Les Huit salopards
Note moyenne
4,1
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1 600 critiques spectateurs

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Twixijen
Twixijen

9 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 12 juillet 2021
Déçu de ce film, beaucoup trop long sans qu'il ne se passe grand chose..la fin est génial mais c'est vraiment lors des 10 dernières minutes.. vraiment dommage.
Sébastien T.
Sébastien T.

5 abonnés 148 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 30 mai 2021
Un très bon Tarantino. la premiere moitié on attend patiemment que l'intrigue se dévoile. Ça commence à être long, on se demande quand ça va partir... et paf !! Une fois que l'histoire commence à se décanter, ça ne s'arrête plus. Bien sûr beaucoup d'hémoglobine grandiloquente, c'est un Tarantino. C'est usant je trouve de trouver cela dans tous ses films. Mais à part ce détail un grand film ! Un ppil long tout de même la première heure et demi où pas grand chose se passe...
novemberromeo
novemberromeo

54 abonnés 780 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 28 mars 2021
Entre béatitude sans frein des aficionados de Tarentino et ses détracteurs acharnés, essayons de trouver un juste milieu...
Le film est long mais cela ne se ressent pas vraiment. L'intrigue est correcte sans être innovante, l'action est peu présente mais bien menée. La photographie est remarquable, la mise en scène et la narration soignées, les acteurs très bon... Là où cela pèche, c'est le discours racial en filigrane qui est pénible, osant des outrances de part et d'autre et justifiant des situations peu acceptables. On peut faire des films engagés, des films d'action...mais entre les deux, il faut choisir.
stans007
stans007

36 abonnés 1 462 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 24 mars 2021
Malgré l’incontestable savoir-faire de Tarentino et un début prometteur, je me suis assez vite ennuyé dans ce huis-clos policier ultra-violent à rebondissements multiples.
Starwealther
Starwealther

107 abonnés 1 319 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 18 mars 2021
C'est le huitième film de Quentin Tarantino avec 8 salopards. Le début commence superbement avec vue au loin sur un carrosse dans un décor enneigé sur fond de musique signé Ennio Moriconne. On est direct dans l'ambiance, c'est d'une classe folle comme toujours chez Tarantino. Les premières minutes sont vraiment sublimes dans la montagne hivernale du Wyoming, la photo est remarquable. Seulement, ça ne va pas durer longtemps en extérieur car le film est un huis clos. QT change ici complètement de style et montre qu'il est capable de faire un polar à la Agatha christie ou quelque chose digne de Hitchcock comme "La corde". Les dialogues s'enchaînent avec des personnages truculents et toujours un brin d'humour, souvent de l'humour noir! Petit à petit, l'intrigue va se dénouer pour aboutir sur un final en apothéose dans l'hémoglobine comme il est coutume chez Tarantino. Encore un très bon cru.
Spider cineman
Spider cineman

213 abonnés 2 530 critiques Suivre son activité

1,5
Publiée le 13 mars 2021
Je me suis vraiment ennuyé... je ne comprends pas ces longueurs, l intrigue sans intérêt... le plus mauvais film de Quentin Tarentino ?
Leeloo Dallas Multipass
Leeloo Dallas Multipass

65 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 3 mars 2021
Huis clos magnifique scenario bien ficelé comme toujours Quentin Tarantino nous offre un chef d'oeuvre
Emmanuel Ncll
Emmanuel Ncll

2 abonnés 181 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 25 février 2021
C'est le troisième film de Tarantino que je regarde et j'avoue que je suis un peu déçu... Les deux premiers étant Django Unchained et Pulp Fiction, je crois que c'est normal. Ce western, bien que pourvu d'un scénario très bien ficelé, ne m'a pas laissé dans le même état à la sortie que les deux œuvres précédentes et je trouve que la quasi inexistante de morale est assez dérangeante.
Cela reste tout de même un bon western qui tire sur la fin au thriller.
25/02/2021
Martin P
Martin P

12 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 6 mars 2021
Malgré une mise en place lente et quelques lenteurs qu'on retrouve au long du film, une fois qu'il est lancé, il ne s'arrête plus. Dans ce huit-clos, on ressentira toute la tension des personnages, leur méfiance vis-à-vis des autres et on a l'impression d'être dans cette cabane en tant que spectateur direct. Le retournement final est inattendu et génial, et est un argument à lui seul pour voir le film. Et encore, ce serait oublier le casting génial, la mise en scène prenante et l'ambiance générale du film. Je le conseille si vous n'avez pas peur de vous ennuyer au début.
Alban G.
Alban G.

