Les Feux de la rampe
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100 critiques spectateurs

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Patjob
Patjob

43 abonnés 755 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 28 juillet 2025
Un film bien paradoxal : c’est parce qu’il est raté qu’il en devient émouvant ! En effet le mélo concocté par Chaplin, même s’il respire la sincérité, utilise de trop grosses ficelles et de trop gros effets pour émouvoir directement ; alors c’est le regret et la nostalgie d’une époque de créativité exceptionnelle qui l’emportent. A cet égard la séquence avec Buster Keaton, qui réunit donc les deux immenses génies du muet, est bouleversante, parce que pathétique. Un aspect du propos m’a gêné : lorsque Terry parvient au succès, Calvero semple plus attristé par le fait d’être « oublié » qu’heureux de de ce qui arrive : il y a ainsi de façon récurrente dans le film une dimension égocentrique du cinéaste qui était absente de son œuvre, marquée par la générosité de son personnage.
Le film est lui-même l’illustration de ce qu’il décrit : la fin d’un artiste qui ne parvient plus à faire rire, ni à pleurer.
Romain Z
Romain Z

14 abonnés 246 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 22 janvier 2016
Chaplin à la croisée des chemins pour son dernier film US, harcelé par la flicaille McCarthyste qui le conduira à l'exil.Dialogues à haute densité littéraire ,éloge du Désintéressement et Claire Bloom filmée comme une Madonne.
matt240490
matt240490

98 abonnés 1 070 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 14 mai 2013
Sorti en 1952, Les Feux de la Rampe permet à l'illustre Charles Chaplin de se montrer sous un jour nouveau. Fini les rôles de vagabond, il se hisse vers des prestations plus dramatiques, et dans lesquelles il pourra continuer d'exposer au monde son redoutable talent d'acteur. Cette fois-ci, il interprète un clown déchu, vieux, que tout le monde a oublié, et tente de retrouver le succès d'antan, tout en révélant au public une jeune danseuse qui ne croit pas en elle. Une très belle histoire d'amour, teintée de romance et d'émotion, titillée par quelques rires dont seul Chaplin a le secret, et qui prouve une fois de plus que le Maître, c'est Lui.
anonyme
Un visiteur
4,5
Publiée le 15 mars 2014
Dans sa médiocrité patente, la lumière jaillit un instant. Belle leçon de cinéma que de montrer que l'humanité prévaut avant tout. Que la technique et les péripéties ne sont qu'artifices face à ce qui est essentiel, le temps, l'amour et la finitude. La formidable métaphore finale ne vient que nous persuader de ce que l'on pressentait depuis peu, quelques minutes avant la fin du film où nous nous disions que finalement si mauvais ce n'était pas, elle nous révèle toute la force d'un auteur, qui s'efface devant son oeuvre, le son de sa voix s'éteignant dans la musique, l'ombre de son corps disparaissant dans la silhouette vibrante. C'est avec une maîtrise impressionnante que Charles Chaplin, n'hésitant pas d'ailleurs à se mettre lui-même dans le film, ne se joue non plus des policiers, ni des personnes trop sérieuses, mais piège ici son spectateur réaffirmant l'éternelle dualité, montrant aussi que l'un des partis peut se méprendre et décevoir l'autre. A nous alors de ne pas nous tromper, Chaplin est encore là.
Akamaru

3 503 abonnés 4 339 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 21 juillet 2010
Ca n'a plus rien à voir avec les oeuvres de Charlie Chaplin tel qu'on se les imaginent,et pour cause,l'inventeur du comique burlesque a vieilli.Il a 63 ans au moment de tourner "Les Feux de la rampe" qui résonne comme un film testamentaire,vestige de la nostalgie de son époque bénie et réflexion sur les affres de la célébrité.En plus de ça,à l'époque,Chaplin est persécuté pour ses prises de position libertaire,et considéré comme un communiste aux Etats-Unis en plein maccarthysme.Des conditions psychologiques difficiles qui font de ce mélodrame,un cri du désespoir où Charlot a disparu derrière le visage enfin nu de Chaplin,dans un effet de miroir saisissant.Sa déchéance contraste avec la jeunesse fougueuse de la danseuse qu'il héberge.On ne gagne pas contre le temps...Il n'est donc plus question de rire,mais de s'interroger sur la condition d'artiste en fin de cycle.Pour marquer son point de vue,Chaplin convoque un Buster Keaton tout aussi décrépi pour un numéro de music-hall dérisoire.Le film est par contre bien trop long,et ne bénéficie pas d'un montage optimal.Et sombre un peu trop dans la mélancolie,surjouée par exemple par le personnage de Thérèse.Enfin,Chaplin sera toujours Chaplin,quoi qu'il fasse...
Eowyn Cwper
Eowyn Cwper

163 abonnés 2 040 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 2 janvier 2019
En 1952, Chaplin avait encore toujours été là. Les vieux cinéastes commençaient d'apparaître. Lui qui a si bien maîtrisé le muet, il a dû s'adapter au parlant, puis à la critique, puis à la guerre, ne sortant victorieux de ces affronts que pour mieux aborder la vieillesse. Il n'avait finalement que 63 ans dans Les Feux de la rampe, mais sentant bien venir des effets du temps qui dépasseraient bientôt l'usure de ses traits, il a fait ce film comme pour donner une dernière fois tout son génie à la fois.

