Les Huit salopards
Note moyenne
4,1
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1 600 critiques spectateurs

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Tarasboulaba
Tarasboulaba

43 abonnés 155 critiques Suivre son activité

0,5
Publiée le 6 janvier 2016
le dernier Tarentino: 2h48 de blabla insupportables (10 sec. de dialogue 10 sec. de silence pour faire durer, durer, durer) se passant presque entièrement en huis clos dans une seule pièce et se terminant en une immonde boucherie écoeurante. Très très décevant. Il en perds le Quentin !
virginie L.
virginie L.

20 abonnés 78 critiques Suivre son activité

0,5
Publiée le 10 janvier 2016
Une moitié d'étoile pour Samuel Jackson qui est toujours aussi bon, même dans un navet.
Le reste ? The hateful eight qui a un scénario aussi épais qu'un papier à cigarette est un spectacle indigent.
Pourtant dieu sait que j'apprécie Tarentino habituellement, mais cette fois, ce sera un énorme NON !

Non à ce huis-clos sans saveur, sans épaisseur et pire encore, sans surprise. En fait de western et de grands espaces, on se contentera de quelques (trop) rares plans dans la neige.
Les acteurs sont mauvais, c'est la seule expression possible. Entre le shérif campé en une sorte d'abruti qui passe son temps à répéter tout ce que les autres disent, et Kurt Russel qui lui, passe le film presque entier à menacer tout le monde avant de céder systématiquement, pas grand chose à se mettre sous la dent.
Dans les années septante, on voyait beaucoup mieux au Théâtre ce soir, et pour moins cher.

Une (petite) mention pour la musique d'Ennio Morricone en début de film, malheureusement totalement négligée par le réalisateur au bout de dix minutes.

Un film à oublier très vite en espérant que Tarentino retrouve très vite sa verve dans des projets autrement plus ambitieux. Il est très loin, Django unchained...
anonyme
Un visiteur
1,0
Publiée le 12 janvier 2016
Quelle déception ! Moi qui me faisait une joie d'aller voir ce nouveau Tarantino .......mon Dieu que c'est LONG, mais long ......des lenteurs, des dialogues inutiles .....on s'ennuie ferme, on s'assoupit un peu, on se réveille, il ne se passe rien ....Alors oui, les décors naturels au début du film sont magnifiques , les acteurs ont tous des vraies "gueules" , l'hémoglobine coule à foison ....mais, ça ne fait pas un bon film tout ça .....j'ai vraiment le sentiment d'avoir perdu 2 h 50 de ma vie .....à éviter !
selenie

7 446 abonnés 6 655 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 7 juillet 2025
8ème film de Quentin Tarantino, second western également bien que QT insiste assez pour signifier qu'il s'agit avant tout de son premier "film d'horreur". 2h47 d'un western qui revisite des films comme "Rio Bravo" , "La Chevauchée des Bannis", "La Chevauchée Fantastique", "Vorace" et même "The Thing"... S'il y a plusieurs actes (7) le film est en réalité coupé en 2. Au 4ème acte la tension monte d'un cran, le jeu de massacre débute fort et ne vas plus s'arrêter. D'un grande densité, semé de trouvailles et d'idées de mise en scène QT signe encore une fois un grand film... Mais on confirme aussi que son huitième film est bien le 8ème !
ZZelig
ZZelig