1 abonné 18 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 12 février 2021
On s approche de la perfection, après 4 visionnages du film je découvre toujours de nouvelles subtilités dans les dialogues. Mise en scène magistrale, un pur chef d œuvre.
Daucyy1
Daucyy1

9 abonnés 44 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 11 février 2021
C'est bon c'est très bon, c'est théâtrale, violant à souhait, les décors sont magnifiques, le jeu d'acteur est super bien ficelé, je n'ai pas vu le temps passer !
Monsieur Fernand
Monsieur Fernand

14 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 24 janvier 2021
On n'est pas au niveau de Django mais ça fait du bien de retrouver la bande de Quentin.
Ambiance géniale !
AlexR
AlexR

2 abonnés 135 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 20 décembre 2020
Très bon film de Tarantino, dur pur western revue à la sauce de Tarantino, c'est pour moi un film réussie.
Cadreum
Cadreum

60 abonnés 781 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 25 août 2025
Qui est le film ?
Avec Les Huit Salopards (2015), Quentin Tarantino signe son huitième long-métrage, situé entre Django Unchained (2012) et Once Upon a Time… in Hollywood (2019). Si Django affrontait de face l’esclavage et l’imaginaire raciste du western classique, Les Huit Salopards radicalise ce geste en enfermant l’Amérique post-Guerre de Sécession dans une seule pièce : la mercerie de Minnie. On y trouve des chasseurs de primes, une prisonnière, un ancien officier noir de l’Union, un shérif en devenir et bientôt l’évidence que personne n’est vraiment ce qu’il prétend. En surface, le film promet un huis clos à la Agatha Christie : qui est coupable, qui survivra ?

Que cherche-t-il à dire ?
Le projet du film tient dans une tension : la loi est-elle un principe partagé ou une fiction provisoire ? Tarantino filme l’Amérique de la Reconstruction comme une communauté forcée, où la coopération (clouer une porte, partager un café, rendre la justice) repose moins sur des valeurs que sur des récits bricolés, souvent mensongers. La fameuse “lettre de Lincoln� en est l’allégorie : un faux auquel chacun veut croire, parce qu’il fabrique un semblant de civilité. Le film affirme que le lien social n’est pas une vérité, mais un théâtre : chacun joue son rôle tant que la pièce tient, quitte à finir dans le sang et le froid.

Par quels moyens ?
Le paradoxe du film est d’utiliser l’Ultra Panavision 70 (format des horizons épiques) pour filmer un intérieur exigu. Résultat : la profondeur de champ révèle simultanément plusieurs actions, multipliant les micro-soupçons. Qui regarde qui ? Qui cache quoi derrière une colonne ou un poêle ? Chaque plan devient cartographie de la méfiance. Le clouage répété de la porte fonctionne comme rituel politique : la maison ne tient que si tous consentent à l’entretenir. Quand ce geste cesse, la communauté s’effondre et la maison saigne.

Objet fétiche, la lettre illustre l’Amérique fondée sur des récits performés plus que sur des vérités tenues. Pour Warren, elle est un passeport social : le signe que Lincoln lui reconnaît une dignité. Quand son caractère apocryphe est révélé, le groupe ne retrouve pas une vérité plus pure : sans récit commun, il ne reste que la violence. Tarantino soutient que l’Amérique tient par ses mythes, même faux, et que leur effondrement n’ouvre pas la liberté mais le vide.

