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Paul Roux
13 abonnés
81 critiques
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2,0
Publiée le 15 juin 2015
Pas très inspiré le dernier opus d'Emmanuel Mouret. Le scénario est prévisible. On s'ennuie un peu, surtout dans la première partie. N'est pas Woodie Allen qui veut.
Je suis mitigée. S un côté je trouve que cest un film plat, une histoire banale mais d un autre côté j'ai bien aimé le role que joue Anais Demoustier. Je la trouve attachante. Mais bon ce film est trop banal pour être diffusé au cinéma. Virginie Effira est plutot pas mal en tant qu actrice, très naturelle.
je me suis vraiment ennuyée, failli partir dans la 1ère 1/2 h. Romance à 3 sous, chassé croisé amoureux qui aurait pu être pathétique au 19ème siècle..... quant au pantin interprété par Emmanuel Mouret.... Quelle sinécure !!! seule Virginie Effira tire son épingle du jeu ! Nous étions 2 dans la salle... c'était mérité !
Dans Caprice, Emmanuel Mouret manie plutôt à bon escient l'art de l'imbroglio amoureux. Alors que l'actrice qu'il admire, Alicia, est devenue sa compagne, il la trompe, presque par politesse, avec Caprice, comédienne débutante le poursuivant de ses assiduités. Le charme du film est absolument indéniable, de par l'univers quelque peu désuet dans lequel évoluent les personnages : l'ambiance rappelle les comédies américaines des années 50, notamment à travers le personnage interprété par Virginie Efira, vamp élégante coiffée à la Veronica Lake.
Ce chassé-croisé amoureux ne relève pas toujours de l'évidence, Mouret s'amusant à tromper le spectateur avec ses idées reçues, au risque parfois de le perdre : ainsi, le personnage du meilleur ami (Laurent Stocker) peine à véritablement convaincre et à prendre toute sa place dans cette histoire, son rôle étant clairement utilitaire dans le film. En revanche, le trio Clément-Alicia-Caprice est savoureux, notamment grâce aux jeux des 3 comédiens, Virginie Efira apportant une subtilité encore jamais montrée et Anaïs Demoustier dévoilant, comme à son habitude, son charme piquant. Au centre, Emmanuel Mouret oscille entre un Woody Allen et un Charlie Chaplin (cf. la scène avec les béquilles). Le film n'est toutefois pas totalement comique ; en témoigne la fin magnifique, rebattant les cartes sur la voix off de Clément. Au petit jeu de la séduction, Caprice le remporte haut la main.
L'inconditionnel d'Emmanuel Mouret que je suis ne peux qu'admettre que ce nouvel opus est moyennement réussi. Le dilemme face auquel se trouve habituellement les personnages ne prend jamais vraiment et nous laisse sur notre faim. On dirait que Mouret veux s'éloigner un peu de son style en faisant un film plus standard et donc moins intéressant que quand il est totalement lui-même, décalé, presque absurde donc plus drôle et touchant à mon sens.
Charlie Chaplin, Pierre Richard et maintenant Emmanuel Mouret. Dans tous les pays et à toutes les époques, l'image du rêveur maladroit a toujours fait rire, et pleurer. Banco, cela fonctionne encore en 2015.
Clément, instituteur divorcé, va faire la rencontre d'Alicia, comédienne renommée. Première soirée, premiers baisers, premiers émois. L'actrice qui le fascine devient sa fiancée, tandis que Caprice, jeune femme pleine de fougue, commence à lui faire des avances... Ce triangle amoureux, maintes fois revisitées, a le vent en poupe en ce moment en France. À trois on y va s'avérait être une histoire forte et complexe. Caprice lui, déborde de charme et de générosité.
