Les Lumières de la ville
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chrischambers86

16 164 abonnés 13 124 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 18 novembre 2021
Comment ne pas être èmu aux larmes à la fin de "City Lights" ? Qu'importe si Charles Chaplin dèdaigne la parole, l'èmotion est bel et bien là sans tomber dans le clichè et le surjouè! Une histoire d'amour extraordinaire entre un vagabond vêtu de loques et une fleuriste aveugle! Lorsque l'acteur / rèalisateur se penche sur le caractère de cette femme èmouvante ça donne à l'ècran quelque chose de magique qui dèpasse toutes les limites du sentimentalisme! Juste le rècit d'un petit homme qui tombe amoureux d'une jeune aveugle et qui fait de grands sacrifices pour trouver l'argent nècessaire à sa guèrison! Tout le talent et le style de Chaplin sont dans ce burlesque bouleversant! Même si la collaboration ne fut pas facile, Virginia Cherrill est inoubliable parce qu'elle donne l'impression de la cècitè! Le plus triste et le plus romantique des films de Charlot! Une date dans l'histoire du cinèma...
Ricco92
Ricco92

284 abonnés 2 330 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 7 septembre 2020
En 1927, Le Chanteur de jazz a révolutionné le cinéma en lui amenant le parlant. Dès lors, le public raffole des "talkies" et oublie les stars du cinéma muet. Charles Chaplin, lui, n’en a que faire. Contre toute attente, en 1931, il choisit de perdurer dans l’art qui l’a rendu célèbre et Les Lumières de la ville sera une fois encore un film muet (le générique précise d’ailleurs que c’est une comédie romantique en pantomime).
Toutefois, si le film n’est pas parlant, il est malgré tout sonore. En effet, Chaplin s’amuse avec le son. spoiler: La première séquence donne le ton : le discours d’inauguration de la statue est constitué d’un bruitage permettant au cinéaste d’exprimer le peu d’amour qu’il possède pour la parole mais également de se moquer de la vacuité des discours des hommes politiques.
Tout au long du film, il continuera à utiliser le son soit à des fins narratives spoiler: (l’hymne américain qui suit ce discours, la musique écoutée sur le tourne-disque, les bruitages de coup de feu et de piano…)
soit à des fins comiques par l’intermédiaire de bruitages spoiler: (ceux entendu lorsque Charlot mange des pâtes, le sifflet avalé par le vagabond, les bruits de cloches pendant le combat de boxe…)
.
Pour une première, Chaplin possède donc une totale maîtrise du son et va même jusqu’à composer la musique du film de manière brillante (bien que ne sachant pas lire la musique ou jouer d’un instrument). Les thèmes sont mémorables et restent gravés dans l’Histoire du cinéma pour toujours.
D’un point de vue de l’image, Chaplin reste égal à lui-même, c’est-à-dire un expert de la narration par la pantomime et un véritable perfectionniste : le tournage dura six mois et la séquence où la fleuriste prend le vagabond pour un homme riche nécessitera 342 prises, un record ! Cette dernière semble pourtant assez simple et c’est là que réside le génie de Chaplin : la simplicité apparente résulte d’un travail acharné et d’une recherche constante de la plus grande efficacité.
Cette fluidité se ressent aussi dans le scénario. Chaplin réussit une fois de plus à mêler une histoire d’amour et un humour toujours aussi efficace. On peut autant éclater de rire spoiler: (notamment devant la scène de boxe)
qu'être ému spoiler: (dans les séquences avec la fleuriste)
.
Ainsi, ce dernier long-métrage où la voix de Chaplin est totalement absente (on l’entendra chanter dans Les Temps modernes) est donc une fois de plus un pur chef-d’œuvre qui ne peut que plaire à tout cinéphile qui se respecte.
tuco-ramirez
tuco-ramirez

