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Mac Murphy
9 abonnés
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4,5
Publiée le 17 novembre 2024
Une petite merveille de marivaudage qui préfigure le dernier Mouret "Trois amies". Mouret excelle d'ailleurs en tant qu’acteur dans le rôle qu'il donne depuis deux films à Vincent Macaigne. Subtil et rafraichissant.
Fan de Mouret et de son univers, très léger, presque sans y toucher. Des films assez légers, rappelant les années 60, un jeu d'acteurs toujours impécablement dirigés. C'est généralement fin et spirtiuel, extrêmement bien écrit et ciselé. Une petite merveille.
Un univers à part, particulièrement doux et bien mené, la BO est sublime, le casting bien sympathique. Le personnage de Anaïs Demoustier est insupportable cela dit. Petite comédie romantique sans prétention qui souffre de quelques longueurs mais qui reste agréable à visionner.
Les films d’Emmanuel Mouret ont une touche particulière et ses personnages atypiques et attachants nous charment à chaque fois. Cette fois-ci il y joue aussi un professeur un peu fantasque et très timide qui noue une relation avec une actrice de théâtre connue, interprétée par la toujours émouvante Virginie Effira. Viendra s’y immiscer une prétendante mutine et espiègle à souhait, jouée par la pétillante Anaïs Demoustier. Le réalisateur revisite avec subtilité le triangle amoureux dans cette comédie dramatique douce et nostalgique où le renoncement apparaît comme seule alternative à un certain bonheur.
Difficile de se faire une opinion quant à ce film. En insérant - l'air de rien mais tout de même - des enjeux sociaux dans son scénario, Emmanuel Mouret sort du marivaudage pur auquel il nous avait habitué et réalise un drame déguisé. La pointe de cynisme contenue dans de précédents films du réalisateur est accentuée et nous laisse un goût amer - c'est à la fois le principal mérite et la surprise un peu douloureuse du film. C'est avec l'apparition du personnage de Caprice, joué par Anaïs Demoustier, que le film prend son essor - quoi que le reste de la distribution ne démérite pas.
Magnifique photographie, scénario intéressant et parfaitement écrit, dialogues travaillés, jeu d'acteur convaincant, et mise en scène touchante. Un régal dans le paysage français.
Hilarant dès les premières secondes. Joué un peu faux et forcé à l'occasion mais les blagues sont tout simplement trop nombreuses et hilarantes pour ne pas aimer. Et l'histoire est imprévisible. Même la fin est ouverte.
Le problème majeur du film : son acteur principal. Une catastrophe... sans V.Efira j'aurai tenu 20 minutes .. l'un des films où j'ai le plus souffert ...d'ennui ! et le jeu d'acteur de Mourret qui n'en ni le physique ni le talent... Le caprice pour lui c'est d'être devant la caméra ... il devrait penser aux spectateurs et y renoncer pour toujours ...
Une jolie comédie sentimentale dans le style particulier de Emanuel Mouret. Le personnage qu’il incarne est attachant par sa sincérité, qui confine à une forme de naïveté, et par sa maladresse, due à un manque d’assurance. L’originalité de son jeu d’acteur, à l’encontre des convenances habituelles, peut en déranger certains, mais il est un élément constitutif de la saveur particulière de son cinéma. L’humour en est le ton général, un humour inventif, parfois relevant du burlesque, qui ne tombe jamais dans la facilité. Les dialogues sont recherchés et savoureux. On passe donc un excellent moment devant cette intelligente fantaisie, non dénuée de quelques réflexions pertinentes, et qui se clôt par une ultime note douce-amère, à la façon de Woody Allen.
Difficile d'adhérer au cinéma décalé d'Emmanuel Mouret ; avec " Caprice" il nous propose une " Comédie" qui ressemble à une pièce de Boulevard. Son scénario nous propose un "rêve éveillé" auquel on a énormément de mal à croire ; les dialogues sont insipides ou pompeusement déclinés comme au théâtre classique. Le rythme est lent, malgré les nombreuses situations saugrenues qui se suivent et se ressemblent. Quant au casting, il se révèle difficile à évaluer, ne sachant si ce sont les comédiens ou les rôles qui faillissent.