17 abonnés 51 critiques Suivre son activité

0,5
Publiée le 21 janvier 2016
Comme Tarantino n'a jamais été un grand cinéaste à l'égal d'un Kubrick, ce nouvel opus a vu disparaître le faux second degré. Les deux derniers exaltaient la vengeance et le ressentiment mais Tarantino ne sait faire qu'une chose : du bavardage et un étripage sanglant. Si le film glose pendant une heure et demi ! (ce qui qualifierait un film français au fin fond de l'enfer critique), le reste n'est qu'un règlement de compte (avec aussi beaucoup de bavardage). C'est tout. Ce qui en dit long sur son intérêt de l'être humain, réduit à des animaux qui ne pensent qu'à s'entretuer, à se mutiler, à se faire souffrir. Vomissements,gerbes de sang, tête éclatée, demembrements et j'en passe. spoiler: La scène où la femme au visage maculé de sang gigote pendue à une corde et agitant le bras coupé en dit long.
La complaisance de son cinéma vis-à-vis de la violence et du sadisme est symptomatique du nihilisme contemporain. Disparition de toute pensée et de tout cerveau.
Elias El Atlassi
Elias El Atlassi

8 abonnés 7 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 15 novembre 2024
Les Huit Salopards est un véritable bijou de Quentin Tarantino, qui mélange habilement suspense, humour noir, et dialogues percutants dans une ambiance western unique. Ce huis clos est d’une intensité rare, avec une photographie sublime qui exploite pleinement les paysages enneigés du Wyoming et l’atmosphère confinée de l’auberge, créant une tension palpable tout au long du film.

L’originalité du film réside dans sa construction narrative et ses dialogues ciselés, qui sont typiques de Tarantino mais ici poussés à leur paroxysme. Les plans-séquences sont superbement exécutés, permettant de capturer chaque détail des personnages et de leurs interactions subtiles, renforçant l’immersion et la complexité des relations.

La musique, signée Ennio Morricone, ajoute une profondeur et une ambiance sinistre à l’ensemble, s’accordant parfaitement à l’univers du film. C’est une composition à la fois inquiétante et élégante qui amplifie les moments de suspense, rappelant les grands classiques du western tout en y ajoutant une touche sombre et moderne.

Les performances des acteurs, de Samuel L. Jackson à Kurt Russell, sont toutes exceptionnelles, incarnant des personnages aussi détestables qu’intrigants. Tarantino nous offre un récit captivant où chaque personnage a ses propres secrets, et où la violence éclate avec une brutalité inouïe. Les Huit Salopards est un film magistral, qui montre le talent de Tarantino pour manier les codes du cinéma avec brio. Un incontournable pour les amateurs de films de genre et de westerns modernes.
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 11 janvier 2016
Western moderne ? Hommage au genre par un cinéphile averti ? Pour une part sans doute, mais avant tout un authentique opus de Quentin Tarantino. Un des auteurs les plus inventifs du cinéma US distille tout son savoir-faire, réaffirme son identité, appuie tous ses maniérismes avec grandiloquence, comme s'il voulait enfoncer le clou après pas loin de 25 ans d'activité à Hollywood. En effet, une ambiance « fin de cycle » nimbe le film, une apparente volonté de boucler la boucle de manière éclatante, de reproduire les ingrédients faisant la force des précédentes œuvres du réalisateur au point de constituer une sorte de best of : la tension d'un huis-clos belliqueux à la Reservoir Dogs, le montage ingénieux et l'alternance des points de vue de Pulp Fiction, l'époque et les thèmes communs avec Django unchained, les dialogues étirés sur des détails d'apparence insignifiants comme dans Boulevard de la mort (l'ennui en moins), éléments auxquels il faut ajouter un casting composé de figures connues des films de Tarantino (Michael Madsen, Samuel L. Jackson, Tim Roth, Kurt Russell…) et la bande-son du légendaire Ennio Morricone. Le compositeur italien de 87 ans s'est tout spécialement remis à l'ouvrage pour l'occasion, après avoir vu d'anciens titres peupler Kill Bill Volume 2 et Inglorious Basterds.
Autrement dit rien de nouveau dans le désert ? Et bien non, l'exploit est là, Tarantino parvient à magnifier l'outil à sa disposition sur le fond comme sur la forme. Il tire parti d'une histoire on ne peut plus simple en redistribuant plusieurs fois les cartes en chemin, parvenant ainsi à manipuler le spectateur en continu, à multiplier les contre-pieds sans sacrifier le moins du monde la cohérence. Il transcende des décors minimalistes par une esthétique soignée et le choix d'un cadrage élargi comme le cinéma n'en ose plus. Séparément les procédés du réalisateur ne seraient que gadgets, mis bout à bout ils sont la substance de l’œuvre. Une lettre à la signature prestigieuse, un café au goût douteux, une porte à la fermeture récalcitrante, un bonbon laissé à l'abandon sur le sol, un succulent ragoût, autant de prétextes à disserter de longues minutes entre les personnages. Un moyen surtout d'obtenir des informations les uns sur les autres, avant que le chaos succède à la suspicion. La montée en puissance est renforcée par le découpage en six chapitres (un très old school entracte de quinze minutes étant censé succéder au 3e chapitre) et le jeu survolté des acteurs. Victimes et bourreaux s'inversent régulièrement dans un jeu dangereux pour faire tomber les masques. À tout moment transpire le plaisir cinéphile contagieux de l'auteur...sa jubilation complaisante diront ses détracteurs.
La promotion du nouveau Tarantino insistait sur le chiffre 8. Pour les huit salopards mentionnés dans le titre ? Accessoirement. Grâce à un décompte astucieux, ce film « devenait » le 8e du réalisateur, les deux volumes de Kill Bill (2003-2004) ne valant plus qu'un tandis que les réalisations partielles telles Four Rooms (1995) ou Sin City (2005) échappaient à la numérotation. Impossible d'y voir une coïncidence quand on connaît le fétichisme exacerbé de l'auteur. Insister sur ce point c'est une manière d'assumer un peu plus le produit fini, de revendiquer sa place dans l'histoire du cinéma. Alors huitième Merveille du monde The Hateful Eight ? Assurément exagéré. Chef d’œuvre du septième art ? Dans son genre, oui.
bolt
bolt