166 abonnés 1 777 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 8 avril 2020
Alors que depuis 3 ans, le glas a sonné la fin du muet et que petit à petit toutes les stars de l’époque vont sombrer dans l’oubli comme engloutis par le parlant ; un irréductible décide de faire le pari que le public le suivra sur un dernier muet. Chaplin gagnera son pari et sera parmi les rares comédiens du muet à réussir sa mue.
Vu avec mon fils de 11 ans ½ pour une xième fois, il a ri comme jamais devant une des scènes les plus drôles et des plus intemporelles du cinéma (le combat de boxe) et a été ému comme rarement par la scène finale (seule « La tortue rouge » l’a plus ému que celui-ci). Quiproquos et pantomime jalonnent ce diamant brut du cinéma qui en fait un joyau du cinéma populaire et familial.
Des critiques sur ce film d’une poésie folle, une d’entre elles synthétise tout le bien que je pense de ce film qui pour moi fait partie des tous meilleurs de tous les temps…

Xavier Jamet : « Etats-Unis, une métropole à la fin des années 20. Un vagabond s’éprend d’une belle et jeune vendeuse de fleurs aveugle qui vit avec sa mère, couverte de dettes. Suite à un savoureux quiproquo, la fleuriste s’imagine le pauvre hère, qui vient de lui acheter une fleur, en milliardaire. Ce qu’il n’est pas… même s’il se lie d’amitié avec un homme riche et suicidaire qui le prend sous son aile, mais uniquement sous l’emprise de l’alcool. Une fois sobre, le milliardaire renvoie invariablement le vagabond à son triste sort. C’est donc seul que Charlot se met en tête de réunir les fonds pour guérir la jeune fleuriste de sa cécité. De petits boulots sordides en matchs de boxe truqués, c’est une avalanche de gags qui mènera notre héros vers une des fins les plus célèbres de l’Histoire du cinéma.

1929. A l’aune du cinéma parlant, Chaplin décide de tourner le dos aux innovations techniques et se résout à la production d’un nouveau long-métrage sans paroles. Ce seront Les Lumières de la Ville, dernier film muet de Charlot et ultime occasion pour les spectateurs du monde entier de s’imaginer une voix pour leur héros. Conscient qu’il devra faire face au cinéma sonore tôt ou tard sous peine de disparition, Chaplin trouve alors un compromis afin de se donner encore un peu le temps de la réflexion quant aux premiers pas de Charlot dans le monde du dialogue : sa nouvelle création sera un film muet, mais sonore - comprendre avec musique et effets bruités. Musique qu’il composera lui-même, confirmant ainsi une des multiples facettes de son talent.

Accouché dans la douleur, Les Lumières de la Ville est au final un petit miracle de fraîcheur et d‘équilibre qui pourrait résumer à lui seul l’art de Chaplin. Mais que de souffrances et de doutes avant de toucher à ce naturel cinématographique et comique. Étalé sur 32 mois - un record pour l’époque - le tournage du quatrième long-métrage de Charlie Chaplin se révélera un vrai calvaire. Chaplin, connu pour son perfectionnisme et ses méthodes de travail dégagées de toute inféodation aux studios, multiplia les prises - notamment pour les scènes de la rencontre avec la fleuriste et pour leurs retrouvailles. Au point que le métrage de rushes représente au bout du compte 150 fois le métrage du montage final… Triturée dans tous les sens, objet de toute la réflexion de l’artiste, la scène qui voit la jeune aveugle confondre le vagabond avec un milliardaire ne fut ainsi achevée qu’au 535° jour de tournage, après plus de 320 prises ! De même, Chaplin n’hésita pas à retourner toutes les séquences du milliardaire ivre, joué dans un premier temps par Henry Clive, finalement remplacé par un Harry Myers des grands jours.

Tout comme il hésita longuement à se séparer de Virginia Cherrill pour offrir le rôle de l’aveugle à Georgia Hale, qui lui avait donné toute satisfaction dans La Ruée vers l’Or. Débutante totalement étrangère au monde du cinéma (et que l’on ne reverra quasiment plus par la suite, actrice miraculeuse d’un rôle unique qui restera surtout célèbre pour avoir été une des premières femmes de Cary Grant) Cherril entretint des relations pénibles avec Chaplin, qui lui reprochait de ne pas assez s’investir dans son travail. "Je n’ai jamais aimé Charlie et il ne m’a jamais aimée" devait-elle déclarer trente ans plus tard. Mais jamais le réalisateur ne put trouver une actrice capable à ce point de mettre le doigt sur l’émotion si particulière qu’il recherchait, et il dut finalement se résoudre à composer avec une actrice et une femme qu’il ne supportait pas. Le film avant tout…

Le film justement. Cet interminable tournage terminé, Les Lumières de la Ville se révèle finalement être un pari hautement risqué pour Charles Chaplin : la sortie du film, légèrement en porte-à-faux quant aux nouveaux désirs du public de l’époque, est un moment crucial dans sa carrière, qui peut tout simplement s’effondrer comme un château de cartes avec l’arrivée des films sonores - comme le prouvera par la suite le naufrage de nombre de stars, comiques notamment, du muet.

