Je rejoins le clan des 2 étoiles. Pourtant j'avais décidé de donner sa chance au film mais à partir de la voiture renversée et du coup de fil, on a définitivement rejoint le genre bons sentiments à gogo entre le garçon rebelle et le vieux prof insensible. Des clichés qui ennuient dès le début de la séance. Vraiment bof bof.
Dustin Hoffman, sans conteste l’un des plus grands acteurs américains des années 1970 et 1980 , a nettement ralenti le rythme de sa carrière depuis 2010, se contentant le plus souvent d’apparaître en second rôle dans des films où il ne déçoit jamais, semblant prendre un réel plaisir à mettre son talent et son expérience au service de jeunes réalisateurs qui pour la plupart l’emploient plutôt utilement. Peut-être une manière pour le grand acteur autrefois jugé tyrannique de se sentir enfin libre et détendu sur les plateaux, délesté du poids de la célébrité et de la pression des rôles principaux. Sous la direction du réalisateur canadien François Girard, il est le directeur artistique réputé et respecté d’une grande école de musique chorale (American Boychoir School localisée à Princeton dans le New Jersey) et qui abordant l’âge de la retraite que son second attend avec impatience (Eddie Izzard), n’a encore rien cédé de ses ambitions artistiques ni d’une rigueur sans faille qu’il inculque à ses élèves. spoiler: Le vieux maître va être confronté à un jeune prodige (Garrett Wareing) rebelle récemment orphelin de sa mère qui arrive dans l’institution alors qu’il n’a pas encore acquis les fondamentaux liés à la maîtrise du chant notamment l’esprit de groupe indispensable à la vie en communauté. Le cinéma américain n’a pas son pareil pour ériger en modèle ses grandes institutions qu’elles soient militaires, universitaires, sportives, artistiques ou même carcérales. « Le virtuose » ne déroge pas aux règles de ce que l’on pourrait qualifier de sous-genre cinématographique, explorant les rites du bizutage, les rivalités internes, la mise à l’épreuve des fortes têtes suivie de l’acceptation par le groupe, l’esprit de solidarité, la conquête du leadership ou encore la satisfaction des difficultés surmontées. Un apprentissage de la vie souvent moqué par la critique car jugé dépassé et rétrograde. Un modèle qui n’est certes pas sans défaut mais dont on s’aperçoit de nos jours que sa mise à mal n’a pas apporté que des satisfactions. De ce point de vue "Le virtuose" souvent émouvant est une réussite même s’il lui a été reproché d’être entaché de la pesanteur que lui confère l’académisme de sa mise en scène. Ces remarques dépassées, on peut prendre plaisir à visionner ce film où Dustin Hoffman âgé de 76 ans est tout simplement formidable de sobriété pour camper cet homme vieillissant qui ne semble avoir vécu que pour son art qu’il domine tout autant qu’il le respecte et prend goût à l’enseigner. Debra Winger revenue d’une longue absence, Kathy Bates, le jeune Garrett Wareing, Josh Lucas, Eddie Izzard ou encore Kevin McHale sont au diapason du grand acteur qui tel son personnage semble prendre plaisir à faire briller ses partenaires.
Parfaitement prévisible. Le début est plutôt intéressant mais les clichés sont tellement nombreux qu'ils finissent par étouffer le film, si bien que les personnages ne sont pas bien cernés. L'histoire d'apprentissage reste intéressante, comporte quelques bons passages, une introduction a la musique sacree,et Dustin Hoffman reste un acteur fascinant par bien des côtés.
Belle tentative de faire un "choriste" à l'américaine. Le film en fait beaucoup trop dans le genre "famille modèle" et les personnages sont très exagérés. On aurait aimé plus de discipline dans ce panssionnat. Le film loupe également ses morceaux "épiques" tant la réalisation est plate. Il n'empêche que les morceaux sont très sympa à écouter. On est malheureusement très loin d'un Whiplash, aussi bien dans l'émotion que dans la profondeur des personnages. Sérieusement, le père du gamin est un vrai ratage! c'est quoi ce père indigne ?! Bref: préférez les Choristes!
Petit film sympathique qui se laisse regarder malgré quelques incohérences. :) En revanche, le générique de fin "The Mystery of Your Gift" chanté par le fabuleux, le fantastique, l'admirable, l'extraordinaire, le prodigieux et envoutant Josh Groban est une pure merveille de sublimité vocale ; céleste.
septiemeartetdemi.com - Il faut un certain temps dans le film pour s'en faire une opinion. Ce serait normal s'il devait maturer, mais la cause en est malheureusement l'insipidité. En gros, Le Virtuose, c'est Les Choristes en Amérique, sauf qu'il y en a qu'un, que c'était prévu pour être mieux et que ça a raté.
L'histoire avance on ne sait z'où, d'abord avec un bon rythme, plutôt bien ponctué par l'arrivée du personnage du père (Josh Lucas) dont le dilemme, quoique raccourci, est plaisant. Le fait est que les raccourcis vont pulluler et réduire en cendres le potentiel divertissement qu'on peut tirer de ce visionnage :
- d'une, on veut montrer avec subtilité qui est le père, mais on passe de l'ignorance à la chose accomplie sans jamais douter ; - de deux, le personnage de Garrett Wareing (depuis peu orphelin, avec tout le bagage psychologique que cela implique), intéressant parce qu'il entre dans le monde de la musique sans la connaître, apprend le solfège instantanément, apparemment sans que le réalisateur se rende compte de l'opportunité qu'il avait de rendre son œuvre palpitante ici (il préfère développer des confrontations nulles entre les élèves pour ça) ; - de trois, on n'a aucune idée que le même personnage réussit son audition, et de quatre, qu'il atteint le mythique contre-ré, qui était pourtant si joliment promis (c'est à peu près le seul truc vraiment réussi du film).
