Bienvenue dans l'univers d'Emmanuel Mouret ! Où le moindre personnage est un littéraire en puissance. Où une actrice de renom demande à un instituteur d'aider son neveu à faire ses devoirs à la maison (?). Et où de très jolis jeunes femmes draguent avec persistance des hommes quelconques 20 ans plus vieux... Une fois que l'on a avalé ces quelques couleuvres, "Caprice" est dans le style habituel de Mouret. A savoir écrit avec finesse, et proposant plusieurs situations assez drôles. Le film est par ailleurs porté, outre Mouret et son comparse Laurent Stocker, par deux très bonnes actrices, Virginie Elfira et Anaïs Demoustier. A côté, l'ensemble est tout de même répétitif, oserais-je dire artificiel par moment. Emmanuel Mouret abusant de la naïveté de son personnage de séducteur malgré lui. En résulte un film longuet, inférieur à ce que Emmanuel Mouret a pu nous offrir dans le même genre.
Caprice est le dernier film du cycle d'Emmanuel Mouret sur une comédie romantique façon vodeville. Par la suite, sa mise en scène prend plus d'ampleur et l'on sort du milieu bobo parisien. Cela n'est pas une critique car ce film a de bons arguments : sens de l'humour efficace, scénario intéressant et riches en rebondissements, même si Mouret semble tourner un peu en rond dans ses thématiques. Personnellement, j'ai été emporté par la conclusion sensible et dont la musique féerique, forte en signification, m'a rappelé l'Ice Dance d'Edward aux mains d'argent...
Clément vit un rêve éveillé. Voilà ce modeste enseignant qui donne des cours particuliers au neveu de la célèbre comédienne de théâtre Alicia Bardery, dont il est précisément un grand admirateur. Ordinairement, les comédies d'Emmanuel Mouret évoque Eric Rohmer. Ici, le hasard un peu magique qui met Clément en relation avec la star sur fond de musique de jazz rappellerait plutôt Woody Allen. Au personnage geignard de ce dernier, Mouret substitue le sien, timide et gauche, dont la certaine mollesse semble avoir par moments l'inconvénient de rejaillir sur le rythme du film.
L'intrusion de Caprice (Anaïs Demoustier), un poil à gratter dans la vie de Clément, ouvre la voie à un vaudeville aux incidents feutrés, et même plutôt à un marivaudage, car la sincérité désarmante de Clément empêche, à dessein, les malentendus qui durent. Caprice semble comme une figure allégorique (une muse?), tant elle est l'exacte opposée d'Alicia, dans l'apparence comme dans l'esprit. Anaïs Demoustier et Virginie Efira sont, par leur charme, leur talent et leur contraste, la bonne idée de cette comédie douce-amère. En dépit que j'ai eu bien du mal à imaginer la rayonnante star Alicia, aussi humble soit-elle, s'intéresser à des personnages aussi communs -parce que rien n'indique une quelconque séduction- que Clément et que son directeur d'école (Laurent Stocker). C'est une convention du sujet. Les deux comédiennes n'ont aucun mal à surpasser les deux rôles masculins. Le personnage récurrent de Mouret montre souvent, ici, ses limites et ses redondances d'un film à l'autre.
Une petite merveille de marivaudage qui préfigure le dernier Mouret "Trois amies". Mouret excelle d'ailleurs en tant qu’acteur dans le rôle qu'il donne depuis deux films à Vincent Macaigne. Subtil et rafraichissant.
Fan de Mouret et de son univers, très léger, presque sans y toucher. Des films assez légers, rappelant les années 60, un jeu d'acteurs toujours impécablement dirigés. C'est généralement fin et spirtiuel, extrêmement bien écrit et ciselé. Une petite merveille.
Un univers à part, particulièrement doux et bien mené, la BO est sublime, le casting bien sympathique. Le personnage de Anaïs Demoustier est insupportable cela dit. Petite comédie romantique sans prétention qui souffre de quelques longueurs mais qui reste agréable à visionner.
Les films d’Emmanuel Mouret ont une touche particulière et ses personnages atypiques et attachants nous charment à chaque fois. Cette fois-ci il y joue aussi un professeur un peu fantasque et très timide qui noue une relation avec une actrice de théâtre connue, interprétée par la toujours émouvante Virginie Effira. Viendra s’y immiscer une prétendante mutine et espiègle à souhait, jouée par la pétillante Anaïs Demoustier. Le réalisateur revisite avec subtilité le triangle amoureux dans cette comédie dramatique douce et nostalgique où le renoncement apparaît comme seule alternative à un certain bonheur.
Difficile de se faire une opinion quant à ce film. En insérant - l'air de rien mais tout de même - des enjeux sociaux dans son scénario, Emmanuel Mouret sort du marivaudage pur auquel il nous avait habitué et réalise un drame déguisé. La pointe de cynisme contenue dans de précédents films du réalisateur est accentuée et nous laisse un goût amer - c'est à la fois le principal mérite et la surprise un peu douloureuse du film. C'est avec l'apparition du personnage de Caprice, joué par Anaïs Demoustier, que le film prend son essor - quoi que le reste de la distribution ne démérite pas.
Magnifique photographie, scénario intéressant et parfaitement écrit, dialogues travaillés, jeu d'acteur convaincant, et mise en scène touchante. Un régal dans le paysage français.
Hilarant dès les premières secondes. Joué un peu faux et forcé à l'occasion mais les blagues sont tout simplement trop nombreuses et hilarantes pour ne pas aimer. Et l'histoire est imprévisible. Même la fin est ouverte.
Le problème majeur du film : son acteur principal. Une catastrophe... sans V.Efira j'aurai tenu 20 minutes .. l'un des films où j'ai le plus souffert ...d'ennui ! et le jeu d'acteur de Mourret qui n'en ni le physique ni le talent... Le caprice pour lui c'est d'être devant la caméra ... il devrait penser aux spectateurs et y renoncer pour toujours ...
Une jolie comédie sentimentale dans le style particulier de Emanuel Mouret. Le personnage qu’il incarne est attachant par sa sincérité, qui confine à une forme de naïveté, et par sa maladresse, due à un manque d’assurance. L’originalité de son jeu d’acteur, à l’encontre des convenances habituelles, peut en déranger certains, mais il est un élément constitutif de la saveur particulière de son cinéma. L’humour en est le ton général, un humour inventif, parfois relevant du burlesque, qui ne tombe jamais dans la facilité. Les dialogues sont recherchés et savoureux. On passe donc un excellent moment devant cette intelligente fantaisie, non dénuée de quelques réflexions pertinentes, et qui se clôt par une ultime note douce-amère, à la façon de Woody Allen.
Difficile d'adhérer au cinéma décalé d'Emmanuel Mouret ; avec " Caprice" il nous propose une " Comédie" qui ressemble à une pièce de Boulevard. Son scénario nous propose un "rêve éveillé" auquel on a énormément de mal à croire ; les dialogues sont insipides ou pompeusement déclinés comme au théâtre classique. Le rythme est lent, malgré les nombreuses situations saugrenues qui se suivent et se ressemblent. Quant au casting, il se révèle difficile à évaluer, ne sachant si ce sont les comédiens ou les rôles qui faillissent.