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0,5
Publiée le 27 juin 2020
Voilà comment ne pas faire un bon film. Le début de Hungry Hearts est en fait l'une des meilleures scènes. Le film est invraisemblable pour de nombreuses raisons. Ne me dites pas que deux portes de salle de bain vont soudainement devenir inutilisables, ce n'est tout simplement pas crédible. Le couple qui se rencontre dans la scène de salle de bain bizarre se marie et a un enfant et je pouvais déjà voir des problèmes avec le scénario, mais on ne sait jamais. En fait, à partir du moment où ils ont l'enfant le film devient un désastre absolu. Elle est très malade mentalement et a des idées New Age sur la façon d'élever l'enfant. Je ne dis pas que les deux sont liés. Quoi qu'il en soit, ses idées ne fonctionnent pas et l'enfant ne se développe pas correctement. Le mari doit révéler l'histoire à un médecin, qui lui dit que le bébé est en difficulté. La mère est non seulement très malade mentalement, mais aussi très têtue. Parfois, quand on lui dit la vérité sur le bébé et on lui donne des conseils elle agit simplement comme une sourde-muette et ne dit rien. D'autres fois elle répète les mêmes mantras qu'elle croit comme une sorte de robot. Son visage montre constamment de la misère et elle est toujours maussade. Lorsque le mari lui parle avec gentillesse et une affection évidente, elle est souvent grossière et se bat. Je ne suis pas un expert de ces choses, mais pour moi il était évident que l'actrice n'aimait pas son personnage. Peut-être qu'une actrice plus qualifiée aurait pu faire plus avec le matériel. J'ai rarement vu un film, même un mauvais film, où le travail de la caméra n'était pas correct. Celui qui a fait le travail de la caméra dans ce film a agi comme un étudiant essayant différentes choses juste pour voir comment cela se passerait. Celui qui a fait le montage a conservé une horrible cinématographie ou peu importe le mot. Il y avait beaucoup de gros plans inutiles et pire d'autres scènes avec des angles de caméra étranges et des distorsions qui ne faisaient qu'ajouter a mon mécontentement de regarder un si mauvais film...
au début on pense à une comédie, puis après la naissance de l'enfant, on voit monter l'angoisse monter de plus en plus. Ce film est tellement proche de la réalité où maintenant on fait de plus en plus attention à tout un tas de choses (alimentation, hygiène, pollution,...) peut-être trop. Ce qui excellent, c'est le suspens final, comment le film va se terminer ? Mais que c'est long, beaucoup trop long. Certains plans n'en finissent plus; et quel est l’intérêt de ces déformations de l'image ou ces plans où on voit des carrés de lumière en surlignage de visage ?
Hungry Hearts est un film qui évolue constamment : de point de vue, de genre, de caractérisation des personnages. En résulte une grande instabilité, qui ne peut servir que le propos du film, désengagé au possible et qui peut, du coup, être le plus pur possible. On regrette tout de même un dernier tiers moins travaillé, plus évident, mais qui ne gâche en rien la découverte de ce coup de coeur.
Hungry Hearts en chronique d'une folie pas si ordinaire que cela. Une histoire d'amour, forte et digne. Un bébé et une mère surprotectrice qui, petit à petit, sombre dans la folie. Un père, surtout, qui doit se dépatouiller avec tout ça. Entre tensions et drames, on défie quiconque de ne pas ressentir un sentiment d'oppression devant un tel huis clos malsain mais, aussi, empli d'amour.
Très bon film, très surprenant! le début ne laisse en aucun cas présager la fin. Angoissant et dérangeant ... on ne quitte pas la salle indifférent. Acteurs remarquables.