La flagrante naïveté qui enveloppe ce récit n'est finalement rien d'autre qu'une arme pour Mouret, un moyen d'exposer ses sentiments et de faire ressurgir ses plus vieux fantasmes d'auteur. En s'entourant de deux magnifiques actrices (l'intimidante Efira et l'agglutinante Demoustier), le réalisateur nous fait une leçon de romantisme. Un tourbillon de sentiments s'envole alors et vous prend au passage, afin de laisser place aux doutes et à la complexité du désir.
Qui aime t-il et que veut-il ? A travers cette question à-priori simple se dessine une narration fraiche et pétillante, où l'humour prend toujours le pas sur le sérieux. Par l'intermédiaire de ce grand personnage dégingandé, Mouret fait une étincelante déclaration d'amour aux femmes, et plus particulièrement aux comédiennes. Quant au surjeu de certaines scènes, il s'explique simplement par l'essence même du sentiment amoureux : l'excès.
Trop bien. Belle musique, un bonhomme très humain qui a du mal â assumer toutes ses filles magnifiques qui lui tombent dans les bras. On envie ses atermoiements!
Une approche très théâtrale dans le jeu des acteurs, s'apparentant à du deuxième degré. Et cette comédie légère nous séduit par son originalité et la fraîcheur des personnages, surtout bien sûr Caprice.
Ce nouveau film d'Emmanuel Mouret démarre sous les meilleurs auspices pendant 30-40minutes façon "coup de foudre à Notting Hill" où un instituteur rencontre une actrice, d'autant plus que cette actrice est incarnée par la sublime Virginie Efira. Les choses se gâtent ensuite quand le personnage de Caprice vient s'immiscer dans leur couple, dés lors l'humour et le romantisme s'étiolent progressivement jusqu'à la fin certes rassurante mais pas très bien amenée.
Marivaudage à la façon de Rohmer, mais à la sauce Mouret, avec des dialogues souvent savoureux et sans refaire les films précédents. L'acteur-réalisateur maîtrise bien sa caméra. L'inventivité du scénario se double de plein de petites choses drôles et émouvantes. Les acteurs sont justes. Mention spéciale à l'excellente Anaïs DEMOUSTIER, aussi émotionnellement troublante que sûre de son jeu. On en redemande !
Caprice, avec ce titre on attend Anaïs Demoustier (Caprice donc) sinon dans le rôle principal au moins prenant énormément de place au centre du scénario. Mais non, ni l'un ni l'autre et c'est bien là le problème de cette mise en scène mal ficelée. Eric Rohmer, le maître de ces triangles amoureux, aurait sans doute fait de Caprice un personnage moins passif et donc autrement plus perturbateur et calculateur. Ne sachant pas quel rôle jouer, les acteurs ne jouent pas. Il vivent. On les suit. Comme Caprice arrive assez tardivement dans le scénario, on se dit c'est bon ça va réellement commencer maintenant et que tout le reste n'était qu'une (trop) longue mise en place des personnages. Mais non, tout le reste c'était presque déjà tout le film. Déception.
Un beau film, joliment troussé, bien écrit, bien mis en images, bien mis en musique, avec juste ce qu'il faut de "grossièreté" dans le trait des situations pour éviter d'être caricatural ou benêt. A voir ou revoir, sans idées préconçues ni intellectualisme primaire, simplement pour se faire plaisir ou se remonter le moral. Pour passer un bon moment avec soi même ou pour se dire que finalement on a bien fait de se lever ce matin. Le reste n'est que littérature.
Une tout petite étoile quand même pour Virginie Elfira qui est très bien et très naturelle comme d'habitude, mais pour le reste, quelle purge. J'ai quelques centaines de films derrière moi mais je crois bien que je ne me suis jamais autant ennuyé dans une salle de cinéma, que je n'ai jamais eu envie de la quitter avant la fin (certains ne se sont pas gênés pour le faire). Un film où il ne se passe rien déjà qui devient d'un ennui mortel de par l'interprétation de Emmanuel Mouret, juste insupportable et fade à un point qu'il n'existe pas de superlatif suffisant pour le décrire.