Soulagement puisque le film est un immense triomphe international, un des plus massifs dans la carrière de Chaplin, qui sut finalement se faire accepter par ce nouveau public. Jouant astucieusement sur la bande sonore, bâtissant même quelques uns des gags les plus fameux de son film sur le son, le réalisateur des Lumières de la Ville prend acte des innovations de son temps tout en s’offrant le luxe de patienter jusqu’au film suivant pour jouer sur toute la gamme sonore. Dans l’attente, Chaplin malaxe le son, l’utilisant non pas comme moteur narratif (le film continue à utiliser les cartons pour les dialogues) mais bien comme objet de gag. Dans deux scènes splendides - le discours des autorités et surtout la séquence du sifflet - Chaplin prend ses marques et l’on devine déjà que ses films suivants sauront appréhender ce nouveau média avec tout le génie qui le caractérise.

Reste que c’est surtout par l’image que passe l’immense majorité des gags du film, Chaplin déployant alors toute la palette de son génie burlesque. D’un début en fanfare où, sur une statue, Chaplin livre un génial numéro de pantomime à une scène de boxe tout bonnement ahurissante, tout l’art du créateur du Kid se retrouve dans ce film. Revenons d’ailleurs sur cette fameuse scène de boxe, qui à elle seule justifie l’achat du film en DVD, histoire de se mettre la séquence en boucle les soirs de déprime. En six minutes d’une simplicité déconcertante - caméra filmant la scène frontalement et suivant l’action grâce à un léger travelling, d’ailleurs très beau - Chaplin offre aux spectateurs une ribambelle de gags chorégraphiée au millimètre. Je défie d’ailleurs quiconque de ne pas sortir des ces six minutes ébouriffantes les zygomatiques en feu : portée par une très belle partition, la scène s’envole vers des sommets de comique et, bel exploit, ne compte que sur ses acteurs et leurs mouvements pour déclencher les rires de la foule. Montage réduit au strict minimum, absence de plans de coupe, de changements d’axes ou de taille de cadre : on frise même l’ascèse d’un Dreyer - et pourtant la scène compte parmi les plus drôles de l’Histoire du cinéma. C’est le style Chaplin, empreint de simplicité et d’humilité, tout entier au service du plan, des gags et des acteurs. Un des secrets qui rend le cinéma de Chaplin si universel, drôle et touchant…

A Comedy Romance nous prévient le titre complet des Lumières de la Ville. Ne pas oublier en effet qu’à travers ses films précédents, Chaplin a toujours su alterner entre rires et larmes. Ici, tout comme dans La Ruée vers l’Or ou Les Temps Modernes, Charles Chaplin n’oublie pas qu’un film est aussi une œuvre sociale, amenée à donner le point de vue, assez désabusé, de l’artiste sur le monde. Entre la vanité et l’égoïsme d’un milliardaire (dont la générosité ne s’exprime qu'une fois ivre), l’indifférence voire le mépris de la foule face au vagabond et l’injustice qui voit la police enfermer un innocent en prison ou un propriétaire exproprier une aveugle sans le sou, Chaplin n’oublie pas de gratter là où ça fait mal entre deux rires. Et deux sanglots… Car non content d’être une formidable locomotive comique, City Lights offre son lot de scènes dramatiques grâce à un astucieux scénario en deux volets, l’un consacré aux pérégrinations comiques du vagabond et de son "ami" milliardaire, l’autre à la vie misérable d’une pauvre aveugle.