Pourtant, c'est un drame et il démarre mollement, ne laissant pas présager que Chaplin est encore bon danseur et excellent musicien (il pianise, il violonise, il compose). C'est le talent de sa plume qu'il exprime dans des sortes de saynètes lourdes d'ambiance et de sens dans un cadre dont la claustrophobie de l'exiguïté théâtrale fait passer Claire Bloom pour Anne Frank.

C'était peut-être reposant à jouer, mais le texte a bien reposé aussi, éblouissant d'une sagesse vénérable et de citations qu'on croirait volées : "I hate the sight of blood, but it's in my veins" ; ou juste l'innocent "I'm an old sinner, nothing shocks me" qui rappelle mine de rien que Chaplin a toujours péché contre le "courant", ce qui fait de lui, qu'on le veuille ou non, un expert et un moralisateur digne et fort de toute sa légitimité.

Le cinéma a mûri par-devers lui, et Chaplin n'est plus un maître de la technique. Il s'oppresse dans des huis clos n'ayant pour échappatoire que de très mauvais plans sur fond défilant. Et son abandon au théâtre n'est pas non plus très glorieux, entre numéros médiocres et touches malvenues d'humour de circonstances. Mais n'est-ce pas avoir fait preuve d'une lucidité sans faille que d'avoir écrit cette création d'où le caractère autobiographique n'est évident que lorsqu'il est nécessaire ?

Quarante ans après une période du cinéma où il était un précurseur, il arrive encore à nous étonner, comme préservant exprès un semi-génie, car le reste lui échappe - en tout cas, c'est ce que dit son personnage qui lui ressemble autant que le barbier juif à Hitler dans Le Dictateur. Oui, c'est un nouvel alter ego dont il orchestre la mort dramatique, mais comme il le dit lui-même : "time is the best author, it always writes the perfect ending".

septiemeartetdemi.com
NomdeZeus
NomdeZeus

131 abonnés 1 044 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 24 juillet 2014
Blessé par l'accueil mitigé réservé à Monsieur Verdoux et par l'attitude de plus en plus hostile des Etats-Unis à son égard, Charlie Chaplin décide de faire le point sur sa longue carrière. Le résultat éclate au grand jour avec ce film superbe, véritable chant du cygne aux accents autobiographiques d'un réalisateur en perte de vitesse auprès de son public. L'état d'esprit de Chaplin est perceptible à chaque plan; mélange subtil de tristesse et d'espoir. La scène la plus emblématique du film étant surement celle où un Charlot fatigué monte sur scène accompagné d'une autre star déchue du muet (Buster Keaton himself) pour un ultime tour de piste aussi drôle que pathétique. Le réalisateur en profite pour livrer une belle réflexion sur la vieillesse, le rôle des artistes, le sens de la vie... Les Feux De La Rampe est une œuvre testamentaire, doublée d'un cri d'amour au monde du spectacle qui aurait pu (du?) être le point final d'une brillante carrière. Charlot est mort, vive Chaplin!
Peter Franckson
Peter Franckson

79 abonnés 1 343 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 8 mars 2021
L’histoire est connue : à Londres, en 1914, un ancien clown, dompteur de puces (Henry et Phyllis), Calvero (Charlie Chaplin), devenu alcoolique, sauve du suicide et redonne goût à la vie (« La vie n’a pas de sens, elle n’est que désir ») à une jeune ballerine dépressive, Terry (Claire BLOOM). Un mélodrame toujours aussi émouvant, un film testament car Chaplin y a mis beaucoup de choses personnelles et familiales dans la ville de son enfance ainsi que sur la vie d’artiste : début dans les rues, succès qui disparait, temps qui passe, philosophie de la vie (« Nous sommes tous des amateurs et personne ne vit assez longtemps pour ne plus l’être ». A revoir aussi pour la musique [du réalisateur comme toujours et qui obtint un Oscar en 1973, en raison de sa sortie différée, 20 ans plus tard qu’en Europe, aux Etats-Unis] et la réunion éphémère de 2 monstres sacrés du cinéma muet et mondial, Charlie Chaplin et Buster Keaton spoiler: dans une scène où le premier marche sur son violon et en sort un autre de son pantalon tandis que le second joue d’un piano totalement désaccordé.
Sans oublier la photographie en noir et blanc [seul le dernier film de Chaplin, « La comtesse de Hong-Kong » (1967) est en couleurs] de Roland TOTHEROH et Karl STRUSS, la participation de Robert ALDRICH, poursuivant sa fonction d’assistant réalisateur, juste avant de diriger son 1er film, « Big leager » en 1953 et le 1er rôle de Claire BLOOM à 21 ans ainsi que du fils de Chaplin, Sydney (qu’il a eu avec Lita Grey), 26 ans.
CH1218
CH1218