156 abonnés 830 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 25 janvier 2016
Les 8 salopards est une western absolument épatant. Le scénariste est grandiose, et les acteurs transcendent le film par leur talent d'interprétation. Tarantino signe un film parfait, qui parvient à surpasser son précédent long métrage.
Scorcm83
Scorcm83

121 abonnés 508 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 17 janvier 2016
En grand amateur du bonhomme, je ne rate jamais une seule de ses nouvelles oeuvres que j'essaie de ne manquer sous aucun prétexte lors de leur sortie en salle. Pour ce Hateful Eight, j'ai eu la chance de pouvoir le visionner dans son format d'origine et selon les conditions du réalisateur, à savoir en projection pellicule 70mm, avec ouverture et entracte, le tout dans une version longue bénéficiant de huit minutes bonus. Autant dire que l'expérience fut pour le moins exceptionnelle et qu'elle influencera certainement de manière positive ma critique.

Ceci étant dit, qu'en est-il de ce Hateful Eight ? Et bien j'ai eu l'impression d'assister à un film somme. Une oeuvre pour laquelle le réalisateur américain ne s'est rien refusé, tout ce qui le caractérise Tarantino est dans The Hateful Eight mais à la puissance maximale : dialogues à rallonge, déchaînement de violence gore, le Western dans ses thèmes et son esthétique, la vengeance, le racisme, et enfin la nostalgie des années 70 pour les conditions de projection. Le tout livré au sein d'une oeuvre d'environ trois heures divisée en sept chapitres dont les trois premiers composent la première partie et les quatre derniers composent la seconde partie.

