbillon des sentiments ressentis.Mathieu Kassovitz est comme toujours incroyable et Céline Sallette nous confirme son statut d'immense actrice.
Thème parfaitement d'actualité même si ici c'est poussé à l'extrême avec l'enlèvement des enfants par le père et de sa profonde marginalité. Il est regrettable de n'avoir pas plus approfondi la psychologie des différents personnages plutôt que s'être parfois trop attardé sur les conditions de vie principalement. Il n'en demeure pas moins un film de bonne facture et pose une certaine réflexion.
J'ai bien aimé le propos de ce film dans lequel on se laisse facilement embarquer. On s'attache au personnage de ce papa prêt à tout pour garder auprès de lui ses enfants même si je pensais que leur épopée de dix ans tournerait plus autour de la nature elle même et moins de la vie marginale en communauté. La fin est un peu rapide mais on passe tout de même un bon moment.
Quel climat oppressant tout du long de ce film! Cette histoire de déchirement, de tiraillement autour des enfants est bouleversante. J'ai découvert il y a peu que finalement, on pouvait considérer la marge comme faisant partie d'un sous-ensemble plus vaste, qui l'intègrerait. Cela m'a donné le vertige. Ici, on vit la vraie marginalité : Philippe Fournier est en cohérence avec son refus du système, il s'inscrit en dehors de la société de consommation, il prodigue des valeurs à ses enfants en accord avec ses convictions. Il est épris de liberté et prétend que les enfants ne sont pas des objets, qu'ils ont le choix de décider où ils souhaitent vivre. Ce que le film ne dit pas, c'est pourquoi Nora, leur mère, prend la fuite avec les enfants. Elle parlera de secte. La question se pose de savoir si en raptant ses enfants, Paco, le père, revendique sa paternité à égalité de droits d'avec la mère ou bien s'il agit en pervers, si les enfants sont sous son emprise. Difficile de trancher. Deux êtres s'aiment, un jour, ils se quittent. Quid des enfants ? Où est l'intérêt des enfants? Au nom de quoi et de qui doit s'établir le lieu de résidence? Et puis, il y a aussi la question de l'éducation et de l'instruction, obligatoires en France, mais ne nécessitant pas nécessairement la fréquentation d'un établissement scolaire. Ces deux garçons ont été éduqués, ils sont sans doute cultivés. Si la soustraction à leur mère est condamnable, elle n'a pas été dénigrée par le père et l'amour sera possible lors des retrouvailles. Quels adultes sont-ils devenus? Quels hommes vont-ils être? Ce film soulève vraiment de nombreuses questions et le voir au lendemain de la projection de "Fils de" est pour moi un curieux hasard. L'exercice de la paternité vu par Cédric Kahn ou par HPG, deux angles d'attaque radicalement différents... Deux époques également.
Très beau film, inspiré d'une histoire vraie, très bien réalisé et interprété. Histoire triste et poignante qui soulève bien des interrogations A voir !!!
Vie sauvage soulève de nombreuses questions : pourquoi les femmes auraient-elles la garde des enfants lors d'une séparation en attendant qu'un juge prenne une décision ? pourquoi les enfants devraient-ils suivre un schéma dicté par la société et par l'état lorsqu'ils sont mineurs ? J'ai compris que le film avait réussi son pari au moment où j'ai adoré Mathieu Kassovitz et détesté Céline Sallette, d'habitude il s'agit du contraire. Les photographies sont belles, surtout la danse bohémienne. Le film perd un peu de souffle quand les enfant grandissent : le passage avec les punk était en trop, dix minutes en moins qui auraient donné plus de souffle et plus de fluidité au film. La fin se comprend et se justifie. Très bon film.
Ce film m'a mis mal à l'aise. Tout cela m'a paru bien lourd. Je n'ai pas passé un bon moment et j'ai eu du mal à rester jusqu'à la fin. Dommage car la thématique laissait présager de bonnes choses mais ça ne fonctionne pas.