Évitant avec tact tout pathos ou misérabilisme édifiant, et ce malgré un scénario qui lui tendait justement mille pièges, Chaplin alterne comique pur et mélodrame à l’ancienne, même s’il a toujours le bon goût de désamorcer tout moment susceptible de sombrer dans la mièvrerie par un gag salvateur. Comme la désormais fameuse scène de la première rencontre, si touchante, que Chaplin ne peut s’empêcher de clore sur un gag vieux comme le monde : l’aveugle qui vient de remplir son seau finit par arroser un vagabond déconfit.
S’il n’abuse pas d’effets de mise en scène, Chaplin n’en est pas moins un grand, dont chaque décision - de la position de la caméra au jeu d’acteur - a son importance dans l’équilibre du film. Au sommet de son art, adulé par une planète qui reconnaît en Charlot un des tout premiers mythes du cinéma, Chaplin conclut son travail titanesque sur une scène à l’image de son film : simple et dont on ne sait trop si les larmes qu’elle provoque sont de rire ou d’émotion. La marque des grands… saluée par Orson Welles qui n’avait de cesse de répéter que Les Lumières de la Ville était le plus beau film de tous les temps. On connaît le sens de l’exagération du grand Orson, mais là, promis, vous pouvez le croire sur parole ! »
tout-un-cinema.blogspot.com
TTNOUGAT

701 abonnés 2 530 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 17 février 2013
A ce niveau de cinéma la critique devient difficile, je réserve mes 6 étoiles aux films parfaits qui n’en souffrent aucune ce qui n’est pas ici tout à fait le cas.’’ Les lumières de la ville’’ est historique car il se passe exactement au moment où le total de la population des villes étasuniennes vient d’égaler celle des campagnes. C’est une des qualité de Chaplin d’avoir suivi les grands évènements de son siècle: la folie de l’argent avec ‘’ la ruée vers l’or’’, l’urbanisation avec ce film, l’industrialisation avec ‘’les temps modernes’’ et la montée du nazisme avec ‘’le dictateur’’. C’est exceptionnel aussi de l’avoir musicalement si bien accompagné alors qu’il ne connait rien au solfège. Il fait tout avec sa bouche devant des musiciens qui transcrivent les notes. C’est formidable enfin de l’interpréter si bien lui même. Pour se faire , il utilise l’art des pantomimes où il était passé maître grâce à ses années de travail. Il s’est adjoint ici une actrice amateur inconnue a qui on doit toutes les émotions du film , en plus,elle éclabousse de classe. Comme souvent Charlot est double dans ses oeuvre, il aime à se faire passer pour un autre . Il était aussi double dans sa vie, capable de gentillesses et de grandes méchancetés. Durant le tournage il a viré son plus vieux compagnon Henry Clive car ce dernier malade lui avait demandé de repousser la scène du bain au lendemain. C’est cette dualité que je ressens mal et où vont mes critiques: autant son coté méchant me semble naturel autant son coté gentil me semble fabriqué. Lorsqu'il dit ‘’j’ai fais une conquête’’ en parlant d’un pauvre hère, c’est pour moi le vrai Chaplin.
cylon86

2 834 abonnés 4 430 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 8 février 2013
Trois ans de tournage, plus de trois cent prises pour une seule scène, renvoi de l'actrice principale qui revient plus tard, ce film de Chaplin est auréolé de nombreuses anecdotes comme ça mais cela ne nuit en rien à sa qualité. Le réalisateur est pointilleux mais cela donne de superbes séquences de pantomime, souvent hilarantes si ce n'est admirablement réussies. Dès le début, Chaplin donne le ton et se révolte contre le parlant : les personnages parlants ne sortent qu'un charabia inintelligible de leur bouche tandis que son personnage de Charlot ne dit rien mais commence fort en se retrouvant allongé dans les bras d'une statue qui vient tout juste d'être inaugurée ! "Les Lumières de la ville" est parcouru d'un génie, celui unique du cinéaste qui sait faire rire aussi bien qu'émouvoir sans rien dire et rien qu'avec le jeu d'acteur et les situations qu'il dépeint. Son histoire d’amour avec l'aveugle est superbe, le tout ponctué de moment d'anthologie.
ManoCornuta