Les deux premières choses que l'on remarque, c'est la photographie (Robert Richardson) et la musique (Ennio Morricone).
La photographie est sublime, le cadre extra large choisi par Tarantino nous propose dés l'ouverture des plans extraordinaires sur les paysages enneigés du Wyoming. Mais par la suite, la largeur du cadre sera paradoxalement utilisée pour établir des rapports de force entre les personnages dans des espaces plus sombres et confinés, en total contraste avec les extérieurs immaculés. Si il y a une chose qui est claire dés le départ, c'est que ce choix du format 70mm est génial et surtout extrêmement bien maîtrisé par le cinéaste.
Cette photographie est par ailleurs sublimée par la composition d'Ennio Morricone. Comme le dit Tarantino lui même, la bande son tire plus du côté du film d'horreur que du Western, et on comprend vite pourquoi.

Car il est évident que ce Hateful Eight est sans aucun doute l'un des films les plus gores et les plus glauques de Quentin Tarantino. Par contraste avec un Django Unchained qui m'a paru fun et décalé, The Hateful Eight est loin d'être la pièce de théâtre dynamique et déjantée que la bande annonce nous laissait entendre. Le film m'a surpris par sa "noirceu"r. Je me suis même parfois senti mal à l'aise (dans le bon sens du terme), un sentiment que l'on retrouvait notamment devant l'introduction d'Inglourious Basterds, dans la cave de Pulp Fiction ou à travers la totalité de Reservoir Dogs, et pour The Hateful Eight c'est surtout en seconde partie et en fin de première partie. Ce qui me permet d'embrayer sur un autre point très important.

Les deux parties qui composent ce film sont inégales. J'ai trouvé la première légèrement bancale dans le sens ou les moments forts côtoient les moments plats et presque inintéressants. Certains passages dans la diligence sont en fait de longs dialogues qui n'ont pas la piqué ni la force dramatique ou comique habituelle du cinéaste. De plus, par le confinement exacerbé de l'espace, on se retrouve avec une mise en scène pour le moins classique qui empêche Tarantino de développer tous ses outils usuels de mise en scène. Les tensions dramatiques et cinématographiques sont donc amoindries et on se retrouve parfois à attendre impatiemment la scène suivante tant les situations traînent en longueur. Même constat pour la fin de la première partie qui opère une désagréable coupure de rythme malgré la mise en place de nouveaux éléments d'intrigues.

Cependant, et c'est là qu'on rentre dans la véritable force de ce film, la seconde partie est juste G-E-N-I-A-L-E (dédicace aux échos de sortie de salle). Les dés sont à nouveau jetés, les éléments d'intrigue sont renversés, le scénario et les situations se débloquent enfin pour nous offrir de purs moments Tarantinesques, pour le coup diablement bien écrits et mis en scène. Tout est débridé et prend forme pour laisser le spectateur accroché au siège jusqu'au générique de fin. Et c'est précisément là que Tarantino touche au génie. Tout le film vaut pour la puissance des quatre derniers chapitres et l'on comprend à ce moment là pourquoi la première partie a pris autant de temps pour justement prendre son temps.

Le film est par ailleurs servi par une brochette d'acteurs comme d'habitude surexcités mais dirigés d'une main de maître par le chef d'orchestre. Jennifer Jason Leigh est excellente, Samuel L. Jackson aussi bien évidemment, mais c'est avec un grand plaisir que l'on retrouve Kurt Russel après l'excellent Boulevard de la Mort mais également Walton Goggins qui a enfin un vrai rôle à sa mesure.

En bref, The Hateful Eight est sans aucun doute l'un des meilleurs films de 2016 alors que l'année n'a pas encore commencé. Il traîne parfois en longueur en première partie à cause de dialogues lourdeaux et de coupures de rythme amères, mais nous propose une seconde partie intense, tendue et explosive dans la lignée des meilleurs films de Tarantino. J'ai eu l'impression d'y voir un mélange parfois un peu surdosé de Reservoir Dogs, Inglourious Basterds et Django Unchained.
En tout cas, rares sont les réalisateurs à nous proposer des expériences de cinéma similaires, et les quelques défauts cités sont au final beaucoup de pinaillage pour une oeuvre cinématographique pareille. Quand on s'appelle Quentin Tarantino et qu'on met en exergue dés l'ouverture "The 8th Film of Quentin Tarantino", il faut parfois le payer !