Aucun aspect du film n'est poussé autant qu'il pourrait l'être. Il frise le cliché dans les grandes trames qui se prétendaient les piliers du scénario (la revanche de l'élève teigneux, le prof grincheux qui revient sur son opinion... Même Eddie Izzard ne relève pas le niveau) et se retranche à temps derrière un réalisme comblant ses lacunes par une humanité très convenue, mais qui permet à tout le moins de provoquer une catharsis tardive. Je lui mets la moyenne pour la constance dont il fait preuve dans son malheur, et pour le casting des enfants.
Un excellent film. Dustin Hoffman incarne un professeur de musique exigeant. Garett Wareing campe un prodige du chant lyrique. Une très bonne oeuvre musicale.
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1,5
Publiée le 28 février 2021
Il n'y a pas grand-chose d'original dans Le Virtuose car il s'appuie sur des éléments narratifs profondément familiers. Le jeune outsider réussit contre toute attente et le professeur grincheux lui donne d'importantes leçons de vie tout en retrouvant sa propre humanité, le jeune découvre qu'il a une voix qui mérite d'être entendue et la liste est longue. Certaines situations sont bien gérées en particulier lorsque Stet revendique l'école comme la sienne pendant les vacances parce qu'il n'a nulle part où aller. Mais une grande partie de cette liste est prévisible. Il ne se donne pas non plus la peine de nous convaincre que Stet a changé d'avis mais il se heurte à des antagonistes presque ridicules comme la star ultra-suffisante Devon (Joe West). Une vérité durement gagnée se cache dans ce film le processus d'apprentissage est aussi important que les compétences que vous acquérez ou affinez en fin de compte sinon plus. Mais tous est enterré sous une rafale de rythmes presque douloureusement conventionnels et une distribution de personnages qui pour la plupart ne sont jamais vraiment perçus comme de vraies personnes...
Comparé à tort aux choristes, Boychoir se place dans le dramatique avec un jeune garçon très perturbé qui se voit être confier à son père après le décès accidentel de sa mère. Fan de chant et visiblement surdoué sans même connaître quoi que ce soit de la musique, Stet intègre l'american boychoir school grâce à un gros pot-de-vin de son père à l'école pour pouvoir s'en débarasser. Bien évidemment, je pense que vous comprendrez parfaitement la suite, tout est assez facile pour lui et il évolue rapidement dans la chorale. Même si les problèmes persistent avec les autres élèves, rien ne semble pouvoir arrêter ses progrès. Ce que des enfants ne parviendront jamais à faire en cinq ans de travail, lui arrive à le faire en un an. Pas réellement de surprise donc et la fin semble un peu trop parfaite, tout est pour le mieux dans le meilleur des mondes. rien de spectaculaire dans les chants, les jeunes acteurs semblent concernés même si on ressent le doublage de certaines voix et Dustin et Kathy apportent beaucoup de crédibilité aux films. A voir par curiosité, rien de plus.
Le virtuose est un film très prenant, a mi chemin entre "Le choriste" et "Le maitre de musique", avec un rafraichissement à l'américaine, et le casting qui va avec. spoiler: C'est un bon film auquel j'avoue avoir étais peut être un peu déçue par la fin. Peut être trop habitué au happy end. Pourtant tous ce fini bien pour le hero, mais les productions américaines m'on surement trop habitué aux miracles de fin de films. En y regardant bien, nous avons une fin heureuse tout en restant très terre a terre, comme l'a su faire le réalisateur de ce film dés les premières minutes.
Même si l'histoire reste quelques peu classique et certains défauts de doublage avec des voix inadaptées aux acteurs, je n'ai pu retenir mes larmes devant la beauté des chants et des solos, des voix célestes. A regarder encore, les yeux fermés pour en capter toute la beauté et s'évader jusqu'au Ciel. Simplement magnifique, sublime; à ne pas manquer !
Film vu récemment sur canal et dont je n avais pas entrebdu parler à sa sortie en salle. Un très bon dustin Hoffmann , un scénario sympa mais assez « américain « , de très beaux momebt de chant de chorale qui nous font penser aux Choristes
Je ne suis pas un fan de la musique classique mais ce film m'a enchanté, beaucoup d'émotions, il a joué sur ma touche sensitive, des larmes ont coulées, à voir sans détour
Très classique, peu vraisemblable pour qui connaît un peu la difficulté même en étant doué de connaître l'harmonie polyphonique, mais bon pas déplaisant du tout...
Excellent film, exalté par un merveilleux choix musical. Une histoire positive sur le thème connu mais jamais épuisé du jeune talent d'exception qui, à rebours de son milieu et de ses drames familiaux, va s'épanouir et s'élever vers la gloire avec l'aide de quelques belles personnes, qui ont su voir le prince sous haillons, et d'une volonté farouche. Sur ce chemin, il va rendre meilleurs quelques autres que lui. Dans la lignée d'un Billy Eliott ou, vu de France, des Choristes. Ca marche et fait tout simplement du bien. Cela fera aussi découvrir la merveille de la musique chorale anglaise, un personnage à part entière dans le film. Cette tradition est d'une beauté sidérante. Dustin Hoffman est parfait. Quel dommage que le titre ait été traduit, et si pauvrement. A voir et à montrer pour éclairer une journée !