Les Huit salopards
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cylon86

2 838 abonnés 4 430 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 8 janvier 2016
Pour son huitième film (si l'on considère les deux "Kill Bill" comme un seul film), Quentin Tarantino revient au western après "Django Unchained". Mais de western, "Les Huit Salopards" n'en a que l'ambiance et les gueules des acteurs. Tourné en 70mm, le film nous offre que très peu de plans larges et préfère concentrer son action dans une cabane isolée en plein blizzard, relais de diligence bondé en un soir glacial. Quand cela ne se passe pas dans le relais, cela se passe surtout à l'intérieur d'une diligence où les dialogues fusent. On est donc plus proches de "Reservoir Dogs" que d'autre chose et Tarantino a suffisamment le sens de la mise en scène pour nous offrir un western en huis-clos (ce qui est quasiment un paradoxe) sans nous ennuyer une seule seconde. Il est vrai qu'à chipoter, ces "Huit Salopards" a quelques longueurs. Mais des longueurs à la Tarantino, toujours brillantes, laissant éclater son talent de dialoguiste, de directeur d'acteurs et de metteur en scène. On parle donc beaucoup dans le film, on apprend à connaître les personnages, on découvre des trognes que l'on adore (Samuel L. Jackson, irrésistible et toujours gâté par le metteur en scène, Kurt Russell, Tim Roth, Bruce Dern, Michael Madsen, un surprenant Walton Goggins et une Jennifer Jason Leigh complètement dingue) et on se laisse aller dans l'ambiance, toujours sur le qui-vive car l'on connaît bien le cinéaste et l'on sait bien que lorsque la violence arrive chez lui, elle ne fait pas dans la demi-mesure. Et effectivement, à ce niveau-là on est gâtés. Surprenante, arrivant jamais quand on s'y attend, elle éclate dans la dernière partie pour faire gicler le sang et faire atteindre des sommets à un film qui bascule alors dans une folie et une noirceur inattendues mais totalement jouissives. Maîtrisant l'espace, le suspense et la violence, Tarantino orchestre un jeu de massacre minutieux qui prend le temps de s'installer pour encore plus surprendre (et délecter) sur sa fin. C'est du grand art, souligné par une partition presque trop discrète qu'Ennio Morricone a composé pour l'occasion, évitant au cinéaste de piocher dans des morceaux déjà existants. En tout cas, c'est tout ce que l'on attendait du cinéaste : un film imprévisible, bavard, brillant à la violence qui tache et à l'humour noir bien singulier. Avec tout de même la constatation que le réalisateur arbore une certaine maturité depuis "Inglourious Basterds", abordant avec ces personnages issus de la Guerre de Sécession des thèmes qui sont encore d'actualité aujourd'hui et qui sonnent juste au milieu d'un divertissement couillu.
titicaca120

432 abonnés 2 179 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 8 janvier 2016
un western style rio bravo exceptionnel.
5 chapitres différents d'une grande intensité.
on retrouve en presque huis clos dans une cabane plusieurs personnages
au destin extraordinaire, chacun est il vraiment ce qu'il prétend être
là elle la question.
la mercerie de Minnie abrite t'elle des secrets.
habilement et avec une maitrise admirable le réalisateur nous fait vivre un grand moment
de cinéma.
le premier film jubilatoire de 2016 en espérant en voir beaucoup d'autres.
anonyme
Un visiteur
4,5
Publiée le 24 janvier 2016
En alternant Western et huis-clos, Quentin Tarantino réussit à créer une oeuvre puissante et hautement jouissive, qui bénéficie d’interprètes parfait (notamment Samuel L.Jackson excellent), de dialogues ciselés et d'une intrigue passionnante. La créativité du réalisateur se retrouve dans chacune des scènes, avec une photographie magnifique et un brin de folie indéniable, à l'image de tous les petits détails rigolos ou bien pensés. J'ai vraiment adoré. Sa longueur ne m'a absolument pas gêné (bien au contraire). The Hateful Eight fait clairement partie pour moi des meilleures œuvres du cinéaste !
Cinéphiles 44