Bref, allez voir ce film, c'est encore et toujours un bon cru.

PS : Si vous avez la moindre occasion de le voir en 70mm, courrez y, l'expérience vaut largement le coup.
dagrey1
dagrey1

107 abonnés 655 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 12 janvier 2016
Avec "les 8 salopards", Quentin Tarantino récidive dans le
western après "Django unchained". Le film est essentiellement un huit
clos ou "8 salopards" sont bloqués dans un chalet durant une tempête de
neige dans le Wyoming. Dés l'entame du film, le ton est donné sur les
premières notes de la musique d'Ennio Morricone et un gros plan sur un
Calvaire enneigé derrière lequel on voit poindre une diligence.

Les protagonistes majeurs du film se rencontrent les uns après les autres
(le commandant Warren (Samuel Jackson), le bourreau (Kurt Russel), la
prisonnière Daisy Domergue (Jennifer Jason Leigh) puis chris mannix dit
le shériff (interprété par Walton Goggins).

Dès le début du film, on est dans l'univers familier de
QuentinTarantino: beaucoup (trop?) de dialogues (triviaux) la plupart du
temps, on sent la méfiance et l'hostilité naissante entre les
différents protagonistes qui se connaissent tout du moins de réputation. La diligence arrive au chalet de Minnie où ces
4 salopards vont en rencontrer 4 autres...

Avec ce film, Tarantino met un pied dans l'intrigue policière à la
Agatha Christie, l'ombre "des dix petits nègres" planant sur le scénario
qui est assez travaillé. J'ai personnellement apprécié le film, la
vision de l'ouest du réalisateur, aux antipodes des westerns de John
Ford et de son acteur fétiche John Wayne, qui nous livre une vision
complétement désenchantée et impitoyable de l'Ouest américain au XIXème
siècle.

Le casting est bon, certains acteurs sont de grands habitués des
films de Tarantino: Samuel Jackson toujours aussi cabotin, Kurt Russel,
Tim Roth, Michael Madsen et Jennifer Jason Leigh (ceux qui ont vu jeune
femme partage appartement ne l'ont pas oublié) qui fait un retour
gagnant . Les spectateurs ne peuvent qu'avoir été impressionnés par ce
qu'elle endure durant la totalité du film, l'actrice ressemblant à la
fin du long métrage à une actrice échappée d'Evil Dead" ou de "Carrie au
bal du diable".

La bande originale d'Ennio Morricone est de toute beauté.

Petite précaution d'usage: le film est gore, la fin morbide et les
dialogues assez triviaux et donc plutôt réservé à un public averti
(l'interdiction moins de 16 ans lui aurait fermé les portes d'un succès
commercial d'où l'interdiction moins de 12 ans avec avertissement).
Jo R
Jo R

24 abonnés 104 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 9 janvier 2016
C'est un très bon Tarantino, mélange de huit clos et pièce de théâtre. Rare sont les réalisateurs qui se lancent dans un tel projet avec un casting aussi alléchant et une histoire de Western!
Les répliques fusent, l'action nous emmène dans un scénario bien ficelé et cette orgie décalée est toujours aussi excellente au travers des chapitres. (Retour vers Réservoir Dogs)
ça pourrait être un poil long à première vue mais il fallait bien ça pour s'imprégner de chaque personnage.
Le film le plus décalé de Tarantino et c'est bien ça qu'on aime dans son style bien à lui!
7eme critique