Pas mon préféré des films de Mouret à cause d’un scénario devenant poussif, mais une belle image, de l’humour au début et une bonne musique à la Paul Desmond de Giovanni Mirabassi.
J’aime toujours le style « Marivaux du 21ème siècle » d’Emmanuel Mouret, mais j’ai trouvé les situations de cet opus un peu en dessous des films déjà vus, sans doute à cause de quelques longueurs et de situations un peu trop irréalistes ( le côté tombeur d’Emmanuel Mouret...). Néanmoins, j’apprécie toujours cette délicatesse d’âme qui fait tant défaut aujourd’hui, et tant la prise de vue que la bande son sont toujours au top.
Caprice, mais au secours, quoi. Une peau de colle pareil je porte plainte et je fais en sorte qu'elle neml'approche à plus de 100 m. Et le personnage principal est d'une mollesse insupportable, on a envie de le secouer, 20 fois j'ai eu envie de crier au personnage " mais casse-toi au lieu d'être aussi niais là putaaiiiiin mais c'est chiaaaant en fait !" Bref, un personnage écrit avec les pieds et interprété par un mollusque sous morphine.
Pourquoi n'ai-je pas découvert Emmanuel Mouret avant, c'est exactement le cinéma que j'aime. En fait je trouve le film admirablement bien écrit, parce qu'au début tout très vite, Clément est amoureux d'une actrice et un concours de circonstance improbable en quelques minutes de film il arrive à vivre avec elle et à filer le parfait amour. Et c'est là que c'est fabuleux parce qu'on sent, rien que dans la mise en scène qu'un coup de téléphone va être l'élément perturbateur de toute cette belle histoire.
L'élément perturbateur c'est Caprice. Elle est jouée par la merveilleuse et délicieuse Anaïs Demoustier et je tiens à dire que n'importe quel autre film son personnage aurait juste été flippant, un tarée amoureuse d'un mec et qui refuse absolument de le laisser tranquille, mais que là Mouret en la filmant arrive à retirer absolument tout le côté glauque. Elle est juste pétillante et mignonne, elle ne veut que de l'amour et rayonne de bienveillance ce qui empêche toute mauvaise interprétation de son personnage.
Même si je reste persuadé que s'il était joué par quelqu'un d'autre que Demoustier ça n'aurait pas forcément fonctionné.
Et j'ai aimé la manière avec laquelle Mouret prend le problème à l'envers, souvent le personnage tenté par l'adultère n'est pas une relation idyllique avec la femme de ses rêves et c'est justement la femme de ses rêves qui vient le tenter. Le personnage doit donc en général faire une choix, la femme de ses rêves, soit sa vie bien rangée.
Là, le personnage de Mouret vit avec la femme de ses rêves et une fille débarque dans sa vie et vient semer le trouble. Donc forcément il n'y a pas de dilemme, il préfère le personnage joué par Efira (ce qui est une faute de goût à mon humble avis) et pourtant le trouble s'installe quand même.
En fait c'est un beau film sur le choix, lorsqu'on se met en couple on peut le faire pour tout un tas de raisons, mais ce qui le rend solide c'est lorsqu'on fait le choix d'être avec cette personne alors qu'on aurait pu faire un autre choix. Et donc ce qui commence par une comédie romantique avec un héros grand rêveur et un peu burlesque se termine avec un côté doux amer où il faut choisir entre deux femmes merveilleuses et choisir c'est renoncer.
Vraiment je trouve la extrêmement belle et touchante parce qu'elle arrive à saisir ce que c'est que ce renoncement, le fait de laisser quelqu'un derrière soi de, malheureusement, choisir de ne plus le voir.
Venant d'enchaîner Vénus et Fleur du même Emmanuel Mouret filmé plus d'une décennie plus tôt avec Caprice, on sent que là on a un film avec un propos beaucoup plus mature, rappelant finalement un peu celui de son dernier film : Les Choses qu'on dit, les choses qu'on fait.
Il faut choisir, on a beau aimer, à un moment donné il faudra choisir, et choisir, c'est renoncer.