359 abonnés 3 068 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 2 novembre 2018
Un autre coup de génie à mettre au crédit de celui qui fut sans doute le premier vrai roi d'Hollywood. Un roi qui se permettait néanmoins une vraie critique sociale au milieu de la bouffonnerie et de la poésie. Les Lumières de la Ville en fournissait un exemple parmi d'autres, avec encore des trouvailles scénaristiques impeccables, des scènes comiques d'une formidable inventivité et une finesse dans la sensibilité qui n'avait guère son égal à l'époque, ni après. Chaplin affirmait encore, alors que le parlant creusait son sillon, que le muet avait beaucoup à offrir, et il l'affirmait haut et fort avec son talent coutumier. L'humour et l'émotion abondent jusqu’au magnifique plan final, absolument inoubliable.
Arthur Guezou
Arthur Guezou

215 abonnés 1 732 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 1 mai 2023
Ca paraît logique mais ce film est un chef d'œuvre ; Charlie Chaplin a le génie pour créer des situations parfaites et millimétrés. Ca n'a absolument pas vieilli. Le scénario est tellement touchant et la réalisation de Chaplin est extrêmement claire et prenante.
Je conseille n'importe quel film de Chaplin à commencé par celui-ci.
NomdeZeus
NomdeZeus

131 abonnés 1 044 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 20 juillet 2014
Chef-d’œuvre parmi les chefs-d'œuvre, Les Lumières De La Ville est un aboutissement dans la carrière d'un immense cinéaste. En 1931, le public réclame des films parlants. Chaplin n'en a cure. Il refuse de sacrifier son art sur l'autel de la nouveauté technologique (la première scène est très explicite sur ce point). Et le résultat lui donne raison: son dernier film muet est sans conteste celui où l’émotion est la plus palpable. L’histoire d’amour naissante entre le vagabond et la fleuriste aveugle est la trame romantique principale autour de laquelle gravite une série de morceaux de bravoures comiques peaufinés jusqu’à la perfection. L’inoubliable match de boxe en est une parfaite illustration. Ce monument d'équilibre entre rire et larme atteint son paroxysme lors de la scène finale la plus bouleversante de toute l’œuvre de ce cinéaste de génie.
selenie

7 446 abonnés 6 655 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 3 février 2015
On suit donc le vagabond Charlot qui tombe amoureuse d'une fleuriste aveugle et qu'il va tenter de séduire avec l'aide d'un "ami" riche qui n'est un ami seulement lorsqu'il est complètement ivre... Les 1h25 sont une succession de scènes toutes devenues mythiques. Il manque sans doute un peu de fluidité, le montage donnant l'impression d'une simple suite de sketchs malicieusement montés les uns aux autres. Humour et émotion sont une nouvelle fois les deux piliers de Chaplin.
Roub E.

1 306 abonnés 5 373 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 25 mai 2014
Ce n est pas mon Chaplin préféré surtout si on le compare aux Temps Modernes. Il n empêche ce qui est toujours frappant dans un film de Charlot c est l humanité qui s en dégage, son positivisme et en même temps sa lucidité sur le monde qu il décrit. Le cinéma de Chaplin réussi a traverser le temps c est la aussi un de ses miracles.
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 29 septembre 2006
Un classique dans la série des Charlots. Cette fois-ci, celui-ci tombe amoureux d'une aveugle et se jure qu'il va réunir assez d'argent pour lui permettre de retrouver la vue grâce à une opération ... s'en suit toute une série de situations plus ou moins burlesques dans lesquelles Charlot essaie de réunir de l'argent. Plutôt drôle, mais avec quelques longueurs.
teofoot29
teofoot29