622 abonnés 2 778 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 10 janvier 2016
Pour ce huitième film de Quentin Tarantino, voici huit salopards dans un huis-clos !
Pour les fans du cinéaste, apprêtez-vous à découvrir un exercice différent de ses dernières réalisations. Effectivement, il va falloir s'accrocher dans ce long-métrage au démarrage extrêmement lent. Avec une ouverture de près de 45 minutes de dialogue à bord d'une calèche, ça peut surprendre, ça peut ennuyer également... Le film se qualifiera donc comme étant très long à démarrer, mais cependant entraînant pour peu que l'on se laisse prendre au jeu de ces dialogues brillamment écrits, reflétant bien le style du cinéaste. Et c'est avec cette qualité d'écriture, et les excellentes prestations des acteurs, que le film arrivera à accrocher le spectateur ; car en effet, le scénario en lui-même n'est pas si impressionnant que cela. On connaît bien entendu la qualité d'écriture du cinéaste, on sait qu'il aime s'entourer de gueules prestigieuses, et qu'il prend un malin plaisir à confronter les blancs et les noirs sous des dialogues racistes (ce dernier aspect présent dans nombreux de ses films commence d'ailleurs à devenir répétitif et agaçant) ; les seules véritables surprises de ce long-métrage résideront donc uniquement dans des assassinats inattendus. Tarantino réitère l'expérience du bla-bla en huis-clos, rappelant la technique d'un certain "Reservoir dogs", mais cependant clairement moins bluffant. "Les huit salopards" reste un très bon film, à défaut d'être un très grand Tarantino.
Cinememories

584 abonnés 1 664 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 18 juin 2022
Je n’ai jamais été déçu par une œuvre de Quentin Trantino ! Cela ne changera pas de sitôt !
C’est au commande de son nouveau western « Les Huit Salopards » qu’il revient en salle, pour le meilleur et pour le pire. On parlera cette fois d’une film plus traditionnel, mais qui ne reste pas moins marié à d’autres genres, comme à son habitude.
En deux mots, « puissants et bluffant » ! De quoi nous tenir en haleine jusqu’à la dernière seconde, on nous livre une traque sans merci où la loi et la justice ne se résume qu’à un jugement personnel. Les huit salopards présentés adoptent bien cette description. Chacun réagit différemment quand il a la conscience dans l’arme. Et maintenant que les pièces se déposent à petit feu, passons aux personnages, tous plus emblématiques les uns que les autres.
La narration et la mise en scène de Tarantino aide grandement. Il rend à son univers la tension et le suspense intense. On passe moins par l’observation, car on nous invite à s’attacher à eux.
Tous mériteraient qu’on s’attarde sur eux, au moins pour leur prestation convaincante. Mais on ne gardera que le noyau de la meute.
Samuel L. Jackson campe un ancien vétéran qu’est le commandant Warren. Homme de couleur, devenu chasseur de prime, il a traversé l’enfer de la guerre de Sécession avant de rendre sa propre justice. Sa présence renforce la cohésion des personnages autour d’un duel pour identifier la menace. Chacun un ennemi potentiel pour l’autre. La vermine est toujours discrète et sournois.
Kurt Russell incarne John Ruth, du même tramp que Warren, mais en un peu plus distrait. Il divertit par des discours platoniques, sans pour autant être vulgaire ni menaçant. C’est en tout cas le sentiment que l’on retient.
Quant à Jennifer Jason Leigh, elle joue la prisonnière de Ruth. Une psychopathe bien prononcé par son maquillage irréprochable et son jeu d’actrice remarquable. Et quand apparait Walton Goggins, dit le Shérif, on a au moins atteint les couleurs pourpres du film… Il apporte le dernier élément qu’est l’hésitation. Ne s’illustrant pas directement telle une brute, sa conscience viendra mêler suffisamment de doute pour meubler le dénouement, toujours aussi spectaculaire que jouissif.
On n’ira pas plus loin, car il faut y avoir goûté pour comparer.
Et n’oublions pas Ennio Morricone, sans qui la fraicheur de ses notes ne nous aurait pas atteint dans ce blizzard de folie. Un régal auditif qui accorde le rythme d’un huis-clos machiavélique !
Il n’est que plus recommandé aux amateurs de Western ou au jeu viscéral de Tarantino de contempler cette dernière merveille !
Arthur Debussy
Arthur Debussy