1 678 abonnés 4 674 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 6 janvier 2016
Les Huit salopards est la huitième œuvre de Quentin Tarantino. Et n’est-ce pas la plus réfléchie, la plus aboutie et la plus mûre ? Au fil de ses films, le cinéaste s’est constitué une équipe, n’a cessé d’améliorer ses mises en scènes identifiables, de toujours prendre le soin d’illustrer des séquences par une bande originale qui s’écoute en boucle et enfin d’offrir des scènes cultes. Si le projet n’a failli jamais voir le jour à cause d’une fuite sur Internet, ce huit-clos enneigé est pourtant exceptionnel. Pendant trois heures, Tarantino installe ses personnages en les faisant s’échanger des dialogues odieusement appétissants. L’acteur fétiche Samuel L. Jackson est incroyablement talentueux et invite ses camarades à faire de même. Kurt Russel en Bourreau, Jennifer Jason Leigh en prisonnière, Walton Goggins en shérif, suivit du cowboy, du court-sur-pattes, du mexicain et du vieux général, les renvois la balle pour telle ou telle excuses se délecte avec une certaine volupté. Drôle, sanglante, brutale mais aussi subtile et travaillées, Les Huit salopards est l’accomplissement d’une signature de plus en plus marquante, celle de Quentin Tarantino.
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Raw Moon Show
Raw Moon Show

153 abonnés 853 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 30 mai 2016
Je ne m'étais pas trompé... La dégringolade, la chute libre continue avec un film invertébré, sorte d'improbable vaudeville des neiges (quelque par entre la Soupe aux choix et la Cage aux folles), où l'on semble entré dans l'autoparodie verbeuse d'un réalisateur qui ne sait plus où il habite et pire qui ne sait absolument plus quoi raconter... Alors il convoque les vieux fantômes et se cite lui-même comme on parle de soi à la troisième personne. C'est rarement bon signe.
Yetcha

1 085 abonnés 4 769 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 12 janvier 2016
Et voilà enfin le dernier Tarentino, normalement, d'après ses dires, le dernier, dernier! On verra s'il respecte ce qu'il a dit par le passé. Bref, revenons à nos moutons. La bande-annonce laissait présager du meilleur puisque elle laisse entrevoir une situation de huis-clos, avec une tripotée de personnages haut en couleurs et armés jusqu'aux dents, ce qui, dans ses précédents films nous offre toujours des scènes d'anthologie. Premier constat, 2h45, c'est un peu long. On attend un peu trop de temps pour que le film démarre vraiment, puis le rythme s'accélère, s'emballe carrément, pour partir en vrille totale dans la dernière demi-heure. Finalement, le rythme assez lent du début se comprend car on est scotché par cette accélération progressive qui, si elle avait pu tenir en 30' maximum, Tarentino a la classe et la maîtrise de le faire sur presque 3h. Une très bonne production qui est un plaisir à regarder, mais peut-être pas à revoir, ne serait-ce que pour découvrir d'autres détails supplémentaires liés à la résolution finale.
Santu2b

309 abonnés 1 808 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 8 janvier 2016
Lorsque Quentin Tarantino réalisait "Kill Bill", la presse s'excitait sur son immaturité. Quand donc ce garçon cessera-t-il d'avoir cinq ans d'âge mental ? Pour ce huitième opus de 2016 ces progrès sont soulignés, mais l'on pointe malgré tout du doigt la perte d'irrévérence. Chers critiques, il faudrait savoir ce que vous voulez. Le cinéaste réunit une distribution de prestige, comprenant de nombreux habitués mais aussi quelques nouvelles têtes. Il parvient même à sortir Ennio Morricone de sa retraite westernienne pour signer une fabuleuse partition, quarante ans après. Dans "Les Huit Salopards", un chasseur de primes emmène la redoutable Domergue se faire pendre mais à cause du blizzard se voit contraint de faire une halte au sein d'une mercerie étrangement habitée. Quand ce qui s'apparentait à une classique se transforme en cluedo savoureux, entre l'enquête policière et le film d'horreur. Un "Reservoir Dogs" transposé où l'on peut surtout mesurer l'aboutissement d'une écriture. Jamais auparavant un film n'avait mieux exprimé l'amour des dialogues de Tarantino. Captivant de bout en bout, poétique à ses heures, "Les Huit Salopards" est un huis-clos magistral. Le premier vrai bonheur de l'année.
Hastur64
Hastur64