Le duel verbal entre Warren et le vieux général confédéré condense cette logique : un récit inventé (l’humiliation et la mort du fils) devient un piège rhétorique qui contraint l’adversaire à se suicider symboliquement. Peu importe la vérité des faits : c’est la force de l’image produite par la parole qui tue. Tarantino pointe ici la fabrication de la preuve en régime de haine : le langage ne transmet pas du vrai, il fabrique du meurtrier.

Le café, la corde, les clous : tout ce qui devrait relier les hommes se retourne en instrument de suspicion ou de mort. Le café empoisonne, la corde de traction pend, les clous ne tiennent jamais. Tarantino filme la corruption des objets du commun, leur fragilité face à la violence latente.

Ennio Morricone signe une musique qui refuse le souffle héroïque. Cordes basses, notes tenues, atmosphère glaciale : le spectateur est placé dans une paranoïa de siège plus que dans une chevauchée épique. Le film rejoint alors The Thing de Carpenter : l’ennemi est dedans, il est indistinguable.

Le pacte entre Mannix, ancien confédéré, et Warren, officier noir de l’Union, est la clé politique du film. Leur coopération finale (lire la lettre, pendre Daisy) n’est pas une réconciliation morale mais une alliance instrumentale : agir ensemble, sans croire aux mêmes fictions, juste pour survivre au blizzard. La Reconstruction, dit Tarantino, n’est pas union par le droit mais bricolage provisoire entre vainqueurs et vaincus.

Daisy concentre les tensions du récit : musicienne criminelle, otage, bouc émissaire, objet de violence répétée. Tarantino joue d’une ambivalence : sa brutalisation peut se lire comme misogynie, mais elle est aussi la condition de cohésion entre les hommes. La pendaison finale fonctionne comme spectacle de “justice� et de réconciliation forcée. Daisy n’est pas victime pure, elle est matrice du récit, et c’est sa disparition qui scelle la trêve provisoire.

Où me situer ?
Je suis fasciné par la rigueur de ce dispositif : huis clos filmé au grand angle, objets communs pervertis, parole comme arme fatale. Tarantino atteint ici une lucidité politique rare : l’Amérique ne tient pas par des valeurs mais par des pactes précaires. La complaisance dans certaines brutalités (notamment contre Daisy) flirte avec un plaisir sadique. Je comprends que Tarantino veuille montrer la putréfaction du lien social, mais je ne peux ignorer qu’il en jouit aussi par moments.

Quelle lecture en tirer ?
Les Huit Salopards est un western de laboratoire : Tarantino y éprouve l’idée qu’une société n’est qu’une porte clouée face au blizzard, une porte qui ne tient que si l’on consent à des fictions communes. Quand ces fictions (la lettre, la loi) sont exposées comme mensonges utiles, il ne reste plus que des alliances temporaires et de la musique funèbre. Le dernier plan (la lettre de Lincoln lue une dernière fois, puis jetée) est glaçant : la fiction protectrice est détruite, mais sans elle, il ne reste qu’un pacte cynique entre deux ennemis, soudés par une pendaison.
Jean-luc G
Jean-luc G

88 abonnés 896 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 9 décembre 2020
Voilà un huis-clos qui respecte pratiquement les trois règles classiques d'unité: lieu, temps et action. Ce qui est classiquement paradoxal chez Tarantino c'est que son immense talent de créateur va de pair avec un gout immodéré pour les épisodes sanguinolents à ne plus en finir. L'Amérique post guerre de sécession est raciste, violente et machiste. A cette époque, on tirait vite sans faire de grandes tirades. Malgré un casting inégal, Quentin ne nous ennuie pas malgré de grands bavardages. La morale est-elle sauve tout compte fait, puisque spoiler: c'est la "fin" des salopards, sans exception
. On pourrait transposer dans les USA d'aujourd'hui, pour trouver un sens à cette fable? Le bémol, c'est que ce long métrage ne donne pas l'envie d'y revenir, parce que la frontière entre un récit sanguinolent et un grand spectacle burlesque est très ténue, voire poreuse. QT devrait s'en méfier. TV vo - décembre 2020
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