109 abonnés 648 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 19 juillet 2010
Comme toujours, Chaplin séduit et fait rêver plus que jamais. Les lumières de la ville est un de ses plus beaux films, l'histoire de cet homme de la rue qui va s'embarquer dans des situations drôlissimes et incroyables pour aider une jeune fille aveugle qui grâce à lui va retrouver la vue est tout simplement magnifique. Chaque situation est à déguster sur place, de la tentative de suicide de son futur ami riche à ses retrouvailles émouvantes avec celle qu'il a aidé et qu'il aime, en passant évidemment par l'hilarant et cultissime match de boxe. Un moment de cinéma trop rare dont on ne voudrait plus sortir.
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 24 mars 2012
Dans la série « Sorti des cartons », énième épisode, je ne compte plus : « Les Lumières de la ville ». Charles Chaplin persiste et signe : un film muet à l’heure naissante du parlant. Toutefois, il s’amuse à distiller des sons musicaux, voix trafiquée avec des instruments ( ?) pour illustrer le discours du maire inaugurant une statue en début de film ; ou Charlot avalant un sifflet, celui-ci restitué. Sir Charles Chaplin nous sert un véritable chef-d’œuvre de maîtrise de cinéma. Est-il besoin du son pour illustrer le claquement d’une portière d’une voiture de luxe laquelle dupe une aveugle qui croit avoir affaire à un homme riche et non à un vagabond ? Charlot, le vagabond nous amuse, m’amuse avec des émotions intenses. Il a l’art de faire sourire ou rire et nous émouvoir aussitôt. Chaplin était déjà moderne dans son approche du muet. Et celui-ci à l’heure où le parlant commençait à s’imposer est d’une modernité incroyable. Tout est juste, une idée à chaque plan, une chorégraphie dans la mise en scène d’une précision hallucinante. Le combat de boxe par exemple ou la soirée sur la piste de danse avec le millionnaire sont des scènes remarquables. Tout est fluide et spontané. « Les lumières de la ville » est un film lumineux et la fin est poignante d’émotion. Ce film n’a pas vieilli, car les émotions, les vraies émotions, les émotions sincères, celles qui font appel à la compassion et à l’humanisme sont intemporelles. Chaplin est un génie intemporel...
Jack G
Jack G