189 abonnés 772 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 15 août 2017
S'il y a quelque chose que je ne comprends pas avec Tarantino et ses adorateurs, c'est le fait de trouver jouissif des mecs qui gerbent du sang, qui se font exploser la tête ou couper le bras à coups de machette... Ou pire, de casser le nez et la mâchoire d'une femme à grands renforts de coups de coude ou de pied. Hilarant. Que ça choque, voire que ça fasse rire (jaune) tellement c'est excessif, à la limite... Mais trouver ça « super fun » ou « jouissif », non là ça me dépasse. Car que nous propose Tarantino ? Un petit jeu de massacre gratuit, bête et méchant, que seuls les sadiques en puissance sauront apprécier à sa juste valeur. Expert du copié collé, Tarantino pompe allègrement sur des vrais cinéastes : Kurosawa, Leone, Godard... qui eux, savaient raconter une histoire. Ici ça se traîne invraisemblablement : 2h47 de film, je veux bien si c'est « Les Sept Samouraïs », où chaque plan est à tomber, et pour le moins beau car travaillé (avec talent faut-il préciser, pour éviter tout malentendu et toute confusion avec le piètre faiseur bas du front qu'est Tarantino). Là on a des champs-contrechamps en veux-tu en voilà, des images sans intérêt, des cadrages mous, des objets qui parasitent les plans, bref une paresse honteuse, mal masquée par cet art si révéré de nos jours de la citation, et non plus de la création, car c'est has been de créer quand il suffit de flatter le spectateur et le critique en plaçant quelques références bien senties ici et là. Tarantino nous prend pour des buses et nous refait pour la huitième fois (car c'est son huitième film, on le saura : trop intelligent le mec, il a mis des huit partout. On m'a dit que c'était le double du nombre de ses neurones, ça doit donc être un signe) le coup du scénario en casse-tête chinois. Sauf que là il s'est pas trop cassé la tête, et qu'un flash back suffira à révéler le pourquoi du comment, sauf qu'en fait on s'en fout. Tout ça pour ça ? Je veux dire, un scénario à l'envers, est-ce là tout l'intérêt, toute la puissance de ce film et de Tarantino ? Un simple exercice de style (pour ne pas dire un effet de manche), est-ce que c'est ça le fameux « Hateful Eight » tant attendu ? Hélas oui, j'en ai bien peur. Un exercice de style vain et douteux (mais là je me répète, je dis ça de chacun de ses films). Des acteurs qui cabotinent à n'en plus finir, une pâle resucée de « Reservoir Dogs », qui avait au moins le mérite d'innover (il faut dire qu'à l'époque on découvrait Tarantino, il ne nous avait pas encore saoulé par sa connerie crasse). Et puis les dialogues, il faut en parler des dialogues. Des tirades de 20 minutes pour parler de la pluie et du beau temps, et accessoirement « chier des nègres » (sic, je cite le Grand Monsieur qu'est Tarantino). Jouissif. Trop jouissif. Le mec sort des blagues racistes à faire pâlir Le Pen toutes les 3 secondes ou nous parle de sa bite pendant un quart d'heure, ça c'est vraiment le summum du jouissif. Bref, je vais m'arrêter là de citer Taranticon pour notre bien à tous, et préfère vous prévenir : si vous avec plus de 15 ans d'âge mental, passez votre chemin.
Marcel D
Marcel D

113 abonnés 212 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 24 janvier 2016
Un Tarantino honnête, avec une réalisation toujours aussi soignée. Une première heure très bavarde, sans crescendo au niveau tension... Le film démarre alors vraiment, dans le style très tarantinesque, mais sans grande originalité. J'ai bien aimé le film, mais je l'ai trouvé en dessous de la plupart des autres opus de l'ami Quentin !
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