267 abonnés 2 289 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 2 janvier 2017
Après “Django unchained”, Quentin Tarantino nous revient avec un nouveau western, ici finit le Sud esclavagiste, bienvenu dans les montagnes enneigées du Wyoming post-Guerre de Sécession. Le réalisateur américain nous plonge dans un huis clos façon Agatha Christie où une bande de cowboys, chasseurs de primes, ex-soldats et représentants de la loi se retrouvent prisonniers d’un refuge au beau milieu d’une tempête de neige avec planant au-dessus d’eux la possibilité que l’un d’entre eux (ou plus…) soit un menteur et tente de délivrer Daisy Domergue et ce potentiellement de façon sanglante. On retrouve tout ce qui fait la force de Tarantino, un thriller au cordeau, des personnages truculents, des dialogues aussi longs que savoureux et de la violence cartoonesque et bien sanglante. Si on aime le style Tarantino, on se régale pendant ces presque trois heures. (Au passage un petit conseil regardez-le en version originale, l’accent du Midwest est impayable.) L’interprétation est comme d’habitude sans faute, avec une petite préférence pour le duo Samuel L.Jackson/Walton Goggins tous deux au sommet, le premier en chasseurs de primes sans pitié et l’autre en futur shérif ex-combattant de la cause anti-abolitionniste. Comme son précédent long-métrage, le film est long, justement, très long, mais ces presque trois heures passent vraiment sans que l’on ne s’en aperçoive occupés que l’on est à attendre le moment où les choses vont devenir sanglante en écoutant les dialogues ciselés que nous concocte toujours avec beaucoup de talent le réalisateur américain. Un pur bonheur cinématographique, comme souvent avec Tarantino, qu’il est absolument indispensable d’avoir vu.
Ashitaka3
Ashitaka3

129 abonnés 1 235 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 10 janvier 2016
Le film est vraiment bon. Quentin Tarantino a su doser ses effets de surprises pour tenir en haleine jusqu'au bout des 2h45 de film. Les acteurs donnent tout ce qu'ils peuvent. C'est un western sanguinolant avec des passages de discussion assez captivants, d'autres moments étaient plus longs. Un bon cru malgré tout!
nestor13
nestor13

74 abonnés 1 222 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 27 mars 2016
La grande force de Quentin Tarantino, c'est d'arriver à nous surprendre à chaque fois. Et, dans la lignée des grandioses "Inglourious basterds" et "Django unchained", il nous bluffe à nouveau avec ce western qui ne ressemble à aucun autre. Notamment par son scénario inventif et admirable qui est la patte même de Tarantino qui est le seul à nous sortir les histoires les plus originales qui soient. Du coup, on est ici constamment surpris par les directions que prend "Les 8 salopards" et qui en conséquence nous font vivre une aventure jouissive où le réalisateur refait notamment la guerre de sécession. On peut par ailleurs trouver dans ce huis clos totalement surréaliste un clin d'œil à "Reservoir dogs" de par sa situation et la présence de Tim Roth et Michael Madsen. Même si bien entendu c'est le vieux complice Samuel L. Jackson qui se taille la part du lion, un peu comme dans "Pulp fiction". Quoi qu'il en soit, je suis ressorti une nouvelle fois K.O. par le génie et la folie de ce metteur en scène vraiment génial. Quentin, t'es quand même un grand malade.
Acidus