12 abonnés 175 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 9 avril 2020
Les années 1930 voient la production des longs-métrages les plus aboutis de la filmographie de Charlie Chaplin, avec en premier lieu : Les Lumières de la ville (1931).
A la sortie de sa dernière réalisation, le Cirque, en janvier 1928, le cinéma muet est déjà sur le déclin et le public se désintéresse de plus en plus du silence des bobines. Toutefois, Chaplin reste sceptique à l’égard du cinéma parlant en émergence, craignant d’y perdre le charme poétique des films muets. Décidé à rejeter cette nouvelle technologie, il commence, dès la même année, à travailler sur son nouveau projet. Et en décembre 1928, le tournage des Lumières de la ville démarre.
Néanmoins, perfectionniste depuis ses premiers longs-métrages, Charlie Chaplin fait preuve d’un zèle incroyable et multiplie les prises afin d’obtenir le meilleur rendu possible. Ainsi, la scène où la belle fleuriste aveugle confond le vagabond avec un homme riche a nécessité plus de 300 essais, car il fallait trouver un ressort pour que la jeune femme parvienne à déterminer le critère de la richesse sans posséder la vue. Bien que cette implication professionnelle et ce souci du détail ne peuvent que conforter la crédibilité du film, la conséquence la plus manifeste se retrouve dans la durée de tournage, considérablement rallongée, pour s’achever au bout de 21 mois de travail, en octobre 1930. Entre temps, le krach boursier de 1929 a profondément touché la société américaine et marque le début d’une longue période de récession, plus connue sous le nom de « Grande Dépression », dont les effets néfastes commencent à être dénoncés dans les productions de Chaplin, alors que le cinéaste est déjà engagé depuis plusieurs années dans la critique de la misère sociale. De plus, en mars 1930, le « code Hays » a été voté mais son application n’est effective qu’à partir de 1934, ce qui préserve le film de cette censure.
Malgré le fait que Chaplin ait décidé de tourner le dos au cinéma parlant, il n’ignore pas pour autant cette nouvelle technologie et réalise son premier film sonore de manière dérisoire et sarcastique. Grâce une scène d’introduction légendaire où il n’hésite pas à se moquer habilement des institutions et de la société, Chaplin rend les discours des protagonistes inaudibles, exprimant ainsi son avis sur l’utilité des paroles au cinéma et confirmant ainsi sa position de défenseur du cinéma muet. Encore une fois, Chaplin sait nous surprendre et nous démontre, au passage, sa polyvalence et sa large palette de talents, allant même jusqu’à composer lui-même la musique du film.
Le scénario, lui aussi, voit le jour grâce à la créativité du cinéaste. Au départ, Chaplin avait pour projet de jouer un clown qui perd la vue et qui s’efforce de le cacher à sa fille. Ce n’est que plus tard que lui vient l’idée de la jeune femme aveugle. Malgré ce changement, la cécité est restée au centre du sujet depuis le début. Séduire une femme qui ne voit pas, émouvoir un public qui n’entend pas, voilà le double défi que se lance le perfectionniste et ambitieux Chaplin. Toujours au sujet du scénario, il est d’ailleurs pertinent de souligner que la scène hilarante du combat de boxe est directement empruntée au court-métrage Charlot boxeur (1915), réalisé par le même auteur lors de la période Essanay.
Au début de l’année 1931, Les Lumières de la ville sort au cinéma, un pari du cinéaste sur l’avenir, à un moment où le muet n’a plus la côte et où l’accueil qui lui sera réservé peut décider de l’issue de sa carrière. Et sans surprise, ce cinquième long-métrage reçoit un accueil triomphal, l’un des plus grands de sa carrière, avec des recettes estimées à plus de trois millions de dollars (pour un budget deux fois moindre). Plus grande réussite de Chaplin selon le British Film Institute et sélectionné par le National Film Registry en 1991 pour intégrer la prestigieuse et intemporelle Bibliothèque du Congrès américain, Les Lumières de la ville est incontestablement un triomphe dans un contexte qui ne lui est pourtant pas favorable.
Désormais à l’aise dans le mélange des genres, Chaplin profite une nouvelle fois d’allier l’utile à l’agréable, en offrant une comédie qui recèle également une grande part d’émotions et de critiques sociales. Que ce soit avec un milliardaire qui n’est généreux que quand il est ivre ; avec une foule indifférente, voire moqueuse, à l’égard du mendiant Charlot ; l’injustice de la police qui enferme un innocent ; ou encore, la vie misérable d’une pauvre aveugle et de sa grand-mère, qu’un propriétaire n’hésite pas à déloger faute de ressources financières, Chaplin s’attaque une nouvelle fois aux travers d’une société qui exclue les miséreux. Et comme si cela ne suffisait pas, l’émotion est au rendez-vous grâce à une romance magnifique, dont l’épilogue se déroule dans l’une des scènes les plus bouleversantes de l’histoire du cinéma, « la plus grande performance d’acteurs » selon James Agee. Sans tomber dans le pathos ou les sentiments mielleux, cette histoire d’amour entre deux individus de basse condition évite les pièges du romantisme et arriverait même presque à nous faire oublier la relation difficile qu’entretenait Charlie Chaplin et Virginia Cherrill lors du tournage. Cette dernière, issue d’une famille rurale et modeste, obtient ici son premier rôle, le meilleur d’une très brève carrière, dont le personnage de la fleuriste aveugle et fragile marque l’apogée. Charlie Chaplin n'éprouvait aucune sympathie pour cette jeune femme qu'il trouvait mondaine et peu consciencieuse dans son travail, allant même jusqu’à envisager de la remplacer par Georgia Hale, qui avait fait sensation dans La ruée vers l’or (1925). Mais avec ses incroyables yeux bleus et son apparence fragile, la jeune actrice, presque plus connue pour être l’épouse de Cary Grant trois ans plus tard que pour sa carrière au cinéma, était la seule à savoir mettre le doigt sur l’émotion voulue par Chaplin.
Avec ce succès triomphal, Chaplin confirme son rang de mythe du cinéma muet et parvient à passer le cap redoutable du passage au sonore, qui a brisé la carrière de nombreux comédiens. Comme l’a dit Michel Chion, « Les Lumières de la ville est un véritable manifeste pour le muet ».
Ce long-métrage drôle, bouleversant et satirique occupe l’une des places les plus prestigieuses dans la filmographie de Chaplin, un triomphe confirmé par le grand Orson Welles pour qui ce film était le plus beau de tous les temps. Alors lorsque deux monstres du cinéma se rejoignent, l’objet de leur création ou de leur fascination ne peut qu’être incontournable.
titusdu59
titusdu59

85 abonnés 696 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 4 décembre 2009
Ce film est sans conteste le meilleur film de Charlot. Meilleur encore que Les Temps Modernes (que je préfère pourtant) réalisé 5 ans plus tard, Charles Chaplin signe ici un film dont la beauté prend le spectateur aux tripes et l'émeut jusqu'au bout. Que celui qui n'a pas été ému ne serait-ce qu'un petit peu par la fin admette qu'il n'a pas de coeur.
Un des 15 films à voir dans sa vie.
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