280 abonnés 3 232 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 17 décembre 2020
On ne mentionne pas assez souvent « les Feux de la Rampe » lorsque l’on évoque la filmographie de Charlie Chaplin. Et pourtant, c’est l’une de ses oeuvres les plus poignantes, une sorte de testament du personnage de Charlot que l’artiste incarne ici par procuration à travers celui du clown vieillissant Calvero. Bien que l’on puisse lui reprocher certaines longueurs et une mise en scène sans véritable éclat, il nous offre-là une belle histoire mélodramatique pétrie d’émotion - la vraie - étayée par la portée de ces dialogues, une musique magnifique et une petite touche de nostalgie. Le numéro musical en duo avec Buster Keaton, lequel est malheureusement sous exploité, reste aussi magique que les dernières images du film sont sublimes.
NicoMyers
NicoMyers

71 abonnés 302 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 18 janvier 2009
Pour son dernier film américain, avant de partir pour l'Europe, Chaplin fait également un adieu à son personnage mythique de Charlot. Il lui rend hommage en le transformant, en l'incrustant dans le réel, en montrant les coulisses du spectacle. Oeuvre nostalgique et mélancolique, Les feux de la rampe bénéficie encore une fois du génie de son metteur en scène. Le parlant est utilisé avec brio pour des dialogues bouleversants, la musique composée par Chaplin est magnifique, lui-même joue incroyablement bien... Un grand Chaplin, bien qu'il soit peut-être justement trop nostalgique et mélancolique (lamentations de Thérèse un peu caricaturales, dans les premières scènes). Mais on oublie ça, puisque les dernières images et les dernières scènes avec Buster Keaton laissent un spectateur comblé.
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 5 mai 2011
Très beau drame de Chaplin, "Limelight" est un bel hommage à une époque révolue, celle de sa jeunesse, et une très belle façon de dire définitivement adieu au personnage de Charlot, dont Calvero n'est au fond qu'un prolongement vieilli. S'il s'agit effectivement d'un drame, il ne faut pas oublier la drôlerie du sketch interprété par Chaplin et Buster Keaton ; on ne peut que regretter de voir ces deux génies côte à côte seulement l'espace de cinq minutes dans toute l'histoire du cinéma. Quant à la fin du film, elle est véritablement émouvante.
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 7 janvier 2010
Chaplin se met réellement à nu dans ce film et offre une réflexion sur la célébrité, sur le métier d'artiste avec un regard rétrospectif . Le personnage féminin est trop naïf, elle semble tout droit sortie d'un conte de Perrault, alors que Chaplin est beaucoup plus terre à terre, presque grave par moment. Il donne toujours des numéros clownesques, mais c'est surtout la face cachée inédite du mythique Charlot qu'il a incarné qui est la plus intéressante.
g0urAngA
g0urAngA

107 abonnés 1 735 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 5 février 2013
Chaplin prend ici un malin plaisir à déconstruire l’image de Charlot. On ne retrouvera donc en aucun cas dans ce film toute la poésie du génie mis à part dans le fameux numéro avec Buster Keaton. Mais heureusement, les feux de la rampe offre une jolie réalité sur la difficulté pour l’artiste de garder toute sa dignité face aux ans et aux dures lois du show-biz...
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 1 janvier 2013
Ce film marque la fin des comédies burlesques (le public ne rit plus des gadins de Charlot, qui ici n'est pas Charlot d'ailleurs). Le récit est trop gentillet mais beaucoup d'émotion transparaît à l'écran. Les dialogues sont très bien et le tout est bien réalisé. Dommage que Buster Keaton n'ait qu'un petit rôle.
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 12 janvier 2009
Chaplin est toujours là, dans ce rôle de clown qui ne fait plus rire, 31 ans après le Kid. Peut-être un peu moins affûté, mais qu'importe, l'émotion est intacte, seul le rire a décru. Dans cette histoire, presque autobiographique, le génie Chaplin revient sur l'art, l'essence de l'art, c'est à dire la scène et le public. Ainsi que sur le bonheur de plaire et le malheur de laisser indifférent. Son film est poignant de bout en bout. Bien sûr, il manque quelque chose. Ses scènes sont encore fignolées avec minutie, toutes celles notamment avec la ballerine. Peut-être qu'il manque seulement la fougue de la jeunesse. Mais si le clown a vieilli, ma foi, il a encore de très beaux restes.
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