Des toilettes d'un restaurant chinois, jaillit avec justesse l'amour et sa drôlerie, puis s'enfonce dans les tréfonds du drame. On ne peut alors - pas assez peut-être - se détacher de ce couple auquel le réalisateur nous lie intimement. L'appartement, du cocon new-yorkais, se mue en tribunal où la caméra s'installe comme elle peut, comme elle doit, resserrant peu à peu l'espace. Gare au malaise. Passé ce cap, le film dévoile une jolie palette du sensible et quelques beaux atouts.
Film touchant, qui invite à la réfléxion concernant notre société actuelle... ADAM DRIVER est juste génial ! Comme dans la série GRILS d'ailleurs ! Je pense sérieusement que c'est un excellent acteur d'où transparait beaucoup d'émotion ! Bravo pour ce choix d'acteur le duo marche à merveille ! La bande son est juste sublime ! le cadre, les couleurs les acteurs, tout dans ce film le rend magnifique ! A voir !!!!
ou jusqu'où va l intégrisme alimentaire et la folie... le père est perdu entre amour de sa femme et amour de son fils, la mère rentre peu à peu dans la psychose... bon film. L utilisation du fish eye a certain moment permet l adhésion du spectateur à la déformation de la réalité pour rentrer encore plus dans le monde fantasmé.
Un film brillamment tenu à l'écran par ses deux acteurs ... Mais dont la nature effroyablement anxiogène m'a un peu étouffé... On ne sort pas indemne de ce film!
L'idée du film est assez bonne et actuelle concernant l'abus et l'impact de certaines idées populaires sur l'éducation. Une certaine fragilité et frayeur émanent du personnage de Mina qui rend le film assez angoissant. On ressent la frustration et l'impuissance totale de Jude joué par le remarquable Adam Driver, on comprend l'inquiétude de sa mère, qui assiste à la lente destruction de son petit fils face à la folie de Mina provoquée sûrement par ses traumatismes. Les plans sont originaux, la scène d'ouverture, très légère et loufoque contraste agréablement avec la suite du film qui sombre peu à peu vers le thriller. Je suis cependant assez déçue de la tournure que prend le film, les multiples ellipses apportent un effet assez plat et par conséquent, il manque de dynamisme. La première partie sur le bonheur du couple est très vite passé pour donner place à une phase très longue et anxiogène sur le traitement du bébé puis la prise de conscience par Jude et, alors que je m'attendais à enfin découvrir un dénouement, spoiler: le meurtre, qui annonce la fin. Je pense que les scènes du film auraient pu être mieux réparties afin d'apporter un équilibre entre les différentes phases. J'aurai voulu peut être 10 min de plus et ne pas rester sur une fin que je trouve assez bâclée. En tout cas, je souligne une certaine beauté esthétique avec les lumières, les plantes ainsi qu'une belle profondeur et complexité des personnages. Le tout jouant sur les notions de traumatisme, d'éducation, de paternité, de croyances, mais aussi de dualité tout au long du film entre la putréfaction du monde extérieur, les microbes, la viande, la chasse, l'aide des médecins face à un idéal de pureté, du végétal, de fragilité et d'impuissance. J'estime que ce film peut apporter certaines réflexions intéressantes et je le recommanderai en prévention des dangers des idéologies modernes sur la santé des enfants.
Je n'avais pas lu le synopsis ni rien et je me suis dit "Tiens si je me mattais un truc dans la Filmographie de Adam Driver" et je n'ai pas été déçue du resultat. Le film est prenant, quand on réalise dans quoi on a mis les pieds, dans quoi Jude s'est entrainé alors que tout ce qu'il voulait c'etait rester aux cotés de la femme qu'il aime et fonder sa vie avec elle. Mais la réalité est tout autre puisqu'elle impose son style de vie a sa famille, jusqu'a les mettre en danger. Haletant, la pression ne se relache meme pas apres la fin du film qui chamboule, fait reflechir et est tres bon malgré tout..!
Très bons acteurs, mise en image simple mais efficace. Le sujet est intéressant mais le traitement et le parti pris de l'auteur restent relativement douteux.