877 abonnés 3 957 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 9 janvier 2016
La sortie d'un nouveau film de Tarantino est toujours attendu avec impatience tant par le grand public que la communauté cinéphile. Et, après "Django Unchained", c'est avec plaisir que l'on retrouve le cinéaste dans le genre du western; un genre qui l'a beaucoup influencé durant toute sa carrière. La différence notable que l'on relève avec le film de 2012 est que "Les Huit Salopards" se présente comme un huis-clos dans lequel les échanges entre personnages priment sur l'action. On pense tout de suite à une sorte de "Reservoir Dogs" version longue et western d'autant plus qu'il y règne, dans les deux longs métrages, d'un climat de suspicion entre les différents protagonistes. Malgré deux/trois courtes longueurs, les dialogues de ce film "bavard" sont croustillants avec son lot de répliques potentiellement cultes. La gallerie de personnages, tous plus intéressants les uns que les autres, apportent toute sa saveur au film tout comme les acteurs qui les interprètent. "Les huit salopards" comporte ce qu'il faut de tensions, d'humour, d'action (les amateurs d'hémoglobine seront satisfaits),.. lui donnant un caractère varié et distrayant. Quant à la mise en scène, bien que l'on ait connu Tarantino plus fou et inspiré, elle recèle de petites pépites. On soulignera que le cinéaste s'écarte un peu plus de ses références pour réaliser une ouevre plus personnelle. Une déception tout de même concernant la BO qui s'en être mauvaise, ne relève pas le niveau du film. Ennio Morricone n'a pas su reproduire des thèmes inoubliables comme ceux composés par le passé. En bref, on a encore eut le droit à du grand Tarantino.
romano31

323 abonnés 1 544 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 9 janvier 2016
Quoi de mieux pour commencer l’année qu’un film de Quentin Tarantino ? Et quel film ! Après Django Unchained, Tarantino nous livre un huis clos saisissant aux dialogues savoureux et aux acteurs absolument géniaux. J’ai adoré tous les personnages, en particulier celui de Samuel L. Jackson et celui de spoiler: Channing Tatum
, qui ne fait pas du tout tâche au milieu de toutes ces grandes gueules. De plus, la réalisation est de toute beauté avec des plans absolument magnifiques et la b.o signée par le grand Ennio Morricone est juste géniale. Le film est divisé en plusieurs chapitres (mise en scène cher à Tarantino) et si ce dernier prend son temps à démarrer ce n’est que pour mieux arriver à un final en apothéose, grandiose et sanguinolent typiquement tarantinesque. J’ai vraiment beaucoup apprécié ce film et même si je comprends que certaines personnes l’aient trouvées lent et ennuyeux, surtout sur la première partie, Les Huit Salopards n’en reste pas moins un très bon film à l’image de son réalisateur : bavard, sanglant et jubilatoire. Pas le meilleur de Tarantino mais loin d’être son moins bon.
Joker42
Joker42

24 abonnés 174 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 19 septembre 2016
Pour moi le moins bon Tarantino de ces dernières années. C'est long, très long et quand c'est gore c'est beaucoup trop exagéré pour être réaliste. Heureusement il y a des acteurs excellents comme Kurt Russel ou encore Samuel Jackson qui crèvent l'écran. Mais quant Michael Madsen, qu'est ce qu'ils ont fait avec lui? Il ressemble à rien avec ses cheveux longs, un désastre! C'est du Tarantino, mais ça s'essouffle.
À Crocs D’Écrans
À Crocs D’Écrans

218 abonnés 1 114 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 14 janvier 2016
Un nouveau Tarantino!! ouhou! Durée 2h47?! Ah oui quand même... Voilà les deux réactions que provoque ce film avant de le voir. Une fois vu, c'est la première réaction qui l'emporte! Effectivement, 2h47, c'est long, surtout pour un film principalement porté par les dialogues, mais voilà, c'est du Tarantino, les personnages sont excellents, charismatiques, les dialogues sont tranchants, la mise en scène est captivante, on rentre entièrement dans le film et on savoure chaque moment. Bien sûr, c'est spécial, ça ne plaira pas à tout le monde, mais c'est vraiment bien fait! Bref, à voir absolument pour les fans du genre!
nokidoki
nokidoki

95 abonnés 568 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 17 mars 2016
On reprend les mêmes, Quentin Tarantino, Samuel L. Jackson et Tim Roth, et on reproduit un chef d'oeuvre. En option, une interprétation hors du commun de Jennifer Jason Leigh à qui Tarantino a offert un rôle des plus difficiles.
Résultat un bon Huis Clos à la sauce western version old school chapeauté par une musique du grand Ennio Morricone.
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